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Menahem Macina

Ce 'détail de l'histoire' escamoté par les journalistes
16/11/2002

Un de nos fidèles visiteurs et informateurs nous transmet aujourd'hui une nouvelle scandaleuse. [Voir "Les enfants Ohayon et leur mère assassinés au jardin d'enfants".] Dans sa chronique hebdomadaire, Michèle BARON, journaliste à radio Judaïque FM, relate qu'elle vient de participer à un voyage en Israël, organisé par le CRIF et l'AUJF. Avec les autres visiteurs M. Baron s'est rendue sur les lieux de l'assassinat des enfants OHAYON et de leur mère, au kibboutz METZER.
Et "qu'a-t-elle vu de plus que les reporters du monde entier n'ont pas remarqué, ni donc diffusé ?", questionne rhétoriquement notre informateur, qui donne immédiatement la réponse : "des toboggans, balançoires, tourniquets (en grand nombre) étaient situés devant les lieux du crime, ce qui ne pouvait laisser planer aucun doute sur la destination de ce bâtiment : C'ETAIT UN JARDIN D'ENFANTS !" [Mais voir : "Rectification concernant le massacre de la famille Ohayon".]

J'avais déjà fait la même observation, mais je doutais de mes impressions, puisque rien dans les reportages diffusés ne semblait les corroborer. En effet, dans un reportage récent, sur Euronews, j'ai vu le père des petits assassinés se taper la tête, avec désespoir, sur le lit d'un de ses enfants. J'avais remarqué qu'il s'agissait d'un chalit (lit superposés) et que, à en juger, par ce que l'angle de prise de vue de la caméra permettait d'apercevoir des lieux, ces derniers ressemblaient à s'y méprendre à une chambre de jardin d'enfants ('gan yeladim'), ou de maison d'enfants ('beit yeladim').
Or, je sais, pour avoir été moi-même membre d'un kibboutz du mouvement Hashomer haTsaïr (auquel est affilié Mezner), que les enfants passent la majeure partie de leur temps ensemble au 'gan yeladim', et qu'ils y dorment même.
Mon intuition était donc juste. Le terroriste a délibérément choisi d'entrer dans le jardin d'enfants du kibboutz, où il a surpris la mère des petits Matan et Noam Ohayon, auxquels elle était sans doute venu lire une histoire, avant qu'ils ne s'endorment, comme ont coutume de le faire les parents de ce type de ferme collective, adepte de l'éducation collective.

Mon avis est qu'il faut dénoncer dans les médias l'excision - inexcusable - de cette information, pratiquée par les journalistes qui ont couvert l'événement. (Vous trouverez des adresses de médias en cliquant sur : "Take a Pen, des adresses et conseils pour réagir".) Mais au fait, où étaient Charles Enderlin et son caméraman-vedette palestinien? Vous savez, celui qui se trouvait là lorsque le petit Mohammed al-Dura a été exécuté de sang-froid...
Comment se fait-il que notre 'scoopy' israélien (amateur de scoop, comme il est surnommé là-bas), n'ait pas daigné consacrer un reportage à ce tragique événement : deux petits Israéliens exécutés de sang froid par un Palestinien (et cette fois, il n'y a pas le moindre doute)? Je ne me souviens pas avoir vu le moindre reportage digne de ce nom à ce propos sur A 2...


- Quoi?...
- On ne peut pas être partout?
- Je vous l'accorde. Mais sachez que, pour cette fois, nous nous serions fort bien passés du direct, et nous nous serions volontiers contentés d'un reportage en différé, quelques heures, voire quelques jours après l'événement.
Après tout, M. Enderlin, le Kibboutz Mezner est plus près de chez vous que de chez nous; et il est tout à fait surréaliste qu'une délégation du CRIF et de l'UJF ait dû faire le voyage de France en Israël pour en savoir plus sur ce drame.
Et ce qu'elle nous a rapporté, sachez-le, Monsieur Enderlin et Messieurs de France 2, est plus qu'un scoop (ce qui serait déplacé en cette circonstance tragique),
c'est une bombe déontologique. Et croyez-moi, lorsqu'elle explosera à la figure de celles et ceux de votre corporation qui ont osé passer sous silence ce 'DETAIL DE L'HISTOIRE', ils en seront professionnellement et moralement défigurés pour la vie...

Si, du moins, la vérité a encore droit de cité en ce monde...

Menahem Macina

© reinfo-israel.com