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Menahem Macina

Le Juif, "saleté" dans l'œil du monde, par Menahem Macina
29/04/2003

Chronique radiophonique hebdomadaire sur Aroutz7

29 avril 2003

Le Telegraph, de Londres, publiait, hier, une chronique de Barbara Amiel, consacrée à la fameuse carte routière. Son titre :"Tant qu'Israël n'aura pas été reconnu, cette carte routière ne mènera nulle part" www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2003/04/28/do2801.xml&sSheet=/portal/2003/04/28/ixportal.html.

Pour la bouillante journaliste, ce document "est le produit d'une bureaucratie affectée d'un utopisme primaire". Et de dauber sur des phrases du genre : Il y aura "des élections libres, honnêtes et ouvertes" et une cessation "immédiate et sans conditions" de la violence et de l'incitation à la haine envers Israël. "Au vu de l'histoire de ces cent dernières années, commente cruellement la journaliste, cela pourrait marcher si chaque état arabe, de la Libye à l'Arabie Saoudite, subissait l'équivalent d'un changement de sexe culturel".

Les Israéliens, avertit-elle, "devront prendre immédiatement des mesures irréversibles, comme démanteler des tours de contrôle et des implantations, évacuer des territoires et restituer les fonds palestiniens bloqués". Et tout cela en contrepartie de quoi? "D'une série de déclarations palestiniennes de bonne volonté, réversibles à tout moment... Autant vendre votre voiture et la donner sur le champ à l'acquéreur en contrepartie d'un chèque qui ne sera pas honoré", dixit Barbara.

La journaliste se gausse des commentateurs qui focalisent toute leur attention sur la question de savoir si Abou Mazen est de mèche avec Yasser Arafat. Pour elle, c'est passer à côté de l'essentiel. "Si les Arabes avaient accepté l'existence d'Israël, les Palestiniens auraient obtenu leur Etat il y a 55 ans, quand l'ONU le leur a accordé". La seule évidence aveuglante dans cette affaire, souligne-t-elle, c'est que "le monde arabe n'a jamais toléré l'existence d'un Etat juif au Moyen-Orient, et que tant qu'il ne sera pas prêt à l'accepter, aucun plan ne marchera".

Si tant de gens font mine d'ignorer une hostilité aussi inflexible, c'est, estime Barbara Amiel, uniquement parce que la plupart d'entre eux en ont assez de ce problème. "La somme de dangers et de tracas qui affectent le monde, à cause de ce petit pays 'de merde', a usé tout un chacun jusqu'à la corde. Un tel état d'esprit n'est fondé sur aucune affection spéciale envers les musulmans ou les Arabes. Il tient tout simplement compte du fait que 1,2 milliards de musulmans exaspérés clament avec insistance que leur problème majeur est une petite bande de terre appelée Israël, et qu'ils encourageront des terroristes-suicide à jeter des avions contre des gratte-ciel, si cela contribue à ébranler son allié majeur, l'Amérique".

Le conflit arabo-israélien a affecté de manière négative l'économie mondiale, il a causé des ravages au tourisme et déstabilisé des sociétés. On comprend que la plupart des dirigeants occidentaux veuillent s'en débarrasser. Mais il est gênant de le reconnaître. Aussi, insistent-ils sur la nécessité d'"accords" et de "feuilles de route". D'où le mantra: "implantations illégales". "Pourtant, jusqu'en 1967, il n'y avait aucune colonie juive sur la Rive Occidentale, les territoires étaient aux mains des Arabes, et Israël n'avait pas la paix pour autant".

"Le Moyen-Orient est en proie à ses difficultés propres: l'Islam modéré opposé au fondamentalisme, les factions tribales, les divisions religieuses et le sous-développement économique. La disparition d'Israël ne résoudrait rien de tout cela. Mais sa présence au Proche-Orient en est venue à symboliser, de manière obsessionnelle, tous les échecs et les dysfonctionnements fondamentaux du monde arabo-musulman".

Et Barbara Amiel de conclure : "C'est comme une personne atteinte d'une maladie grave et qui a une petite saleté dans l'oeil. Son affection cardiaque peut la tuer, mais tant que ce corps étranger est là, elle ne peut plus penser qu'à cela".

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Le Juif, saleté dans l'œil du monde, une métaphore de plus
dans notre Guinness Book des records de l'insulte antijuive…



Menahem Macina