Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Contentieux palestino-israélien

Procès arabe aux Juifs pour le vol des Egyptiens lors de l'Exode
23/08/2003

Update du 17 septembre : On trouvera, à la suite de cet article l'une ou l'autre réactions de lecteurs.

MEMRI - Dépêche spéciale n° 556 - 22 août 2003

----------------------------------------


AVANT-PROPOS DE M. MACINA

[Nos internautes se souviennent peut-être de ma causerie malicieuse de la semaine dernière sur les ondes d'Aroutz7 en français. Je l'avais intitulée "Une revendication palestinienne nulle et non avenue". J'y évoquais la prétention exorbitante de l'Autorité Palestinienne d'imposer à Israël le retour, sur son territoire national, de plusieurs millions de réfugiés palestiniens. Pour en démontrer le caractère irréaliste, j'usais d'une comparaison (à usage interne!) avec le récit légendaire que nous rapporte le Talmud de Babylone, au chapitre 11 du Traité Sanhedrin. Je vous en rappelle le passage essentiel :

"Les Egyptiens vinrent présenter des revendications contre Israël devant Alexandre de Macédoine. Ils dirent [citant le Livre de l'Exode] : "Il est écrit : «Et l'Eternel fit trouver grâce à ce peuple aux yeux des Egyptiens et ils leur ont prêté [des objets d'or et d'argent]». - Rendez-nous l'or et l'argent que vous nous avez pris !" (Ex 12, 36).
Vous me croirez sans peine, je pense, si je vous dis que j'étais à cent lieues d'imaginer que cette parabole didactique du Talmud pût devenir réalité. J'eusse ri au nez de quiconque me l'eût affirmé. L'article qui suit prouve que j'aurais eu tort. Attachez vos ceintures : c'est surréaliste ! Et pourtant, cela se passe au XXIe s. et les protagonistes de cette pantalonnade pseudo-juridique sont de respectables Arabes, hommes de loi, de surcroît. Alors, de deux choses l'une, ou nos Sages étaient des prophètes, ou ces gens sont tellement dévorés par leur haine antisémite qu'ils en perdent le sens… Réflexion faite, je crois que les deux propositions sont vraies.
Je vous laisse maintenant lire cette "réalité qui dépasse la fiction". Je vous retrouverai, en fin de texte, dans un 'Epilogue' qui ne surprendra que celles ou ceux qui n'ont pas lu le texte de ma causerie, dont référence ci-dessus.]


----------------------------------------


Traduction française de Menahem Macina pour upjf.org (Reproduction sur site interdite sans accord préalable.)

Original anglais : [url]http://www.memri.org/bin/opener_latest.cgi?ID=SD55603#_edn1[/url]


Des juristes égyptiens vont intenter un procès aux 'juifs' en vue d'obtenir une compensation pour 'les milliards' de tonnes d'or prétendument volé lors de l'exode d'Egypte


Dans son édition du 9 août 2003, l'hebdomadaire égyptien Al-Ahram Al-Arabi publiait une interview du Dr Nabil Hilmi, doyen de la faculté de droit de l'université d'Al-Zaqaziq qui, en collaboration avec un groupe d'Egyptiens expatriés en Suisse, prépare un énorme procès contre "tous les Juifs du monde". Ci-après, des extraits de l'interview (1).


Dr Hilmi : "... Puisque les juifs émettent diverses exigences envers les Arabes et le monde, et revendiquent des droits qu'ils fondent sur des sources historiques et religieuses, un groupe d'Egyptiens en Suisse a ouvert le dossier de ce qui est appelé le 'grand exode des Juifs de l'Egypte des Pharaons'. En ce temps-là, ils ont volé aux Egyptiens de l'époque Pharaonique, de l'or, des bijoux, des instruments de cuisine, des objets d'argent, des vêtements, et plus encore, quittant l'Egypte au milieu de la nuit avec toute cette richesse, qui est aujourd'hui inestimable".

Question: "Que vont faire les membres de ce groupe d'Egyptiens en Suisse à ce propos?"

Hilmi: "Le Dr Gamil Yaken, vice-président de la communauté égyptienne de Suisse, est venu en Egypte pour recueillir des informations. Nous avons constitué une équipe de juristes pour préparer la confrontation légale de rigueur qui vise la restitution, par les Juifs, de ce qu'ils ont volé il y a si longtemps, [délit] à propos duquel il n'est pas possible d'invoquer la prescription. En outre, [le vol] est basé sur leur livre saint, la même source à laquelle ils se réfèrent pour envahir d'autres peuples...
Le Pharaon égyptien fut stupéfait de découvrir, un jour, des milliers de femmes égyptiennes pleurant sous le balcon du palais, implorant de l'aide et se plaignant de ce que les Juifs leur aient dérobé leurs habits et leurs bijoux, au cours de la plus grande affaire de fraude collective que l'histoire ait connue.
Le vol ne s'est pas limité uniquement à l'or. Les voleurs se sont emparé de tout ce que l'on peut imaginer. Ils ont vidé les maisons égyptiennes de leurs ustensiles de cuisine. Une des femmes s'approcha du Pharaon, les yeux baissés, et déclara que sa voisine juive, qui vivait dans la maison située à droite de la sienne, était venue chez elle et avait demandé à emprunter ses objets d'or, prétendant qu'elle était invitée à un mariage... Cette voisine juive a pris [les objets] et a promis de les ramener le jour suivant. Quelques minutes plus tard, la voisine de la maison de gauche frappait à sa porte et demandait à lui emprunter ses ustensiles de cuisine parce qu'elle avait des invités pour le dîner. En utilisant le même stratagème trompeur, ils se sont emparés de tous les ustensiles de cuisine..."

Question: "On comprend qu'ils aient volé l'or, mais pourquoi les ustensiles de cuisine?"

Hilmi: "S'emparer de l'or était compréhensible. C'est clairement un vol des biens et de l'argent d'un pays d'accueil, chose qui correspond aux critères moraux et au caractère des Juifs. De plus, la raison du vol des ustensiles de cuisine, alors qu'il y avait d'autres choses de plus grande valeur, n'apparaissait pas claire aux femmes égyptiennes. Pourtant, l'un des prêtres égyptiens indiqua que telle a toujours été, tout au long de l'histoire, la manière tortueuse d'agir des Juifs. Ils s'efforcent de susciter un problème mineur lié aux besoins de la vie quotidienne, pour occuper [l'attention des] gens et les empêcher de les poursuivre pour récupérer l'or volé...
Une enquête de police a révélé que Moïse et Aaron – que la paix soit sur eux ! - comprirent qu'il était impossible d'habiter en Egypte, en dépit de ses plaisirs et alors même que les Egyptiens les associaient à toutes leurs activités, et ce en raison de la nature perverse des Juifs, avec lesquels les Egyptiens s'étaient réconciliés, quoique avec une réticence compréhensible. Donc, ordre fut donné par les rabbins juifs de fuir le pays et de garder le secret sur cet exode - qui devrait se faire à la faveur de l'obscurité et avec la plus grande quantité de butin possible. Le code était: 'A minuit'. En outre, on dit aux femmes juives de voler l'or et les ustensiles de cuisine des femmes égyptiennes, et c'est ce qui s'est produit."

Question: "Est-ce qu'ils partirent individuellement ou en groupe?"

Hilmi: "Ils partirent en un convoi de 600.000 personnes, soit environ 120.000 familles. Il y avait quelques chariots dans le convoi, et une longue file d'ânes chargés des biens volés... Ils s'enfoncèrent jusqu'au cœur du désert du Sinaï, pour tromper l'armée de Pharaon qui était à leur poursuite... Plus tard, ils se reposèrent et commencèrent à compter l'or volé, ils découvrirent alors qu'il y en avait pour 300.000 kilos."

Question: "Mais les juifs peuvent révoquer en doute cette histoire avec leurs méthodes habituelles. Quelle est la preuve religieuse dont vous avez dit qu'elle est dans la Torah?"

Hilmi: "Naturellement, les Juifs révoquent en doute cette histoire parce que c'est dans leur intérêt. Mais la réponse sera que ce récit est fondé sur ce qui est écrit dans le Torah. On peut le trouver dans le livre de l'Exode, [chapitre] 35, versets 12 à 36..."

Question: "Alors, quels arguments invoquer pour obtenir la restitution de notre or volé?"

Hilmi: "Il y a deux types de plaintes, l'une afférente à la religion, et l'autre afférente au droit. D'un point de vue religieux, toutes les religions monothéistes ont prôné de ne pas voler... Cela figure également dans les Dix Commandements, que les Juifs ont reçu l'ordre [d'observer]. Par conséquent, c'est une obligation religieuse fondamentale pour eux que de restituer ce qui a été volé, si cela existe.
"D'un point de vue juridique, la fuite avec les biens des Egyptiens pouvait avoir eu pour but soit d'emprunter, soit de voler. Si c'était dans le but d'emprunter, la chose a, sur le plan juridique, un caractère provisoire et non pas permanent, et donc ils doivent restituer [l'or], avec intérêt, à ses propriétaires.
Par contre, si les Juifs ont pris les biens des Egyptiens non pas dans le but de les emprunter mais afin de les garder pour eux, en termes juridiques, c'est un vol, et ils doivent donc restituer les biens volés à leurs propriétaires, en plus de l'intérêt pour l'usage qu'ils en ont fait durant toute la période du vol".

Question: "A combien estimez-vous la valeur de l'or, de l'argent et des vêtements qui ont été volés, et comment calculez-vous leur équivalent actuel ?"

Hilmi: "Si nous supposons que le poids de ce qui a été volé était d'une tonne, [sa valeur] a doublé tous les 20 ans, même si l'intérêt annuel n'est que de 5%. Une tonne d'or équivaut à 700 kilogrammes d'or pur – car nous devons nous rappeler que ce sont des bijoux qui ont été volés, et donc [que l'or contenait] un alliage de cuivre. Par conséquent, au bout de 1.000 ans, cela représenterait 1.125.898.240 millions de tonnes, soit 1.125.898 milliards de tonnes pour 1.000 années. En d'autres termes, 1.125.000 milliards de tonnes d'or, c.-à-d., un million multiplié par un million de tonnes d'or. Ceci pour une tonne volée. L'or volé est estimé à 300 tonnes, et il n'a pas été volé pendant 1.000 années, mais pendant 5.758 années, d'après le comput juif. Par conséquent, la dette est astronomique...
Sa valeur doit être calculée avec précision en fonction de l'information récoltée, et après qu'une action judiciaire ait été ouverte contre tous les Juifs du monde, et contre les Juifs d'Israël en particulier, de manière à ce qu'ils remboursent aux Egyptiens la dette qui est mentionnée dans la Torah".

Question: "Une transaction de compromis est-elle possible?"

Hilmi: "On peut envisager un compromis. La dette peut être rééchelonnée sur 1.000 ans, avec l'ajout d'un intérêt cumulatif durant cette période".


----------------------------------------



(1) Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), 9 août 2003.


----------------------------------------


© MEMRI, pour la version anglaise, et upjf.org et M. Macina pour la traduction française
(Reproduction sur site interdite sans accord préalable.)

----------------------------------------



EPILOGUE DE M. MACINA

[Gebiah, fils de Pesiah […] demanda [aux Egyptiens, cités dans mon "Avant-Propos", au début de ce document]: "D'où apportez-vous votre preuve [du vol des biens des Egyptiens par les Juifs] ?" Ils lui répondirent : "De la Torah". Il leur dit : "Moi aussi je ne vous apporte ma preuve que de la Torah, ainsi qu'il est dit : «Et la durée du séjour durant lequel les enfants d'Israël demeurèrent en Egypte fut de quatre cent trente années.» (Ex 12, 40). - Donnez-nous le salaire de six cent mille hommes que vous avez asservis en Egypte pendant quatre cent trente ans."
['Tosafah' de 'rabbi' Menahem: …Somme à laquelle devront s'ajouter des intérêts de retard arrondis à une période de 3.000 ans - plus raisonnable que celle des juristes égypto-suisses, qui confondent le comput juif depuis la création du monde (5.758 ans) avec le temps qui s'est écoulé depuis la sortie d'Egypte.]


(En espérant que vous aurez survécu à la 'comptabilité' délirante relative à cette non moins délirante affaire - qui aura au moins, je l'espère, l'avantage de nous esbaudir, en ces temps où pleurer est plus courant que rire... Menahem.)


Mis en ligne le 24 août 2003 sur le site www.upjf.org