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La Licra attaque Jean Raspail, écrivain et romancier, critique intrépide de l’islamisme
23/09/2005

« Lorsqu’il s’agit de faire la chaîne pour éteindre l’incendie, on ne demande pas à celui qui nous passe le seau à quelle religion ou à quel courant politique il appartient. » Cette remarquable maxime de Dawidowicz mériterait de passer en adage. A elle seule, elle constitue un programme d’autodéfense citoyenne. Le combat de cet auteur - et du site Liberty Vox, auquel il collabore - pour le droit à la critique, y compris celle de l’islam, ("Que vaut la liberté de pensée sans la liberté de l’exprimer ?", s’exclame-t-il), est d’autant plus méritoire que, de nos jours, il est politiquement incorrect et même dangereux à tous égards. Il nous interpelle tous. (Menahem Macina).
22/09/05
 
Remarque liminaire de Menahem Macina : L’article qui fait l’objet de la plainte de la Licra (Jean Raspail, "La patrie trahie par la République", Le Figaro du 18 juin 2004),  n’est plus en ligne sur le site du quotidien. Bien qu’il soit possible d’en lire le contenu sur plusieurs sites, nous ne sommes pas autorisés à le reproduire, ni même d’indiquer le lien aux url des sites en question où il figure, et ce en vertu des lois sur le copyright. Il est toutefois facile d’y parvenir à l’aide de Google. Je me limiterai à citer ici l’extrait suivant :
 
« J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d’une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer. »
 
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Titre original de l’article de David Dawidowicz, reproduit ici : "La LICRA attaque Jean Raspail. Extension du domaine de la chute?" [1], avec le chapeau suivant :
 
"David Dawidowicz prend la défense de Jean Raspail, attaqué par la LICRA... Cette ligue serait-elle en plein processus de "MRAPisation" [2] ? N’y aurait-il plus aucune place en France pour la défense des valeurs qui fondèrent cette grande Nation?"
 
 
La Licra poursuit Jean Raspail pour un éditorial qu’il a signé dans Le Figaro du 17 juin 2004, sous le titre "La patrie trahie par la République", avec un «R» majuscule pour République et un «p» minuscule pour patrie, ce qui est pour le moins une marque de déférence envers la République.

J’ai beaucoup d’estime pour la Licra dont je fus membre, un moment donné, et qui, habituellement, livre des justes combats.

L’idéologie de Jean Raspail n’est pas la mienne. Mais son nationalisme et son attachement à la tradition catholique ne sont pas pas plus bornés, plus archaïques, plus obscurantistes, plus intolérants ni plus xénophobes que ceux qui prévalent dans les pays de culture musulmane et qui, à travers l’immigration, se propagent en Europe sans en être, pour autant, inquiétés, pas du côté du MRAP, en tous cas. Comme tout citoyen d’un pays libre, Jean Raspail, a le droit de critiquer, à tort ou à raison, une politique qu’il juge désastreuse, une société qu’il juge à la dérive. Il a aussi le droit de ne manifester aucun enthousiasme devant le spectacle d’une «Gay Pride», d’être hostile au mariage homosexuel, d’appréhender les conséquences d’un bouleversement démographique entraînant la marginalisation des valeurs sur lesquelles notre société s’est constituée. Ce n’est pas du tout politiquement correct, certes. Mais que vaut la liberté de pensée sans la liberté de l’exprimer?

Assimiler au racisme toute opinion défavorable à une religion relève de la confusion mentale, pas toujours désintéressée.

Il est encore permis de penser - et de le dire - que, contrairement aux postulats d’un antiracisme perverti, toutes les religions ne sont pas équivalentes. Que l’on cesse donc d’opposer à l’intolérance et aux persécutions dont le catholicisme s’était rendu coupable au cours des siècles passés, le modèle d’un mythique islam andalou «religion d’amour, de tolérance et de paix». Cela reviendrait à créditer le système nazi de toutes les avancées philosophiques, scientifiques, littéraires ou musicales dont notre culture est redevable à l’Allemagne. Ce qui nous intéresse, c’est «maintenant». Or, aux yeux des hommes et des femmes attachés à la liberté de conscience et d’expression, à l’égalité entre hommes et femmes de toutes origines, à la tolérance envers ceux qui diffèrent de nous, l’Islam, tel qu’il se manifeste, ne présente pas grand-chose de séduisant, c’est le moins que l’on puisse dire. Encore faudrait-il pouvoir le dire sans risquer de devoir en répondre devant les tribunaux.

En France, et Jean Raspail le déplore sans doute, tout un chacun peut, sans risque de poursuites judicaires ni de se faire poignarder par un Ravaillac, dire pis que pendre du catholicisme, religion encore majoritaire pourtant, et qui a, qu’on le veuille ou non, largement contribué à forger l’identité et la culture françaises. On peut brocarder, même avec mauvais goût, le Christ, le Pape, le clergé, le rite catholique. Et nul ne s’en prive. Mais gare à l’imprudent qui exprimerait une opinion négative, voire nuancée, sur Mahomet, personnage historique qui, de son vivant, détenait à lui seul le pouvoir politique, législatif, militaire et religieux de la Péninsule Arabique. Avec tous les abus imaginables d’un tel système. L’infortuné Louis Chagnon, prof. d’Histoire, en sait quelque chose et Théo Van Gogh n’en sait plus rien puisqu’un musulman marocain, que le débonnaire royaume des Pays Bas a imprudemment accueilli et naturalisé, l’a pieusement égorgé [3], fidèle, en cela, à maints exemples édifiants donnés par le Prophète en personne. Je me vois déjà traîné sur le banc d’infamie, ou égorgé par un islamophrène pour ce que je viens d’écrire.

Le racisme commence lorsque l’on fait une généralité à partir d’un cas particulier ou isolé.

Mais lorsque nous sommes, dans toute l’Europe, submergés de «cas particuliers» et de cas «isolés», au point qu’ils deviennent un phénomène de masse, on est en droit de se poser des questions. C’est ce que je fais, comme l’ont fait, dans Liberty Vox, Anne-Marie Delcambre, et plus récemment André Dufour [4], comme le fait maintes fois Ivan Rioufol dans sa rubrique hebdomadaire du Figaro. Nous encourons donc tous la vindicte de toutes les ligues de vertu réunies, non pas pour défendre la dignité d’hommes et de femmes qui seraient injuriés ou discriminés pour leur croyance en Allah et en Mahomet, son Prophète - ce qui serait légitime et que je soutiendrais - mais pour interdire toute critique d’une nauséabonde chakchouca idéologique amalgamant la politique, un impérialisme, un mépris pour tout ce qui n’est pas musulman, un esprit de conquête et une conception religieuse archaïque et difficile à nommer puisque «islamisme», nom donné à cette mouvance, est synonyme d’islam.

C’est le «nazisme» qui lui serait le plus proche par sa finalité, par sa phraséologie, son antisémitisme, son hostilité à la démocratie, à la franc-maçonnerie, par ses méthodes déloyales, par la désinformation, par sa propagande mensongère, par son esprit de conquête, par le mépris de la vie. Mais ce terme est déjà réservé à un phénomène anti-religieux et nationaliste allemand. Mais cet islamisme réunit tous les ingrédients du totalitarisme qui s’appuie sur des masses, propage la haine raciale et religieuse, impose la terreur et sème la mort. Or, l’Histoire nous enseigne que le totalitarisme, qui commence par faire le malheur des peuples qu’il combat, finit par faire le malheur du peuple pour le bien duquel il prétend agir. C’est dans ce sens qu’en dénonçant, sans ménagement ni fioritures, cette abomination, nous nous joignons aussi au périlleux combat des hommes et des femmes catalogués musulmans et qui redoutent encore plus que nous la tyrannie obscurantiste des «barbus» abrutis.

Alors, en attendant de nous mettre d’accord sur le nom qui lui convient, on peut légitimement s’inquiéter devant la montée du péril islamique qui, pour ne nous en tenir qu’à l’Europe, inscrit déjà à son tableau de chasse, en guise de hors-d’œuvre, et de façon non exhaustive, Paris, Madrid, Amsterdam, Londres, Anvers. On est en droit de s’en inquiéter, et de le dire tout haut, comme nos aînés se sont inquiétés du péril nazi, sans que cela constituât un délit de racisme germanophobe.

Lorsqu’il s’est agi de résister au nazisme, nous n’étions pas regardants sur les convictions religieuses ou politiques de nos compagnons de lutte. Il y avait «ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n’y croyaient pas». Il y avait des républicains espagnols, des Juifs, des étrangers du MOI, des trotskistes - bientôt rejoints par les communistes -, il y avait des royalistes, des Croix de Feu, des Jocistes et Jécistes à côté des jeunesses socialistes. Les camps de déportés politiques réunissaient une Danielle Casanova communiste, un colonel François de la Roque, Croix de Feu, ou un Léo Boutbien, franc-maçon.

Lorsqu’il s’agit de faire la chaîne pour éteindre l’incendie, on ne demande pas à celui qui nous passe le seau à quelle religion ou à quel courant politique il appartient.

Alors, Jean Raspail n’a pas moins le droit de s’inquiéter, à sa façon qui n’est pas la nôtre, de cet islam qui devient omniprésent dans sa région. Son seul tort est d’être, semble-t-il, catholique traditionaliste et de droite et, qui sait, peut-être un tantinet royaliste, c’est-à-dire à priori, tout ce qu’il faut pour être du mauvais côté. Je ne suis pas de son bord mais, à l’instar de Voltaire, je descendrais dans la rue pour défendre sa liberté absolue de conscience et d’expression. Car il ne fait qu’exprimer ce que maints auteurs ont dit et écrit, sauf qu’il n’a pas appris le Novlangue à l’école pour l’exprimer de façon politiquement correcte. Or, force est de constater que pour maints citoyens qui s’en réclament, la liberté absolue de conscience et d’expression n’est reconnue qu’à ceux qui pensent à peu près comme eux. Dans une civilisation vouée au bien-être et au moindre effort, c’est tellement plus confortable. Or, dans un pays où la critique des religions remonte au moins au Siècle des Lumières, il ne me paraît pas plus raciste de s’attaquer à l’islam qu’au catholicisme, fût-ce à tort.

Il m’aurait paru conforme à ses origines staliniennes et à son présent islamophile, que le MRAP, connu pour son antiracisme sélectif, se portât partie civile dans cette affaire. Mais la LICRA? Que fait-elle dans cette galère? Pourquoi tire-t-elle les marrons du feu pour le MRAP qui, lui, ne se gêne pas pour couvrir de tout son poids l’antisémitisme lorsqu’il est manifesté par des Musulmans?

Sous l’Ancien Régime, cela s’appelait «se battre pour le roi de Prusse».

David Dawidowicz pour Libertyvox

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Notes

Critères de l’antiracisme du MRAP : Sur cent communiqués, le Mrap en consacre:
  • 70 au Proche-Orient, condamnant exclusivement Israël.
  • 1 aux massacres perpétrés par les islamistes en Algérie.
  • 0 aux victimes du terrorisme musulman.
  • 0 aux exactions commises par le Soudan.
  • 0 aux lapidations «légales» en Arabie saoudite et autres pays appliquant la charia.

Plaintes déposées par le Mrap contre les actes antisémites imputables à des musulmans: zéro.

Au mieux, le Mrap «déplore» ces actes «qui desservent» la cause arabe ou palestinienne.
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Notes d’upjf.org
 
[1] Cet article m’a été communiqué simultanément par plusieurs correspondants. Parmi ceux-ci, figurait notre ami Norbert Lipszyc, toujours à la pointe de l’information. Il accompagnait le texte de la remarque suivante, à laquelle je souscris : "Tout comme David Dawidowicz, que je ne connais pas, je ne suis pas un partisan des idées de Jean Raspail, mais, comme lui, je suis scandalisé par l’attaque de la LICRA contre lui. Qu’est-ce qui leur a pris ! Seraient-ils devenus fous, ne pouvant plus supporter la pression médiatique ? Si jamais il est condamné cela voudra dire qu’il devient impossible en France d’exprimer une opinion disant que l’Islam est antisémite structurellement, ce qui est pourtant le cas, selon le droit français."
[2] Allusion au parti pris flagrant du MRAP dans son penchant pro-arabe. J’en ai traité moi-même sur le présent site. Voir "Rapport du MRAP : Une indignation vertueuse sélective" ; "Marche à gauche: maccarthisme anti-Juif de droite".
[3] En réalité, la victime a été abattue de plusieurs balles de revolver. Le seul usage d’arme blanche a consisté à lui planter dans la poitrine, probablement post mortem, un poignard fiché dans un message écrit par l’assassin. 
[4] Nous avons mis en ligne une excellente contribution d’André Dufour, "Palestinophrénie", également parue sur le site de LibertyVox.
 
Mis en ligne le 22 septembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org
 
Mise à jour du 23/09/05.