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Menahem Macina

Ce qu’a dit Nimrod Barkan au "Jerusalem Post", Menahem Macina
09/08/2005

02/08/05
 
D’après l’article de Herb Keinon : "Israel protests Papal silence on terror" 
 
 
Beaucoup de gens, à commencer par Monsieur Navarro-Valls, rapportent de manière approximative, en prétendant les citer, les propos qu’ils attribuent à Nimrod Barkan, directeur du Département des Communautés juives dans le monde au Ministère israélien des Affaires étrangères.
 
Certes, M. Barkan a exprimé en termes peu diplomatiques sa frustration et son scandale de ce que, dans son allocution de l’Angelus du 22 juillet, le Pape Benoît XVI ait cité des pays qui ont été victimes d’attentats, « ces temps-ci », en omettant de mentionner Israël, pourtant cruellement frappé, à Netanya, le 14 juillet. Sa verdeur de ton ne constitue pas une raison suffisante pour accuser abusivement ce haut fonctionnaire, comme s’est permis de le faire Navarro-Valls, d’avoir émis des « affirmations contraires à la vérité historique », et de « fomenter animosité et discorde ».
 
En l’absence d’un communiqué officiel de M. Barkan, ou de son Ministère, force est de se contenter des propos de l’intéressé, rapportés par le journaliste expérimenté qu’est H. Keinon.
 
Selon ce dernier, après avoir affirmé que s’abstenir de condamner le terrorisme en Israël avait été la politique du Vatican durant des années, Barkan aurait dit : « Maintenant qu’il y a un nouveau pape, nous avons décidé de nous occuper de ce problème. »
 
Et d’ajouter : « Nous estimons que… nous devons ouvrir une nouvelle page et faire changer d’attitude le Vatican, qui s’est abstenu, dans le passé, de condamner les attentats [commis] ici. Ils doivent aider les modérés au Moyen-Orient, pas les extrémistes. »
 
Selon Herb Keinon, Barkan aurait affirmé que, durant le règne de Jean-Paul II, Israël avait protesté ’discrètement’, à Rome, contre l’absence de condamnation des attentats perpétrés en Israël. Il aurait dit qu’à présent, Israël avait décidé de rendre la chose publique, pour faire changer ce comportement prudent mais négatif.
 
A la question du pourquoi de cette attitude, Barkan aurait répondu : « Il y a, au Vatican, des forces qui tirent dans différentes directions concernant Israël. Comme ils n’ont jamais eu à payer le prix de leur absence de condamnation, ils ont continué de la sorte. Mais s’ils comprennent que nous ne garderons pas le silence sur cet état de choses, je suppose qu’ils changeront leurs méthodes. »
 
Et d’ajouter que, si les protestations sont inopérantes, « nous devrons envisager d’autres mesures ».
 
Quant au dommage éventuel qu’une protestation publique serait susceptible de causer aux relations avec le nouveau pape, Barkan a pris le parti de ne pas s’en inquiéter : « Que peut-il y avoir de pire que de donner à entendre que tuer des Juifs est chose admise ? Quelle autre attitude attend-on de moi ? ».    
 
 Difficile de ne pas lui donner raison.
 
Menahem Macina
 
© M. Macina et upjf.org