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Islam

Israël, l'Islam et l'Europe
20/05/2002

Sharon a agi. C'était prévisible et c'était prévu. Les dirigeants européens, qui n'avaient été que fort peu sensibles aux centaines de morts résultant d'attentats-suicides anti-juifs, soudain, se sont agités pour sauver à toute force Arafat.
La presse européenne s'est agitée aussi : elle qui s'était habituée à faire son décompte routinier de cadavres, et à parler paresseusement d'" engrenage de la violence ", a dû rendre compte d'événements qu'elle n'avait, semble-t-il, pas prévus et, forcée de choisir son camp, a montré avec obscénité que son cœur balance en direction des criminels et des fanatiques musulmans.
D'autres gens encore, dans la hâte et la précipitation, se sont démasqués et sont passés de la "lutte anti-mondialisation" à la protection d'assassins d'enfants.

De façon à, une nouvelle fois, donner des repères à ceux qui me lisent, j'écrirai ceci :

1. Sharon a adopté la seule politique possible et concevable pour Israël et pour l'Occident. Le processus d'Oslo est mort depuis longtemps. Aucune paix n'est possible avec les dirigeants palestiniens actuels. Pour faire la paix, il faut être deux à la vouloir, et il est clair depuis longtemps que les dirigeants palestiniens actuels veulent la guerre. Il est clair aussi qu'ils
espéraient gagner la guerre, grâce à l'arme absolue constituée par le fanatique qui se fait exploser au milieu de la foule pour faire un maximum de morts.
Sharon considère à juste titre Arafat comme le terroriste en chef et le traite comme tel. L'élimination physique étant une option trop symboliquement dangereuse, reste à savoir que faire d'un vieillard encombrant (l'exiler en France où il compte tant d'admirateurs serait une idée, peut-être)…

2. L'attitude politique européenne donne un spectacle pitoyable et vomitif qui montre que, plus de soixante ans après Münich, les politiciens de ce continent n'ont toujours rien compris à ce qu'est un dictateur totalitaire. Sharon, lui, comprend, et sait qu'un dictateur totalitaire ne s'avoue vaincu qu'une fois neutralisé sans espoir de refaire surface, ou définitivement éliminé. Certains hommes sont porteurs du mal et de la haine, et ne sont pas réformables.

La presse aux ordres d'un dictateur

3. La presse européenne en général, et la presse française en particulier, sont aussi fiables sur le sujet du Moyen-Orient que la presse allemande sous Goebbels ou la presse soviétique sous Staline et Jdanov. On n'y dit pas qu'un véritable arsenal de guerre et une grande quantité d'explosifs, ainsi que des ateliers de fabrication d'armes et de fausse monnaie, ont été découverts dans les locaux de Yasser Arafat à Ramallah.
On n'y dit pas que la radio palestinienne (financée par l'Europe) n'a cessé d'appeler au meurtre des Juifs, que le mouvement des "martyrs d'Al Aqsa" dépend directement d'Arafat, et que des liens étroits lient Arafat au Hamas et au Djihad islamique qui reçoivent leurs explosifs de l'Autorité palestinienne (qui les reçoit elle-même d'Irak et d'Iran).
On n'y dit pas que la famille de chaque auteur d'attentats-suicide est très généreusement rémunérée par Arafat et par son ami Saddam Hussein (25 000 $ par tête). On y parle de la colère d'une mère palestinienne qui a perdu son fils " martyr ", mais jamais de la douleur de ceux qui ont vu leurs enfants déchiquetés dans un magasin de jouets à Jérusalem par l'acte d'un dégénéré.

On y parle d'assassins retranchés dans une église et on invoque l'église-sanctuaire sans évoquer les meurtres immondes commis par nombre de ceux qui ont trouvé refuge dans l'église, et qui sont aussi chrétiens que je suis ayatollah.
On y évoque la " misère et la rage des Palestiniens " sans dire que cette misère et cette rage sont essentiellement dues aux détournements de fonds et au cynisme de la clique du même Arafat qui, en bon élève de Lénine, entretient un vivier de chair à canon prête à l'emploi, et y déverse à dose massive tous les excitants requis.

4. Au travers de tout cela un futur se dessine. Israël survivra. L'Autorité palestinienne disparaîtra bientôt et a, d'ailleurs, déjà disparu pour l'essentiel. D'autres dirigeants arabes verront le jour, plus ouverts aux idées de paix, ou simplement plus réalistes.
La mythique " rue arabe "ne bougera pas vraiment face à la démonstration de force. Sharon (et Netanyahu) seront détestés, mais respectés, dans le monde arabe, comme Bush qui, malgré un discours ambigu, n'en condamne pas moins clairement le terrorisme.
L'Europe ne sera ni détestée, ni respectée, mais traitée comme on traitait les valets trop empressés dans les comédies autrefois: renvoyée dans son coin s'occuper de tâches subalternes en attendant que son maître, l'Islam, prenne entièrement possession d'elle.

Source : AIPJ

Merci à G. Toledano, qui nous a communiqué ce texte.