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Éditorialistes
Menahem Macina

Nul pays ne trouve grâce à leurs yeux, pas même la France, M. Macina
28/08/2004

29/08/04

Voir aussi : "Voilà à quoi mène le philo-arabisme français";
et : "Boubakeur : le chantage aux otages est 'indigne de l'Islam'".

Dernière minute : Selon Les Dernières Nouvelles d'Alsace, les quelques paroles en arabe entendues au début de la séquence-vidéo présentant les deux journalistes, ont été prononcées par Christian Chesnot; voici leur traduction : «Nous sommes avec les frères de l'Armée islamique en Irak ». Il reste à souhaiter que l'expression de cette "fraternité" douteuse sauvera la vie des journalistes.



Cliché: © DNA



On le sait, à présent, depuis que les chaînes de télévision du monde entier, y compris en France, ont diffusé l'information, un groupe d'activistes irakiens détenant deux Français en otages a fixé un délai de 48 heures au gouvernement français pour qu'il abolisse la loi, adoptée le 15 mars 2004, interdisant le port du foulard islamique.

L'information, rendue publique, samedi, par la chaîne de télévision arabe Al-Djazira, a de quoi inquiéter. La récente exécution d'Enzo Baldoni, journaliste italien en reportage pour le magazine Diario, a démontré, s'il en était besoin, que ces terroristes ne reculent devant rien.

Pourtant, jusqu'à l'exécution de Baldoni, il était rare que des journalistes fussent enlevés en Irak, et aucun n'avait été mis à mort. Mais depuis cet assassinat, on peut comprendre que les autorités françaises aient tout lieu d'être inquiètes à propos du sort des deux journalistes français, Christian Chesnot, pigiste à Radio France Internationale, et Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, qui ont disparu le 20 août en Irak, le lendemain de la disparition du journaliste italien et de son chauffeur, qui a été tué.

Selon la chaîne de télévision Al-Djazira les ravisseurs qui détiennent les deux hommes ont déclaré appartenir à l'Armée islamique en Irak, le groupe qui a exécuté le journaliste italien.

Que cette faction extrémiste mette ou non à exécution son funeste projet, une chose est sûre dorénavant : aucun pays n'est à l'abri du chantage de l'islamisme fanatique, pas même la France, bien qu'elle se soit toujours opposée à la guerre contre l'Irak, et qu'elle n'ait ni soldats, ni techniciens, ni travailleurs dans ce pays.

Ainsi tombent tous les prétextes, allégués justement par tant de journalistes, pour justifier le comportement cruel et impitoyable de ces assassins pour Allah. Leurs crimes ne sont pas et n'ont jamais été motivés par l'agression américaine, ni par l'occupation étrangère, ni par quelque misère ou désespoir que ce soit. Pour ces gens, seule compte la domination mondiale de l'Islam, quel qu'en soit le prix en vies humaines innocentes.

Menahem Macina

© upjf.org


Mis en ligne le 29 août 2004 sur le site www.upjf.org.
update 29/08/04