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Contentieux palestino-israélien

Le Livre blanc du conflit palestino-israélien
18/03/2002

Ce texte se trouve sur le site alliancefr .com. (www.alliancefr.com/actualite/desinformat/livreblan.html) reinfo-israel.com le reproduit ici après l'avoir corrigé, mis à jour et annoté, le 21 mars 2002. Les ajouts entre crochets sont de l'administrateur, Menahem Macina]

Texte anglais original sur le site de Gamla.com : gamla.org.il/english/feature/intro.htm

Introduction
Le Livre blanc est un rapport rédigé par Danny Yatom, le conseiller en chef de M. Ehud Barak, à la demande de celui-ci [Il n'a jamais été publié].
Ce rapport concerne toutes les transgressions des accords de paix par les Palestiniens. Un rapport de ce type avait déjà été rédigé par les services d'information du gouvernement Netanyahou, et avait servi à aménager les clauses de sécurité d'Israël dans les pourparlers à Washington. Le présent rapport est une version assez expurgée des constatations faites par les services de sécurité israéliens.

Note de l'IMRA": (Nahman Shai, le coordinateur des affaires publiques du gouvernement Barak, a diffusé ce ´"livre blanc" le 20 novembre 2000. Ceci en est le texte complet. Les photographies et graphiques n'ont pas été inclus. Bien que ce document ait été distribué par le gouvernement israélien lors d'une conférence de presse officielle, il ne porte aucune mention indiquant son origine, son auteur ou un rapport quelconque avec le gouvernement israélien).

Non-respect des accords signés et des engagements pris par l'Autorité palestinienne et l'OLP": Récapitulatif de la mauvaise foi et des infractions.

Le 20 novembre 2000

Résumé

La vague de violence actuelle, menée par les Tanzims du Fatah, est essentiellement une tentative d'Arafat de parvenir à ses fins par la violence et d'éviter de faire les choix nécessaires à la réussite des négociations.
Des hypothèses de base se sont révélées erronées: L'attitude d'Arafat à la suite du sommet de Camp David indique qu'il préférait ne pas être confronté aux difficiles décisions nécessaires à un compromis historique.
Au lieu de se préoccuper du bien être de son peuple, nous le voyons prêt à utiliser les souffrances des Palestiniens, particulièrement la mort des enfants, qui est exploitée de façon éhontée.
Plutôt que de tenir compte des sensibilités juives et israéliennes (parallèlement à leurs droits légitimes), les Palestiniens préfèrent maintenant attiser les flammes de l'identité politique islamique (Al Quds est en danger) de façon à rompre les négociations et à les remplacer par une intervention internationale.
La dynamique du "combat" a pris le dessus sur les engagements des Palestiniens, parmi les manquements à leurs obligations on compte:
- L'usage direct de la violence par la police palestinienne - qu'Arafat considère en fait comme les forces armées de l'autorité palestinienne - au cours d'affrontements violents. Un des cas les plus graves a été le lynchage de deux réservistes de l'armée israélienne, à Ramallah, le 12 octobre 2000, dont les policiers palestiniens sont largement responsables.
- Une attitude ambiguë, voire complice, envers le terrorisme. Une certaine tolérance envers le Hamas a contribué aux effusions de sang lors des attentats terroristes de février et mars 1996. Dans la crise actuelle, la sécurité préventive de l'autorité palestinienne, et surtout les Tanzim (la milice du Fatah d'Arafat), prennent une part active dans les attaques terroristes, et la coopération préventive [entre forces de sécurité israélienne et palestinienne] a été quasiment abandonnée.
- La non-confiscation des armes illégales. Des milliers d'armes ont été laissées aux mains des Tanzim depuis 1994, et elles ont été vues aux cours des événements récents, lors des manifestations et des funérailles dans les Territoires.

- L'incitation à la haine. Des tentatives répétées de mobiliser les masses arabes et de déstabiliser la région, aux cris de"´Où est Saladin"? constituent un des éléments-clé de cette crise. Cela dans un climat général d'éducation et de messages publics qui dénigrent les juifs et écartent toute possibilité de solution négociée.
L'importance numérique de la force armée palestinienne, plus de 40 000 hommes, est en contradiction avec l'accord intérimaire.
Les organes de la sécurité palestinienne opèrent en dehors des zones prévues, en particulier à Jérusalem-Est, ce qui constitue une infraction aux accords.
L'aéroport de Gaza a été le théâtre de nombreux manquements, qui laissent à penser que l'aéroport sert à des fins illégales.
Au plan des Affaires Etrangères, l'Autorité Palestinienne contrevient aux accords quant à son statut intérimaire.
Les accords et processus économiques et d'infrastructure sont régulièrement ignorés.
Des activités criminelles à grande échelle se déroulent, sous les auspices de l'autorité palestinienne ( depuis les vols de voitures jusqu'à l'évasion fiscale).
Au cours de la crise actuelle, l'Autorité Palestinienne n'a pas protégé les lieux saints juifs, à Naplouse et à Jéricho.
Il convient de rappeler que l'OLP [Organisation de Libération de la Palestine] n'était pas une entité inconnue quand le processus de paix fut mis en route. Elle avait une longue histoire de terrorisme, d'infractions aux accords (avec les gouvernements arabes de Jordanie et du Liban) et d'abus dans les régions contrôlées par elle. En raison de cela, des engagements formels furent exigés avant la signature de la Déclaration de Principes, en particulier les engagements pris avec Itshak Rabin. Toutefois, ces engagements ont toujours été interprétés très aléatoirement et n'ont été honorés que lorsque Arafat et l'Autorité Palestinienne le jugeaient utile.

Pourquoi les engagements formels étaient-ils si importants au cours du processus de paix après 1993?

Depuis septembre 1993, l'OLP, en tant qu'organisation, est devenue signataire de la Déclaration de Principes et le partenaire d'Israël dans les négociations. Ceci explique la nécessité d'engagements formels sur de nombreuses questions, afin d'assurer que la direction de l'OLP avait bel et bien rompu avec ses positions, sa mauvaise foi et ses pratiques antérieures, celles du temps ou elle était une coalition de mouvements terroristes (feddayin).
A plusieurs reprises dans son histoire, l'OLP et les organisations qui la constituaient avaient eu recours à une stratégie d'élimination de l'Etat d'Israël en tant que tel, cette stratégie figurait même dans la Charte Nationale Palestinienne. A ce titre, l'OLP était impliquée dans de nombreuses actions terroristes, des manquements aux accords avec les pays arabes hôtes, des abus dans les zones contrôlées par leur "état dans l'Etat" au Liban.
C'est dans ce contexte qu'Israël se vit contraint d'exiger des engagements formels sur les aspects les plus élémentaires et les plus évidents du processus. De fait, les engagements furent obtenus, mais, dans la majorité des cas, ils furent régulièrement interprétés de façon aléatoire en ce qui concerne les questions-clé de la sécurité, l'usage de la force et la prévention du terrorisme.
En dépit de l'accumulation des preuves de mauvaise foi, comme nous le verrons ci-dessous, Israël et les autres parties concernées gardaient l'espoir d'une paix stable. Ils supposaient que le processus et son importance amèneraient Arafat à modifier son approche et à ne pas considérer la violence comme une option possible.

Cet espoir a disparu maintenant.

Cas de mauvaise foi flagrante, Arafat crée une logique de manquements:
Dès son discours sur la pelouse de la Maison Blanche, en septembre 1993, Arafat a indiqué que, pour lui, la Déclaration de Principes ne signifiait en rien la fin du conflit.
A aucun moment il n'a quitté l'uniforme symbole de son statut de chef de guerre révolutionnaire.
En outre, la carte de la Palestine demeura la même que par le passé, englobant tout le territoire de la Palestine d'avant le mandat britannique de 1948.
En diverses occasions, Arafat continua d'utiliser le terme de ´"Jihad" - littéralement ´"la Lutte" -, mais dans le contexte à connotation religieuse du conflit palestinien, c'était une référence évidente à la violence. Ainsi, au cours des obsèques d'un dirigeant palestinien, le 15 juin 1995, et au plus fort des conversations d'Oslo, il rend un hommage appuyé à deux femmes terroristes (Dalal el Mugrab et Abir Wahidi) et qualifie les enfants qui jettent des pierres de´"généraux palestiniens." Il jure à son auditoire - qui était favorable au Hamas - "de poursuivre ce difficile Jihad, dans la voie des martyrs, la voie des sacrifices".
Dans ce contexte, il est particulièrement intéressant de noter les allusions répétées au traité de Huddaybiyyah signé par le prophète Mahomet avec ses ennemis de la Mecque - quand ces derniers étaient plus forts que lui -, et abandonné ensuite (dès qu'il eut conquis la ville), bien avant la date prévue par le traité. La première référence à ce traité eut lieu peu après la signature des accords intérimaires, dans le discours du "Jihad", qu'il fit à la mosquée de Johannesbourg.
La communauté juive parvint à se procurer ce discours et il fut diffusé en Israël, en mai 1994.
La signification de ce traité d'Hudaybiyyah a été explicitée par Arafat lui-même, quelques mois plus tard, à l'occasion de la commémoration de l'incendie d'al-Aqsa (incendie causé par un australien fou, mais fréquemment utilisé par la propagande palestinienne pour démontrer les mauvaises intentions des juifs).
Le prophète, le messager d'Allah, le dernier des prophètes a-t-il vraiment accepté d'être humilié (comme Omar bin el Khattab l'en accuse)? Non et non. Il n'accepta pas d'être humilié. Mais chaque situation a ses propres circonstances". (Télévision palestinienne, le 21 août 1995).
La référence à ce traité reparaît en 1998, en parallèle avec l'avertissement que "toutes les options sont ouvertes au peuple palestinien" (télévision arabe, 18 avril 1998). Voici au fond la logique de l'acceptation du traité d'Oslo, des négociations et des divers engagements pris.
Il ne s'agit aucunement d'éléments de confiance et de coopération mais de mesures temporaires qui seront abandonnées dès que possible.
Arafat, ancien Frère Musulman – il fut contraint de quitter l'Egypte de Nasser, dans les années 50 - parle le langage habituel de l'islam radical à ce public musulman de la mosquée de Johannesburg, en mai 1994.
Cela lui permet de présenter, de façon acceptable, à des publics plus laïques, la nature provisoire de ses engagements, dans le cadre de la ´"stratégie des étapes" pour la libération de la Palestine, stratégie adoptée par le conseil national en 1974.
Une autre décision de 1974, celle d'établir une autorité palestinienne sur tout territoire évacué par Israël a également été évoquée par Arafat sur la pelouse la Maison Blanche, en septembre 1993, et lors de la première session du conseil législatif de l'Autorité Palestinienne, en mars 1996 (Journal El Ayyam, le 8 mars 1996).
Pièce maîtresse du processus de paix, cette interprétation de l'engagement de ne pas recourir à la violence était partagée par les lieutenants d'Arafat.
Au cours d'un discours (disponible en vidéo) devant un forum à Naplouse, en janvier 1996, et alors que les négociations se poursuivent, Nabil Shaat décrit la situation dans des termes qui semblaient irréalistes alors, mais paraissent aujourd'hui familiers: "Nous avons décidé de libérer notre patrie pas à pas. Si Israël continue, pas de problème. Nous honorerons les traités de paix et la non-violence mais dès qu'Israël s'arrêtera nous retournerons à la violence. Mais cette fois-ci, ce sera avec 30 000 soldats armés et dans un pays possédant déjà des éléments de liberté Si nous sommes dans l'impasse, nous reviendrons à la guerre et nous lutterons comme il y a quarante ans."
A la suite du changement de gouvernement en Israël, et trois semaines avant le percement du tunnel, près du Mur Occidental, à Jérusalem, un officier supérieur palestinien, Mohammed Dahlan, prévient qu'un retour à la lutte armée, avec la participation active des forces armées n'est pas exclu en raison de l'impasse dans les négociations (Al Hayyat, 2 septembre 1996). Mohammed Dahlan est le chef de Sécurité Préventive à Gaza et il peut être tenu pour responsable de l'activité terroriste dans ce secteur.
Au cours des événements du ´"tunnel", (appelés "la campagne al Aqsa" par les Palestiniens), Arafat s'adressa aux réfugiés du camp de Dehaisheh, près de Bethlehem, et mit à nouveau l'accent sur la continuation du Jihad palestinien : "nous ne connaissons que ce seul mot", et sur le fait que "toutes les options restent ouvertes".
Ce sentiment est partagé par d'autres. Ainsi, le plus haut dignitaire religieux de la hiérarchie palestinienne, le grand Mufti de "Jérusalem et des terres palestiniennes", le cheikh Ikrimah Sabri, déclare au journal palestinien "Al Ayyam" que Jérusalem ne peut être récupérée par des négociations, et donc que la seule option est la guerre. Le chef du Fatah en Judée et Samarie, Marwan Barghuti, un des hommes-clé dans les événements actuels, prévient, dès mars 1997, que ses hommes sont enclins à reprendre la lutte armée, et il applaudit à l'attentat de Tel Aviv où trois femmes trouvèrent la mort (Al Ayyam, Al Hayat el Jadidah, 26 et 27 mars 1997).
Le 15 novembre 1998, au cours d'une réunion, Arafat menace encore : "le fusil palestinien est prêt et nous viserons, s'ils essayent de nous empêcher de prier à Jérusalem, les généraux des pierres [ = les enfants palestiniens] sont prêts" (al Ayyam, 16 novembre 1998). C'est sur le même ton qu'il s'adresse aux cadres du Fatah pour la région de Jérusalem, lors de la commémoration du 31ème anniversaire de la bataille de Karameh, et il se déclare prêt à livrer des batailles similaires pour défendre les droits de la Palestine (Ha'aretz, 21 mars 1999).
Plus récemment et sous l'influence de ce qui fut perçu comme une victoire du Hezbollah, au Sud Liban, les références à l'option violente se multiplient. De fait, l'entraînement des enfants en vue de la lutte armée est utilisé pendant le sommet de Camp David, allusion à ce qui se passerait si les exigences palestiniennes n'étaient pas satisfaites.
A mesure que la crise actuelle se déroule, Nabil Shaat nous propose une explication de ce qu'Arafat entendait par "toutes les options restent ouvertes", au cours d'une interview accordée à la télévision ANN à Londres (le 7 octobre 2000). Il rappelle à son interlocuteur que personne ne le croyait quand il le disait, mais le choix n'est pas entre les options de négociation ou de lutte. Vous pouvez négocier et vous battre en même temps (comme les Algériens et les Vietnamiens). Donc, "le peuple palestinien combat avec des armes, avec le Jihad, avec l'Intifada et les actions-suicide, et il est décidé à toujours se battre et négocier en même temps".

Aspects spécifiques des infractions
La liste des cas évoqués ci dessous n'est aucunement exhaustive. Elle suffit néanmoins à apporter la preuve que la logique de l'infraction que nous avons présentée plus haut a conduit à un schéma d'abus et de violence ouverte de la part de l'Autorité Palestinienne.
De fait, cette crise constitue un tournant. Elle a été précédée par des éruptions, au nombre desquelles la crise du tunnel, en septembre 1996, et les brefs incidents de Nakba, en mai 2000.
Néanmoins, l'Autorité Palestinienne n'a jamais autant fait fi des engagements pris, et elle a créé, jour après jour, une atmosphère d'émotions vives, de haine et de peur, dans l'espoir d'une mobilisation palestinienne et pan-arabe.
Tout ceci constitue non seulement un manquement aux engagements pris lors des accords d'Oslo, mais encore un refus patent de se conformer aux décisions prises au récent sommet de Sharm el Sheikh. Ce schéma de refus du respect des engagements, tant écrits que verbaux, en particulier l'usage d'une milice illégalement armée, sous les ordres d'Arafat, dans un conflit de basse intensité, sous le couvert d'Intifada ou de protestation populaire, tout cela confirme que, dans l'optique des Palestiniens, cette nouvelle dynamique de lutte prend le pas sur ´"pacta sunt servanda" [il faut respecter les engagements].
Au-delà de l'état actuel des combats, les infractions des Palestiniens s'étendent à de larges pans de la vie quotidienne, depuis les manuels scolaires jusqu'aux vols de voitures. Certains de ces aspects (mais pas tous) sont commentés ici.

Usage direct de la violence
Il est évident que l'infraction palestinienne la plus flagrante aux engagements consiste en la participation directe des forces armées, à savoir la "police" palestinienne qui est en fait l'armée régulière d'Arafat, et ses divers organes de sécurité, dans des affrontements avec l'armée israélienne et des attaques contre des civils israéliens.
Ce schéma avait déjà été mis en évidence en 1996, lorsque des policiers palestiniens avaient joué un rôle important dans les affrontements qui avaient causé la mort de 15 soldats israéliens. En effet, ils agissaient comme des combattants, alors que, quelques heures plus tôt certains d'entre eux participaient à des patrouilles conjointes avec l'armée israélienne, selon les termes de l'accord intérimaire.
Dans la crise actuelle, le rôle de la police palestinienne a été fort ambigu. Ce qui correspond au désir d'Arafat de masquer partiellement ses agissements, en utilisant surtout les Tanzim, ou cadres du Fatah, lors des attaques contre des objectifs israéliens.
En fait, dans le contexte actuel, les chefs de la police locale recevaient parfois l'ordre de rétablir le calme, mais leurs actes laissent à penser qu'ils sentaient (ou mieux, qu'ils réalisaient ) que ceux-ci ne cadraient pas avec le soutien de la lutte armée par Arafat (comme indiqué par la propagande que nous examinerons c-après). C'est pourquoi ces chefs de police ne mettaient pas tout en oeuvre pour un retour au calme.
Dans de nombreux cas, les policiers palestiniens ont prit une part active aux combats, soit de façon organisée, soit individuellement, et il n'existe pas de preuves que des mesures disciplinaires aient été prises à leur encontre, à quelque moment que ce soit".
Leur responsabilité est engagée dans l'événement le plus grave de la crise actuelle, à savoir : le lynchage de deux réservistes israéliens, à Ramallah, le 12 octobre 2000. Bien que la foule les ait effectivement tués et ait mutilé leur corps, ce sont des policiers palestiniens qui les avaient arrêtés et conduits au quartier-général de la police, au centre de la ville. Les policiers n'ont ensuite fait que peu d'efforts pour empêcher les agissements de la foule, et, à ce jour, aucune sanction n'a été prise contre eux.

Pratiques quotidiennes
Les organes de sécurité palestiniens tels que la Sécurité préventive ou les Services secrets et leur bras armé, en Judée et Samarie, le colonel Tawfik Tirawi, ont pris part à des actions violentes, en contradiction avec les accords. Il s'agit de l'enlèvement et de l'arrestation illégales de civils israéliens (ou parfois d'arabes israéliens soupçonnés de collaboration) et du meurtre d'agents immobiliers palestiniens soupçonnés d'avoir vendu des terres aux juifs.
Un autre cas flagrant où un officier supérieur palestinien agit en fait comme un terroriste, est celui du général Ghazi Jabali. Il avait donné l'ordre d'attaquer des habitants des implantations de Judée, en juillet 1997, à deux colonels qui réalisèrent l'opération (Yediot Aharonot, 18 juillet 1997).
En outre, les policiers palestiniens ou les membres de diverses forces organisées ont fait usage de leurs armes pour soutenir des manifestations violentes contre l'armée israélienne, et ce à plusieurs reprises, en des points sensibles (à Bethlehem, en mars 1998, sur la route de Gush Katif, en juillet 1998, et à Khan Yunes, en février 1999).

Ambiguïté envers des actes terroristes, ou complicité patente
"Je tiens à dire clairement que toute entente entre le Hamas et l'OLP concernant la poursuite du terrorisme par le Hamas, avec le soutien de l'OLP, rendrait nul et non avenu tout accord, (déclaration de Itshak Rabin à la Knesset, le 18 avril 1994). En effet, aux yeux des Israéliens, c'est l'incapacité des Palestiniens à mettre fin au terrorisme qui est l'obstacle majeur à l'épanouissement de la confiance et de la coopération. Les rapprochements périodiques de l'OLP avec le Hamas et le Jihad Islamique ont suscité une grande amertume chez les Israéliens, en 1995-96, et cette situation se répète aujourd'hui.
Une avancée importante dans ce domaine a été l'entente entre l'Autorité Palestinienne et le Hamas, préparée en vue des élections au conseil législatif de janvier 1996, et qui incluait les règles du "jeu" auxquelles Rabin faisait allusion un an plus tôt. Selon un document préparé avec le Hamas, en octobre 1995, l'Autorité Palestinienne souhaitait mettre un terme aux opérations militaires sur et à partir de ses territoires (résumé de presse JMCC, le 12 octobre 1995).
L'accord final signé au Caire entre le dirigeant palestinien Salim al Za'anun et le leader du Hamas, Khalid Mash'al (Al Quds, 2 décembre 1995) permettait au Hamas d'émettre des réserves quant aux engagements palestiniens de mettre fin au terrorisme, mais le Hamas s'engageait à ne pas mettre dans l'embarras l'autorité palestinienne (c. à. d. à éviter les opérations dont l'OLP pourrait être tenu pour responsable.)
Au cours d'un entretien conjoint, Za'anun alla jusqu'à expliquer qu'en cas d'attaque sur Hébron (qui était alors sous contrôle israélien), les Palestiniens ne feront rien, car si Israël souhaite éviter de telles actions, il n'a qu'à se retirer du reste de ces territoires (Al Nahar, 23 déc. 1995).
Ce concept a été explicité quelques mois plus tard par le représentant de l'OLP auprès de la Ligue Arabe. Il déclara que le Hamas s'engageait à ne pas agir à partir des zones contrôlées par les Palestiniens (MENA le 8 mars 1996, in FBIS-NES 96-048 11 mars). Quand il fit cette déclaration, la campagne terroriste en Israël battait son plein et les chances du processus de paix étaient pratiquement ruinées. Cela ne servit qu'à confirmer une négligence coupable ou une complicité active, voire un soutien moral du Hamas de la part de l'Autorité Palestinienne et de ses organes de sécurité.
A partir de mai 1994 et tout au long de la période de consolidation des zones sous contrôle palestinien, Arafat a constamment résisté aux pressions d'Israël pour mettre fin et détruire l'infrastructure mise en place par le Hamas. Cette attitude a sapé les bases de la déclaration d'Oslo, et sa conséquence la plus évidente a été l'accroissement du nombre d'Israéliens qui moururent dans des attaques terroristes pendant cette période.
Pendant toute cette période, Arafat a continué à soutenir politiquement le Hamas. Lorsque "l'ingénieur" Yahia Ayyash, qui était responsable des pires attentats, fut tué, Arafat vint présenter ses condoléances au chef du Hamas Mahmoud el Zahar (al Quds le 6 janvier 1996). Au même moment, Dahlan, chef de la sécurité préventive à Gaza, gardait contact avec le leader de la branche armée du Hamas, Mohammed Dheif, et ils ne rompirent leurs relations qu'après le deuxième attentat à la bombe, à Jérusalem. (Ha'aretz, 10 mars 1996.)
Suite aux attentats-suicide de février et mars 1996, ce n'est qu'en raison des retombées politiques et des pressions internationales que l'autorité palestinienne mettra un terme à ces agissements dont elle comprendra tardivement la portée.
Néanmoins, en mars 1997, Arafat donnera à nouveau le ´"feu vert" au Hamas, juste avant l'attentat de Tel Aviv (auquel - comme nous l'avons déjà mentionné - Barghuti applaudit). Ceci ressort implicitement de la déclaration faite à un journal américain (Miami Herald, 5 avril 1997) par un des membres du cabinet d'Arafat et proche du Hamas, Imad Faluji.
Au cours des années suivantes, la question de la réciprocité deviendra centrale dans les négociations et aboutira au mémorandum de Wye River et aux ententes sécuritaires afférentes. Les résultats seront en dent de scie, il y aura un respect partiel des engagements obtenu sous la pression, mais les Palestiniens ne prendront aucune mesure sérieuse contre les infrastructures terroristes, et la pratique de la porte à tambour. Celle-ci consiste à libérer des activistes du Hamas et du Jihad islamique bien avant qu'ils aient purgé leur peine, pratique qui subsiste encore.
Depuis sa mise en place, l'Autorité Palestinienne a adopté une attitude très laxiste envers les terroristes. Hormis de rares cas où elle en a arrêté certains, à la suite d'informations sur des attentats en préparation, fournies par Israël ou les Etats Unis, son attitude a généralement consisté :
- à recruter des ex-faucons du Fatah au sein de ses divers organes de sécurité ; ainsi, en mai 1994, quand l'autorité palestinienne entre dans Gaza, elle nomme policiers deux frères, Rajih et Arnru Abu Sittah, alors qu'ils sont recherchés pour le meurtre d'un israélien en mars 1993. (Yediot Aharonot, 27 mai 1994) ; plus de 90 faucons, dont certains sont soupçonnés du meurtre de ´"collaborateurs" palestiniens, seront recrutés en septembre 1994 (Ha'aretz ; 10 septembre 1994) ;
- à appliquer cette même pratique à des activistes autres que ceux du Fatah, sous le prétexte fallacieux que cela leur permettra de se ´"racheter" ; Ghazi Jabali a admis qu'à un certain moment, plus de 150 membres des mouvements "d'opposition" servaient dans ses forces de police (télévision palestinienne, le 24 juin 1997) ;
- à refuser systématiquement l'extradition du moindre terroriste, et ce en contradiction flagrante avec les engagements pris ;
- à juger rapidement les terroristes appréhendés et à leur infliger une peine symbolique ayant pour conséquence d'empêcher leur extradition. D'ailleurs, dans l'un de ces cas, le simulacre de procès de deux frères accusés du meurtre d'un couple de promeneurs israéliens, en septembre 1995, donna lieu à une vague de protestations en Israël. Le ministre de l'éducation était alors le professeur Amnon Rubinstein, qui soutenait le processus de paix, il publia une note officielle indiquant que l'OLP ne faisait rien pour éduquer la jeunesse palestinienne en vue de la paix, que cela anéantissait les tentatives d'établir la confiance, et que des mauvaises plaisanteries telles que le procès de Jéricho ne servaient qu'à augmenter la méfiance des Israéliens (déclaration du ministère de l'éducation, le 18 septembre 1995.)

Non-confiscation des armes illégales
Quelques jours après la signature des accords intérimaires, au Caire, en mai 1995, Jibril Rajub, le chef de la sécurité préventive, expliqua que ces accords étaient opportuns pour les Palestiniens, en raison de l'effondrement de l'URSS et de la défaite de Saddam dans la guerre du Golfe. Néanmoins, il ne fallait pas s'attendre à ce que les Palestiniens soient "l'armée de Lahad" (l'armée du sud-Liban, alliée d'Israël à l'époque, et dont Lahad était le commandant) et qu'ils restreignent la liberté de ceux qui continuent la lutte armée contre Israël.
"En ce qui concerne les armes, rapporte El Nahar, le 25 mai 1994, Rajub les classe en trois parties. Premièrement, celles qui sont sous contrôle national, c. à. d. les armes en possession des factions nationales (tel le Fatah), et qui sont utilisées directement contre l'occupation : elles seront autorisées par responsabilité nationale. Deuxièmement, les armes détenues, aujourd'hui ou dans le futur, pour des raisons sociales ou personnelles : nous en étudierons le devenir. Troisièmement, les armes détenues par de personnes suspectes, des bandits et des espions : elles seront confisquées dans tous les cas.
Ce qui indiquait nettement qu'aucun effort ne serait fait pour mettre en oeuvre l'engagement ambigu de confisquer les armes illégales. Les membres du Fatah continuèrent donc à porter ouvertement des armes, et dans les événements récents, ils ont même arboré des armes interdites dans les territoires sous contrôle palestinien, telles que certaines armes automatiques ou des grenades. On pense que des armes plus lourdes sont détenues par les forces palestiniennes, qu'elles aient été achetées, volées ou introduites en contrebande. Des armes stockées dans une cache, constituée à la suite du vol, commandité par un officier palestinien, d'un véhicule militaire israélien, ont été restituées à force de pressions sur l'Autorité Palestinienne.
Il fallut donc inclure à nouveau cette obligation de collecter les armes illégales dans le mémorandum de Wye River et ensuite dans les accords de Sharm el Sheikh, en février 2000. Les Palestiniens acceptèrent de mettre en place un plan détaillé dans ce but. Mais en fait, la loi sur les armes et les munitions, adoptée en hâte par le conseil législatif, à la suite des accords de Wye, ne correspond pas aux exigences de l'accord intérimaire.
Sur le terrain, l'action de l'autorité palestinienne a été très limitée, faute de plan véritable. En certaines occasions, des raids ont eu lieu contre des marchands d'armes à Gaza et dans les territoires pour des raisons personnelles ou locales.
Il n'y eut pas d'autre rapport à la commission de surveillance.
L'usage d'armes illégalement détenues, en particulier par les Tanzim, devint donc un problème crucial dans cette crise. C'est aussi un problème pour l'ensemble de la société palestinienne. Les rapports sur l'usage d'armes lors de mariages ont donné lieu à des discussions. La réponse apportée par les médias nationalistes fut "tournez vos armes contre l'ennemi."

Incitation à la haine
Comme les dirigeants palestiniens considéraient cette situation comme transitoire, ils ne firent aucun effort pour éduquer la jeunesse et la population en général à l'acceptation d'Israël comme voisin et à l'importance de la paix. Les seuls à oeuvrer dans cette direction furent des organisations non gouvernementales telles que ´"les Graines de la Paix".
Il fallut beaucoup de temps et d'efforts pour modifier les manuels scolaires palestiniens et en supprimer [certains] textes antijuifs, mais ils ne contiennent toujours pas de carte où figure Israël, ou même Tel Aviv ; Comme nous l'avons déjà dit, il n'existe qu'une carte de la Palestine, exposée partout en grand format. Les écoles et autres institutions perpétuent cette version. La question de l'éducation et de l'incitation à la haine a été soulevée lors des pourparlers de Wye, et un comité conjoint a été créé mais il n'a pas fait grand'chose car il était impossible de combler le fossé conceptuel, et le comité a rapidement disparu. Les Palestiniens perpétuent la haine et le refus du sionisme et d'Israël (connus, selon l'usage populaire, sous le nom de ´"juifs") dans tant de domaines, qu'il est impossible d'en dresser une liste exhaustive, on ne peut que citer quelques exemples édifiant.
Au cours des semaines qui ont précédé la crise actuelle, deux personnalités se sont attelées à expliquer à la population palestinienne l'impossibilité d'un compromis et la nécessité de se préparer à une confrontation.
Hassan el Kashif, le directeur général du ministère de l'information, s'exprimait quotidiennement dans les médias électroniques et dans El Ayyam, expliquant que les Palestiniens ne pouvaient accepter les propositions de Camp David (ou une autre interprétation de la résolution 242), qu'ils devaient donc se préparer à un long combat (et à stocker de la nourriture).
Le sheikh Ikrimah Sabri, grand mufti de Jérusalem, dans le cadre des discussions sur le statut futur du mont du Temple pendant et après Camp David, a constamment incité à la haine et provoqué la crainte que les juifs ne détruisent al Aksa pour reconstruire leur Temple, et ce malgré 33 ans de souveraineté israélienne.
Dès le début des violences, l'incitation à la haine a pris un tour jamais vu, dans le but de distiller la haine et de mobiliser "les masses arabes". Elle se traduisit par l'exploitation macabre et répétée de la mort du petit Mohammed al Dura, (qualifiée d'exécution), ainsi que par des détails sur les blessés et les morts, avec visites guidées de la morgue et gros plans sur les blessures. A cela s'ajoutaient des chants nationalistes demandant "ou sont les millions d'arabes, ou sont Omar et Saladin" (les conquérants de Jérusalem, au VIIe siècle). Tout cela fut diffusé en boucles pendant des journées entières, interrompu seulement par des informations et des débats politiques, où les invités rivalisaient en propos haineux, en expressions de colère, et en exposé de plans anti-israéliens.
Selon le communiqué final lu par le président Clinton à l'issue du sommet de Sharm el Sheikh, les deux parties se devaient de mettre un terme à l'incitation et à la violence. Ce ne fut pas le cas. Pendant quelques heures, la télévision palestinienne prit un ton plus calme concernant ce qu'ils qualifiaient "d'Intifada pacifique", mais, dès la tombée de la nuit et la reprise des tirs par les Tanzim, la propagande se remit en route en reprenant les exhibitions de morts et de blessés.

Autres aspects des infractions palestiniennes
L'énumération qui précède n'est nullement exhaustive. Dans un grand nombre de domaines, les Palestiniens ont soit sciemment ignoré, soit évité de respecter les engagements pris, et leur conduite a sapé les fondements de confiance et de coopération qui devaient être mis en place au cours de cette période intérimaire.

L'importance numérique de la police palestinienne
Le nombre de policiers (de soldats, en fait ) est en infraction constante avec les accords intérimaires. En mars 2000, lorsque cette situation a été évaluée, ils dépassaient d'un tiers le nombre prévu de 30 000 hommes, et seuls 20 000 noms avaient été soumis aux Israéliens pour approbation, comme convenu.
Le mémorandum des accords de Wye, ainsi que le premier engagement de Sharm el Sheikh prévoyaient un moyen de mettre fin à cette situation: les Palestiniens s'engageaient à transmettre une liste de tous les policiers. En fait, en février, ils soumirent deux listes, la première composée de 26 000 hommes en service actif, et la deuxième de 16 000 policiers demandeurs d'emploi. En aucun cas, les Palestiniens n'ont tenté de résoudre ce problème.

Organes de sécurité palestiniens opérant en dehors de zones contractuelles
L'activité fréquente des policiers/soldats palestiniens dans les zones B - qui devraient demeurer sous contrôle israélien - et dans les zones C - qui sont entièrement sous contrôle israélien - constitue une autre infraction répétée. Les membres des divers organes de sécurité, et, en particulier, la sécurité préventive, opèrent en des endroits où ils ne doivent agir qu'en coordination avec les Israéliens (en particulier à Jérusalem-Est et Hébron).

Infractions à l'aéroport de Gaza (Dahanyyah)
Depuis la signature du protocole de l'aéroport, des manquements répétés ont été constatés: utilisation d'ambulances pour éviter l'inspection, et même pour ramener un terroriste recherché, en décembre 1999 ; ouvriers groupés autour des appareils en contravention des accords ; ignorance des provisions du protocole concernant le contrôle de sécurité du personnel, et construction d'installations de fret sans notification préalable.

Refus de mettre en oeuvre une politique de contrôle des visiteurs
Dans ce contexte de violation des règles d'immigration et d'enregistrement, plus de 40 000 personnes ont dépassé l'échéance de leur permis de visite et se sont même installées comme résidents, certains sont même employés par les institutions palestiniennes.

Relations extérieures
La majeure partie du réseau de relations extérieures de l'Autorité Palestinienne - qu'elles soient bilatérales ou en qualité de participation à des organisations internationales (tels les accords économiques avec la communauté européenne) – sont en contradiction avec les accords intérimaires. Ceux-ci définissaient les limites de son autorité, à savoir que tout document signé par un ´"ministre" de l'Autorité Palestinienne constitue une contravention au statut de cette dernière.

Infractions économiques
L'Autorité Palestinienne accuse systématiquement Israël de mauvaise gestion des fonds de l'Autorité, et, à l'intention de sa population, elle prétend qu'Israël n'a pas versé les 800 millions de shekels dus, ce qui provoque des retards dans les salaires des enseignants et autres fonctionnaires. Néanmoins, cette somme a bien été versée par Israël (même pendant la crise actuelle), qui a aussi signé avec l'Autorité Palestinienne un accord qui inclut la taxe d'achat dans ces versements.

Infractions concernant les infrastructures
L'Autorité Palestinienne ignore régulièrement la planification et l'urbanisme, autant que les accords de coopération économique:
- en construisant des routes et des travaux publics dans la zone C, où elle n'a pas de juridiction légale ;
- en prenant possession de terrains d'Etat dans la zone C, ou de régions non attribuées (en blanc sur les cartes) ;
- en mettant en place des projets illégaux concernant l'eau et l'électricité ;
- en émettant sur des fréquences non coordonnées.

Activité criminelle sous les auspices de l'Autorité Palestinienne
Les accords intérimaires de 1994 engageaient les deux parties dans une coopération en matière de prévention criminelle et d'échange d'informations. Le mémorandum de Wye y ajouta une commission ad hoc pour discuter des relations économiques, ainsi qu'une coopération pour lutter contre les vols de véhicules.
En fait, cependant, les vols de véhicules et d'autres formes d'activité criminelle se sont poursuivis à une échelle telle qu'il est impossible d'imaginer qu'ils pouvaient ne pas avoir l'aval de la police. Il y a des raisons de penser que les policiers perçoivent une commission sur ce commerce [illicite]. On estime que la majeure partie des 45 000 voitures volées en Israël, en 1997, ont abouti dans les régions sous contrôle palestinien. Elles sont généralement ‘désossées' et vendues en pièces détachées, ou affectées à des fonctionnaires de l'Autorité Palestinienne (Ha'aretz, 21 août 1998), et il apparaît, en outre, qu'un appel téléphonique à l'officier supérieur compétent peut aider à retrouver le véhicule.
Les autres formes de criminalité, régulièrement ignorées, voire encouragées par l'Autorité Palestinienne sont la fraude financière, la fraude à grande échelle en matière de fiscalité indirecte. Le chef de la sécurité préventive, Jibril Rajub, est du reste impliqué dans une affaire, et ses complices israéliens ont été arrêtés et condamnés. On note aussi des infractions à la propriété intellectuelle et la vente de produits ne répondant pas aux normes.

La non-protection des lieux saints
L'Autorité Palestinienne à failli par deux fois, durant la crise récente, à ses obligations aux termes des accords intérimaires. Dans le cas du tombeau de Joseph, les commandants israéliens de la région de Naplouse avaient reçu l'assurance que les lieux saints juifs seraient protégés. Or, quand ils évacuèrent le tombeau de Joseph pour éviter une effusion de sang, celui ci fut saccagé, brûlé et partiellement démantelé. Un officier palestinien a déclaré qu'aucun Israélien n'y remettrait les pieds. De fait, un homme qui souhaitait visiter le site fut sauvagement assassiné, et un groupe de promeneurs (incluant des femmes et des enfants), qui s'en approchait de trop près, fut attaqué, il y eut un mort et un blessé.
En outre, le 12 octobre 2000, la police palestinienne ne parvint pas à empêcher la profanation de l'antique synagogue Shalom al Israel, de Jéricho, qui fut incendiée et pillée.
Des efforts tardifs pour réparer les dégâts n'ont été faits qu'en raison des violentes réactions internationales aux manquements des Palestiniens. Il va sans dire que ces actes bafouent les sentiments religieux des juifs et, pire encore, qu'Arafat utilise des arguments grossiers pour réfuter les revendications israéliennes sur le mont du Temple.

Les hypothèses erronées
Quel est le résultat de tout cela?
De par sa nature, le processus d'Oslo supposait qu'avec le temps, une nouvelle réalité de relations bilatérales s'établirait, ouvrant la voie à une souveraineté palestinienne. Cette indépendance amènerait Arafat à abandonner l'option de la violence et de la lutte.
Il n'en fut rien.

La paix, un choix irréversible?
Dans une lettre ouverte adressée à Arafat par l'éditorialiste américain Thomas Friedman (« Il est temps de choisir », Yasser, le 6 octobre 2000), il lui demandait de décider s'il était un révolutionnaire invétéré ou un homme de paix. Les preuves apportées par ce document donnent à penser que le choix n'a pas été fait, ou alors que la direction de l'Autorité Palestinienne a opté pour la violence, devant les décisions difficiles qui s'imposaient, à l'issue du sommet de Camp David. Arafat avait fait savoir au Fatah, son bras armé, qu'il souhaitait qu'ils agissent (et prennent les armes.) Cette action fut soutenue par l'incitation à la haine diffusée par les médias palestiniens, journaux, radios, et surtout par la télévision.
L'option de l'Intifada armée était en préparation depuis longtemps, au niveau de sa planification (comme l'indiquent les rapports des services secrets) et au niveau des opinions publiques arabes, qui ont été dûment préparées à refuser tout compromis sur les questions-clé.

Un pari sur le bien-être du peuple?
Une autre supposition, qui sous-tendait le processus de paix, était l'espoir qu'en devenant un état, l'autorité palestinienne prendrait ses décisions au mieux des intérêts du peuple, même si l'évolution démocratique était loin d'être complète.
Cette hypothèse a également été remise en question et contredite par les récents évènements. Outre les problèmes plus vastes de mauvaise gestion des affaires publiques et économiques, l'incapacité de l'Autorité Palestinienne à satisfaire aux engagements sécuritaires amena Israël à prendre des mesures de restriction de la liberté de mouvement et d'emploi des Palestiniens car ce sont les jeunes qui sont le plus facilement gagnés aux thèses du Hamas et des mouvements similaires. Il était aisé ensuite d'accuser Israël des conséquences économiques de ces restrictions, alors que la cause était bien l'ambiguïté don faisait preuve Arafat dans le respect de ses engagements en matière de sécurité. Du reste, lorsque, sous la pression internationale, il les respecta, la situation économique dans les territoires fut grandement améliorée, en 1998-99 par exemple.
L'indifférence des dirigeants palestiniens au bien être de leur peuple atteint des sommets. Depuis des semaines, la propagande met indéniablement l'accent sur la souffrance, celle des enfants en particulier, qui est devenue capitale pour unir le peuple et le monde arabe. La mort tragique du petit Mohammed el Dura a été exploitée de façon systématique. L'Autorité Palestinienne a délibérément prétendu qu'il a été "abattu de sang froid", alors qu'il s'est trouvé pris dans un tir croisé, et ceci était diffusé, plusieurs fois par heure, par la télévision. En fait, cette stratégie s'appuie sur la souffrance et le besoin, souvent organisé de l'intérieur, alors qu'Israël cherche à ravitailler les territoires. La tactique des Tanzim du Fatah vise à accroître les souffrances des populations civiles, comme le prouve le fait de tirer sur Gilo depuis le village chrétien de Beit Jala, sachant fort bien les conséquences éventuelles pour la population.

Négociations bilatérales
Au coeur de la stratégie actuelle, comme le déclare Arafat dans son discours au sommet arabe du Caire, le 21 octobre 2000, se trouve la menace d'instabilité régionale ou internationale, au cas où les exigences palestiniennes ne seraient pas satisfaites. Il y a aussi un appel à la communauté internationale pour qu'elle remplace la structure actuelle du processus par un mécanisme de coercition, car, selon Arafat, les USA ne sont pas parvenus à faire admettre l'interprétation arabe de "la légitimité internationale.
Ainsi, la souffrance du peuple palestinien est au coeur de l'appel aux Nations Unies, qui, au moyen de la procédure de "l'union pour la paix" permet à l'Assemblée Générale de passer outre à l'avis du Conseil de Sécurité, et, à ce dernier, de demander l'envoi d'une force [internationale], comme dans le cas du Kosovo, pour protéger "les territoires palestiniens". Tout cela dans le but [de permettre aux Palestiniens] de quitter la table des négociations et d'éluder les choix difficiles.
La preuve que ces plans sont mis en oeuvre par Nabil Shahat, le ministre de la planification et de la coopération internationale existe depuis un an (le 9 mai 1999, déclaration à Al Ayyam, organe officiel de l'Autorité Palestinienne). L'actuelle demande d'une commission d'enquête internationale fait bel et bien partie de ce plan.

La racine des causes
Pour quelles raisons Arafat et les dirigeants palestiniens ont-ils opté pour la violence et l'incitation à la haine? Ce comportement, répété durant plusieurs semaines - dans un but bien précis (l'internationalisation du conflit) -, et les moyens adaptés à ce but - le sacrifice et la souffrance télévisés des Palestiniens - ne peuvent être considérés comme un caprice ou une aberration. Dans le contexte de ce que les sciences politiques modernes appellent ´"la rationalité limitée", le pari d'Arafat est risqué mais pas irrationnel.
Néanmoins, pour comprendre les causes de son choix, ou plutôt du refus des Palestiniens de choisir, une fois pour toutes, la voie de la paix, il est nécessaire de souligner, même brièvement, les thèmes récurrents dans le comportement politique d'Arafat au cours des années passées.

La politique d'Arafat qui consiste à "éluder les choix"
Tant qu'il a dirigé le Fatah et l'OLP, Arafat a toujours attaché une grande importance à l'"Istiqlal al Qarrar", à savoir la capacité de ne pas devenir l'agent de qui que ce soit, car nombreux étaient les leaders palestiniens inféodés à des puissances arabes ou étrangères. Arafat parvenait à manoeuvrer entre les différents pôles, régionaux ou internationaux, avec lesquels il collaborait : l'Egypte, sa rivale dans le monde arabe, et les protagonistes de la guerre froide, les Syriens et leurs ennemis au Liban.
Au cours des dernières années ce schéma d'indécision s'articula autour de deux pôles:
Jouer les USA contre l'Irak, qu'Arafat voyait comme un contre-poids arabe héroïque à la super-puissance américaine. Cette tactique est encore utilisée, dans une certaine mesure: ainsi, au sommet arabe, vantait-il les mérites de Clinton (à ne pas confondre avec le Congrès américain), en même temps qu'il appelait à une levée des sanctions économiques prises contre le peuple irakien. Les sentiments pro-irakiens, et les appels de la foule à Saddam Hussein pour qu'il frappe Tel Aviv (avec des armes chimiques), sont encore répandus chez les Palestiniens, en dépit des leçons tirées du choix désastreux de 1990-91.
Jouer le dialogue avec Israël (avec les obligations qui en découlent) contre une attitude ambivalente envers le Hamas, le terrorisme et l'usage de la violence. Ce qui lui permet de garder toutes les options ouvertes, et de montrer clairement qu'il n'est pas inféodé à Israël (comme le fut l'ALS [Armée du Sud-Liban] au Liban).

Détourner l'attention des échecs internes
Durant les mois qui ont précédé Camp David, et sans que cela ait un rapport avec la position d'Arafat, un large faisceau de preuves (bien qu'il soit difficile d'analyser les sentiments du public, faute d'outils fiables dans une structure aussi autoritaire) permettait de constater que le crédit dont jouissait Arafat auprès de ses administrés était épuisé.
Les sondages de Khalil Shikaki montraient que les indices de satisfaction concernant Arafat chutaient régulièrement en dessous de 40% et qu'une large majorité de personnes interrogées considéraient les institutions de l'Autorité Palestinienne comme vénales, corrompues et incompétentes.
Au coeur du problème se trouve le système des monopoles économiques centralisés, dominés par Muhammad Rashid (Khalid Salam) et son PCSC. Il détient des monopoles sur divers produits de première nécessité, avec la famille Al Masri et leur holding PADICO, et les nombreux intérêts économiques des patrons de la sécurité, Dahlan et Rajoub.
Les résultats sont faciles à constater: un climat peu propice à la libre concurrence et à l'économie de marché, aucun respect de la propriété privée, la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics et de l'aide internationale et le manque de volonté de faire cesser ces pratiques. Telles sont les constatations faites par les propres organes de contrôle de l'Autorité Palestinienne, par les pays donateurs et par les organisations non-gouvernementales.
La preuve la plus frappante du peu d'importance accordé aux populations est l'état de misère des réfugiés. Non seulement l'Autorité Palestinienne ne consacre aucune partie de son budget à l'amélioration de leurs conditions de vie, mais encore, elle exige que la communauté internationale augmente son aide.
Arafat a ignoré toutes les mises en garde de ses "amis" du Conseil des relations extérieures (CFR) qui a examiné les pratiques gouvernementales palestiniennes, aussi bien que les critiques internes - qui furent rudement réprimées. Au vu de ces sombres perspectives, les habitants de Jérusalem-Est et a fortiori les Arabes israéliens ne souhaitent pas être gouvernés par l'Autorité Palestinienne.
Il n'est pas surprenant, dans ce contexte, qu'Arafat ait préféré mettre le feu aux poudres du conflit nationaliste et accuser Israël des souffrances de la population, plutôt que de se consacrer à la réforme du système palestinien.

Les théories de la conspiration et les mauvais calculs
Un autre schéma récurrent dans le comportement d'Arafat est sa tendance à échafauder des théories de conspiration (Mu'amarat). C'est ainsi qu'il a ´"expliqué la crise actuelle, au sommet arabe du Caire, en mêlant intimement les faits et la fiction.
On a pu voir un exemple de cette méthode lors des entretiens de mars et avril 1995, où Arafat présenta une thèse selon laquelle une organisation secrète israélienne "une OAS à l'intérieur du GSS", travaillant avec le Hamas et le Jihad islamique, serait responsable de l'attentat de Beit Lid, où 20 Israéliens trouvèrent la mort.
Il est à noter qu'à l'époque déjà, cet argument était accompagné d'un avertissement: "si Israël tentait de freiner le processus de paix pour des raisons de sécurité, cela aurait un effet désastreux sur son image dans le monde". "Le roi Hussein ne vous suivra pas, les Egyptiens non plus, le Sénégal non plus, Mandela non plus, si le processus échoue avec nous, aucun des pays africains, ni les cinq états musulmans de l'Asie centrale, pas même la Chine - car vous savez la force de nos liens avec ces Etats" (Gid'on Levi dans Ha'aretz, 28 avril 1995, voir aussi al Hayyat al Jadidah, 2 mars 1995).
Ce mélange de théorie de conspiration et de mises en garde selon lesquelles il n'y aurait de stabilité pour Israël, pour la région, ou pour le monde, que si ses exigences étaient satisfaites, était au centre du discours d'Arafat, au Caire. Il accusait Israël et son armée d'avoir conspiré depuis plus d'un an pour préparer la ´"boucherie" du peuple palestinien, d'où le besoin urgent d'une force d'interposition internationale dans tous les ´"territoires palestiniens".
Le danger qu'impliquent ces affirmations et ces prétentions de réalité est de conduire à une mauvaise évaluation de la situation, qui comme en 1995 amena Arafat à s'exempter de tout effort sérieux pour mettre fin au terrorisme, ce qui semble être le cas aujourd'hui aussi.


Annexe A": Les engagements-clé pris par l'OLP/Autorité Palestinienne
"Au seuil d'une ère nouvelle marquée par la signature de la Déclaration de Principes, l'OLP appelle le peuple palestinien de la rive Ouest du Jourdain et de la Bande de Gaza à participer aux étapes menant à la normalisation, à refuser la violence et le terrorisme, contribuant ainsi à la paix et à la stabilité et prenant une part active à la reconstruction, au développement économique et à la coopération." (Déclaration d'Arafat, dans une lettre adressée au ministre des affaires étrangères de Norvège, le 9 septembre 1993, lettre qui précédait et permettait la signature de cette même Déclaration de Principes).
Cette lettre au ministre Johan Hoist, ainsi que de nombreux autres engagements pris depuis lors, ont parfois été respectés, mais de manière aléatoire et quand cela convenait à Arafat. Toutes ces violations contredisent les engagements-clé, demandés et obtenus des partenaires palestiniens dans les négociations, au cours des années passées:

[Engagements généraux]
- Combattre la terreur et la violence.
- Renonciation à l'usage du terrorisme et autres formes de violence (lettre d'Arafat à Rabin, le 9 septembre 1993.)
- Reconnaissance du droit à l'existence d'Israël dans la paix et la sécurité (lettre d'Arafat à Rabin le 9 septembre 1993.)
- Engagement à trouver une solution pacifique au conflit et une solution négociée des autres questions concernant le statut permanent (lettre d'Arafat à Rabin le 9 septembre 1993.)
- Adoption des mesures nécessaires pour empêcher les actes terroristes, les crimes et les hostilités, et prise de mesures légales contre les délinquants (accord Gaza-Jéricho, article XVIII; accords intérimaires article XV.)
- Etablissement d'une force de police puissante afin de garantir l'ordre public et la sécurité interne des palestiniens (déclaration de principes, article VIII; accord s Gaza-Jéricho, article VIII; annexe I, article III, accords intérimaires, articles XII et XIV).
- La police palestinienne s'opposera systématiquement aux expressions de violence et de terreur (accords intérimaires, annexe I, article 11.1).
- La police palestinienne arrêtera et poursuivra en justice les individus soupçonnés d'avoir perpétré des actes de violence ou de terrorisme (accords intérimaires, annexe I, article 11.1).
- Traitement immédiat et efficace de tout incident ou menace de violence, ou d'incitation à la haine (accords intérimaires, annexe I, article 11.1).
- Arrestation, enquête et poursuites judiciaires contre les personnes impliquées, directement ou indirectement, dans des actes terroristes, de violence ou d'incitation (accords intérimaires annexe 1, article 11.3).
- Dispositions de sécurité concernant l'urbanisme et la construction (accords Gaza-Jéricho, annexe I, article VI; accords intérimaires, annexe 1, articles XII).
- Réaffirmation de l'engagement à combattre la terreur et la violence (mention au procès verbal sur Hébron janvier 1997).
- Réaffirmation de l'engagement à combattre systématiquement et efficacement les organisations terroristes (mention au procès verbal sur Hébron janvier 1997).
- Réaffirmation de l'engagement à arrêter, poursuivre en justice et châtier les terroristes (mention au procès-verbal).
- Reconnaissance du fait qu'il est de leur intérêt vital de lutter contre le terrorisme et de combattre la violence (mémorandum des accords de Wye, article II).
- Coopération israélo-palestinienne dans la lutte contre le terrorisme (mémorandum des accords de Wye, article II).
- Lutte totale, continue et à long terme contre la terreur et la violence, en ce qui concerne les terroristes, le soutien aux organisations terroristes et l'environnement favorable à la terreur (mémorandum des accords de Wye, article II).
- L'autorité palestinienne rendra publique sa politique de tolérance-zéro à l'égard de la terreur et de la violence (mémorandum des accords de Wye, article II).
- Etablissement d'un plan d'action palestinien pour combattre efficacement et systématiquement les organisations terroristes et leurs infrastructures (mémorandum des accords de Wye, article II, A.Ib).
- Création d'un comité américano-palestinien pour revoir les mesures prises afin d'éliminer les cellules terroristes et leur soutien (mémorandum des accords de Wye, article II.A.Id.c).
- Arrestation des individus soupçonnés de commettre des actes de violence et de terreur, et création d'un comité américano-palestinien pour revoir ces questions (mémorandum des accords de Wye, article II, A.Id.e).
- Agir en vue de traiter efficacement tout incident comprenant une menace, un acte terroriste, de violence ou d'incitation. Echange d'informations, et coordination des politiques et activités dans ce domaine (mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8a).
- Riposte immédiate et efficace en cas de survenance ou d'anticipation d'actes terroristes, de violence ou d'incitation et prises de mesures propres à éviter ces mêmes actes (mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8.a).

Prévention de l'incitation
- Abstention de toute incitation y compris la propagande hostile et adoption de mesures pour prévenir de tels faits (accords intérimaires article XXII).
- Non-introduction de propagande hostile dans le système éducatif (accords intérimaires article XXII).
- Agir en vue de traiter efficacement tout incident comprenant une menace, un acte terroriste, de la violence ou de l'incitation (accords intérimaires, annexe 1, article 11).
- Prévention active de l'incitation à la violence (accords intérimaires, annexe 1, article 11.3).
- Arrestation, enquête et poursuite judiciaire des individus soupçonnés de commettre des actes de violence et de terreur, (accords intérimaires, annexe 1, article 11.3).
- Réaffirmation de l'engagement d'empêcher l'incitation et la propagande hostile (mention au procès verbal).
- Prise d'un décret (comparable à celui existant dans la législation israélienne) interdisant toute forme d'incitation à la violence à la terreur, et établissement de mécanismes pour agir contre tous les types de violence et de terreur (mémorandum des accords de Wye, article II, A.3a).
- Création d'un comité américano-palestinien de surveillance des cas d'incitation à la violence ou à la terreur et qui peut émettre des recommandations et des rapports sue la manière de prévenir de tels actes (mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8.a.)

Interdiction des armes illégales
- Aucune fabrication, vente, achat, importation ou introduction de toutes armes à feu, munitions, explosifs, poudre ou équipements similaires sur la rive Ouest du Jourdain ou dans la bande de Gaza, à l'exception de ceux de la police palestinienne (accords Gaza-Jéricho, article IX.3; accords intérimaires, article XIV).
- La police palestinienne empêchera la fabrication d'armes ainsi que le transfert de celles-ci à des personnes non autorisées (accords intérimaires, annexe 1, article XI.2).
- Limitation des armes et munitions pour la police palestinienne (accords Gaza-Jéricho, annexe 1, article III.5; accords intérimaires, annexe I, article IV; protocole de Hébron, article 5).
- Réaffirmation de l'engagement de confisquer les armes illégales (mention au procès verbal).
- Création d'un cadre légal efficace pour rendre illicite l'importation, la fabrication, la vente sans licence, l'achat ou la détention d'armes à feu et de munitions, dans les régions sous contrôle palestinien (mémorandum des accords de Wye, article II, A.2a).
- Etablissement et mise en oeuvre d'un programme systématique de collecte et de traitement des armes (mémorandum des accords de Wye, article II, A.2b).
- Etablissement d'un comité américano-palestinien pour aider et promouvoir la coopération dans la lutte contre la contrebande et l'introduction illégale d'armes ou de matériels explosifs dans les régions sous contrôle palestinien (mémorandum des accords de Wye, article II, A.2c).
- Poursuite du programme de collecte des armes illégales et de coopération avec les Israéliens (mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8.b).
- Etablissement d'un Comité Conjoint de Coordination et de Coopération à la Sécurité, et de bureaux de coordination régionaux (accords Gaza-Jéricho, article 8"; annexe 1, article II"; accords intérimaires, article XII).
- Etablissement de patrouilles et d'unités mobiles conjointes (accords Gaza-Jéricho, annexe 1, article II; protocole d'Hébron, article 4).
- Etablissement d'un comité conjoint de l'aviation, de la coordination maritime et d'un centre de coopération (accords Gaza-Jéricho, annexe 1, article XI et XII; accords intérimaires, annexe 1, articles XIII et XIV).
- Arrestation et extradition des individus soupçonnés, accusés de ou condamnés pour des infractions à la législation israélienne (accords Gaza-Jéricho, annexe III, article 11.7; accords intérimaires, annexe IV, article 11.7).
- Les demandes d'arrestation et d'extradition des individus qui doivent être présentés au Comité Juridique Conjoint doivent être traitées dans les 12 semaines (mémorandum des accords de Wye, article II, B.3).
- Coopération bilatérale de sécurité pleine et complète (mémorandum des accords de Wye, article II, B.1).
- Echange de formation, de soutien et d'expertise dans le domaine médico-légal (mémorandum des accords de Wye, article II,B.2).
- Etablissement d'un comité supérieur israélo-palestinien pour évaluer les risques, traiter les obstacles à une coopération sécuritaire efficace et gérer les mesures de lutte contre les terroristes et leurs organisations (mémorandum des accords de Wye, article II, B.3).
- Entreprendre de déterminer les responsabilités et [les modalités de] la coopération en matière de sécurité (mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8).

Annexe B
Mise en oeuvre des accords de Sharm el Sheikh (17 et 29 octobre 2000.)

- Déclaration publique sans équivoque appelant à la cessation des violences:
Côté israélien: appel sans équivoque.
Côté palestinien: appel vague

- Ouverture des passages internationaux:
Côté israélien: ouverture réalisée.
- Ouverture de l'aéroport de Gaza:
Côté israélien: ouverture réalisée et aéroport fonctionnel
- Levée des bouclages internes:
Côté israélien: levée réalisée
- Parvenir à l'arrêt des violences et maintenir le calme:
Côté palestinien: poursuite des tirs à l'arme automatique et usage d'explosifs (24 incidents par jour)
- Reprise de la coopération sécuritaire:
Israël a organisé trois réunions au niveau du RSC.
- Reprise de la coopération anti-terroriste:
Refus palestinien de participer aux réunions organisées par Israël, niveau de coopération minimal.
- Elimination des points de friction:
Côté palestinien: pas de réduction.
Réincarcération des terroristes libérés ou en fuite:
Côté palestinien: presque aucune action, seuls 30 terroristes sur 100 ont été arrêtés, et la majorité avant le sommet. Depuis, cinq d'entre eux ont été libérés à nouveau.
- Fin de l'incitation:
Côté palestinien: poursuite de l'incitation sur les ondes palestiniennes officielles.