Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Conflits, terrorisme, oppression, etc.
Terrorisme

Réactions arabo-musulmanes à l'attaque terroriste de Beslan (Memri)
10/09/2004

8 septembre 2004

MEMRI

THE MIDDLE EAST MEDIA RESEARCH INSTITUTE


Dépêches Spéciales n° 780

www.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD78004

Traduction française entièrement revue et corrigée par M. Macina pour upjf.org.
Original : Arab and Muslim Reactions to the Terrorist Attack in Beslan, Russia.

L'attaque, début septembre 2004, d'une école d'Ossétie (Russie), qui a tué des centaines de personnes, dont beaucoup d'enfants, a donné lieu à un concert de réactions dans les médias arabes et musulmans. Quelques chroniqueurs ont condamné l'utilisation de la terreur et le mal causé à des civils innocents, d'autres ont critiqué la tentative avortée de sauvetage entreprise par les forces russes, et quelques-uns même ont accusé des éléments juifs d'être impliqués dans l'affaire. En outre, beaucoup d'articles ont argué du fait que les terroristes ne représentent pas l'Islam et que l'Islam n'approuve pas la violence. Ils ont également adressé de vives critiques aux dirigeants arabes et aux membres du clergé musulman qui incitent à la violence contre des civils au nom de l'Islam. Ci-après, quelques réactions à l'attaque.


Condamnation des actions terroristes

On peut lire dans un éditorial du journal gouvernemental égyptien, Al-Ahram : « Les événements de la ville de Beslan sont un horrible crime contre l'humanité. Il est impossible que ceux qui ont effectué l'opération aient un motif [légitime], ou qu'ils aient agi par croyance religieuse. C'est un groupe de meurtriers criminels, et tout responsable de ce crime doit être traqué et traduit en justice devant une cour internationale. Il est temps que chacun accepte comme premier principe la sainteté de la vie et [l'engagement] d'éviter de nuire à des civils… »(1)

Le Dr Fahd Al-Fanek, chroniqueur au quotidien jordanien Al-Raï, a écrit : « Nous admettons la légitimité de la cause du peuple tchétchène et son droit à l'autodétermination et à l'indépendance... toutefois, il est impossible de servir la cause des Tchétchènes par des moyens terroristes. La prise en otage est un acte répugnant, qui ne convient pas à quiconque défend une cause nationale, et ne contribue en rien à la réalisation des objectifs nationaux; au contraire, elle ne sert qu'à unir l'opinion publique mondiale contre cette cause...

« Le fait de détenir des centaines d'enfants innocents en otages et de mettre leur vie en danger est un acte bas, une opération suicidaire au plein sens du terme, qui est de nature à provoquer la colère du monde civilisé et à l'amener à cesser de sympathiser avec la [cause] tchétchène et à modifier sa vision des [Tchétchènes] qui ne seront plus considérés comme des combattants de liberté dignes de soutien, mais comme des terroristes dignes de châtiment. Les actes terroristes [passés] dans le monde n'ont causé que des dommages à la cause des peuples [impliqués] et ont fourni un prétexte moral aux forces du mal et aux agresseurs pour subjuguer des peuples et des pays et pour les détruire... L'occupation de la Palestine, de la Tchétchénie et de l'Irak est un mal auquel il faut résister, mais la différence entre la résistance et la terreur est grande et la confusion [des deux] sert [les intérêts] des occupants. »
(2)

Le chroniqueur palestinien Hasan Al-Batal écrit dans le quotidien de L'Autorité palestinienne, Al-Ayyam, sous le titre "Déshonneur arabe à Beslan" : « Le jour de l'horreur dans l'école de Beslan, le 1er septembre, devrait être choisi comme journée internationale pour la condamnation de la terreur, comme on l'a fait pour d'autres événements internationaux... Le Conseil de la Ligue arabe doit aller exprimer sa sympathie au peuple russe et une délégation des chefs arabes doit se rendre à Moscou...

« On peut comprendre la participation d'une partie des volontaires arabes à la résistance à l'implication soviétique en Afghanistan. On comprend déjà moins le combat aux côtés des rebelles tchétchènes en Tchétchénie. Mais, certains devaient-ils participer à la prise en otages d'enfants russes dans une école primaire? Il n'y a aucune circonstance atténuante à l'horreur inhumaine et au degré de barbarie qui ont eu lieu dans l'école des enfants tandis qu'ils célébraient le début [de l'année scolaire]. »
(3)


Les assaillants ne représentent pas du tout l'Islam véritable et nous devons les désavouer

Abd Al-Rahman Al-Rashed, ancien éditeur du quotidien londonien Al-Sharq Al-Awsat, écrit dans ce journal, sous le titre "La pénible vérité, c'est que tous les terroristes sont des Musulmans" :

« Évidemment tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais, malheureusement, la majorité des terroristes dans le monde sont des musulmans. Les ravisseurs des étudiants en Ossétie sont des musulmans. Les ravisseurs et les tueurs des ouvriers et des cuisiniers népalais sont également des musulmans. Ceux qui violent et assassinent au Darfour sont des musulmans, et leurs victimes sont également des musulmans. Ceux qui ont fait exploser les complexes résidentiels de Riyadh et Al-Khobar sont des musulmans. Ceux qui ont enlevé les deux journalistes français sont des musulmans. Les deux [femmes] qui ont fait sauter les deux avions [au-dessus de la Russie], il y a une semaine, sont des musulmanes. Bin Laden est musulman, et Al-Houthi [le chef d'un groupe terroriste du Yémen] est musulman. La majorité de ceux qui ont effectué des opérations-suicide contre des autobus, des écoles, des maisons, et des bâtiments partout dans le monde, ces dix dernières années, sont également des musulmans.

« Quel terrible état de services ! Est-ce que cela ne dit pas quelque chose nous concernant, concernant notre société et notre culture ? Si nous mettons ensemble toutes ces images en un jour, nous verrons qu'elles sont difficiles, embarrassantes, et humiliantes pour nous. Cependant, au lieu de les éviter et de les justifier, il nous incombe tout d'abord de reconnaître leur authenticité plutôt que de rédiger des articles et de prononcer des discours éloquents proclamant notre innocence...

« L'islam a été victime d'une injustice de la part des nouveaux musulmans... Nous ne pourrons blanchir notre réputation qu'après avoir reconnu le fait, évident et humiliant, que la plupart des actes terroristes dans le monde d'aujourd'hui sont perpétrés par des Musulmans. Nous devons nous rendre compte que nous ne pouvons pas améliorer l'état de nos jeunes qui perpètrent ces opérations honteuses tant que nous n'aurons pas soigné la mentalité de nos cheiks, devenus des prédicateurs révolutionnaires qui envoient les enfants des autres au combat alors qu'ils envoient les leurs dans des écoles européennes. »
(4)


« Si les 'héros' de la violence et du terrorisme musulmans ne représentent pas le véritable islam, alors qui le représente ? »

Le chroniqueur Suleiman Al-Hatlan écrit dans le quotidien gouvernemental saoudien Al-Watan : « Si les 'héros' de la violence et du terrorisme musulmans ne représentent pas le véritable islam, alors, qui le représente ? La triste vérité est que les actes de violence et la barbarie qui sévissent actuellement ne sont rien d'autre que la conséquence naturelle de l'endoctrinement de générations de musulmans trompés par des déclarations [pleines] d'hostilité et de haine envers autrui, au cours de ces dernières décennies, processus qui a aggravé l'arriération et l'ignorance du monde islamique. Il n'y a pas une seule nation sur la surface de cette terre qui n'ait eu à faire face à l'oppression et à la guerre, mais ces nations ont su défendre leurs droits en utilisant la logique et la connaissance… alors que, dans notre monde islamique, les voix de l'obscurantisme persistent dans leurs desseins de développer ignorance et arriérisme, afin que la décadence, l'absence de progrès et d'orientation règnent toujours davantage ».(5)

Sous le titre « Bouchers au nom d'Allah », l'éditorialiste Khaled Hamad Al-Suleiman a écrit dans le quotidien gouvernemental saoudien Okaz : « Les propagandistes du Djihad ont réussi, en l'espace de quelques années, à déformer l'image de l'islam, comme les ennemis de l'islam n'y ont pas réussi en plusieurs centaines d'années. Ils sont la cause de ce que l'islam d'aujourd'hui est associé aux décapitations, aux égorgements, aux enlèvements de civils innocents, et aux kamikazes. L'image qu'ils ont créée des musulmans, aux yeux du monde, est celle de barbares et de sauvages qui ne sont bons à rien si ce n'est à massacrer des gens…

« Il est temps pour les Musulmans d'être les premiers à se dresser contre ceux qui veulent prendre l'islam en otage, comme ils l'ont fait avec des enfants innocents. Tel, en ces jours, le véritable
Djihad et tel est notre devoir, en tant que musulmans croyants, envers notre religion monothéiste… »(6)


« Aujourd'hui, les Arabes et les Musulmans ne contribuent en rien à la civilisation et au progrès, à part le sang versé, les têtes tranchées, les corps brûlés, les enlèvements et les meurtres d'enfants »

Le chroniqueur irakien Aziz Al-Hajj écrit sur le site Internet progressiste www.elaph.com: « Quel genre de cause nationale est celle [la cause tchétchène] qui se sert d'enfants comme de l'essence pour allumer une guerre totale de destruction, au nom de la liberté nationale et religieuse ?… Le terrorisme arabo-islamique est devenu le plus grand danger au monde et menace partout la civilisation, la sécurité et la vie. Aujourd'hui, il est le symbole du mal, du fanatisme religieux, de la dégradation morale et le type du crime politique dans le monde actuel… Le terrorisme islamique est le produit de l'islam politique 'modéré', comme on a coutume de le présenter. La dernière preuve est la récente décision religieuse [fatwa] du cheik [Youssef] Al-Qaradhawi appelant au massacre de tous les Américains en Irak…

« Aujourd'hui, les Arabes et les musulmans ne contribuent en rien à la civilisation et au progrès, à part le sang versé, les têtes tranchées, les corps brûlés, les enlèvements et les meurtres d'enfants. Le
Djihad religieux et la chevalerie arabe se sont transformés en l'art de faire exploser, de piéger à l'explosif et de faire couler le sang. Quelle innovation et quelle contribution sociale de la part des Arabes au XXe siècle ! »(7)

Faisal Al-Qina'i, chroniqueur au journal koweïtien Al-Siyassa, note : « …Ces sauvages ne sont pas des musulmans mais plutôt… des ennemis de l'islam. Leur but est de déformer l'image de la religion islamique, de faire du tort aux musulmans, de freiner la propagation de l'islam et d'en faire une religion-paria, haïe et à laquelle s'oppose le monde entier… Il est attristant de lire et d'entendre que ceux qui sont supposés être des religieux musulmans, tels que Youssef Al-Qaradhawi et d'autres dans son genre, au lieu de défendre l'islam véritable, encouragent ces actes cruels et permettent la décapitation, le meurtre et la prise d'otages… il y a le véritable islam et il y a ceux qui en dévient et qui sont plus dangereux que les Juifs ».(8)

Bater Wardam, chroniqueur au quotidien jordanien Al-Dustour, écrit : « Il est toujours facile de se réfugier dans des illusions et d'attribuer la responsabilité des crimes des organisations terroristes arabes et musulmanes au Mossad, aux sionistes et au service de renseignements américain, mais nous savons tous que ce n'est pas le cas et que ceux qui assassinent des civils innocents en Irak après les avoir enlevés, ceux qui ont transformé les avions civils en bombes dévastatrices, ceux qui ont fait exploser des trains bondés de civils innocents, et ceux qui ont tiré sur des enfants dans une école d'Ossétie, viennent du milieu de nous. Ce sont des Arabes et des musulmans, qui prient, jeûnent, se laissent pousser la barbe, exigent le port du voile et appellent à la défense des causes islamiques. Par conséquent, nous devons tous élever nos voix, les désavouer et nous opposer à tous ces crimes… Quiconque reste silencieux face au meurtre d'enfants, se rend complice du crime. Le pire d'ailleurs, c'est que nous utilisons la même partialité morale que celle dont use l'Occident concernant la vie des gens. »(9)


Critique de la gestion russe de l'affaire

Le chroniqueur Fawwaz Al-Ajami écrit dans le quotidien du Qatar, Al-Sharq : « Il est impossible de corriger une erreur par une autre erreur et il est impossible de s'opposer au terrorisme par le terrorisme. Il y a nombre de manières et de méthodes qui auraient permis de sauver la vie de ces enfants innocents. L'assaut barbare de cette école par les Russes n'était pas moins ignoble ou terroriste que le terrorisme de ces ravisseurs d'enfants. Ainsi, le terrorisme d'État devient l'équivalent du terrorisme individuel avec pour résultat des victimes civiles innocentes… »(10)

Le chroniqueur iranien Naser Imani publie, dans le quotidien iranien conservateur Risalat, un article intitulé "La méthode russe pour résoudre le problème du terrorisme" :

« La Russie a effectué une attaque d'envergure contre l'école dans laquelle des personnes armées avaient pris en otage un grand nombre d'élèves et de civils innocents. Ce faisant, elle a tué de nombreux otages et beaucoup de leurs ravisseurs, afin d'en finir avec l'affaire. Cet événement est semblable à l'incident de la prise d'otages dans le théâtre de Moscou. Dans ce cas également, le gouvernement russe avait lancé une attaque d'envergure pour mettre un terme à l'affaire, à n'importe quel prix, sans prendre en compte le nombre de morts.

« L'administration américaine utilise la même logique dans sa lutte contre le terrorisme, une logique qui veut que le nombre de victimes sans défense soit de peu d'importance. Mais ces méthodes violentes, qui sont appliquées de la manière la plus dure, n'ont-elles pas pour résultat de renforcer encore davantage l'intransigeance du terrorisme ?

« On doit prendre note du fait que l'inégalité politique et économique qui existe dans le monde d'aujourd'hui est le principal facteur du terrorisme et de sa persistance. Les puissances du monde réagissent au terrorisme par la violence pour justifier leurs politiques internationales. Elles sont parfaitement conscientes de ce que la violence actuelle ne réussira pas à déraciner le terrorisme, mais poussera au contraire les terroristes à s'adonner avec plus de zèle à leurs objectifs et à améliorer leurs méthodes. »
(11)


Les Juifs sont derrière l'attaque

Dans le quotidien gouvernemental jordanien Al-Dustour, le chroniqueur George Haddad écrit : « Plus d'un commentateur russe et un certain nombre de journalistes sur les chaînes satellites ont précisé que les services de renseignements russes ont des informations au sujet des « contributions » que certaines des factions tchétchènes ont reçues de la part d'oligarques juifs de la finance, de la communication et du pétrole… [Il s'agit] de propriétaires de sociétés et de milliards volés au peuple russe, qui, après l'arrivée au pouvoir de Poutine et la mise en place de son gouvernement, sont recherchés pour escroquerie, fraude et évasion fiscale…

« L'objectif le plus important du gang de juifs recherchés était de déformer l'image [publique] de Poutine et de le présenter comme quelqu'un qui n'est pas maître de la situation, [incapable] de contrôler l'anarchie, et qui ramène le pays et ses habitants aux jours de la répression, de la dictature et de la domination étatique. »
(12)

Le chroniqueur Ghassan Makhal écrit dans le quotidien du Qatar, Al-Sharq : « Qui se trouve derrière l'opération de prise d'otages ? Le gouvernement russe accuse les Tchétchènes, mais, à ce jour, il n'a pas rendu public le moindre nom de personnes impliquées dans l'opération, et ceci malgré le fait que, de son propre aveu, il est en possession des corps de plus de trente personnes. Le Président et rebelle tchétchène, Aslan Maskhadov, a également déclaré que les Tchétchènes n'ont rien à voir avec l'opération…

« Il est probable que l'explosion des avions à Moscou [sic] et l'opération contre l'école de Beslan faisaient partie de la lutte du gouvernement de Poutine contre la mafia [russe], qui a des liens avec Israël. Par conséquent il est possible que le ministre des Affaires Etrangères russe soit en Israël pour négocier et conclure un accord, ou du moins pour obtenir de Sharon la promesse qu'il servira d'intermédiaire [entre le gouvernement russe] et cette mafia. »
(13)

---------------------

Notes

(1) Al-Ahram (Egypte), 4 septembre 2004.
(2) Al-Rai (Jordanie), 5 septembre 2004.
(3) Al-Ayyam (AP), 6 septembre 2004.
(4) Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 4 septembre 2004.
(5) Al-Watan (Arabie Saoudite), 6 septembre 2004.
(6) Okaz (Arabie Saoudite), 5 septembre 2004.
(7) www.elaph.com, 4 septembre 2004.
(8) Al-Siyassa (Kuweit), 5 septembre 2004.
(9) Al-Dustour (Jordanie), 5 septembre 2004.
(10) Al-Sharq (Qatar), 6 septembre 2004.
(11) Risalat (Iran), 5 septembre 2004. Les journaux iraniens ont également critiqué les actions des forces russes à la suite de l'affaire tchétchène du théâtre de Moscou, en septembre 2002. Le journal conservateur Jomhouri Eslami, qui est lié au leader iranien Ali Khamenei, a déclaré : « Parmi les nombreuses solutions [possibles] à l'affaire de la prise d'otages, les Russes ont choisi la pire [et] celle qui cause le plus de pertes… Naturellement, le peuple tchétchène n'avait pas d'autre choix que de faire entendre la voix des opprimés de par le monde et de réveiller sa conscience endormie. Les Russes… doivent également se rendre compte du fait que le massacre de plus de 30 Tchétchènes armés provoque une grande colère contre les Russes parmi la jeune génération de Tchétchènes et encourage des milliers de Tchétchènes à combattre pour chaque goutte de sang versée par ces 30 personnes… » (Jomhouri Eslami (Iran), 27 octobre 2002). Le quotidien Kayhan International, qui a également des liens avec Ali Khamenei, écrit : « Un peu de prudence de la part des autorités russes aurait évité la catastrophe et réduit l'énorme nombre de morts de civils ordinaires. Ils auraient dû être prudents à un moment où les Moscovites, frustrés de devoir payer de leur vie les politiques de leur gouvernement dans une terre lointaine, protestaient avec d'audacieuses pancartes près du Kremlin, en faveur de négociations avec les Tchétchènes, afin de mettre un terme à cette guerre non désirée dans le Caucase du nord. » (Kayhan International (Iran), 28 octobre 2002, cité dans IRNA (Iran), 28 octobre 2002).
(12) Al-Dustour (Jordanie), 6 septembre 2004.
(13) Al-Sharq (Qatar), 6 septembre 2004.

---------------------

© MEMRI

Mis en ligne le 10/9/2004 sur le site www.upjf.org.

L'Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI) est une organisation indépendante à but non lucratif qui traduit et analyse les médias du Moyen-Orient. Des copies des articles et autres documents cités, ainsi que toute information d'ordre général, sont disponibles sur simple demande.


MEMRI détient les droits d'auteur sur toutes les traductions. Les textes ne peuvent être cités qu'avec mention de la source.

The Middle-East Media Research Institute (MEMRI)
Tel : 44 – (20) – 7730 8576
Fax : 44 – (20) – 7259 0274