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Bush critique le mur israélien autour de la Cisjordanie
28/07/2003

Par Steve Holland, Yahoo Actualités

28/07/03

fr.news.yahoo.com/030725/85/3bi93.html



Clichés de juin 2002



JERUSALEM (Reuters) - Le président américain George Bush a déclaré après avoir rencontré le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas que la construction par Israël d'un mur de sécurité autour de la Cisjordanie était un problème susceptible d'entraver les efforts entrepris pour la paix.

Mais Bush s'est gardé d'être trop critique envers Israël et a déclaré que la libération des prisonniers palestiniens, réclamée par Abbas, devrait être traitée au cas par cas et que le Premier ministre palestinien devait sévir contre les activistes afin d'aider à la mise en place de la "feuille de route" pour la paix.

Bush s'exprimait devant la Maison blanche lors d'une conférence de presse commune avec Abbas, dont c'était la première visite à Washington. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon est attendu pour sa part la semaine prochaine dans la capitale américaine.

Les Israéliens construisent actuellement une barrière autour de plusieurs zones palestiniennes. L'Etat hébreu estime que ce mur nécessaire pour se protéger contre les attaques d'activistes qui ont multiplié les attentats depuis le début en septembre 2000 de la deuxième intifada. Israël n'a pour l'instant pas tenu compte des nombreux appels à l'arrêt de cette construction.

Les Palestiniens disent se sentir prisonniers et estiment que la construction de ce mur est une décision qui ne va pas dans le sens des concessions nécessaires à la mise en oeuvre de la "feuille de route".

"Je crois que le mur est un problème et j'en ai discuté avec Ariel Sharon", a déclaré Bush. "Il est très difficile de développer la confiance entre Israël et les Palestiniens alors qu'un mur serpente à travers la Cisjordanie".

Abbas, qui a déclaré que son gouvernement risquait de s'effondrer si Israël ne faisait pas davantage de gestes permettant de restaurer le confiance, a réaffirmé vendredi que l'Etat hébreu devait faire plus.

Il a fait peu de cas de l'engagement pris vendredi par Israël de retirer ses troupes de deux villes supplémentaires de Cisjordanie et de supprimer plusieurs barrages routiers.

"Quelques mesures ont été prises jusqu'ici par Israël mais ces mesures restent hésitantes. Une nouvelle ère de paix implique la logique courageuse de la paix, pas la logique suspicieuse du conflit", a-t-il déclaré.


LA DIFFICILE QUESTION DES PRISONNIERS

Bush a déclaré que ses discussions avec Abbas avaient également porté sur la question de la libération des prisonniers palestiniens. Mais il a exclu de demander à Israël de libérer des prisonniers qui "commettraient ensuite des actes terroristes".

Israël envisage de relâcher des centaines de prisonniers palestiniens, mais apparemment pas avant la visite de Sharon aux Etats-Unis.

"Nous devrions regarder la question des prisonniers au cas par cas. Bien entendu, personne ne veut laisser sortir de prison un meurtrier sans pitié qui risquerait de faire dérailler le processus. Nous continuerons à discuter de cette question avec les deux parties", a déclaré le président américain.

Bush a également déclaré avoir constamment parlé comme d'une nécessité qu'Israël mette un terme à la colonisation, que les Palestiniens considèrent comme un obstacle majeur à la mise en oeuvre de la "feuille de route".

Selon lui, les Palestiniens doivent également agir contre des mouvements extrémistes comme le Hamas afin d'aider le processus de paix. Les mouvements palestiniens se sont engagés à respecter un cessez-le-feu de trois mois qui expirera fin septembre, mais ils ont refusé de rendre leurs armes.

Abbas a déclaré que les Palestiniens restaient attachés à la "feuille de route" mais qu'ils avaient besoin d'aide de la part d'Israël.

"Nous continuons à négocier avec Israël (...) Des progrès ont été faits, mais des gestes sont nécessaires en ce qui concerne la libération de prisonniers, la levée du siège imposé au président Arafat, le retrait israélien de zones palestiniennes et l'amélioration de la liberté de mouvement des Palestiniens", a déclaré Abbas.

George Bush a, par ailleurs, dévoilé un projet destiné à accroître la coopération économique entre les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne.

"Je suis heureux d'annoncer aujourd'hui que les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne vont établir un groupe de développement économique palestinien (...) chargé de générer emplois, croissance et investissement au profit de l'économie palestinienne", a-t-il déclaré.

© Reuters et Yahoo Actualités

Mis en ligne le 28 juillet 2003 sur le site www.upjf.org