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Menahem Macina

L'Express: 'La sal.pe' [palestinienne] accouche!', M. Macina
11/08/2004

12/08/04 - Voir : “Lettre ouverte au Directeur de 'L'Express'".

10/08/04

Ne sursautez pas: ce n'est évidemment pas L'Express qui a émis cette horreur, pas même un de ses journalistes. L'hebdomadaire n'a fait que publier ce qu'un Palestinien a dit à son journaliste qu'un soldat israélien avait dit. Ce qui n'est tout de même pas la même chose !

Et de fait, qui d'autre au monde, si ce n'est un soldat de l'Etat Juif, pourrait proférer une exclamation aussi dégradante pendant l'accouchement accidentel d'une femme palestinienne à un point de contrôle ? On en lira plus sur ce point précis, vers la fin du présent article.


............................................



Si je prends la peine de troubler votre quiétude estivale, en cette première quinzaine du mois d'août, c'est parce que, grâce à la vigilance d'un de nos internautes, je viens de lire, avec stupeur, un article de L'Express, doublé d'un reportage photographique, dont le contenu accusateur est d'une telle violence et d'un tel niveau de calomnie, qu'on se demande comment il a pu échapper au discernement dont doit faire preuve tout organe de presse, surtout lorsqu'il relaye les propos enflammés de militants Palestiniens ou de pacifistes pro-palestiniens haineux, dont une longue expérience devrait lui avoir enseigné que la distance entre la vérité des faits et la description qui en est faite est aussi grande que celle qui sépare la terre du soleil.

Voici l'avertissement que nous adresse H.B, un internaute, fidèle lecteur de notre site, en nous référant à l'article d'Axel Gyldèn, "Une prison à ciel ouvert", paru dans L'Express du 9 août 2004 :

"Encore un reportage unilatéral sur Gaza, sans aucune mise en perspective des raisons pour lesquelles les blocages sont opérés.
Tout, absolument tout est unilatéral. Les témoignages ne sont ni prouvés ni authentifiés (ex : les supposés propos du soldat israélien assistant à l'accouchement d'une femme).
Aucune mise en responsabilité de l'Autorité Palestinienne, aucune mise en perspective historique.
On montre le passage d'Erez et les Palestiniens bloqués dans des files interminables, mais on oublie effectivement de rappeler qu'il y a quelques mois, une femme, sous prétexte d'handicap à la jambe, a profité de la pitié des soldats pour se faire exploser au milieu d'eux.

Et l'on se demande pourquoi l'antisémitisme augmente en France. A la vue de ce type de reportage, on ne peut effectivement que penser qu'Israël est un état 'nazi'.

Que faire ? "


Je m'efforcerai de répondre à cette interrogation pathétique, à la fin de cet article. Pour l'instant, je me limiterai à illustrer et analyser le procédé, systématiquement utilisé par de nombreux journalistes acharnés à mener leur croisade médiatique anti-israélienne personnelle, à la faveur du climat de lynchage presque universel dont l'Etat Juif est victime. La méthode a fait ses preuves. Elle consiste à donner la parole aux principaux ennemis d'Israël – et en premier lieu aux Palestiniens les moins modérés. Même s'il les intègre dans un discours largement accusateur, le journaliste prend soin d'équiper les propos les plus durs et les accusations les plus meurtrières qu'il relate, de guillemets qui tiennent lieu de feuille de vigne à la nudité obscène et répugnante de l'immoralité criminelle israélienne, telle que ses informateurs, ennemis irréductibles et fanatiques de l'Etat juif, se la représentent dans leur délire et la peignent pour en convaincre les autres.

Rappel de quelques affaires croustillantes du même acabit :

  • Des soldates israéliennes se seraient exhibées nues sur des chars pour servir d'appât sexuel à des Palestiniens, qui, s'approchant pour mieux jouir de ce spectacle licencieux, étaient dûment abattus par des tireurs juifs sadiques…
  • Après que même l'ONU ait dû admettre qu'il n'y avait pas eu l'ombre d'un massacre à Jénine, Le Monde se consola en se faisant le relais complaisant d'accusations palestiniennes de prétendus crimes de guerre perpétrés par Tsahal. (Voir : "Israël accusé – Israël justifié").
  • Et l'on se souvient sans doute du dérapage scandaleux du Nouvel Observateur rapportant, au premier degré et sans guillemets, jusqu'où allait le cynisme des soldats de Tsahal, censés violer des Palestiniennes pour les faire abattre par les membres de leur famille, dont on connaît la propension aux "crimes d'honneur" pour laver leur honneur souillé. (Voir "Tsahal, une armée de violeurs ?" et "Des guillemets qui tombent... mal").

Aujourd'hui donc, à son tour L'Express se joint à la meute pour la curée, désormais sans risque, puisque quasiment toutes les tentatives de faire condamner des organes de presse pour de tels comportements, ont été jugées irrecevables par les tribunaux.

Après une longue introduction sur les conditions de pêche en mer, au cours de laquelle, faute de témoignages diabolisants, l'auteur de l'article brode longuement sur le rétrécissement de la zone de pêche autorisée, et sur les conséquences économiques qui en découlent pour les pêcheurs - il aurait pu rédiger un livre entier sur ce thème en menant le même type de 'reportage' dans la majeure partie des zones de pêche, en Europe -, l'auteur de l'article écrit :

"…la bande de Gaza est une prison à ciel ouvert. Cernés par un mur de béton ou par des barbelés, gardés par des soldats postés dans des miradors ou dans des chars prêts au combat, survolés par des hélicoptères Apache, des drones et des chasseurs F 16, 1,4 million d'habitants du territoire voient chaque jour leur liberté de mouvement se restreindre. Au nord, le poste-frontière d'Erez, où, chaque matin, transitaient naguère 11 000 ouvriers palestiniens en direction de Tel-Aviv et de ses environs, est pratiquement fermé."

Ce journaliste aurait pu préciser qu'après des dizaines d'attentats meurtriers et des infiltrations incessantes de terroristes se donnant comme ouvriers en quête de travail, et devant l'insuccès des très nombreux avertissements d'une possible fermeture, au fil des dernières années, Israël avait décidé de délocaliser dans le Neguev ce fleuron de la coopération économique israélo palestinienne, et que, dans l'intervalle, ce centre industriel qui employait des milliers de travailleurs de la Bande de Gaza a cessé récemment toutes ses activités.

"Quelques centaines seulement de travailleurs triés sur le volet franchissent encore ce poste de douane, après de longues heures d'attente et de fouille au corps. Les cancéreux nécessitant un traitement chimiothérapique peuvent également obtenir, par dérogation, un droit de passage qui reste toutefois toujours soumis, en dernier ressort, au bon plaisir des militaires en faction."

On remarquera, au passage, que même cette mesure humanitaire - que le journaliste ne peut cacher, tant elle est notoire -, est 'torpillée' par la remarque calomnieuse et infamante selon laquelle l'assistance médicale dont ont besoin ces malades est suspendue aux 'caprices' des soldats.

Passons pieusement sur l'ignorance crasse de la langue française du journaliste qui confond "confinement" avec "huis clos – terme qui connote un entretien ou un jugement interdit au public. Le seul but de cette nouvelle description catastrophaliste est de placer le fameux mot-stigmate, volé aux vraies victimes – les Juifs - et détourné de son sens original de quartier où ils étaient jadis parqués : le "ghetto", célèbre invention de la Chrétienté médiévale, qui perdura, en certains endroits jusqu'à la fin du XIXe siècle, et même jusqu'au XXe dans les pays arabes. Donc, les "nouveaux nazis" – entendez les Israéliens -, conformément au mantra de "la victime qui se mue en bourreau", après avoir eux-mêmes été confinés dans des ghettos, font subir le même sort aux Palestiniens. Lisez, c'est – avec un peu d'imagination – très convaincant.


«Les habitants de Gaza vivent à huis clos [=confinés], repliés sur eux-mêmes, comme dans un ghetto»

" «Le rythme de la vie dépend du bon vouloir de soldats israéliens sans visage, cachés dans des miradors, résume Anis Gandil, responsable de l'ONG Enfants réfugiés du monde. Nous ne sommes maîtres ni de nos mouvements ni de nos emplois du temps. Le checkpoint sera-t-il ouvert? Pourrai-je le repasser en sens inverse avant la nuit? Voilà les grandes questions que nous sommes contraints de nous poser! Résultat, il est impossible de programmer la journée du lendemain. Et encore moins de se projeter dans le futur»."

Rebelote sur la condescendance des soldats à laquelle est prétendument suspendue la vie et la liberté de chaque Palestinien. Net progrès, toutefois, par rapport aux motifs antisémites de naguère. Ici, plus de nez de juif, de menton vulgaire, de lèvres épaisses, de regard fuyant : simplement ces Juifs-là n'ont pas de visage. Pratique : le jour où leurs ennemis pourront enfin les lyncher à grande échelle - avec la bénédiction de l'ONU, par exemple, et à la faveur du silence des nations qui estimeront, avec regret, que les Israéliens l'avaient bien cherché, après tout ! -, ces assassins ne verront pas le regard épouvanté et accusateur de ce nouvel Abel, qui les suivra, comme il arriva à Caïn, à en croire Victor Hugo, jusque dans la tombe.


«Un conducteur de bulldozer s'écria : "si elle reste, je l'écrase; si elle fuit, je la tue".»

"A Rafah, la demeure familiale de l'architecte Manal Awad compte au nombre des bâtiments réduits à l'état de poussière. Directrice du Centre de santé mentale pour femmes, cette militante des droits de la femme y vivait avec ses quatre sœurs, son unique frère, leur mère et une tante de 80 ans. «Ce fut une semaine de brutalité bestiale. Lorsque les gens du quartier ont supplié le conducteur de bulldozer d'épargner notre voisine, une dame âgée, celui-ci a répondu à l'aide d'un mégaphone: 'Si elle reste, je l'écrase; si elle fuit, je la tue'. Un voisin l'a finalement portée sur son dos et sauvée. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu ma mère pleurer», raconte Manal Awad, sous le regard de sa tante octogénaire, laquelle confie, pour sa part, qu'elle ne garde en mémoire «aucun bon souvenir» au soir de sa longue existence..."

Admirez les termes choisis (en rouge). Notez également la curieuse contradiction - 'Si elle reste, je l'écrase; si elle fuit, je la tue'. A en juger par la suite des événements, telle qu'elle nous est relatée, de deux choses l'une : ou la pauvre femme était infirme et ne pouvait donc pas 'fuir', ou le soldat ne savait pas viser, puisque finalement il n'a pas tiré quand quelqu'un l'a aidée à 'fuir' !

Autre étonnement : la vie de cette mère – que la fille dit voir "pleurer pour la première fois" - a dû être particulièrement idyllique, malgré les 'horreurs israéliennes' de l'Intifada, pour qu'elle n'ait eu, dans sa vie, que cette seule occasion de larmes !

La suite du texte nous apprend que même la violence domestique palestinienne est mise sur le compte d'Israël :


"Autre conséquence de la situation sociale tendue: la montée de la violence domestique. «Elle préexistait [heureux de l'apprendre!], mais elle s'est nettement aggravée depuis le début de la seconde Intifada» [qui est évidemment la faute des Israéliens !], souligne Manal Awad… les hommes, désœuvrés, frustrés, sans espoir de trouver un emploi, peinent à préserver leur statut de chef de famille."


De toute cette prose accusatrice (il faut lire, dans leur intégralité, ces 4 pages A4, en prenant, toutefois, la précaution d'absorber un médicament anti-nausée), on retiendra ce morceau de roi de la calomnie et de la vulgarité, qui, dans tout pays digne du nom d'Etat de droit, devrait valoir à son auteur une condamnation pour violation de la déontologie journalistique :

"Officiellement, l'objectif est sécuritaire et vise à prévenir les risques, bien réels, d'attentats. Mais, en réalité, il s'agit aussi de mettre la population sous pression en compliquant le quotidien de tout un chacun. «Ce procédé de punition collective est sadique, car il touche des gens ordinaires, des civils, qui n'ont rien à voir avec des militants armés ou de quelconques terroristes, qu'Israël est censé combattre», déplore Mahmoud Rahma, l'un des directeurs du Centre Al-Mezan pour les droits de l'homme, une ONG locale. Ainsi, depuis le début de l'Intifada de 2000, une cinquantaine de femmes ont dû accoucher à des checkpoints. «Un jour, un soldat israélien a commenté l'accouchement en direct et en hébreu du haut de son mirador, à l'aide d'un mégaphone, en ces termes: 'La sal.pe va accoucher. La sal.pe accouche. La sal.pe ne bougera pas d'ici!'», rapporte Mahmoud Rahma, qui déplore ces dérives. Lesquelles n'ont, à l'évidence, aucun rapport avec des mesures de sécurité."

"Qui va croire une pareille énormité ?", vous direz-vous sans doute. Ce serait faire fi des leçons de cynisme - confirmées par les faits - de Joseph Goebbels, maître manipulateur de la propagande nazie : "Plus un mensonge est gros, plus il passe", et "Répété cinquante [certains disent mille] fois, un mensonge devient une vérité acceptée de tous".


Que faire ? - se demandait, au terme de son message, l'internaute qui nous informe de cet article indigne.

Hélas ! Dans l'état actuel de la jurisprudence en matière de délits de presse, seules les attaques susceptibles de porter atteinte à la réputation, ou à la vie privée de personnes nommément mentionnées, peuvent faire l'objet de plaintes des intéressés. Par contre, les pires diffamations, accusations ou distorsions de faits, quand elles concernent un Etat - surtout étranger, surtout américain et, a fortiorin israélien -, ne tombent pas sous le coup de la loi. Et il n'échappera à personne qu'à ce jeu-là, Israël est au top du hit-parade de l'ignominie.

En conséquence, je n'ai que la pauvre réponse suivante à apporter au cri de notre internaute :

Notre seule arme est celle des diffamés et des opprimés de toutes races et de tous temps : LE TÉMOIGNAGE. Il consiste, entre autres, à démonter et à exposer au grand jour le mécanisme machiavélique des méthodes des calomniateurs et des subvertisseurs de l'opinion.

Tout ce que nous pouvons espérer, c'est que notre cri - qui, pour l'instant, n'est guère plus audible que celui d'un oiseau au-dessus d'un océan déchaîné – répété sans cesse et amplifié dans le maigre espace médiatique qui nous est accessible (presque exclusivement le Net), finisse par toucher un nombre suffisant de consciences pour mouvoir les autorités politiques à prendre des mesures d'endiguement, si ce n'est de répression de ce qui constitue – comment le nier désormais ? – une INCITATION CONSCIENTE ET VOLONTAIRE A LA HAINE DE L'ÉTAT JUIF et, par voie de conséquence, A CELLE DES JUIFS DU MONDE ENTIER, CENSÉS ÊTRE COMPLICES DE LA SOUFFRANCE INFLIGÉE AU PEUPLE PALESTINIEN, ET MÊME Y CONTRIBUER DE TOUTES LES MANIÈRES POSSIBLES.

Plaise à D.ieu que la complicité de la majeure partie de l'humanité avec la diabolisation planétaire d'Israël, ou l'indifférence à l'égard de ce processus inexcusable, ne favorisent la ghettoïsation de l'Etat Juif, prélude à l'extermination de sa population, dont rêvent ses ennemis.

Que jamais ne nous parvienne d'Israël l'adieu désespéré qu'adressaient aux Juifs de Palestine les représentants du judaïsme polonais, alors agonisant. Seul leur texte a survécu
  • , comme un acte d'accusation gravé dans le roc pour l'éternité. Je le cite ici, en en modifiant juste ce qu'il faut pour illustrer le parallèle possible des situations (ce qu'à D.ieu ne plaise !) :

    "À la dernière minute avant leur anéantissement total, les derniers survivants du peuple juif en [Israël] ont lancé un appel au secours au monde entier. Il n'a pas été entendu. Nous savons que vous, Juifs de [la Golah], vous souffrez cruellement de notre martyre incroyable. Mais que ceux qui avaient les moyens de nous aider et ne l'ont pas fait sachent ce que nous pensons d'eux. Le sang de... millions de Juifs hurle vengeance, et il sera vengé! Et ce châtiment ne frappera pas seulement les [nouveaux] cannibales nazis, mais tous ceux qui ne firent rien pour sauver un peuple condamné. Que cette dernière voix, sortant de l'abîme, parvienne aux oreilles de l'humanité toute entière."


    Ne nous taisons pas, écrivons, répercutons notre cri à tous les échos :


  • CESSEZ DE NOUS DÉSIGNER OU DE NOUS ABANDONNER
    À LA VINDICTE DE NOS ENNEMIS !

    L'HISTOIRE – ICI-BAS – ET DIEU – DANS LE MONDE À VENIR -
    VOUS DEMANDERONT COMPTE DE NOTRE SANG !


    Menahem Macina

    © upjf.org


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  • Cité par Léon Poliakov, Bréviaire de la haine, Paris, 1951, p. 353.

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    Pour réagir: L'Express : 17 rue de l'Arrivée 75733 Paris Cedex 15.
    Tél : 01 53 91 11.11
    Fax : 01.53.91.12.10.

    Courrier des lecteurs
    Monique Barrier
    courrier@lexpress.fr
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    Directeur de la rédaction: DJEAMBAR@lexpress.fr


    monde@lexpress.fr

    Relations presse
    Stéphanie Videau
    presse@lexpress.fr

    Mis en ligne le 11 août 2004 sur le site www.upjf.org.
  • Vos réactions


    ----- Original Message -----
    From: Julius
    To: jembar.dired@lexpress.fr ; monde@lexpress.fr
    Sent: Thursday, August 12, 2004 12:29 PM
    Subject: PROTESTATION

    Je proteste avec indignation contre l'article "Une prison à ciel ouvert" paru dans "L'EXPRESS" du 9/08/2004, sous la plume de votre collaborateur, le compatriote de Pétain (ou d'Hitler), Axel Gildèn. Je suis honteux d'avoir éventuellement le même passeport que ce monsieur.

    En matière de prisons à ciel ouvert vous vous y connaissez : Les Mille, Borne-la-Rolande, Drancy, le Struthof... Le monde saura que votre périodique fait régner en France un climat digne de la République de Weimar. J'écrirai à Serge Dassault pour lui dire ce que je pense de sa revue de collabos ! Décidément, c'est un atavisme. Espèces de nazis !

    Julius

    -----------------------


    ----- Original Message -----
    From: Henri Fitoussi
    To: Macina
    Sent: Thursday, August 12, 2004 8:45 AM
    Subject: L'express

    … Etant enfant, j'applaudissais chaque fois que l'armée américaine sortait vainqueur de ses combats contre les indiens.
    Les "Yankees" faisaient tout ce qui était en leur pouvoir, pour nous faire croire que les "Peaux rouges" étaient des tueurs, des sauvages, qui ne se soulageaient qu'en scalpant du "blanc".
    Ils cherchaient ainsi à occulter le massacre des indiens.
    Que voyons-nous aujourd'hui avec le conflit dit "Israélo-palestinien"?
    L'Europe, en particulier la France, a laissé sans broncher, les nazis mener à l'abattoir et dans les fours 6 millions de juifs, après les avoir pillés, pour ensuite verser des larmes de crocodile.
    Actuellement, cette Europe - en particulier la France - veut nous faire croire que les Israéliens, donc les juifs, sont une bande de tueurs, de sauvages, de dégénérés, qui se comportent comme les nazis, à l'encontre des palestiniens, ce pauvre peuple sans défense, à qui l'on a confisqué les terres et qui n'a [d'autre] moyen que les pierres pour se défendre.
    Avec ce battage, cette calomnie, l'Europe - en particulier la France - arrivera à faire basculer l'histoire, et les nouvelles générations donneront raison à Hitler et à sa bande de tueurs.
    Ou bien alors, elles diront que la Shoah n'a jamais existé.
    Bien à vous.

    Henri Fitoussi.

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    ----- Original Message -----
    From: ja.ben@9online.fr
    To: Denis.jeambar
    Sent: Thursday, August 12, 2004 11:15 AM
    Subject: gaza

    Monsieur,

    J'avais apprécié votre ouvrage sur les médias, je l'avais même conseillé à mes amis. Aujourd'hui, je le regrette.
    Votre journal a fait un pas de plus dans la déformation de l'événement, en diffusant ce reportage, mensonger et volontairement incitatif à la haine, sur ce que vous nommez: "le ghetto de Gaza".
    N'importe quel lecteur moyennement constitué peut y voir le parti pris, l'incohérence et la manipulation.
    Seuls les imbéciles, les ignorants et les antisémites y trouveront leur compte.
    Désormais, ce sont ceux-là qui seront vos lecteurs.
    Vous contribuez à la HONTE de ce pays!
    Vous êtes la HONTE, l'artisan prétentieux de la France en décomposition.

    Jane Bening

    -----------------------

    ----- Original Message -----
    From: Ivan ZARKA
    To: courrier@lexpress.fr
    Cc: UPJF
    Sent: Thursday, August 12, 2004 12:59 PM
    Subject: protestation

    Je vous ai déjà adressé à plusieurs reprises un fax (en date du 8 Avril 2004) et une correspondance (en réponse à votre [offre] de renouvellement) vous expliquant pour quelle raison je ne renouvellerai pas mon abonnement à votre magazine (vous aviez reproduit sans aucune vérification un article mensonger de l'AFP).

    Je m'aperçois que vous n'aviez pas encore atteint le maximum de la bassesse.

    Rassurez-vous c'est fait avec ce soi-disant article d'Axel Gylden!

    I. ZARKA

    -----------------------

    ----- Original Message -----
    From: I.V.
    To : m.macina@skynet.be
    Sent: Thursday, August 12, 2004 11:17 AM
    Subject: L'Express - un pas de plus dans l'ignominie

    D'abord permettez-moi de vous adresser un grand bravo pour votre site, que je me fais un point d'honneur de visiter quotidiennement. La justesse des articles qui s'y trouvent et votre verve me font chaud au coeur.

    J'étais tombé par hasard sur l'article de L'Express concernant les "conditions de vie" des palestiniens dans les territoires qu'ils occupent, avant même qu'il soit signalé sur votre site.
    Je vous écris aujourd'hui pour vous signaler un article sur le site Web de L'Express, qui se veut un résumé chronologique du conflit israélo-arabe (je dirais, pour ma part, des agressions successives des arabes contre Israël). En voici le lien: www.lexpress.fr/info/monde/dossier/palestine/dossier.asp?ida=393389

    Il est clair qu'en se basant sur une vision aussi partielle et partiale de l'histoire de ce conflit, on ne peut que souhaiter la disparition pure et simple d'Israël et même (mais sans le dire) de tous ses habitants.

    J'ai noté plusieurs points parmi les plus choquants :

    • La guerre des 6 jours a été "déclenchée" par Israël (en fait, les pays arabes avaient massé des troupes aux frontières, mais c'était sans doute pour le plaisir !)
    • Le coup de "Sabra et Chatila", défini comme un massacre perpétré avec la complicité passive de Tsahal (à ce compte-là, l'armée française peut être inculpée de complicité passive dans tous les massacres qu'a connu l'Afrique depuis la colonisation, par exemple !)
    • La visite de Sharon sur "l'esplanade des mosquées" qui a déclenche la seconde Intifada (un grand classique, me direz-vous.)
    • Seuls deux ou trois attentats palestiniens contre des civils israéliens sont mentionnés dans la chronologie.
    Etc.

    L'Express est un exemple typique de journal gauchiste à lectorat bobo-progressiste. Les seuls juifs qui trouvent grâce à leurs yeux sont ceux qui ont péri dans les camps de concentration il y a plus de cinquante ans.
    Les juifs vivants et fiers constituent une anomalie incompréhensible dans un monde obligatoirement multi-culturel.
    Dès lors, comment s'étonner du nombre de juifs tabassés, insultés ou lapidés lorsque des médias à fort tirage, tel "L'Express", travestissent quotidiennement la vérité ?

    Merci encore pour votre site.

    I.V.

    -----------------------

    ----- Original Message -----
    From: Nico Sprecher
    To: courrier@lexpress.fr ; Denis.Jeambar@lexpress.fr ; monde@lexpress.fr ; presse@lexpress.fr
    Cc: Macina
    Sent: Thursday, August 12, 2004 3:21 PM
    Subject: Fw: Lettre ouverte au Directeur de L'Express

    Monsieur le Directeur de "L'EXPRESS" et Mesdames , Messieurs de la Direction du Journal "L'EXPRESS ,

    Référence : l'article d'Axel Gyldèn, "Une prison à ciel ouvert", paru dans L'Express du 9 août 2004

    Nous sommes scandalisés de découvrir, même dans votre journal un torchon d'article : que de mésinformation et quelle grave atteinte à la déontologie journalistique!

    Dommage que votre journal qui, jadis, était de valeur, ne fasse exception et rejoigne les autres torchons de la Presse Française .

    En espérant que vous prendrez des mesures urgentes de redressement , recevez nos meilleures salutations ,

    Dr Suzy et Dr Nico SPRECHER (JERUSALEM)

    -----------------------Bonne adresse du Directeur de l'Express :
    DJEAMBAR@lexpress.frupdate 16/08/04