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Israël (Société - mentalités)

La famille du terroriste juif : Nous avons honte
19/08/2005

L’auteur du quadruple meurtre, lui, n’a pas honte : «Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Je voulais arrêter le désengagement et j’espère que quelqu’un assassinera aussi Sharon», a-t-il déclaré au juge devant lequel il comparaissait aujourd’hui, pour la prolongation de sa détention.
Dernière minute 19h sur Ynet ("Jewish terrorist : Sharon should be killed")
 
18/08/05
 
Sur le site Ynet.com
 
Original anglais : "Jewish terrorist’s family: We are ashamed".
 
Traduction française : Menahem Macina.
 
 
Cet article fait suite au précédent de la même journaliste : "Le tireur juif avait déjeuné avec ses victimes avant son attentat". Elle en reprend le contenu dans le présent article, en y ajoutant ce qui a trait aux réactions de la famille du meurtrier. Nous n’avons donc traduit que cet ajout.
 
 
Dans le quartier de Gilo, dans la banlieue de Jérusalem, rue Hardoff, les membres de la famille et les amis du terroriste juif, Asher Weissgan, se sont réunis pour parler du choc qu’ils ont ressenti.
 
Sa sœur, Rina Elharar, a confié à Ynet que sa famille «condamne cet acte de toutes les manières possibles».
 
Weissgan convoyait les ouvriers à l’usine Ortal tous les matins. Quelques heures avant d’ouvrir le feu sur elles, il mangeait avec ses victimes.
 
Ses amis ont exprimé le choc ressenti et dit à Ynet qu’«il était impossible de prévoir qu’il projetait une chose comme celle-là.»
 
«Nous avons appris la nouvelle dans la soirée par les médias. Toute la famille est arrivée au domicile de mes parents, à Gilo», raconte Rina, la sœur de Weissgan. Nous sommes sous le choc, nous ne pouvons croire à ce qui est arrivé. Nous n’avons reçu aucun appel de la police et nous sommes seulement informés par les médias. Il n’a jamais rien dit qui puisse indiquer qu’il préparait cela, il ne parlait même pas du désengagement.»
 
Elle ajoute : «Je n’ai pas parlé avec lui ces trois dernières semaines. Sa femme et ses enfants sont chez nous depuis hier après-midi, ils viennent chez nous chaque année pour les vacances d’été. La famille est très choquée, et mon père s’est évanoui après avoir dit qu’il ne se sentait pas bien. Je veux souligner à quel point nous condamnons cet acte, et combien nous sommes en colère et honteux de cela.»
 
 
Des pleurs
 
Par la fenêtre de l’appartement de la famille on peut entendre des éclats de voix, et, de temps à autres, des pleurs de femme.
 
Un des proches amis de Weissgan, qui mangeait chez lui tous les vendredis soir, l’a rencontré avant qu’il perpètre l’attaque terroriste.
 
«C’est un excellent père et il est montré en exemple», dit cet ami. «Il n’a jamais parlé de ce problème, pas même une fois. Je ne peux pas comprendre comment c’est arrivé et je ne crois pas qu’il ait fait une telle chose.
 
Un autre ami dit : «Je ne peux pas croire qu’il ferait une telle chose juste comme ça. C’est le plus excellent homme que je connaisse, il n’a pas son pareil et ses enfants sont ce qu’il y a de plus important pour lui.»
 
………………………………..
 
Shani Mizrachi
 
© Ynet.com pour l’original anglais et M. Macina et upjf.org pour la version française.
 
Mis en ligne le 18 août 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org