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Menahem Macina

ARTE, toujours aussi anti-Israël, M. Macina
10/12/2004

Mercredi 8 décembre, sur Arte, troisième et dernière partie de l'excellente émission sur la Gestapo. Et soudain, sans crier gare – et, sauf erreur, sans que l'émission figure où que ce soit dans les programmes de la chaîne -, débute un reportage introduit verbalement par ces mots : "Et maintenant, un autre regard sur Gaza".

Extraits :

La vie quotidienne de la population palestinienne, une population qui souffre tant elle est enfermée sur cette étroite bande de terre de 50 km.

[Scène de la vie agricole. La caméra filme une femme palestinienne, dans la cinquantaine, ou plus, qui vaque à des tâches agricoles [impossible de savoir ce qu'elle fait exactement]. Le guide de l'équipe du reportage – qui sera présenté, plus loin, comme étant Radja, qui parle assez correctement le français – traduit les plaintes de la femme…]

« Le salaud [un Israélien], il vient avec son jeep. Il sort de son jeep. Il tire sur nous et il nous oblige de sortir [à partir] d'ici [et d'aller] jusque là-bas, très loin […] On va mourir, mais toujours on reviendra ici. »

[Radja reprend la parole :]

« Vous voyez, derrière moi, il y a des gens qui essaient de travailler [cultiver] leur terre. Ils arrivent à avoir de la récolte. Au moment de la récolte [on entend des tirs lointains]… vous voyez, on tire sur eux, et ils ne peuvent pas récolter. »

[Voix off :]

"Ingénieur formé en Algérie, Radja, 37 ans, fait partie d'une des grandes familles de Khan Younnès. Son quotidien est fait de petits boulots, de peurs, d'interdits, de destructions."

[Travelling sur des maisons en ruines]

[Voix off :]

"Pourquoi ils ont détruit les maisons ?"

[Radja :]

« C'est pour élargir la bande de sécurité. Et maintenant, les gens, ils habitent ici, les enfants, ils jouent dans les ruines de leurs maisons qui restent. »

[Enchaînement. On parle des difficultés de circulation dans la bande de Gaza. Radja se plaint de ne pouvoir se rendre à la mer, toute proche, avec sa famille…]

« La mer est réservée aux colons israéliens. »

[Longues récriminations de Radja contre les points de contrôle de Tsahal.]

[Voix off :]

"Tous les matins, Karima, femme de Radja, enseignante en informatique à l'université de Khan Younès, conduit ses enfants à la crèche."

[Karima se plaint de la cherté des crèches et précise que si elle peut s'offrir ces dépenses, la majorité de la population n'en a pas les moyens. Elle insiste sur le fait qu'il est pénible – et même dangereux – de se déplacer, et souligne qu'il lui arrive de se faire porter malade pour ne pas aller enseigner, tant elle a peur des tirs (?).]

[Voix off :]

"Le marché. Il est bien achalandé, mais les prix dépendent de l'ouverture et de la fermeture des points de contrôle."

[Radja :]

« On dépend à 100% d'Israël pour les produits agricoles. [Il demande à un marchand combien coûte le kg de fruits [bananes ?] Plus d'un dollar. Mais les gens n'ont plus d'argent. Regardez, ils font plusieurs fois le tour du marché, mais leur sac reste vide. »

[Voix off :]

"Depuis le début de l'Intifada, la Bande de Gaza est économiquement exsangue et le chômage est endémique. Entre 1 million trois cent mille Palestiniens et 8.000 colons israéliens qui vivent ici, le gouvernement Sharon n'a pas hésité. La Bande de Gaza est devenue, pour les Palestiniens, une prison à différents compartiments […]

[Carte en mains, Radja explique que la Bande de Gaza est cernée de tous les côtés.]

[Voix off]

[Scène d'attente à un point de contrôle. Radja se fait l'interprète des récriminations d'un chauffeur de taxi.]

«On est ici depuis trois jours […] J'ai quatorze personnes dans mon taxi…»

[Voix off :]

"Invisibles, barricadés derrière leurs miradors, les soldats israéliens crient des ordres. La frontière s'entrouvre, les véhicules passent au compte-gouttes […] En attendant, l'armée israélienne a transformé le camp de Rafa, jouxtant la frontière et les colonies, en champ de ruines, au nom de la sacro-sainte règle de sécurité."

[Deux Palestiniens – dont Radja - escaladent des ruines dans le camp de Rafa. On entend des tirs assez proches.]

[Voix off :]

"Et ils tirent à vue, sans sommations, traumatisant chaque jour un peu plus une population déjà désespérée."

[Scène de visite. La femme de Radja rend visite à sa mère.]

[Voix off :]

"… Ils se demandent chaque jour si les uns et les autres pourront regagner leurs maisons sains et saufs…"

[A nouveau le sujet des points de contrôle. Radja et son épouse roulent vers une destination qui n'est pas précisée.]

[Radja :]

« Parfois, on attend des jours et des jours… »

[Surprise : les voyageurs passent sans encombre au point de contrôle. Il n'y a même pas de vérification du véhicule ni de ses occupants.]

[Radja :]

« Eh bien, tu vois : aujourd'hui, on a beaucoup de chance… »

(Reportage de M. Dumont, E. Bergeron, I. Noumay – Arte, G.E.I.E – 2004.)


Menahem Macina (avec la participation involontaire de ARTE)

© upjf.org




Mis en ligne le 10 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.