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Israël (Société - mentalités)

Arik Sharon menacé d'inculpation dans une affaire de corruption
21/01/2004

Rectification AFP par bubble

27 Teveth 5764 / 21 janvier 2004, 17h50


TEL-AVIV, plaine du Sharon (Israël) - Le Premier ministre Ariel Sharon s'est retrouvé mercredi sous la menace d'une mise en examen après la mise en accusation d'un homme d'affaires soupçonné de lui avoir proposé un pot-de-vin, il y a quatre ans.

La mise en examen de l'homme d'affaires David Appel a fait rebondir une affaire qui éclabousse Arik Sharon depuis plus d'un an, sans entamer sérieusement à ce jour la popularité du dirigeant du parti Likoud de droite.

Dans l'immédiat, rien n'oblige Arik Sharon à renoncer à l'exercice du pouvoir, mais il y sera contraint s'il venait à être officiellement mis en accusation.

Le ministre de la Justice Yossef Lapid a affirmé, dans un communiqué, qu'Arik Sharon "n'a aucune raison de suspendre ses activités, alors qu'il n'est même pas mis en examen", tout en estimant que le Premier ministre devrait le faire, en cas de mise en examen.

La décision de le mettre en examen, ou non, devrait être prise "dans les prochaines semaines", a-t-on appris, mercredi, auprès du ministère de la Justice.

Cette affaire a pour origine le financement de la campagne ayant permis à Arik Sharon d'être élu en 1999, à la tête du Likoud.

Selon l'acte d'accusation, David Appel a tenté, en 1998, de corrompre Arik Sharon, par l'entremise de son fils, Gilad Sharon, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères dans le cabinet de Benjamin Netanyahu.

David Appel aurait également tenté de corrompre l'actuel numéro deux du gouvernement, Ehud Olmert, à l'époque maire de Jérusalem.

Dans les deux cas, la justice accuse David Appel d'avoir tenté de s'acheter des appuis politiques pour promouvoir un gigantesque ensemble touristique dans une île grecque, pour lequel il avait besoin des autorisations nécessaires de la part des autorités d'Athènes.

Arik Sharon est en outre impliqué dans une autre affaire. Il a été interrogé par la police, fin octobre, a propos d'un prêt de 1,5 million de dollars que lui a octroyé l'homme d'affaires sud-africain, Cyril Kern, qu'il qualifie d'"ami personnel".

Ces fonds auraient été utilisés pour rembourser des contributions illégales ayant alimenté la campagne d'Arik Sharon, lors des primaires du Likoud, de 1999.

L'opposition travailliste a présenté, mercredi, une motion de censure contre le gouvernement Sharon, stipulant que "le Premier ministre n'est pas en capacité d'assumer ses fonctions, compte tenu des soupçons qui pèsent sur lui", mais cette motion n'a aucune chance de passer au Parlement.

Le député d'extrême gauche, Yossi Sarid, s'est inquiété, pour sa part, du risque qu'Arik Sharon, "sous pression", puisse être tenté par des actions irréfléchies sur le plan israélo-arabe, pour détourner l'attention.

Des députés de droite ont, de leur côté, accusé l'opposition de monter l'affaire en épingle, compte tenu de son incapacité de renverser le gouvernement par le jeu démocratique.

Arik Sharon a été confirmé à son poste de Premier ministre, au début de l'année 2003, à la suite d'une victoire éclatante du Likoud. Les prochaines élections doivent normalement se tenir en novembre 2007.

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NDLR de Rectification AFP: Nouveau carton rouge aux pigistes nullissimes de l'AFP, qui n'ont toujours pas compris que les termes "inculper" et "inculpation" ont été remplacés par "mettre en examen" et "mise en examen".
Et pourtant, nous le leur avons déjà signalé.
Incompétence en orthographe, incompétence en rédaction, incompétence en journalisme: voila l'AFP en résumé.


Mis en ligne le 22 janvier 2004 sur le site www.upjf.org