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Menahem Macina

Tsunami, les 350 M. de $ US: pour Fr2, un coup de pub, M. Macina
12/01/2005

Décidément, l'anti-américanisme français et la jalousie à l'égard de nos partenaires d'outre-atlantique ne connaissent plus de limites. D'après Alain de Chalvron, l'envoyé spécial permanent de France 2 à New York, après avoir été "pingres" les 3 premiers jours du désastre, les États-Unis ont réalisé qu'ils pouvaient faire une opération de relations publiques "pas si coûteuse" que cela. D'où le déploiement de toute leur armada et leur vantardise médiatique subséquente. On lira, ci-dessous, la transcription scrupuleuse, que j'ai réalisée, de ce véritable libelle de mesquine envie, tissé de vraies-fausses informations, sur fond de manipulation des faits et de la chronologie, dont le seul but est de porter atteinte à l'image de l'Amérique. L'analogie avec l'attitude euro-française envers Israël est frappante. Comme celles de l'État juif, toute initiative américaine est, a priori, réputée intéressée, et grosse d'arrière-pensées et de calculs politiques. Israël et les États-Unis sont dans le même box des accusés : rien de bon ne peut leur être imputé. Ils sont tellement mauvais que, même quand ils font le bien, ce ne peut être qu'à des fins mercantiles ou politiques. Parodiant une expression évangélique négative à l'égard de Nazareth (Jn 1, 46), on est tenté d'écrire : « Des États-Unis, que peut-il sortir de bon ? »

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Contexte et présentation :

Le journal télévisé de France 2, diffusé ce jour, 12 janvier, à 13 heures, consacrait une page substantielle à la démarche, que son présentateur qualifiait de « peu banale », du président américain George W. Bush, qui s'est adressé à l'Europe et à la France par le truchement d'une lettre publiée en français dans le Parisien de ce jour, en page 7.
Avant la correspondance avec Alain de Chalvron, on entend la voix d'un correspondant de France 2, qui y va de son commentaire du texte de George Bush, paru dans le Parisien. Il se termine par un constat dévalorisant de l'initiative, présentée comme une insistance ayant pour but de « redorer le blason d'une Amérique enlisée en Iraq . »


Correspondance en direct d'Alain de Chalvron :

Le présentateur du journal télévisé :

Qu'est-ce qu'il lui prend, à George Bush, de nous féliciter, nous, Européens, et nous, Français, au passage, comme ça ?

Alain de Chalvron

L'histoire de Bush et le tsunami, c'est l'histoire d'un rétablissement acrobatique, après un début absolument désastreux. Alors, qu'est-ce qu'il se passe ? Le 26 décembre, George Bush est en vacances, et il n'apparaît à la télévision que le mercredi, c'est-à-dire 3 jours après le tsunami. On n'a débloqué, à ce moment-là pour le tsunami, que 15 millions de dollars, ce qui est une misère. C'est beaucoup moins que l'Australie, le Japon, que l'Europe, à ce moment-là ; et le New York Times, le journal le plus influent du pays, s'interroge : « Sommes-nous devenus pingres ? » Alors, d'ailleurs [ricanement], pour l'anecdote, sachez que la presse conservatrice, par exemple la chaîne de télévision Fox News, accuse, à ce moment-là, la France, sur le thème : oui, c'est vrai, on fait pas tellement d'efforts, mais enfin, on fait tout de même mieux que la France - ce qui, à l'époque, était non seulement faux, mais, en plus, hors sujet.

Alors, à ce moment-là, certains, dans l'administration, se rendent compte que tout cela peut être l'occasion d'une formidable - et pas si coûteuse que cela – opération de relations publiques. On débloque donc 350 millions de dollars, on lance l'idée d'une coalition humanitaire – qui ne verra jamais le jour, mais c'est pas grave, le mot coalition est lancé -, et surtout, on met en branle l'extraordinaire machine militaire américaine, qui est bien irremplaçable – on l'a vu -, et qui rend, en comparaison, tous les pays du monde complètement manchots.

Alors, pour parfaire cette opération de relations publiques, on prend sa plume et on écrit, dans tous les journaux du monde, qu'on est décidément le parrain du monde entier, celui qui donne effectivement des bons et des mauvais points : l'aigle américain a des griffes, mais il a aussi un cœur gros comme ça !

Menahem Macina

© upjf.org



Mis en ligne le 12 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.