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Éditorialistes
Menahem Macina

Changement de cap, Menahem Macina
14/11/2003

Vos réactions ont été transférées à la fin de ma mise au point :
"Changer de cap n'est pas changer de foi ni de convictions".

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Comme le savent celles et ceux qui visitent régulièrement notre site, nous n'avons pas coutume de diffuser des vues qui portent atteinte à la crédibilité des institutions et des gouvernements de l'Etat d'Israël.
A ce titre, nous avons évité jusqu'ici de relayer l'idéologie du camp, dit «de la paix», dans la mesure où, jusqu'à un passé récent, il donnait l'impression de critiquer l'actuel gouvernement (élu par une écrasante majorité du peuple israélien), uniquement dans le but de faire revenir aux affaires un gouvernement de gauche, dont le vote populaire avait sanctionné la politique au profit d'une coalition de droite.
Les choses sont différentes aujourd'hui. Les circonstances et la situation sur le terrain sont telles, qu'il ne nous paraît pas sain de passer sous silence le débat déchirant qui se déroule actuellement en Israël, au prétexte - certes, respectable, mais qui nous paraît désormais inadéquat - qu'il ne faut pas introduire des divisions en Israël, ni déforcer la politique du gouvernement en place. Mais c'est précisément cette politique qui fait question et dont la critique s'étale sur la place publique en Israël.

Notre dilemme (qui remonte à de longs mois, mais dont nous n'avons pas cru devoir faire état sur ce site) a été le suivant :

- On peut choisir de faire l'impasse sur ce débat, au motif que c'est une affaire intérieure israélienne et que ce n'est pas à nous, Juifs de la diaspora, d'interférer dans cette affaire purement israélienne, et encore moins d'émettre des critiques, qui seraient de nature à fissurer la cohésion morale de la nation.
- Mais ce faisant, on laisse le champ libre à la presse non juive - et majoritairement hostile au gouvernement actuel de l'Etat d'Israël - qui, elle, se fait un malin plaisir d'étaler et d'exploiter les divergences entre Israéliens pour radicaliser une opinion publique occidentale mal informée et généralement hostile à la politique, israélienne, sur la foi, précisément, des rapports biaisés et hostiles des dits médias.

A tort ou à raison, nous croyons pouvoir sortir de ce dilemme en relayant la couverture du débat israélien en cours, qu'effectuent des associations dont nous ne nous sentons pas le droit, jusqu'à plus ample informé, de suspecter la bonne foi, la droiture d'intention, et la détermination d'œuvrer, à leur manière, à trouver une issue à la crise actuelle.

En conséquence, en tant que responsable éditorial du site, je prends aujourd'hui la décision cruciale de faire écho, dans nos pages, à tous débats, critiques, et analyses concernant le blocage politique et sécuritaire du processus de cohabitation de deux Etats en Eretz Israel, dans la mesure où ils émanent de personnalités ou groupes dignes de foi et exprimant leur dissentiment de manière crédible et non séditieuse, et ce même si leurs propos ne sont pas de notre goût et si nous ne partageons pas toujours tout ou partie de leurs analyses de la situation.

Je suis conscient que ce mien changement de cap risque de me valoir le discrédit, voire l'ostracisme de certain(e)s d'entre vous. J'assume par avance les conséquences de ma décision. Je m'efforcerai de l'étayer et de la motiver, de manière plus approfondie, dans un prochain éditorial.

Menahem Macina
14 novembre 2003


Kol Shalom, La voix de la paix, La newsletter des Amis Belges de Shalom Archav, Lettre n° 59


[size= 3]Édito : Quatre ex-dirigeants du Shin Bet craignent une catastrophe

Interrogé ce vendredi par la radio d'Israël, l'ancien patron du Shin Bet (1987-93) Yaakov Perry a repris les propos que publie le quotidien à gros tirage Yedioth Aharonoth de ce jour et estimé que la seule manière pour Israël d'éviter la catastrophe qui se prépare est de prendre des mesures unilatérales, tel le retrait de la bande de Gaza. Cela pourrait amener les Palestiniens à négocier, diminuerait le terrorisme et améliorerait la position d'Israël aux yeux du monde.

De son côté, Carmi Gillon, qui fut responsable du Shin Bet jusqu'en 1996, a déclaré au même journal : "En s'occupant uniquement de la façon d'empêcher la prochaine attaque terroriste, le gouvernement ignore la question de savoir comment nous allons sortir du chaos dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui".

Pour Ami Ayalon, ancien commandant des forces navales et qui assura la direction du Shin Bet de 1996 à 2000, le gouvernement doit prendre l'initiative unilatérale de retirer les troupes et les colons de la bande de Gaza. Ayalon considère que "nous nous dirigeons vers le moment où l'Etat d'Israël ne sera plus une démocratie et pas davantage le foyer du peuple juif".

Enfin, Avraham Shalom, qui fut à la tête des services de sécurité de 1980 à 1986, a dit au même quotidien : "Nous devons admettre, une fois pour toutes, qu'il existe un autre côté, un côté qui éprouve des sentiments, qui souffre, et à l'égard duquel nous nous comportons mal... ce comportement est le résultat de l'occupation".

Déjà, le chef d'état-major général a demandé récemment un changement de la politique de répression à l'égard de la population palestinienne [1]. C'est assurément l'honneur d'Israël que ces responsables - anciens ou en fonction - aient le courage de s'exprimer de la sorte, et que la démocratie vivante de ce pays leur permette de parler publiquement sans autre risque que le déplaisir du gouvernement et l'impopularité dans certaines couches de la population.

Pour notre part, nous avons souvent entendu des gens de bonne volonté nous dire : "Vous avez peut-être raison mais vous ne vivez pas en Israël. Laissez aux Israéliens le soin de définir la politique qu'ils veulent suivre". C'est pourquoi les Amis Belges de Shalom Archav se félicitent d'entendre ce que disent ces Israéliens qui ont occupé les plus hautes fonctions, et que personne ne peut taxer d'irréalisme ou de faiblesse. Cela traduit aussi un changement dans l'opinion, soyons-en certains.

L'Equipe de Kol Shalom
->www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=665

[size= 3]Ariel Sharon décidé à rencontrer Ahmed Qoreï

Après avoir traité le premier ministre palestinien de "marionnette manipulée par Yasser Arafat", le chef du gouvernement israélien change de ton. Est-ce que les déclarations du Chef de l'état major, le général Moshe Yaalon, la lettre des 27 pilotes, le Pacte de Genève et la campagne d'Ayalon/Nusseibeh y seraient pour quelque chose ?
Par Marc Henry - Le Figaro - 14 novembre 2003
->www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=663

[size= 3]Suspendu à un fil

Israel a annoncé qu'il jugerait le gouvernement Qorei sur ses actes. Contrairement à ce qu'il exigeait du gouvernement d'Abou Abbas, il renonce toutefois a l'exigence de voir Qorei s'attaquer au problème du désarmement des organisations terroristes. Des contacts entre responsables des deux camps sont en cours...

Par Uzi Benziman - Haaretz - 14 novembre 2003 - Traduit et transmis aimablement par La Paix Maintenant (France)
->www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=664


[size= 3]Avant-postes illégaux : le défi des ministères

Ignorant les directives du procureur général Elyakim Rubinstein, certains ministères continuent à financer des projets de construction dans les avant-postes de Cisjordanie, même ceux dont le caractère illégal est manifeste.

Par Amos Harel - Haaretz - 12 novembre 2003 - Traduit et transmis aimablement par La Paix Maintenant (France)

www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=662


[size= 3]La clôture folle

A l'origine, la clôture avait un but clair et unique : protéger les habitants d'Israël du terrorisme. A présent, il s'agit de tout autre chose : morceler la Cisjordanie avec pour effet de rendre la vie de centaines de milliers de Palestiniens encore moins supportable et de susciter immanquablement plus de haine, plus de terroristes.

Editorial de la redaction - Haaretz - 11 novembre 2003 - Traduit et transmis aimablement par La Paix Maintenant (France)

www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=659

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Note de la Rédaction d'upjf.org

[1] Dans des déclarations de presse, en octobre, le général Moshe Yaalon avait reproché au gouvernement d'avoir, par son intransigeance, affaibli l'ex-premier ministre palestinien Mahmoud Abbas. Il s'était notamment insurgé contre le maintien du bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes et les opérations incessantes de l'armée, estimant que tout cela favorise la rancoeur, la montée de l'extrémisme et de l'anarchie. Il avait préconisé au contraire des mesures d'assouplissement, notamment la levée du couvre-feu dans des secteurs de ces territoires jugés calmes, et le transfert de diverses zones au contrôle de l'Autorité palestinienne pour faciliter la tâche de l'actuel premier ministre palestinien Ahmad Qoreï. Suite à ses propos, le général Yaalon avait été convoqué par le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, qui l'avait rappelé à l'ordre sans que Yaalon accepte pour autant de se rétracter.
Un tel revirement étonne. En effet, le chef d'état-major a toujours été considéré comme un champion de la ligne dure au sein de l'armée, un homme qui exigeait avant toute chose l'écrasement de la révolte palestinienne. Au mois de juillet, il estimait encore qu'Israël «avait réussi à conduire cette guerre complexe jusqu'au point où l'adversaire a compris que le recours à la force ne lui apportera pas de solution ». Certains commentateurs estiment que le fait qu'un tel homme en vienne à critiquer le gouvernement pour son intransigeance, témoigne d'une rupture avec la ligne dure poursuivie par le gouvernement d'Ariel Sharon. Cette évolution, estiment-ils, traduit un malaise grandissant dans une armée qui se rend compte qu'en dépit de l'extrême violence dont elle fait preuve contre les Palestiniens, il n'y a pas de solution militaire au conflit et qu'au contraire il y a risque d'explosion si Israël continue à exercer une telle pression sur le peuple palestinien. Les observateurs, en Israël et ailleurs dans le monde, se demandent si la prise de position du général Yaalon est susceptible d'amener les responsables politiques israéliens à s'interroger sur les risques de la répression à l'encontre de la population palestinienne ?

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Mis en ligne le 14 novembre 2003 sur le site www.upjf.org