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Promouvoir les images et les mots pour gagner la guerre, Info-Sion
12/10/2003

Pierre Caïn, INFO'SION, Jérusalem-capitale (Israël)

'Glanes d'Eretz Israel' n° 73, 12 octobre 2003, 15 tichri 5764



I. Préambule : promouvoir les images et les mots pour gagner la guerre

Aujourd'hui, au Proche-Orient surtout, la bataille des mots et de l'image précède ou accompagne celle des armes. La guerre n'est plus seulement une affaire militaire. Elle est aussi une affaire de mots.

La représentation du conflit dans l'opinion est évidemment un facteur décisif sur le terrain. Les Palestiniens, formés à l'école de la propagande soviétique l'ont depuis longtemps parfaitement compris et appliqué.

Plus que tout autre, le conflit entre les Arabes et Israël dépend de la perception que les "opinions publiques" - israélienne, occidentale, américaine - peuvent en avoir. Ici plus qu'ailleurs, la conquête de l'opinion publique est un enjeu. Contrairement à d'autres drames qui se nouent sur la planète dans l'indifférence des opinions, celui-ci sensibilise, émeut, bouleverse, mobilise, contre Israël. Surtout depuis Durban...

(... ) Aussi, à tout instant, les dirigeants et, en l'occurrence, le gouvernement israélien, doivent-ils avoir et tenir un discours sur ce qui se passe.

Le sens même de la guerre que mène Israël faisant aujourd'hui problème chez certains, en Israël, il ne faut pas cesser de préciser le sens des missions de Tsahal. C'est, en effet, souvent le manque de clarté sur le sens qui fait que bien souvent les [Israéliens] gagnent leurs combats et perdent finalement la paix

Nous sommes engagés dans une guerre du sens par médias interposés. Nous nous devons de la gagner (d'après Jean-Léon Beauvois, préface de l'ouvrage de Loup Francart, La guerre du sens, Stratèges et stratégie, p. VII et VIII, et p. 4 de couverture ; et d'après: La guerre israélienne de l'information, par Joss Dray et Denis Sieffert, Ed La Découverte; p.11 à 13, ouvrage que INFO'SION a pris à contre-sens de l'intention des auteurs. Ndlr de 'Glanes').

C'est dans cette optique que nous rapportons ici l'opération de Tsahal qui a commencé dans la nuit de jeudi à vendredi, à Rafiah, à la frontière avec l'Egypte, et qui était destinée à détruire les tunnels servant au passage clandestin depuis l'Egypte des armes de tout calibre destinés aux terroristes palestiniens. (P. C., INFO'SION )


II. Les tunnels de Rafiah (frontière sud d'Israël) : des boucliers humains palestiniens pour protéger les lieux de passage des armes provenant d'Egypte et destinées aux terroristes. L'info vue sous deux facettes

a) Les faits relatés par le Jerusalem Post en français, éd. Electronique, 12 octobre 2003.

"Huit Palestiniens tués dans un raid à Rafiah", par Matthew Gutman

L'armée israélienne a mené vendredi une de ses plus vastes opérations des trois dernières années, tuant huit Palestiniens et démolissant trois tunnels utilisés pour l'acheminement d'armes depuis l'Égypte.

Cette opération est la première de ce que les services de sécurité présentent comme "une série d'opérations majeures" dans la zone, dont l'objectif est d'endiguer le flot d'armes arrivant dans la bande de Gaza.

La quantité massive d'armes, acheminées via les nombreux tunnels passant sous Rafiah, à la frontière égyptienne, a surpris l'armée israélienne, les Palestiniens s'efforçant, selon elle, d'acquérir des armes de plus en plus efficaces.

Des unités de la brigade d'infanterie Givati, aidées de chars et d'hélicoptères de combat, sont entrées, vendredi, dans le sud de la bande de Gaza, accueillies par des tirs, des lancers de grenades et des bombes déclenchées le long des routes, à l'entrée du camp de réfugiés de Rafiah, une des places fortes du terrorisme palestinien.

Les soldats se sont vite rendus maîtres d'une large partie du camp, prenant position sur les toits. Trois tunnels ont été localisés, puis détruits, selon le colonel Eyal Eisenberg, commandant de la brigade Givati dans la bande de Gaza.

Seul un soldat israélien a été blessé dans l'opération. Selon les bilans palestiniens, plus de 60 Palestiniens auraient été blessés. Deux des huit victimes sont des enfants, ce qui a conduit le porte-parole de Yasser Arafat, Nabil Abou Roudaineh, à condamner le raid comme "un crime de guerre et une tragédie humaine".

Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a également critiqué sévèrement l'opération, déclarant que "l'usage disproportionné de la force dans des zones densément peuplées n'était pas compatible avec la loi humanitaire internationale."

Les deux enfants ont été tués, et de nombreux autres blessés, lorsqu'une roquette lancée par l'un des hélicoptères de combat s'est abattue sur une foule. L'armée a affirmé qu'elle visait des hommes armés engagés dans la bataille.

Tsahal compte rester dans le camp de réfugiés jusqu'à la démolition d'une dizaine de tunnels supplémentaires.


b) Pourquoi et comment les Palestiniens ont-ils créé les conditions de cette situation

Lire : IlanTsadik, "Les bouche-trous à Rafah [destruction de tunnels de transit d'armes] © Metula News Agency.

III. Témoignage capital de Guy Millière pour la Mena :
"Une nouvelle maladie française: l'islamophobie".

IV. Analyse : Isy Leibler, "La guerre des idées", The Jerusalem Post, traduit par Glanes n° 74.


Conception thématique : INFO'SION.
Pour une diffusion, partielle ou totale, mentionner les sources.



Mis en ligne le 12 octobre 2003 sur le site www.upjf.org