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Droits humains, racisme, antisémitisme, etc.
Antisémitisme

Dérapage antisémite du maire de Londres, Ken Livingstone
17/02/2005

11 février 2005

The Evening Standard

Original anglais : Who said what when Ken clashed with reporter

Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org

L'affaire défraye la chronique en Angleterre. (Voir le communiqué de l'AFP, à ce propos). Même Tony Blair a demandé à Ken Livingstone de présenter des excuses au journaliste juif Oliver Finegold, que l'édile londonien a comparé à un gardien de camp de concentration, parce que, prétend-il, le reporter l'a accablé de questions auxquelles il n'avait pas envie répondre. Mais l'irascible "Ken le Rouge" a refusé de venir à résipiscence. Imaginez ce qui se serait passé si le maire de Paris avait tenu de tels propos ! Sur ce point au moins, comparé à ce qui se passe en Angleterre - et spécialement à Londres -, la vie du Juif en France est un long fleuve tranquille ! Que penser de cet édile mal embouché ? Même s'il donne cette impression, il serait politiquement incorrect d'affirmer que Ken Livingstone est judéophobe. Ce qui ne fait aucun doute, par contre, c'est qu'il aime les Arabes. (Voir "Le maire de Londres calomnie Memri et loue Al-Qaradaoui"). Menahem Macina.


Accrochage de Ken Livingstone avec un journaliste : qui a dit quoi ?


Le maire de Londres, Ken Livingstone
© Jim Watson (AFP/AFP/Archives - mardi 15 février 2005


Le journaliste Oliver Finegold est envoyé avec un photographe à l'Hôtel de Ville pour couvrir la réception en l'honneur de l'ancien secrétaire à la Culture, Chris Smith, événement qui marque le 20ème anniversaire de l'entrée en politique du député. La soirée tire à sa fin ; [Oliver Finegold] est dehors et recueille les impressions des invités, dont Mme Nicky Gavron, maire adjoint, le ministre de l'Enseignement Stephen Twigg, Chris Smith et son compagnon Dorian Jabri. Peu avant 21 h, alors que Ken Livingstone quitte l'Hôtel de Ville, Finegold demande au maire ses impressions concernant la réception. La conversation est enregistrée sur un magnétophone que Finegold tient face au maire :

Ken Livingstone [s'adressant au photographe, Nigel Howard] : Vous en avez déjà pris une [photo].

Oliver Finegold : M. Livingstone, pour l'Evening Standard. Comment s'est passée cette soirée ?

Livingstone : Elle a été terrible pour vous ? Avez-vous envisagé de vous soigner ?

Finegold : Comment s'est passée cette soirée ?

Livingstone : Avez-vous envisagé de vous soigner ?

Finegold : Était-ce une bonne réception ? Que représente-t-elle pour vous ?

Livingstone : Que faisiez-vous auparavant ? Étiez-vous un criminel de guerre allemand ?

Finegold : Non, je suis juif, je n'étais pas un criminel de guerre allemand, et, à vrai dire, suis très choqué de ce [que vous dites]. Donc, comment s'est passée cette soirée ?

Livingstone : Mmouais, vous l'êtes peut-être, mais, en fait, vous n'êtes qu'un gardien de camp de concentration, vous faites ça uniquement parce que vous êtes payé pour le faire, n'est-ce pas ?

Finegold : Bravo, ce que vous avez dit est enregistré. Donc, comment s'est passée cette soirée ?

Livingstone : Vous n'avez rien à y voir, parce que votre journal est un ramassis de salauds et de réactionnaires fanatiques.

Finegold : Je suis journaliste et je fais mon travail. Je vous demande seulement un commentaire.

Livingstone : Eh bien, travaillez pour un journal qui n'a pas un passé de partisan du fascisme.


À ce stade, M. Livingstone refuse tout autre commentaire et Oliver Finegold met fin à l'échange, tandis que le maire quitte les lieux.


© The Evening Standard pour l'original anglais et upjf.org pour la version française.


Mis en ligne le 18 février 2005 sur le site www.upjf.org.