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Menahem Macina

Tsahal au prétoire, ou «Heureux comme un Juif en France», Menahem Macina
02/09/2002

Nathalie, une de nos informatrices à Paris, a eu raison de nous signaler l'article de Dominique Simonnot, paru dans Libération du 2 septembre 2002, sous le titre: "Il ne faut pas rigoler avec la police" . En effet, comme on le constatera à la lecture du bref extrait qui suit, l'armée de l'Etat Juif (Tsahal) a joué, dans un prétoire, le rôle ignominieux de repoussoir social et de parangon de la violence policière.

Voici toute l'histoire. Hamdan comparaît devant le Tribunal correctionnel de Paris. Motif : il a menacé les policiers d'un couteau Opinel, puis il s'est enfui. Son avocat :
«Pourquoi a-t-il fui ? Voyez-vous, pour moi, les policiers sont des gens qui m'emportent aux urgences quand je vais mal, ils sont gentils, ils me rassurent. Eh bien, j'ai découvert que pour les jeunes des cités difficiles, les policiers font peur ! Ils passent à tabac, ils insultent ! Et quand ils sont jugés pour des violences, ils sont relaxés.
Aujourd'hui, dans les quartiers, c'est Tsahal contre les Palestiniens ! Voilà pourquoi mon client a fui !» …
Le procureur, furieux : «Je ne laisserai pas dire qu'on passe tout aux policiers ! Ils n'ont pas toujours raison devant les tribunaux ! Il y a des procédures annulées et il y a l'IGS, la police des polices…
Quant à comparer la police à Tsahal ! On sait comment Tsahal rentre dans les territoires! Et comment, ici, les policiers en sont empêchés dans certaines cités !»
L'avocat s'avance: «Toutes mes excuses, je voulais dire que
c'est l'image de la police chez certains !»

***


Frères et sœurs juifs, amies et amis de notre peuple, que vous en semble ?

Il ne s'agit pas ici d'une simple comparaison, ni d'une métaphore anodine.

Un Rubicon a été franchi. Désormais, les journalistes n'ont plus le monopole des sulfureux amalgames antisionistes – voire antisémites.

La Justice a décidé de n'être pas en reste au jeu de l'utilisation racoleuse et vulgaire d'un amalgame aussi consensuel que celui-là.

Car enfin, dans un prétoire français, on a laissé un avocat accréditer l'association Tsahal = Police, et jeunes des banlieues = Palestiniens.

M'est avis que cette instrumentalisation rhétorique diabolisante fera 'jurisprudence (im)morale' dans l'histoire de l'antisionisme à relents antisémites.

Oui, Tsahal a été traîné dans la boue, en plein prétoire, sans que nul ne s'en émeuve.

Tsahal, jadis symbole du courage d'un petit peuple rescapé du pire massacre de l'histoire, et vainqueur, en 1948, des armées arabes coalisées, qui voulaient lui faire subir le même sort… Tsahal est devenu un libelle de honte. Une métaphore de Judas, de Dreyfus, ou de Rothschild. Un synonyme de 'nazi', ou de 'facho'. Un substitut de 'juif', ou de 'youpin… Bref, une marque d'infamie.

Chacun sait que lorsqu'un organisme perd ses défenses immunitaires, les maladies les plus bénignes le mettent en danger.

La honte, comme la pudeur, est le signe de l'intégrité des défenses immunitaires morales et spirituelles. Quand on ne rougit plus, la perversité n'est pas loin.

Hier, au Tribunal Correctionnel de Paris, cette utilisation avilissante du label glorieux de notre Armée de Défense Juive en Israël n'a pas éveillé la honte du juge, ni celle du procureur, ni celle de l'avocat, ni celle de l'assistance (1).

Hier, dans un prétoire pour Ponce-Pilate, magistrats et avocats se sont trompés de coupable. Il ont relâché Hamdan, le 'Palestinien', avec une peine symbolique (2), et condamné Tsahal, l'Israélien, à l'opprobre éternel.

Qui a écrit : «Heureux comme un Juif en France» ?

Elohim ! Si j'avais trente ans de moins, je prendrais le premier avion pour rejoindre, sur la terre de nos Pères, celles et ceux de mon peuple qui y sont déjà.

Ici, nos ennemis insultent Tsahal. Là-bas, Tsahal nous protège de nos ennemis.


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(1) Seule exception : le journaliste de service, qui a rapporté le propos et en a fait la matière de l'article cité. Dans quel but ? Pour stigmatiser la chose, ou pour rire un bon coup aux dépens de l'Etat juif ? Nous ne le saurons sans doute jamais.
(2) 120 heures de travail d'intérêt général.

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© 2002 Menahem Macina et www.reinfo-israel.com