Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Éditorialistes
Menahem Macina

Ils martèlent le mensonge : martelons la vérité, M. Macina
25/04/2004

Au cas où nous l'aurions oublié, malgré plusieurs affirmations mensongères, l'OLP n'a jamais changé sa Charte, et surtout pas son esprit.

On se souvient sans doute du célèbre 'mot' d'Arafat aux médias qui l'interrogeaient, à l'époque des Accords d'Oslo, sur la suppression de la fameuse clause de la Charte de l'OLP prônant la destruction de l'Etat d'Israël : «C'est caduc !», répondait–il, avec un sourire de sphinx.

Or, comme le rappelle Khaled Abu Toameh, dans son article du 22 avril, une récente déclaration, faite au journal jordanien Al-Arab par le responsable palestinien des affaires extérieures, Farouk Kadoumi, prouve le contraire (Kaddoumi: PLO charter was never changed") :

«Israël ne doit pas s'attendre à une diminution du terrorisme après son départ de Gaza. Si Israël veut quitter la bande de Gaza, il doit le faire. Cela signifie que la résistance palestinienne l'a forcé à partir. Mais la résistance se poursuivra. Qu'il laisse la bande de Gaza devenir le Vietnam du sud et nous utiliserons tous les moyens pour libérer le Vietnam du nord».

Ce qui n'empêche pas l'Institut du Monde Arabe d'affirmer, dans la rubrique Repères chronologiques de son site Web :

"24 avril 1998 : Réuni à Gaza le conseil législatif palestinien élimine de sa charte tous les articles mettant en cause 'le droit à l'existence d'Israël'".

Malgré des demandes réitérées – tant officielles que privées – l'OLP n'a jamais publié une version officielle de cette prétendue version modifiée de sa Charte. Au contraire, des nombreuses déclarations faites, ces dernières années, par différents dirigeants palestiniens, il ressort que, faute de pouvoir maintenir le but initial de la destruction physique d'Israël - politiquement incorrect -, la direction palestinienne a effectué un virage, qui n'est pas seulement sémantique, mais qui repose sur une tactique d'extinction géo-démographique de l'Etat d'Israël, consistant à préconiser la création d'un seul Etat pour deux peuples (1).

Or, l'issue de ce piège politique ne laisse aucun doute sur la disparition programmée de l'Etat d'Israël, d'abord, et de celle du peuple israélien, ensuite. En moins d'une génération, par le seul jeu de l'envahissement démographique, que causera le retour de la marée humaine des descendants des 'réfugiés palestiniens' de 1947-48, disparaîtront tant l'identité juive de la terre que celle du peuple qui l'a défrichée, assainie et rendue féconde en un siècle et demi, au prix d'un labeur incessant, au point d'en faire une démocratie moderne, aux infrastructures, à l'économie, et au développement technique, scientifique et culturel, qui ont fait d'Israël un Etat qui n'a rien à envier à beaucoup de ses homologues, lesquels ont mis des siècles à parvenir à leur niveau civilisationnel actuel.

Cette partie israélienne du peuple juif, que les nations arabes n'ont pu détruire ni par la guerre, ni par la subversion, ni par la terreur, se voit aujourd'hui sommée de se laisser absorber par le peuple palestinien, de lui remettre, sans condition, tout ce qu'elle a édifié et réalisé depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Et ce, en échange de la vie. Sans la moindre garantie sur ce que sera son existence dans un Etat arabe et musulman, où les Juifs auront, au mieux, le statut de dhimmi, sans parler de la possibilité – hélas ! plus que probable – d'une transformation de la Palestine en un Etat islamique, sous le joug de la charia.

Voilà ce qu'il faut avoir présent à l'esprit pour résister au chant insidieux des sirènes – juives et non juives – qui, au nom de la paix et du droit international (tel qu'ils interprètent l'une et l'autre (2), s'efforcent de briser le navire de la cohésion juive, en l'entraînant vers les rivages des bons sentiments, ceinturés des récifs - à peine visibles, mais bel et bien mortels -, qui le détruiront à coup sûr, engloutissant équipage et passagers.

Soyons sur nos gardes. La subversion est désormais mondiale. Il est difficile de résister à sa dialectique mensongère, aux sophismes apparemment imparables, qui touchent le Juif aux points les plus vulnérables de son incurable propension à la justice, à la vérité et à la pitié.

Et quoi de plus efficace avec de tels Juifs, que d'invoquer le malheur palestinien, son droit à un Etat qui lui soit propre, l'injustice inhérente à l'occupation israélienne d'une terre réputée palestinienne depuis des temps immémoriaux ? Quoi de plus impressionnant que la profusion de photos ou d'extraits de vidéos, soigneusement cadrés, illustrant la 'brutalité', voire la 'cruauté' de Tsahal ? Quoi de plus déstabilisant que ces films (surtout quand leurs réalisateurs sont des Israéliens !) montrant les conséquences, pénibles pour la population palestinienne, de la profusion des mesures sécuritaires, pourtant nécessaires en raison des attentats ? Quoi de plus convaincant, enfin, que les articles et les livres, presque universellement pro-palestiniens, qui ont l'art machiavélique d'inverser l'effet et la cause, dans le style: 'les attentats sont des représailles aux agressions israéliennes', 'c'est l'occupation israélienne qui est la cause de l'Intifada' ? Etc.

Sans parler de l'effet dévastateur, tant sur l'opinion publique que sur les consciences juives, des montages-photos ou vidéos et des reportages véhiculant des accusations calomnieuses, dont le flot incessant justifie les aphorismes suivants :
  • "Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois, il devient une vérité".
    (Adolf Hitler, dans Mein Kampf).
  • Plus le mensonge est gros, mieux il passe".
    (Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIe Reich).
  • "Il n'est pas difficile de tuer la vérité. Un mensonge bien présenté reste immortel" - A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.
    (Mark Twain, écrivain juif américain, 1835-1910).
Ceci étant dit, il reste une grosse difficulté morale, voire philosophique :

S'il est vrai qu'il suffit de répéter inlassablement un mensonge pour qu'il acquière le statut de vérité indéniable, alors, de deux choses l'une :
  • soit la puissance de la répétition n'est efficace qu'au service du mensonge – et dans ce cas, l'humanité est déjà subvertie de l'intérieur ;
  • soit les artisans du bien ne martèlent pas autant leur vérité que ceux du mal le font de leur mensonge - et dans ce cas, la victoire du mal sur le bien est assurée.
La vérité que doivent marteler inlassablement ceux qui aspirent réellement à une paix qui ne se fasse pas au détriment du plus faible est celle-ci :

Oui à un Etat palestinien qui accepte de vivre en paix
aux côtés d'un Etat juif reconstitué sur une partie du territoire qui fut jadis le sien.
Non à un Etat palestinien qui – comme c'est le cas aujourd'hui –
refuse catégoriquement cette perspective et tente d'éliminer l'entité israélienne.


On demande des millions de volontaires au service de cette vérité-là !



Menahem Macina © upjf.org

----------------------

Notes


(1) Voir : "Fatah: Retour d'abord, puis paix pour deux nations en un Etat".

(2) D'où l'intense propagande arabo-palestinienne autour de la notion mensongère de 'territoires occupés' et de son corollaire : le 'droit au retour', que viennent battre en brèche des études sérieuses, telles, entre autres (dans l'ordre chronologique croissant) :
Mis en ligne le 25 avril 2004 sur le site www.upjf.org