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La Barrière de Sécurité, Communiqué de Nissim Zvili
13/10/2003

Communiqué publié le 9 octobre 2003
par Nissim Zvili, ambassadeur d'Israël en France


La décision de construire une barrière de sécurité fait partie de la lutte contre le terrorisme. Il s'agit là d'un moyen passif supplémentaire pour empêcher les terroristes palestiniens d'atteindre les civils israéliens. Il n'est question ni de frontière, ni de barrière définitive.


LE SEGMENT MURAL

Le long de la barrière de sécurité existe un mur de béton, mais il ne mesure que 7 kilomètres sur les 170 ! Et il est construit sur le territoire israélien !

Ce mur est édifié sur 3 tronçons. Le premier tronçon longe la ville de Kalkylia mais ne l'entoure pas. En effet, il suit principalement le tracé de la nouvelle autoroute nationale numéro 6. Le deuxième tronçon passe près de Tulkarem, et le dernier borde un village israélien : Bat Hefer.

Ce type de mur existe sur les autoroutes européennes en tant que mur anti-bruit. Il a été bâti bien avant l'édification de la barrière de sécurité, à la demande de la compagnie internationale (non israélienne) chargée de la construction et du fonctionnement de l'Autoroute n° 6. Cependant, des tireurs palestiniens ont visé régulièrement les employés de cette compagnie internationale. C'est alors que, malheureusement, ce mur acoustique est devenu un mur balistique.


L'ESSENTIEL DE LA BARRIERE

Les 163 kilomètres restants sont constitués d'une barrière électronique. Comme celle qui existe depuis de nombreuses années autour de la Bande de Gaza, avec le Liban, la Syrie et la Jordanie. Ces barrières n'ont jamais empêché la signature d'accords de paix entre Israël et ses voisins. De plus, elles peuvent être déplacées facilement et leur tracé a connu des changements lors des accords de paix.

La partie Nord de la barrière dispose de 41 portes de passage pour les agriculteurs palestiniens ayant des champs de l'autre côté de la barrière, ainsi que pour les élèves se rendant à l'école. La traversée des portes est assurée en coordination avec l'armée israélienne et en accord avec les besoins des civils palestiniens.


A L'EXTERIEUR DE LA BARRIERE

Il ne s'agit pas d'une annexion de territoires palestiniens. Sur les 170 kilomètres déjà construits, seulement 1.6% du territoire disputé a été entamé. En cas de volonté d'annexion il serait ridicule de prétendre n'annexer que 1.6% du territoire. De plus, Israël s'est engagé à payer un fermage pour chaque mètre carré au-delà de la barrière.

La majeure partie de la terre entamée est une terre non cultivée et qui n'appartient pas à des propriétaires privés.

A l'ouest de la barrière, il restera alors moins de 5.000 Palestiniens. Ils recevront d'office tous les papiers nécessaires pour passer d'un côté à l'autre.


A L'INTERIEUR DE LA BARRIERE

Le gouvernement israélien a pris la décision de ne pas construire une barrière à l'Est des territoires disputés. Cela va laisser sans doute plus de 90% des territoires sous contrôle palestinien.

Grâce à cette barrière, les «check points» et les barrages entre les villages palestiniens ne seront plus nécessaires, ce qui allégera considérablement la vie quotidienne des Palestiniens.

Trois grands points de passage pour les véhicules (les poids lourds, etc.) existeront à Tulkarem, Jénine et Kalkylia, comme celui qui existe déjà à Carni dans la Bande de Gaza. Ceci permettra de reprendre les activités d'échange commercial entre Israéliens et Palestiniens.

Depuis l'édification de la barrière, le nombre de Palestiniens autorisés à travailler en Israël a triplé.


INDEMNITES

Israël a ouvert un fond d'indemnités d'un montant de 250 millions de shekels, soit 50 millions d'euros, ce qui correspond à 5 ans de revenu pour les Palestiniens affectés par la construction de cette barrière. Cette somme est renouvelable tous les 5 ans.

Durant la construction de la barrière, 63.000 oliviers ont été déplacés. Le lieu de leur réimplantation finale est déterminé par leurs propriétaires palestiniens.

Aucun village n'est privé de sa source d'eau. Chaque villageois peut continuer à travailler comme auparavant.

La plupart des Palestiniens ayant droit à des indemnités ne les utilisent pas, à cause des ordres politiques reçus de l'Autorité palestinienne.

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Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site Internet officiel de la Barrière de sécurité : www.seamzone.mod.gov.il/Pages/ENG/default.htm


[Texte aimablement communiqué par L'Arche.]

Mis en ligne le 14 octobre 2003 sur le site www.upjf.org