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Menahem Macina

Pathos du "Clochemerle palestinien" et calomnies anti-israéliennes
24/03/2002

Voir aussi : 'Clochemerle en' Palestine. Ou : la saga de la 'chaise vide' d'Arafat : www.debriefing.org/0298.html

fin décembre 2001

Quand le pathos du "Clochemerle palestinien" vire à la campagne de calomnies anti-israéliennes


Ci après, quelques commentaires de Presse à propos de l'interdiction imposée à Arafat de se rendre à Bethléem pour la traditionnelle messe de minuit, à laquelle, depuis quelques années, il avait coutume d'assister. Ils sont suivis de réactions – parfois sévères - que nous ont transmises certains de nos fidèles visiteurs. Nous leur en laissons bien évidemment la responsabilité. Pour l'expression (osée, j'en conviens) de « Clochemerle palestinien », je m'en explique dans l'éditorial intitulé « "Clochemerle" à Bethléem : un pathos pathologique ».


1. "Les mitraillettes de la Nativité...", Courrier International

2. Réaction d'un Juif, par J.-M. Emsallem

3. "Détendre le climat pour Arafat l'usurpateur", par Pierre Caïn

4. "Arafat vient pour tuer...", par Jacques Sobieski (extrait)




1. "Les mitraillettes de la Nativité...", Courrier International


Courrier International, 25 décembre 2001

Yasser Arafat veut se rendre à Bethléem, "à pied s'il le faut", pour assister à la traditionnelle messe de minuit. Ariel Sharon s'y refuse. Le bras de fer entre les deux hommes met en lumière la situation de la ville biblique de la nativité, symbole de paix plongé dans le noir et cerné par Tsahal…

"Je me souviens du Noël que j'ai passé à Bethléem. Les rues étaient illuminées et les boutiques brillaient de mille décorations. Des chœurs reprenaient les mélodies chantées aux quatre coins du monde pour annoncer la bonne nouvelle. Au détour de chaque rue, des spectacles magiques émerveillaient les enfants. La nuit de Noël, des milliers de colombes étaient lâchées depuis l'église de la Nativité. Un message de paix offert par la Palestine au monde entier." C'était il y a deux ans. Rania Awwad, une Américaine d'origine palestinienne, s'en souvient encore. Dans les pages du "Jordan Times", elle raconte les images qui rejaillissent dans sa mémoire : "La place devant l'église était pleine de vie, bondée de touristes accompagnés de leurs guides. Les pèlerins affluaient en provenance de tous les pays."


Dans le ciel, les Apache ont remplacé les feux d'artifice...

Décembre 2001 n'offre certainement pas le même paysage. Les collines et les vallées qui entourent la ville et par où sont arrivés les bergers venus pour accueillir le Sauveur ­ont été récemment bombardées. "Les anges qui accompagnaient les bergers, les protégeaient et leur soufflaient à l'oreille de ne pas avoir peur de la nuit", poursuit le "Jordan Times". Aujourd'hui ce sont les habitants de Bethléem qu'il faudrait rassurer. La place devant l'église est occupée par des chars israéliens. Les hôtels sont vides et d'ailleurs la plupart ont été abîmés ou incendiés par les bombardements. Parmi les habitants, certains suggèrent de décorer "les branches de l'arbre de Noël avec les photos des milles [sic] Palestiniens tombés sous les balles israéliennes durant les quinze derniers mois". Dans le ciel, les avions Apache ont remplacé les feux d'artifice. Dans le regard des enfants, l'émerveillement a cédé la place à la peur et à l'angoisse. Et les seules lumières qui brillent dans la ville sont celles des missiles qui explosent et celles des phares des hélicoptères qui rasent les toits des maisons. [[1]]


La ville de la Nativité, encerclée par les forces israéliennes...

"Dans la terre où le Christ est né, la paix manque. La souffrance est le lot quotidien des gens qui y vivent. Pendant que le monde entier chantera 'Que la paix soit sur le monde', les Palestiniens de Bethléem seront assiégés. La ville de la Nativité est encerclée par les forces israéliennes", écrit encore le "Jordan Times". Les routes sont coupées par des tranchées longues de plus de cent mètres et des barrières rendent impossible tout déplacement pour sortir ou rentrer dans la ville. Des Palestiniens essaient de se faufiler à pied en empruntant des routes secondaires. Mais s'ils sont arrêtés par des patrouilles de l'armée israélienne, ils sont tués sur le champ [[2]]." Même les ambulances et l'aide médicale n'arrivent pas à trouver leur chemin pour venir au secours d'une population soumise au bouclage et de plus en plus isolée.

Dans un autre article émouvant, le "Jordan Times" rappelle l'histoire de Fatima, une femme enceinte bloquée par l'armée israélienne à un point de passage aux portes de Bethléem. Après une longue attente, elle a accouché dans une voiture, devant le barrage. Le nouveau-né, un prématuré, avait besoin de soins d'urgence. L'hôpital de Bethléem était à quelques kilomètres. Au bout d'une heure, la mère et l'enfant ont été autorisés à passer. Le bébé est mort dans l'après-midi. C'était en octobre dernier. Le "Jordan Times" interroge : "Si, de nos jours, Joseph et Marie voulaient aller de Nazareth à Bethléem, arriveraient-ils à temps pour la naissance de leur fils ? Seraient-ils autorisés à traverser tous les barrages dressés par les Israéliens ? Marie, une femme enceinte, serait-elle retenue à un point de passage ?" [ [3] ]


Atteindre la ville de la Nativité en décembre 2001, rien n'est mois [sic] sûr…

© Courrierinternational.com


2. Réaction d'un Juif, par J.-M. Emsallem


Je me souviens : pendant des décennies, le Mur du Temple fut transformé en urinoir par les Palestiniens [en fait, les Jordaniens] jusqu'à ce que les Israéliens viennent rappeler au monde que ce minuscule bout de terre est leur seul refuge.

Je me souviens que la grande synagogue d'Oran, où j'allais prier, étant enfant, a été transformée en mosquée, comme des milliers d'autres synagogues que nous avons dû abandonner dans les pays arabes.

Je me souviens que, réfugiés "pied-noirs" d'Algérie, nous avons dû, sans rien emporter, ce pays que nous habitions avant la colonisation arabe et française, et que mes parents ont dû trimer dur pour se réinstaller, en particulier dans ces HLM qui sont devenus aujourd'hui des cités de non-droit, où l'Intifada bat son plein contre nos policiers et pompiers, et ce par les mêmes arabes qui nous ont bannis d'Algérie. (Ils sont bien plus nombreux qu'en Israël, posent beaucoup de problèmes au quotidien, surtout en matière d'insécurité. Mais les caméras sont bloquées sur Israël. Comme c'est inquiétant !).

Je me souviens d'Arafat, inventeur du terrorisme actuel, dont les cibles préférées sont les enfants, les nôtres comme les leurs.

Je me souviens d'Israël faisant front à 300 millions d'Arabes et un milliard et demi de musulmans soutenus par un monde 'civilisé', persuadé d'assister à l'agonie de l'Etat Juif.

Je me souviens qu'un Juif nommé Jésus est né à Bethléem: il n'en reviendrait pas de voir qu'aujourd'hui, un "pape", chef d'une religion née plusieurs dizaines d'années après la mort de son Maître, vienne réclamer qu'un assassin d'enfants (dont des pays relevant de sa religion maintiennent, jusqu'à nos jours, des chrétiens en esclavage), puisse participer à l'anniversaire de la naissance de ce Jésus. (C'est fou, non ?)

Je me souviens des malheurs que ces deux religions ont causés, depuis deux mille ans (il y en a tant qu'il serait vain de les rappeler ici). Mais je suis persuadé que ceux a qui je m'adresse n'ignorent rien de tous ces crimes. C'est la raison pour laquelle, comme pour un crime parfait, ils veulent en effacer les traces, dont la principale est le peuple JUIF.

Plaise à D' qu'ils n'y parviennent pas !

Jean-Max Emsallem


[Note de Vered qui nous transmet la réaction d'Emsallem] :


C'est vrai qu'Arafat aurait eu du mal à prier à l'Eglise Saint Elias, au Liban, où ses hommes avaient massacré plusieurs centaines de personnes.

Par la suite, cette église est devenue un garage pour les véhicules de l'OLP, et un lieu d'entraînement au tir.

Etonnant! On n'entend pas du tout parler de cela!!! Mais on peut en lire le récit complet (en anglais) sur:

www.free-lebanon.com/LFPNews/psa/psa.html


Vered


3. "Détendre le climat pour Arafat l'usurpateur", par Pierre Caïn

Le Monde, 25 décembre 2001

Le Vatican juge "arbitraire" l'interdiction d'Arafat à Bethléem.

Le Vatican a qualifié lundi d'"arbitraire" l'interdiction faite au président palestinien Yasser Arafat d'assister à la messe de Noël à Bethléem, édictée par le gouvernement israélien. "Une démarche diplomatique a été effectuée par le secrétariat d'Etat afin d'éviter cette interdiction imposée arbitrairement", a déclaré le porte-parole du Vatican, Joaquim Navarro-Valls. Cette démarche des autorités vaticanes vise à "faciliter un climat plus détendu dans la région", a-t-il ajouté, dans un communiqué constituant la première réaction officielle de l'Eglise catholique.

Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, a été reçu lundi matin à Ramallah par M. Arafat et s'est ensuite rendu à Bethléem où il doit célébrer la messe de Noël. "Le président (palestinien) pourrait ne pas être avec nous ce soir à Bethléem, bien que je souhaite sa présence", a-t-il dit aux journalistes après sa rencontre avec M. Arafat. Il a également condamné l'attitude d'Israël qualifiée d'"agression". - (AFP.)


Remarques de Pierre Caïn, Jérusalem (Israël) Info'TSION


Première remarque:

Le Vatican a-t-il "détendu le climat dans la région"? Pourquoi a-t-il refusé de recevoir en audience le ministre des Affaires étrangères de l'Etat d' Israël, Shimon Pérès, il y a quinze jours ?

Il faut considérer ce refus comme un affront du Vatican contre le peuple juif. Cela n'a guère été souligné. Pas plus du côté du gouvernement que dans le camp de Shimon Pérès , ou les médias.

Deuxième remarque :

"Arafat tente de se faire passer pour le champion [note d'Info'TSION : le protecteur] de la Chrétienté. C'est, bien sûr, une absurdité" (The Jérusalem Post, 25 décembre 2001)

Nous ajouterons : et une escroquerie intellectuelle et morale. La suite de la grande manipulation.

Et le monde entier, par médias interposés, tombe dans le piège ! Une fois de plus.

"Par exemple, il [Arafat] s'est servi des Chrétiens comme boucliers humains à Beit Jalah, où les terroristes qu'il contrôlait ont en toute liberté tiré sur le quartier de Gilo, à Jérusalem".

"La plupart des Chrétiens ne savent pas que la proportion des Chrétiens à Bethléem est tombée de 90 %, il y a 50 ans, à 35 % aujourd'hui". (The Jérusalem Post, 25 décembre 2001)

Où sont allés ces Chrétiens ? S'ils sont vraiment protégés par Arafat, pourquoi partent-ils en Israël ou à l'étranger ?

On sait aussi que Madame Arafat, chrétienne, a été "priée" de se convertir à l'Islam après son mariage !

Et que Jésus est, selon Arafat, un Palestinien.


Pierre Caïn, Jérusalem



4. "Arafat vient pour tuer...", par Jacques Sobieski (extrait)

A l'attention du "Courrier International" : marco.schutz@courrierinternational.com

Concerne l'article "Les mitraillettes de la Nativité"
www.courrierinternational.com/actual/aujourdhui_etranger.asp

"Arafat vient, comme le Roi Hérode - dont parle l'évangile - qui voulait venir à Bethléem "adorer l'enfant Jésus", mais dans un seul but : l'assassiner.

Ce qui se passe en Israël est absolument prophétique !

Les Écritures semblent avoir annoncé ce qui allait se passer 2001 ans plus tard : un assassin d'enfants qui dit aux mages venus d'Orient : "dites-moi où il se trouve afin que je puisse, moi aussi, l'adorer"

Tiens, mais au fait, pourquoi Arafat [se dit-il prêt à] sacrifie[r] 70 Palestiniens pour un juif ? Considère-t-il donc qu'un juif vaut 70 arabes ?

Arafat ne connaît-il pas l'évangile où il est écrit que Jésus est venu pour les siens et qu'il est appelé le Roi des Juifs ? Arafat envoie à une mort certaine des enfants, des femmes et des hommes de tout âge, avec la bénédiction des nations et des gouvernements du monde et de "Courrier International".

Et il irait adorer celui qui a dit d'aimer ses ennemis et de tendre la joue gauche ? De qui se moque-t-on ? ..."


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[1] [ Comme chaque téléspectateur a pu le constater, au fil des nombreux reportages sur Bethléem, Jérusalem et Ramallah, le 24 décembre, aucun missile n'a explosé et l'on n'a pas vu le moindre hélicoptère. L'astuce du journaliste consiste à mentionner, dans un contexte qui n'a aucun rapport avec l'allusion faite, des faits qui ont eu lieu antérieurement, lors des opérations de représailles israéliennes aux attentats et de traque des terroristes. En général, ce genre de désinformation par amalgame se fait à partir de séquences filmées post-datées et décalées de leur contexte réel. Note de Menahem Macina ]

[2] [ Pure calomnie, bien sûr. Mais qui ira vérifier ? Tout observateur objectif sait que les seuls 'civils' sur lesquels tire et que parfois abat Tsahal sont des terroristes, ou des Palestiniens qui se sont infiltrés, ont tiré sur des policiers ou des soldats, ont été surpris en train de manipuler un engin explosif, ont forcé un barrage, ou refusé d'obéir aux sommations leur enjoignant de s'immobiliser pour vérification. Tsahal, en l'occurrence, agit selon les règles d'ouverture de feu, reconnues par les conventions internationales, en situation de guerre ou d'insurrection. Note de Menahem Macina ]

[3] [ Plus pathos que cela, tu meurs! Mais il y a plus. Qui ne perçoit la charge d'antijudaïsme, pour ne pas dire d'antisémitisme, incluse dans ces parallèles sulpiciens? - Les crucificateurs et les déicides d'hier sont des empêcheurs d'accoucher en rond, des tueurs de femmes enceintes, par files d'attentes interposées aux postes de contrôle... Oui, c'est sûr, si la famille de Jésus était venue se faire recenser à Bethléem en décembre 2001, les Israéliens auraient mis en échec les prophéties. Jésus ne serait pas né dans la ville de David. La religion chrétienne n'eût jamais existé... (La Shoah non plus d'ailleurs! Ce qui eût été tout bénéfice). Mais, comme chacun sait, avec des 'si' on peut imaginer une histoire qui n'a jamais eu lieu - ce qui, en soi, ne serait pas grave, s'il ne se trouvait à chaque fois des millions d'abusés volontaires pour estimer que la fiction est préférable à la réalité. Note de Menahem Macina ]