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Série antisémite sur Al-Manar, chaîne du Hezbollah (MEMRI)
31/10/2003

Série antisémite sur Al-Manar, chaîne du Hezbollah(MEMRI)



Série télévisée syrienne diffusée pendant le Ramadan sur Al-Manar,
la chaîne du Hezbollah : Diaspora, 1er épisode


Pendant le mois de Ramadan, la chaîne satellite du Hezbollah, Al-Manar, regardée à travers le monde, diffusera une série antisémite en 30 épisodes produite par la Syrie, intitulée Al-Shahat (« Diaspora »). Cette série prétend raconter l'histoire du sionisme de 1812 jusqu'à la création de l'Etat d'Israël. A l'instar de la série égyptienne Cavalier sans monture (1), également diffusée pendant le Ramadan l'an dernier, cette série syrienne dépeint « un gouvernement juif mondial » inspiré de celui du Protocole des sages de Sion. MEMRI mettra en ligne une vidéo sous-titrée de la série une fois sa diffusion achevée. Voici quelques extraits du premier épisode, (2) diffusé le 27 octobre 2003 :


Prologue et sources

Le 1er épisode est introduit par le texte suivant : «Il y a 2000 ans, les sages juifs instaurèrent un gouvernement mondial ayant pour objectif de diriger le monde, de le soumettre aux préceptes du Talmud, et de séparer complètement les Juifs des autres peuples. Ensuite, les Juifs entreprirent de provoquer des guerres et des conflits civils, récoltant la condamnation des [différents] pays. Ils se firent passer pour persécutés, attendant que leur sauveur, le ‘Messie', achève de les venger des 'gentils', vengeance entamée par leur Dieu Jéhovah. Au début du XIXe siècle, le gouvernement juif mondial a décidé d'intensifier ses complots. Il s'est dissous pour faire place au nouveau gouvernement juif mondial secret, dirigé par Amschel Rothschild.

La suite du texte apparaît sur l'écran, tandis que l'hymne israélien «Hatikva» est entonné en musique de fond : «Le contenu de ce programme se fonde sur plus de 250 documents juifs et sionistes historiques authentiques, sans aucun rapport avec le Protocole des Juifs de Sion. Parmi ces sources se trouvent : la Torah, le Talmud, les mémoires de Théodore Herzl, l'anthropologie juive, le Talmud de Babylone, La religion de Sion, L'Etat juif, de Herzl, Histoire du peuple d'Israël, Premiers Israéliens, Nouveaux Israéliens ; [le traité religieux] Lettre aux païens, la mine d'or qu'est la Loi talmudique, et [le traité intitulé] Débat sur Sion


Les dernières volontés de Rothschild

Suite à cette série de références, le film commence. La première scène, située à Francfort en 1812, représente la mort d'Amschel, patriarche de la famille Rothschild. Amschel Rothschild est étendu sur son lit de mort, dans ce qui semble être une grotte éclairée par les bougies d'un candélabre. Il ordonne à son fils « illégitime » d'appeler ses quatre frères, et au moment où ce dernier part s'exécuter, une voix off se fait entendre en ces termes : «Tuez les meilleurs des non-Juifs, détruisez leur religion, saccagez leurs terres. Israël ne survivra pas si les peuples étrangers survivent. Les Juifs descendent de Dieu comme l'enfant descend de son père. De même que l'homme domine [sur les animaux], les Juifs sont supérieurs à tous les peuples du monde, car la semence des étrangers est semblable à celle des ânes. Le messie rédempteur ne viendra pas tant que les peuples non juifs ne se seront éteints et que les Juifs ne détiendront à eux seuls le pouvoir.»

Entrent les cinq fils de Rothschild. Le patriarche agonisant leur confie : «Les nations non juives, elles descendent toutes de la répugnante semence de l'âne. Régnez sur elles en secret et en public, par la force et par la répression, par la tromperie et par la ruse. Ne laissez aucune nation partager le pouvoir sur le monde avec vous… Dieu nous a honorés, nous Juifs, de la mission de régner sur le monde par l'argent, la connaissance, la politique, la tuerie et le sexe – par tous les moyens… Dieu nous a promis qu'Il se vengerait de ceux qui nous envoient en exil, qu'Il triompherait d'eux, nous ordonnant de créer un Etat juif en [inaudible]. Il m'a fait l'honneur d'être l'homme le plus important de ce gouvernement. La mission du gouvernement est de préserver la religion juive et de diriger le monde, le monde entier, grâce à de fidèles agents qui infiltreront les gouvernements étrangers pour y asseoir leurs opinions… Ma tâche se termine, et c'est à vous de prendre la relève. L'Europe ne sera pas [une proie] facile ; vous devez donc tous coopérer pour frapper pays après pays, terre après terre. L'Europe doit être brûlée par les guerres et les conflits civils… J'ai laissé à chacun de vous une somme d'argent grâce à laquelle vous ferez partie des hommes les plus riches du monde.»

Rothschild explique ensuite à ses fils que l'argent n'est pas tout, et que ces derniers doivent aussi faire preuve de sagesse : «Chacun parmi vous doit apprendre à exploiter les circonstances et les événements, ainsi que les points faibles d'autrui, en ayant recours aux méthodes les plus perverses. Ainsi, vous pourrez régner sur le monde…»

Rothschild entreprend alors de répartir la responsabilité de la destruction de l'Europe entre ses fils. A Anselme, il dit : «Tu es chargé de l'Allemagne. Je veux que tu ne la laisses terminer une guerre que pour entrer dans une autre guerre. » A son fils Solomon, il dit : «Tu es chargé de l'Autriche». A Nathan, il dit : «Je t'ai laissé le plus méprisable des pays : la Grande-Bretagne.» A Karl, il dit : «Je veux que tu mobilises tout ton génie à harceler le Pape et à détruire Rome sur sa tête.» A James, il dit : «Tu dois régner sur la France plus que son propre roi.» Et à eux tous, il dit : «Je veux que vous juriez sur la Torah que vous exécuterez la volonté de Dieu.»

Après que tous les fils aient prêté serment sur la Torah, Amschel Rothschild prononce ses derniers mots : «La direction secrète a décidé que l'un de vous prendra ma place en tant que leader général de tous les Juifs du monde. Bien sûr, cela ne se fera que quand vous aurez rempli les missions que je vous ai confiées. Je veux que vous contactiez M. [inaudible]. Il prendra soin de vous et présentera la candidature des meilleurs parmi vous. Je tiens à ce que vous lui fassiez confiance et que vous ne contestiez pas son choix.»


Paris, en 1894 : réunion du gouvernement juif secret

82 ans plus tard, à Paris, le gouvernement juif mondial se retrouve ; [le rabbin] Admor Shilotka suggère d' «assassiner Alexandre III, cette saleté de tsar russe.»

Le Premier ministre du gouvernement juif secret écarte les objections d'Admor Yoscha, autre participant qui craint que l'assassinat ne conduise à un nouveau massacre de Juifs russes. Le Premier ministre explique : «Le tsar russe Alexandre III projette, d'un coup de crayon, d'unifier l'Eglise orthodoxe et l'Eglise-mère de Rome. Savez-vous ce que cela signifie, Admor Yoscha ? Cela signifie que les deux tiers des chrétiens dans le monde seront unis.» La mission d'assassiner le Tsar est confiée à Admor Shilotka, à qui l'on demande de s'exécuter «sans faire de bruit.»

Le Premier ministre poursuit : « Avant de conclure la réunion, je veux rappeler à tout le monde que la période actuelle d'équilibre international ne peut durer. Faites tout votre possible pour pousser les Allemands à entrer en guerre. Y a-t-il des questions ? Au nom du gouvernement juif mondial, il a été décidé d'appliquer tout ce qui a été mentionné à cette réunion. Cette année ici, l'an prochain à Jérusalem ! » Toutes les personnes présentes répètent : «Cette année, ici, l'an prochain, à Jérusalem !» La réunion prend fin.


Une scène dans un bordel : Herzl et Dreyfus

Un mois plus tard, après l'empoisonnement du Tsar, les Juifs complotent d'envoyer Alfred Dreyfus infiltrer le gouvernement français pour empêcher le rapprochement entre la France et la Russie. On aperçoit Dreyfus inscrivant des signes sur des cartes chez lui, et rouspétant contre sa femme qui entre dans la pièce pendant qu'il est occupé à ses cartes.

La scène suivante a lieu dans un bordel. Une prostituée juive malade est alitée. La tenancière de la maison close, Jeanne, est assise auprès d'elle. La prostituée estime qu'elle n'en a plus pour longtemps et implore : «Je vous en supplie, ne m'envoyez que des clients chrétiens. Je ne veux contaminer aucun Juif.»

Jeanne rencontre ensuite Herzl, qui l'attend au rez-de-chaussée du bordel. Pendant qu'ils discutent, Alfred Dreyfus entre dans l'établissement et demande à voir Christine. Pendant que Dreyfus est occupé avec Christine, Herzl s'en va frustré parce que personne n'a répondu affirmativement à sa lettre appelant à la création d'un Etat juif. Entre temps, Dreyfus cache, dans la salle de bains, une enveloppe contenant les cartes qu'il a tracées ; plus tard, un autre Juif vient chercher l'enveloppe.


Herzl, la tenancière Jeanne et l'Etat juif

La scène suivante présente Jeanne et Herzl discutant chez l'un d'entre eux. Jeanne demande à Herzl pourquoi il est déprimé. Ce dernier répond : «Les riches Juifs et leurs dirigeants stupides et méprisables… Ils ne comprennent pas les paroles de raison que je leur ai écrites.» Herzl explique à Jeanne qu'il n'y a que trois vérités [qui comptent] dans sa vie : «La première vérité est que je t'aime. Le deuxième est que je dois épouser une riche Juive qui m'élèvera au rang auquel j'aspire. La troisième vérité m'a été inculquée par Samuel Montague ; elle est que les Juifs du monde entier ne pourront pas vivre en sécurité tant qu'ils ne se tiendront pas par la main pour fonder leur Etat.»

Jeanne dit alors : «Théodore, et si je te donnais pour Etat la plus grande maison de Paris, un Etat dont le peuple serait composé de moi et [de nos] enfants, et dont tu pourrais être président ?» Herzl n'est pas intéressé.

Entre temps, un homme présente des documents à la Police. Il revient tout juste de Suisse, où il a enquêté sur une maladie qui touche les forêts. Il dit avoir aperçu, dans une forêt, un homme - Yaakov, celui-là même qui s'est emparé de l'enveloppe laissée par Dreyfus dans la salle de bains de la maison close – s'en prendre à une jeune fille. L'attaque de la jeune fille est mise en scène, tandis qu'ils échangent les propos suivants :

Yaakov : «Méprisable, odieux !»

Jeune fille : «Jean, je vous en prie. Vous ne comprenez pas.»

Yaakov : «Ce que je comprends me suffit. Tel est le sort du traître.»

Jeune fille : «Mais, je ne vous ai pas tous trahis.»

Yaakov : «Tu es une traîtresse, une traîtresse, une traîtresse !» [Il la poignarde plusieurs fois dans l'abdomen, faisant jaillir le sang de sa victime.]

L'inspecteur forestier témoigne avoir aperçu l'assaillant dans un hôtel de Paris et affirme que la police l'a arrêté. Fouillant dans les affaires de Yaakov, ils trouvent l'enveloppe de Dreyfus contenant les cartes. Yaacov se suicide en avalant un poison.

L'épisode se termine par une nouvelle conversation entre Jeanne et Herzl :

Herzl : «Tu peux vraiment acheter une grande maison à Paris ?»

Jeanne : «Bien sûr ! Tu as réfléchi à ma proposition…»

Herzl : «J'ai un grand projet qui nécessite un financement.»

Jeanne : «Un journal privé ?»

Herzl : «Non. La construction d'un grand foyer pour le peuple juif.»

Jeanne : «Ils ne le méritent pas. Herzl, mon chéri, tu sais que je suis prête à tout sacrifier pour toi. Mais en ce qui concerne ce projet particulier, je ne suis pas prête à mettre un seul franc.»

Herzl : «L'hostilité à notre égard est une maladie héréditaire, et la seule façon d'y remédier est de fonder notre Etat.»

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Notes

[1] Voir la Dépêche Spéciale de MEMRI n° 309 et les Enquêtes et Analyses n° 109, 113, 114 sur la série égyptienne antisémite "Cavalier sans monture" ; voir la Dépêche Spéciale n° 454 sur les réactions de l'Egypte aux accusations d'antisémitisme et l'Enquête et Analyse n° 135 sur l'évolution du discours antisémite dans le monde arabe.
Des extraits vidéo peuvent être visionnés sur www.memri.org/video
MEMRI

THE MIDDLE EAST MEDIA RESEARCH INSTITUTE


Dépêches spéciales – N° 598 Syrie


Pour lire ce document en format HTML, cliquer ici :
www.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=FD59803

[2] Al-Manar, le 27 octobre 2003.



© MEMRI

Mis en ligne le 31 octobre 2003 sur le site www.upjf.org


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