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Menahem Macina

Et pour quelques victimes de plus: instrumentalisation des morts d'enfants!
27/03/2004

Update 30 mars 2004 : "C'est le tireur palestinien qui a tué le petit Khaled Walwil".


Update : 29 mars 2004

A l'occasion des funérailles de cet enfant palestinien, certaines chaînes de Télévision, dont celles d'informations en continu EuroNews (2 bulletins par heure!) ont profité de l'occasion pour matraquer les consciences de l'opinion publique européenne, et les persuader que l'enfant a été tué par les soldats israéliens. Les téléspectateurs ont ainsi eu droit, durant toute la journée d'hier et jusqu'aux hautes heures de la nuit, à la rediffusion complaisante et impudique des images de cet enfant mort, exhibé devant les caméras. Odieux et calomniateur d'Israël, comme à l'accoutumée. Raison de plus pour lire (ou relire) attentivement ce qui suit. M.R. Macina.

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27/03/04

Voilà, c'est fait.

Il fallait s'y attendre, et ceux qui connaissent le cynisme de la propagande de l'Autorité palestinienne s'y attendaient.

Quant à la Presse internationale, j'ose dire qu'elle ATTENDAIT cela.

Et c'est venu.

16h 30 le bulletin bi-horaire de la chaîne européenne d'informations en continu, EuroNews, s'ouvre sur une scène de débandade – dans la rue palestinienne.

Voix off : « Une nouvelle jeune victime dans le conflit sanglant au Proche-Orient. Deux compagnies de parachutistes israéliens ont pénétré dans un camp de réfugiés, à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, pour une opération de ratissage. Les soldats ont été reçus à coups de pierres par des enfants et des adolescents palestiniens… »

De fait, la séquence qui débute nous montre, après quelques secondes de prises de vue d'une foule qui se disperse, affolée, sous les tirs croisés des Israéliens et des Palestiniens, quelques jets sporadiques de pierres. Par contre, le commentateur ne souffle mot d'une scène que la caméra a captée. On aperçoit un groupe de trois ou quatre adolescents palestiniens, à l'affût dans l'angle d'un mur. L'un d'eux fait signe au cameraman de s'écarter (ou de se baisser), et à cet instant apparaît un autre adolescent palestinien muni d'une kalachnikov. Ce n'est pas du cinéma, car le garçon tire et l'on voit nettement l'éclair du projectile incandescent qui jaillit de l'arme…

"A coups de pierres", qu'il disait, le commentateur…


Et c'est le passage crucial.

Voix off : «… Et le drame s'est produit… »

La caméra cadre une femme qui semble être sortie de la maison devant laquelle elle se trouve (mais cette 'sortie' n'a pas été filmée). Elle porte dans les bras, un enfant inanimé, qui semble être le sien. Chose curieuse, elle ne pleure pas et jette un bref coup d'œil en direction de la caméra avant de se mettre à hurler. Presque au même moment, on voit sortir de la maison une femme plus âgée, immédiatement suivie d'un adulte palestinien athlétique (un parent de l'enfant mort, le père?). La femme semble hésiter sur ce qu'elle va faire. A ce moment, l'homme prend le corps de l'enfant des bras de la femme et se dirige résolument dans la direction de la caméra, vers les téléspectateurs en quelque sorte…


Yahoo Actualités - Photo prise le 27 mars 2004/REUTERS/Abed Omar Qusini (Reuters - samedi 27 mars 2004, 11h37)


Curieuse sensation de déjà vu… L'image est presque parfaite… C'est comme si l'homme – parfaitement calme, d'ailleurs -, jouait dans un film…
Il regarde même, un instant, en direction de la caméra…
Un instant, m'effleure le soupçon que la scène a été filmée quelques instants après le drame, pour mieux la mettre en scène. Je changerai d'avis ensuite, comme on le lira ci-dessous.

On aperçoit ensuite un photographe avec casque et gilet pare-balles, qui vient se poster devant le père et marche à reculons en 'mitraillant' – si j'ose dire – l'enfant mort dans les bras de son robuste porteur… Je ne puis m'empêcher de songer, en regardant le preneur d'images tout affairé : Celui-là, au moins, aura fait son bénéfice de ce drame. Nul doute, en effet, que je verrai le cliché de ce pauvre enfant mort, en gros plan, ce soir, au "Vingt heures", ou sur l'un ou l'autre site de News, et sûrement sur tous les sites palestiniens et pro-Palestiniens (et croyez-moi, cela fait beaucoup…). Et qui sait si le photographe n'aura pas le prix Pulitzer pour ce cliché volé à la mort ?…

Suite du commentaire en voix off : « Les témoignages sont contradictoires. Les Palestiniens affirment que l'enfant de six ans, atteint d'une balle dans la nuque, a été tué par un tir israélien. Un photographe d'une organisation pro-palestinienne affirme avoir été témoin de ce tir en direction de la maison où se trouvait l'enfant… »

Admirons, au passage, l'œil de lynx et le don de double vue de ce 'témoin' pacifiste (DONC crédible, puisque militant de la paix !); capable non seulement de déterminer l'origine d'un tir, mais de suivre la trajectoire du projectile et de voir qu'il s'agit d'une balle israélienne !...

Suite et fin du commentaire en voix off : « Mais l'armée israélienne dément catégoriquement cette version, affirmant que l'enfant a été victime d'une balle perdue tirée par un Palestinien » [fin de la transcription].

Mais qui croira ce témoignage d'une armée israélienne (DONC non crédible, puisque "d'occupation") - dont chacun sait qu'elle est barbare, nazie, et surtout "tueuse d'enfants" ? Visiblement, la propagande palestinienne met les bouchées doubles pour 'rattraper' sa malchance d'il y a 48 heures, quand un adolescent palestinien, porteur d'une ceinture explosive, a été intercepté par les forces de sécurité israéliennes, et contraint de se débarrasser de l'engin meurtrier, sous l'œil des caméras du monde entier.

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Que les choses soient bien claires : je n'insinue nullement qu'il s'agit d'une fiction montée de toutes pièces. Non. L'événement a bien eu lieu - c'est-à-dire que l'enfant que tient cet homme dans ses bras a bien été tué. Simplement, ce n'est pas une balle israélienne qui l'a atteint, malgré les affirmations mensongères de la propagande palestinienne.

C'est une dépêche de Aroutz7 qui m'a amené à visionner à nouveau la séquence que j'avais enregistrée et à l'examiner soigneusement, image par image. Du coup, j'ai abandonné mon impression première d'une 'réitération' du drame pour l'immortaliser sur vidéo.


Voici le texte de la dépêche (aimablement communiqué par Robert) :

Alors qu'une opération menée ce samedi par Tsahal dans le camp de Balata près de Shehem touchait à sa fin et que les soldats allaient se retirer, un terroriste a tiré sur les forces de sécurité à partir d'un endroit d'où il ne pouvait les voir. Un enfant de sept ans a été tué et les Palestiniens se sont empressés d'accuser Tsahal.
Le colonel Hazout, qui dirigeait toute l'opération, raconte : «L'homme que nous recherchions était suspecté de faire du trafic d'explosifs depuis plusieurs semaines. Nous l'avons cherché toute la matinée mais il était introuvable. J'ai alors donné l'ordre à mon unité de se retirer. J'étais assis dans une jeep et je supervisais le retrait des troupes. Tout était calme depuis plus de cinq minutes lorsqu'une fusillade a éclaté. Elle provenait du coin d'une rue. Un terroriste tirait sur ma jeep sans pouvoir viser. Puis j'ai entendu des cris et j'ai vu toute une famille en train de hurler, et dans les bras du père, un garçon en sang.» Le petit s'appelait Khaled Walouil et au moment où les coups de feu ont été tirés, il venait de quitter la fenêtre par laquelle il regardait ce qui se passait dehors.
Il y a de fortes chances pour que les balles qui ont atteint l'enfant proviennent de l'arme du terroriste embusqué qui tirait à l'aveugle. Les Palestiniens prétendent que l'enfant a été tué par les soldats de Tsahal durant un échange de feu mais le colonel Hazout est formel : «Nous étions sur le point de nous retirer et il n'y avait plus aucun échange de tirs depuis longtemps...»


Du coup j'ai réexaminé le passage où l'on voit le terroriste tirer. La direction du tir semble bien corroborer la version de l'officier supérieur israélien.

Ci-dessous, le cliché où figure le tireur qui pourrait avoir atteint accidentellement l'enfant palestinien (merci à S. Attali de me l'avoir signalé) :


(AP Photo/Majdi Mohammed) (AP - samedi 27 mars 2004, 13h03) Yahoo Actualités.


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Evidemment cela ne change rien à ce drame. Un enfant est mort, victime d'un échange de tirs, et c'est une tragédie humaine. Sans aucun doute. Mais ce qui m'est insupportable, c'est le soupçon, dont il m'est impossible de me départir, que le drame a été cadré pour les besoins de la propagande. Les spécialistes confirmeront ou infirmeront cette mienne perception. Mais, que j'aie raison ou tort, je me suis senti le devoir de faire partager à nos internautes ma quasi-certitude qu'une fois de plus la partie palestinienne cherche à faire endosser aux Israéliens une bavure de ses militants.

………………………

Par ailleurs, plus que la perversion de la propagande palestinienne, que nous savons capable de tout - même d'abattre froidement un de ses enfants, dans une mise en scène machiavélique (1), même de simuler l'enterrement d'un pseudo-mort à Jénine (2) -, ce qui m'a personnellement le plus scandalisé, c'est l'avidité de ces reporters, affamés de scoops anti-israéliens, à se jeter sur la jeune victime palestinienne, comme des hyènes sur un animal mourant…

Et surtout à se ruer sur toute information qui met Israël en tort et à la diffuser urbi et orbi, avec une joie mauvaise pour étayer leur thèse selon laquelle c'est l'Etat hébreu qui est le mauvais...

J'exagère ?

Qu'on lise donc ces extraits d'une dépêche de l'AFP, du 26 mars (18h 14), à propos de l'interception de l'adolescent candidat au suicide à l'explosif. Elle est intitulée "Israël marque des points dans la guerre des images". J'ai mis en couleur ou souligné certaines remarques perverses et infâmantes, qui cachent mal la rage de cette agence, dont l'orientation pro-palestinienne est tellement flagrante, qu'en son temps, j'ai malicieusement développé son sigle en : "Agence France-Palestine"

« Dans la féroce guerre de propagande qui oppose les deux camps [vraiment les deux, AFP ?] depuis le début de l'Intifada, Israël a marqué des points avec les images, qui ont fait le tour du monde, d'un adolescent palestinien aux allures d'enfant, les bras en l'air, une ceinture d'explosifs autour du torse.

La satisfaction était générale, vendredi, dans les milieux officiels israéliens, deux jours après l'arrestation par l'armée, à un barrage en Cisjordanie de Hossam Abdo, 16 ans, mais qui en paraissait tout juste 12 [3].

"Je crois que nous avons fait du bon travail", déclare une porte-parole de l'armée, le commandant Sharon Feingold [4].

"Le sujet a ouvert toutes les émissions (télévisées) du matin en Amérique et les journaux du soir en Europe", dit-elle, très satisfaite.

Même le fait qu'il s'agissait d'un adolescent de 16 ans, et non d'un enfant de 14 ans, comme annoncé d'abord par l'armée, n'a pas nui à l'impact de l'affaire, car l'image était celle d'un enfant.

Depuis son début, fin septembre 2000, l'Intifada a donné lieu à des images dramatiques qui ont marqué les esprits et influé sur l'attitude de l'opinion publique dans le monde.

La plus forte est sans aucun doute celle de la mort d'un enfant palestinien de 12 ans, Mohammad al-Doura, tué le 30 septembre 2000 dans la bande de Gaza dans les bras de son père, apparemment par des balles israéliennes [5].

Tournées par un caméraman de la chaîne de télévision française France 2, ces images poignantes avaient porté un coup terrible à l'Etat hébreu
.

D'où l'importance des images du jeune Hossam Abdo, coupant maladroitement avec une paire de ciseaux apportés par un robot la courroie retenant la ceinture d'explosifs qu'il portait autour du torse.

"Il n'y aucun doute que cela aura un effet" sur l'opinion publique, se félicite le directeur-général adjoint du ministère des Affaires étrangères en charge de l'information, Gideon Meir… »

Après avoir rappelé que, dix jours auparavant, un enfant palestinien de 11 ans avait été arrêté au même barrage, avec une dizaine de kilos d'explosifs, qu'il transportait dans un sac, à son insu, le communiqué de l'AFP affirme qu'Israël regrette de n'avoir pas donné à l'événement – plus grave encore que celui d'avant-hier -, la publicité qu'il méritait, et revient sur l'interception du volontaire au suicide, Hossam Abdo, en insinuant machiavéliquement que, cette fois, les Israéliens ont exploité l'événement jusqu'à la corde. Qu'on en juge par les extraits suivants :

« Les autorités israéliennes avaient en tout cas retenu la leçon, car l'arrestation de Hossam Abdo a été exploitée de main de maître. M. Meir donne ainsi un exemple révélateur. En quelques minutes, dit-il, une liaison téléphonique a été établie entre le barrage, où un officier israélien informait la presse des détails de l'affaire, et la salle où était réunie à Genève la commission des droits de l'Homme de l'Onu.

L"ambassadeur d'Israël auprès de cette commission, Yaakov Levy, a alors demandé à prendre la parole et traduit au fur et à mesure les propos de l'officier pour les diplomates présents, au grand dam des ambassadeurs des pays arabes.

"Nous faisons des progrès", s'exclame M. Meir, qui souligne ce rare exemple de coopération parfaite entre l'armée et les Affaires étrangères… »


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Commentaire général : Ne pouvant révoquer en doute ce flagrant délit de crime contre l'humanité de ses 'protégés' palestiniens, la Rédaction de l'AFP se donne beaucoup de mal pour édulcorer, voire disqualifier l'information, en tordant les faits et les déclarations, et surtout en jetant le discrédit sur la médiatisation israélienne de l'événement. (Parce que les Palestiniens ne médiatisent pas, eux ? Bien sûr que si ! Pire, quand ils n'ont pas de scoops infamants pour Israël, ils en fabriquent ! - voir plus haut).

Ce honteux traitement des faits, en forme de procès d'intention, mérite à ce morceau d'anthologie de l'AFP l'adage populaire : "C'est l'hôpital qui se fout de la charité !"

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Et pour en finir avec ces épisodes navrants, et au risque de passer pour un foutu moralisateur, qu'il me soit permis d'appeler à une trêve - une hudna - dans cette impudique guerre des images, dont des enfants tués sont les 'munitions' scandaleuses.

C'est pour flétrir de tels procédés - quels qu'en soient les auteurs et les bénéficiaires - que j'ai donné à cet article un titre de dérision : "Et pour quelques jeunes victimes de plus".

Je voudrais le clore par son sous-titre : "Instrumentalisation des morts d'enfants !", dont je souhaite de tout mon coeur qu'il soit à l'origine d'une


proscription absolue

de cette instrumentalisation de la mort enfantine

par caméra et propagande interposées.



Menahem Macina

© upjf.org



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Notes

(1) Il s'agit de la mort du petit Mohammed ad-Dura. Une rubrique de notre site est entièrement consacrée à cette affaire mémorable. Voir : www.upjf.org/documents/forumdisplay.php?s=&forumid=78

(2) Le 28 avril 2002, des Palestiniens organisaient à Jénine un enterrement truqué. Malheureusement pour eux, un drone de Tsahal avait filmé la scène. Stupeur : on y voyait le 'mort' tomber de sa civière, puis se relever et s'enfuir. (Voir les clichés-vidéo sur le site de Tsahal : www.idf.il/english/news/funeral.stm). Le stratagème ayant été éventé, et la manipulation avérée, Law, une organisation pro-palestinienne fournit une piteuse 'explication' cousue de fil blanc, dont nous vous laissons juges : C'était bien une mise en scène, mais… pour les besoins d'un film. Ce qui amena IMRA - une organisation pro-israélienne d'analyse de la presse - à formuler la remarque ironique suivante : «A défaut d'autre chose, on ne peut que rester sans voix devant l'aptitude des organisations palestiniennes telles que la LAW à gérer une évidence embarrassante. Il serait intéressant de savoir comment le producteur palestinien du film explique un scénario où un Palestinien enveloppé d'un linceul, que ses porteurs laissent tomber à plusieurs reprises de la civière mortuaire, se sauve, tandis que la foule réagit apparemment à la résurrection du "shahid" en s'enfuyant. Est-on en train de filmer une comédie noire à Jénine?»

[3] On notera que la dépêche revient à deux reprises sur l'âge de l'adolescent (elle l'avait déjà fait le 25 mars en ces termes : "Un correspondant de l'AFP qui s'est rendu au domicile du jeune garçon à Naplouse a pu voir sa carte d'identité sur laquelle figure sa date de naissance : le 5 décembre 1987." Le rédacteur insinue de la sorte qu'Israël a joué sur l'incertitude des premières informations sur l'âge du candidat au suicide palestinien, et a tout fait pour persuader la presse et l'opinion publique qu'il s'agissait d'un enfant et non d'un adolescent. Mais l'AFP peut danser sur sa tête : que l'on ait 12, 14 ou 16 ans, ON N'EN EST PAS MOINS MINEUR !

[4] En réalité le Commandant Sharon Feingold, une porte-parole de l'armée, s'est dite satisfaite, non pas de cette victoire médiatique, mais de l'impact que la photo criante de vérité a eu sur les gens. Cette "satisfaction", qui selon l'interprétation perverse de l'AFP résulte du succès médiatique est en fait la même que celle de Guidon Meir, responsable de l'information au ministère des Affaires étrangères, qui a déclaré : «C'est la première fois que l'on a pu vraiment montrer au monde, avec des images concrètes, le cynisme des Palestiniens dans cette guerre du terrorisme.»

[5] Notons, au passage, l'audace perverse de l'AFP, qui malgré son emploi de l'adverbe "apparemment", induit l'idée que c'est bien Tsahal qui est responsable du tir meurtrier, et ne fait pas même allusion aux thèses – dont certaines documentées de manière impressionnante -, selon lesquelles toute l'affaire pourrait bien n'avoir été qu'une macabre mise en scène de la propagande palestinienne, dont des tueurs sans scrupule n'auraient pas hésité à exécuter froidement l'enfant palestinien pour diaboliser Israël.


Mis en ligne le 27 mars 2004 sur le site www.upjf.org La télévision a remis cela hier et inondé les cervaux européens de ses insinuations meurtrières à l'égard d'Israël...

Mis en ligne le 29 mars 2004 sur le site www.upjf.org