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Prendre fait et cause pour Israël, Menahem Macina
07/01/2004

Mise à jour en date du 19/09/04

Le 6 janvier 2004, je mettais en ligne sur ce site un texte intitulé 'Guerre Psychologique Juive' contre subversion antijuive.

Comme je l'écrivais alors, il s'agissait du premier exposé d'une série de réflexions, d'analyses et d'anthologies de textes, destinées à documenter, illustrer, et plaider la cause du peuple juif et d'Israël, face au discrédit et à l'antagonisme croissants dont ils sont l'objet, sous différents prétextes. A ce jour, ce document a été lu par près de 4000 internautes, et ce sans publicité particulière. Le moins qu'on puisse en dire, donc, est que son contenu a suscité l'intérêt. Pourtant, contrairement à d'autres documents à portée beaucoup plus limitée, éphémère ou anecdotique, il ne m'a pas valu beaucoup de courrier, pas même de critiques. Je me suis demandé comment interpréter ce phénomène. Car, après tout, j'ai écrit ce texte pour susciter une prise de conscience, des réactions, des initiatives...

Si je le remets en course aujourd'hui, c'est que la dégradation de la situation et de l'image d'Israël et l'antagonisme planétaire que suscite cet Etat non seulement n'ont pas diminué, mais ont empiré au contraire. Au point que la légitimité historique et politique de son existence et de sa souveraineté nationale est ouvertement remise en cause. Au point qu'il est considéré comme responsable de l'escalade des conflits du Moyen-Orient, voire comme le principal obstacle à la paix dans le monde.

  • Il n'est plus possible de se boucher les yeux, en tentant de se persuader qu'il ne s'agit que d'un phénomène exceptionnel et passager. Il n'est pas davantage question d'espérer désarmer nos adversaires les plus farouchement hostiles, en reconnaissant, comme ils nous mettent en demeure de le faire, que nous sommes responsables de ce qui arrive à notre peuple, et plus particulièrement que l'Etat Juif est illégitime, fascisant, raciste, et ségrégationniste.
  • Nous ne pouvons plus laisser dire et écrire que les Israéliens enfreignent sans cesse le droit international, et qu'après avoir chassé et dépossédé des centaines de milliers de Palestiniens, en 1948, ils imposent leur autorité à ceux qui, aujourd'hui, résistent à l'occupation de leur pays, et les traitent de manière inhumaine comme le firent les bourreaux nazis dont ils furent eux-mêmes les victimes jadis.
  • Nous estimons qu'Israël a donné suffisamment de preuves de sa bonne foi, de son respect de la loi et des droits de l'homme, et de son sincère désir de paix, pour qu'il ne soit pas possible de l'accuser de tels crimes et d'un comportement aussi déviant, sans faire preuve d'une mauvaise foi patente et d'une haine gratuite, dont les manifestations cruelles nous ramènent, précisément, à l'époque nazie.
  • Burinés et rendus fort par la souffrance, au long d'une dure expérience du malheur et de l'injustice, les Juifs ont cru sincèrement qu'en se reconstituant sur une partie de leur patrie ancestrale et en redevenant un peuple, comme les autres peuples, ils démontreraient, par leur comportement et par leurs réalisations, qu'il ont leur place et leur rôle à jouer dans le concert des nations, au lieu de persister à n'y être que des hôtes à peine tolérés. Ni eux, ni les organisations internationales qui ont reconnu leur droit à l'indépendance et à la souveraineté nationales, n'avaient prévu le rejet violent que suscita la création d'un Etat juif dans une portion minuscule des immenses territoires arabes du Moyen-Orient. Mais les faits sont là : le nationalisme - arabe d'abord, puis palestinien – a grandi parallèlement au nationalisme israélien, devenant, au rebours de ce dernier, viscéralement intolérant et haineux, jusqu'à s'exprimer, depuis quelques décennies, par des discours et des actes violemment antisémites.
  • L'espoir d'Oslo s'est brisé. Aux immenses concessions israéliennes prouvant la sincérité du désir de l'Etat Juif de coexister pacifiquement avec un Etat palestinien sur une même terre, la direction politique palestinienne a répondu par la violence et la terreur. Refusant tout compromis, le dirigeant historique de l'OLP, Yasser Arafat, s'est muré dans sa paranoïa anti-israélienne, ne faisant même plus mystère de sa volonté farouche de ne voir exister sur cette terre qu'un seul Etat – le palestinien, dans lequel les Juifs seraient tout juste tolérés en tant que citoyens de seconde zone, à l'instar du statut de dhimmi, qui fut le lot douloureux des millions de Juifs qui vécurent dans les pays arabes, avant d'en être chassés brutalement, après la création de l'Etat d'Israël, en totale dépossession de leurs biens fonciers et financiers, quand ils ne furent pas massacrés ou mutilés par des foules arabes fanatisées.
  • Mais le comble du sentiment d'injustice et d'abandon, ressenti par Israël et par la majeure partie des Juifs de la diaspora, a été atteint lorsque fut émise, dans l'indifférence glaciale et le silence assourdissant du monde occidental, la négation scandaleuse de tout lien historique entre les Juifs et la Terre d'Israël, par les autorités politiques et religieuses palestiniennes – bientôt soutenues par les menées propagandistes et calomniatrices de médias, d'intellectuels, de dirigeants religieux et d'hommes politiques arabes. Cette campagne haineuse, d'un révisionnisme historique et intellectuel inouï (qui se poursuit encore et s'accroît même de mois en mois), va jusqu'à nier qu'ait existé le moindre Temple juif à l'endroit de Jérusalem dont des milliards d'êtres humains SAVENT qu'il s'y dressait - les Chrétiens, par leurs Ecritures saintes et leurs Traditions théologique, mystique et spirituelle, les humanistes par leur lecture de l'histoire, et tous les gens moyennement cultivés par leur cursus d'études et leurs lectures. Comment un tel déni d'évidence est-il possible, à l'aube du XXIe siècle ? Pourquoi tant de gens gardent-ils le silence à ce propos ? Le Vatican et les dirigeants religieux chrétiens n'ont-ils rien à objecter à un aussi énorme mensonge ? Et comment les Chefs d'Etat, les diplomates et les dirigeants politiques de tous les pays libres peuvent-ils s'obstiner à convaincre le peuple, dont la mémoire est victime de cette extermination culturelle et religieuse, de FAIRE CONFIANCE à de tels négateurs de la vérité ?
Telles sont quelques-unes des interrogations – le plus souvent non formulées – qui hantent la pensée inquiète de millions de Juifs, de par le monde. La place manque pour s'étendre, ici, comme elle le mériterait, sur l'inimaginable résurgence des insultes proférées et des violences physiques exercées à l'encontre de personnes juives en Europe même, et sur la chasse – accompagnée de sévices et d'injures - aux signes distinctifs de judéité et d'attachement à l'Etat d'Israël (kippa, étoile de David, etc.), dont sont victimes non seulement des adultes, mais jusqu'à des adolescent(e)s et enfants juifs...

On dira peut-être que ce constat n'est pas nouveau, et qu'il ne manque pas – D. merci ! – d'auteurs compétents, ni d'ouvrages convaincants, dont les recherches, convenablement vulgarisées et synthétisées, sont de nature à battre en brèche le torrent de mensonges et de calomnies que déversent sur les Juifs, en général, et sur les Israéliens, en particulier, non seulement des islamistes fanatisés, ou des Palestiniens frustrés, mais également des Occidentaux cultivés, souvent encore imprégnés – consciemment ou non – de conceptions chrétiennes.

Mais le matériau historique et analytique qui permettrait de rétablir la vérité des faits et de rendre justice au peuple juif sur tous les points où il est attaqué, au mépris de la vérité et de l'histoire, est trop immense, hétérogène, complexe et technique pour être utilisé tel quel. Il constitue une matière première précieuse, mais inutilisable en l'état, qu'il faut donc élaborer et rendre assimilable et diffusable en termes simples et convaincants, sans que cette adaptation la prive de son objectivité historique et documentaire.

Ce n'est pas une mince tâche, et elle ne saurait être l'œuvre d'un seul auteur, ni même de quelques "happy few". D'autant qu'il y faudra des qualités aussi différenciées que celles d'historien, de documentaliste, de compilateur, de traducteur, et de rédacteur – sans parler d'une expérience approfondie des techniques de communication, principalement sur Internet.

C'est donc, selon toute vraisemblance, vers la création d'un mouvement que devra s'orienter l'initiative envisagée, si tant est qu'elle voie le jour. En outre – et c'est là le point crucial – une telle entreprise devra être pensée et élaborée par des "militant(e)s", au sens noble et désintéressé du terme, qui devront être tout donnés à l'œuvre commune, aptes au travail d'équipe, incorruptibles, insensibles aux titres, aux honneurs, à la flatterie, à la récupération – de quelque nature qu'elle soit -, et dépourvus de susceptibilité maladive et d'attachement partisan à leurs idées propres, sans pour autant manquer de personnalité, d'originalité et de détermination. A la fois soldats et stratèges, hommes et femmes de recherche et d'action, mystiques et réalistes, ces militant(e)s devront donner le meilleur d'eux-mêmes, au service de l'entreprise dans laquelle ils s'engagent : la "Guerre Psychologique Juive", qui vise à contrebattre les mensonges et les calomnies antijuives et anti-israéliennes, et à convaincre de la Justice d'Israël celles et ceux dont la conscience est droite, les ralliant à la cause de ce peuple pour la plus grande joie de leur âme, comme il est écrit :


"Ils jubileront et seront remplis de joie, ceux qui désirent ma justice,
ils rediront sans cesse : 'Que soit exalté L'ETERNEL,
qui désire la paix pour Son serviteur!'"
(Ps 35, 27)


Menahem Macina

© upjf.org


Mis en ligne le 08 janvier 2004 sur le site www.upjf.org