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Menahem Macina

Comportements non diplomatiques: quelques précédents notoires, M. Macina
18/01/2004

18/01/04

La conduite de l'ambassadeur d'Israël en Suède, Zvi Mazal, qui s'en est pris à une 'œuvre d'art' blasphématoire, présentée dans le cadre d'une exposition où il était convié, a fait – comme il fallait s'y attendre - les gorges chaudes de maints politiques et journalistes donneurs de leçons. Personnellement, j'ai même entendu la réflexion suivante : «Il n'y a que les Israéliens pour se conduire de pareille manière !»
Erreur. Israël n'a pas, tant s'en faut, l'apanage de propos et de comportements incompatibles avec la réserve qu'on attend de hauts dignitaires des Etats et spécialement de diplomates.
En voici quelques preuves.



Deux ou trois réflexions (non officielles, mais jamais démenties) pour comprendre l'arrière-fond idéologique de la perception d'Israël qu'ont le Chef de l'Etat français, ses principaux conseillers et certains de ses diplomates :

Dans son livre, Tous Américains ?, publié en 2002, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, décrivait la vision d'Israël qu'ont Jacques Chirac et son entourage. Pour eux, l'Etat d'Israël n'est, au regard du long temps de l'histoire, qu'une "parenthèse", une "péripétie". Colombani révélait que Jacques Chirac et son entourage convient des auditeurs soigneusement sélectionnés à des petits-déjeuners et déjeuners où ils expriment leur vision du monde débarrassé de l'état d'Israël, rappelant que, par exemple, "le royaume Franc de Jérusalem n'a duré que 2 siècles", et rejoignant en cela le calcul que font de nombreux dirigeants arabes. Notons que l'Elysée n'a jamais démenti ces propos.


Il y eut d'abord la colère mémorable du Président français, lors de sa visite officielle en Israël (22 octobre 1996) :

"Vous voulez que je reparte en France ?... C'est de la provocation !"
(Voir : www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=5342.)


Il y eut ensuite la très officielle déclaration du Président Jacques Chirac (2 octobre 2000) :

"Nous avons également évoqué, avec Mme ALBRIGHT, naturellement, le drame qui se passe actuellement à Gaza, en Cisjordanie, en Israël. Nous sommes consternés et très préoccupés par cette flambée de violence. A l'origine, jeudi dernier, une provocation irresponsable sur le Lieu Saint de l'esplanade des mosquées. Et, à partir de là, un embrasement prévisible. Des dizaines de morts, des centaines de blessés et la remise en cause d'un processus de paix qui était probablement engagé, pour la première fois, de façon presque irréversible, qui permettait tous les espoirs pour retrouver la paix et la dignité des hommes dans cette région, et leur sécurité.
Je souhaite que chacun comprenne qu'on ne lutte pas contre l'émotion d'un peuple avec des blindés et qu'il faut engager un processus où la raison retrouve toute sa place. En tous les cas, pour sa part, la France -et moi-même- participerons avec tout notre coeur au retour à ce processus de paix, de dignité, de droits de l'Homme, de respect des autres qui doit finalement s'imposer dans cette région, comme dans toutes les régions du monde." (

(Extrait de la déclaration à la presse de monsieur Jacques Chirac Président de la République, à l'issue de son entretien avec madame Madeleine ALBRIGHT, secrétaire d'Etat des Etats-Unis d'Amérique (Palais de l'Elysée - 2 octobre 2000. Sur le site de l'Elysée :
www.elysee.fr/actus/arch0010/001004/extrait.htm.)


Ces propos présidentiels sont repris par M. Levitte, ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies (3 octobre 2000) :

"La France déplore les violences qui ont résulté de cette visite [d'Ariel Sharon sur le Mont du Temple]. Au-delà de cette provocation, c'est la responsabilité de ceux qui sont en charge du maintien de l'ordre qui est en cause. Comme le président Chirac l'a indiqué hier matin : 'On ne lutte pas contre l'émotion d'un peuple avec des blindés.' L'usage disproportionné de la force armée que l'on a pu constater ces derniers jours contrevient de façon manifeste à la quatrième Convention de Genève.
(Déclaration intitulée "Situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne". Texte sur le site des Missions Permanentes Auprès des Nations Unies :
www.un.int/france/documents_francais/001003_cs_france_moyenorient.htm)


Propos antisémites du Président syrien, tenus devant le Pape (qui ne les a pas flétris !), lors de la visite officielle de celui-ci en Syrie (5 mai 2001) :

"Votre sainteté", déclare Bachar el-Assad en arabe, après avoir rendu hommage aux valeurs représentées par le Saint-Siège et présenté les vertus du peuple syrien, "nous constatons que la justice est bafouée : les territoires sont occupés au Liban, au Golan et en Palestine. Nous les entendons massacrer les principes de l'égalité lorsqu'ils disent que Dieu a créé un peuple meilleur que les autres (...) Ils violent les lieux sacrés, ils tentent de tuer tous les principes des religions célestes avec la même mentalité par laquelle fut trahi, puis torturé le Christ et de la même manière qu'ils ont essayé de trahir et tuer le prophète Mohammed".
(Voir : www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=2261)


Propos grossiers et violemment anti-israéliens de l'ambassadeur de France en Grande Bretagne, Daniel Bernard, (décembre 2001) :

S'adressant à son hôte, Lord Black of Crossharbour, propriétaire du Daily Telegraph, lors d'une soirée mondaine en décembre 2001, l'ambassadeur de France en Grande Bretagne, Daniel Bernard, lui a fait part de son sentiment selon lequel la crise internationale actuelle avait été causée par "ce petit pays de merde : Israël" (that shitty little country Israel). D'après Mme Amiel, la femme de Lord Black, l'ambassadeur aurait ajouté: "Pourquoi devrions-nous courir le risque d'une troisième guerre mondiale à cause de ces gens-là ?" (Why should we be in danger of World War Three because of these people?).
(D'après The Guardian et The Times, du 19 décembre 2001.
Voir : www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=5342.)


Profitant de la position éminente de son mari, l'épouse de Wim Duisenberg, Président de la Banque Centrale Européenne, et banquier le plus puissant d'Europe, se livre à la diffamation anti-israélienne la plus éhontée. (11 janvier 2003).

Madame Gretta Duisenberg, en visite sur la Rive Occidentale [Cisjordanie], a déclaré, au cours d'une interview accordée à un journal néerlandais, que "l'occupation israélienne est pire que l'occupation des Pays-bas par les Nazis", et que "la cruauté des Israéliens ne connaît pas de limites". Au début de la même semaine, elle avait exprimé de la compréhension pour la motivation des bombes humaines.
Comme l'avait fait remarquer, en son temps, Rabbi Marvin, doyen et fondateur du Centre Simon Wiesenthal : "Il n'est plus possible que le gouvernement hollandais affecte de ne pas prêter attention à cela. Duisenberg a exploité la position de son mari pour obtenir un passeport diplomatique, qui a été utilisé de manière déplacée. Sa campagne injurieuse et continue souille la mémoire d'Anne Frank et de tous les Hollandais qui ont combattu les Nazis et en ont souffert".



Gérard Araud, nouvel ambassadeur de France en Israël, pris en flagrant délit de propos anti-israélien par un journaliste israélien (31 août 2003) :

Dans une conversation privée avec un autre diplomate, Araud a qualifié l'Etat juif de "paranoïde" [atteint du délire de la persécution], et son Premier Ministre, Ariel Sharon, de "voyou".
(Voir :www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=5013.)

Sans commentaires.


Menahem Macina

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Mis en ligne le 18 janvier 2004 sur le site www.upjf.org