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Christianisme

Controverse autour du silence de Jean-Paul II. Note détaillée du Vatican
01/08/2005

Contrairement aux affirmations véhémentes de Mr Navarro-Valls, ces citations de propos et déclarations de Jean-Paul II (qui ne sont souvent que des paraphrases), semblent bien corroborer le bien fondé de la plainte israélienne.
01/08/05
 
On se souvient de la colère qu’a suscitée, au Vatican, la plainte officielle signifiée au nonce apostolique, déplorant l’absence de référence, dans une allocution papale récente, à l’attentat de Netanya du 14 juillet, alors que le Pape condamnait des attentats survenus dans d’autres pays durant la même période. La situation est devenue carrément explosive depuis qu’ont été rendus publics par le  Jerusalem Post, les propos de Nimrod Barkan, haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, qui faisait remarquer que cette situation n’était pas nouvelle et que le précédent Pape, Jean-Paul II avait observé la même ’discrétion’ à propos des attentats terroristes palestiniens, dès lors que des Israéliens en étaient victimes.
 
La Presse, bien entendu, s’est emparée de l’affaire, et certains sites juifs commencent à s’y intéresser, malgré les vacances. Comme souvent, en pareille circonstance, tout le monde a sa version des faits et ses coupables tout désignés. Mais le plus grave est l’usage qui est fait de propos non vérifiés ou savamment déformés. C’est précisément le cas, dans cette controverse, d’autant que circulent un peu partout des ’traductions’ hasardeuses – pour ne pas dire falsifiées – de déclarations et de documents émis par les parties en conflit. En particulier, la plupart des journalistes et/ou webmestres se fient aveuglément aux diverses traductions, surtout anglaises des textes originaux italiens.
 
Pour aider à clarifier la situation et à mieux distinguer qui dit – ou a dit – quoi, j’ai pris sur moi de traduire intégralement l’original italien de la longue Note que vient de publier la Salle de Presse du Vatican sur ce sujet brûlant. Je ne prétends pas que ma traduction soit rigoureusement fidèle. Les internautes versés dans la langue de Dante voudront bien me pardonner les inexactitudes éventuelles et même me les signaler pour que je puisse les corriger. J’ai choisi de suivre de très près le texte original, ce qui rend la lecture de ce texte quelque peu pénible pour des francophones. Pour permettre à chacun-e  de vérifier l’exactitude des textes traduits, j’ai joint l’original italien et la traduction anglaise, publiés par le site du Vatican.
 
Je remercie tout particulièrement ici Sœur Maggy Kraentzel qui m’a communiqué le texte original italien qu’avec d’autres, je ne parvenais pas à découvrir.
 
Mes commentaires suivront ultérieurement, mais, d’ores et déjà, je crois pouvoir dire que, contrairement aux affirmations véhémentes de Mr Navarro-Valls, les citations de propos et déclarations de Jean-Paul II (qui ne sont souvent que des paraphrases), semblent bien corroborer le bien-fondé de la plainte israélienne. Le plus souvent, les textes invoqués pour affirmer que Jean-Paul II a condamné les actes terroristes palestiniens, ne nomment pas l’enfant par son nom et ressortissent à la phraséologie sirupeuse et vague des déclarations émanant de, ou visées par par la Secrétairerie d’Etat. Celles et ceux d’entre vous qui sont bien au fait de la polémique autour des "silences de Pie XII" durant la Shoah découvriront avec stupeur des formulations quasi identiques à celles utilisées par Pie XII et par ses apologistes, comme celle-ci : « Il eût été impossible de condamner les premiers [les attentats palestiniens] et de passer sous silence les autres [les opérations de rétorsion israéliennes » (Voir, ci-après 2. b). Pie XII avait répondu en des termes semblables à ceux qui le pressaient de ne pas condamner les exactions allemandes en termes généraux, mais de mentionner expressément les perpétrateurs. Je reviendrai sur ce point précis ultérieurement.
 
Menahem Macina
 
 
Note de la Salle de Presse du Saint-Siège
28.07.2005
 
Traduction française effectuée sur le texte original italien : Menahem Macina.
(Elle peut être reproduite, en tout ou partie, sous réserve de la mention suivante, qui est obligatoire : Traduction M. Macina. Texte reproduit avec l’autorisation du site www.upjf.org.)
 
 
En fin d’après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a distribué aux journalistes accrédités la Note suivante à propos des déclarations que Mr Barkan, fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères d’Israël, a faites au Jerusalem Post du 26 juillet.
 
  1. Il est impossible que ne soit pas apparu évident, pour celui qui l’a formulée, le caractère insoutenable de l’accusation, [qui n’est qu’un] prétexte, à l’encontre du Pape Benoît XVI, de n’avoir pas mentionné également,après la prière de l’Angelus, du dimanche 24 juillet, l’attentat terroriste de Netanya, perpétré le 12 juillet. C’est peut-être aussi pour cela que l’on a tenté de la corroborer, en attirant l’attention sur de soi-disant silences de Jean-Paul II face aux attentats [qui ont frappé] Israël ces dernières années, et aussi en inventant qu’en cette matière, le gouvernement israélien serait intervenu à plusieurs reprises auprès du Saint-Siège, dans le passé, et qu’il demanderait qu’avec le nouveau Pontificat le Saint-Siège change d’attitude.

  2. A ce propos nous exposons [ce qui suit] :
a)     Les interventions de Jean-Paul II contre toutes les formes de terrorisme et contre chacun des attentats perpétrés contre Israël ont été nombreuses et publiques, comme il ressort du document joint.
b)     Il n’a pas toujours été possible d’émettre une réprobation pour chaque attentat en le faisant suivre d’une déclaration publique de condamnation, et ceci pour différents motifs, entre autres, du fait que les attentats contre Israël étaient parfois suivis de réactions israéliennes, [qui n’étaient] pas toujours compatibles avec les normes du droit international. Il eût été impossible de condamner les premiers et de passer sous silence les autres.
c)     Tout comme le gouvernement israélien – comme on le comprend - ne se laisse pas dicter par d’autres ce qu’il doit dire, ainsi le Saint-Siège ne peut accepter de recevoir des leçons ni des directives de quelque autre autorité quant à l’orientation et au contenu de ses déclarations. 
 
Note jointe
 
1. Des déclarations récentes de provenance israélienne ont accusé le Saint-Siège, et particulièrement le Pape Jean-Paul II, de n’avoir pas exprimé leur sentiment à l’égard du terrorisme, qui a tant de fois frappé les habitants de l’Etat d’Israël.
 
Des documents qui sont du domaine public font apparaître de telles déclarations comme dénuées de tout fondement. En réalité, le Pontife Suprême, Jean-Paul II, a exprimé, à de nombreuses reprises et en des occasions de nature diverse sa pensée à ce sujet, que ce soit à propos de l’Etat d’Israël et de ses droits, ou à propos des obligations envers le peuple palestinien, dans la claire conscience que la violence et le terrorisme ne mènent pas à la paix.
 
2. Sans prétendre à l’exhaustivité, on désire rappeler en particulier quelques-unes des interventions du Pape Jean-Paul II, condamnant les violences contre les civils et en faveur du droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix.
[1] Il s’était déjà exprimé en ce sens, par exemple, dans son discours au Corps Diplomatique du 12 janvier 1979, et dans celui du 16 janvier 1982.
 
[2] A l’Angelus du 4 avril 1982, il exprima son amertume pour les « nouveaux épisodes douloureux [qui] se sont produits en Cisjordanie, et qui ont fait des morts et des blessés, tandis que se sont accrues l’anxiété et l’insécurité de la population ».
 
[3] A l’audience générale du 15 septembre 1982, il demanda que soient abandonnées par l’une et l’autre parties les « formes de lutte armée, dont certaines ont été, dans le passé, particulièrement inhumaines et cruelles. »
 
[4] Le 15 janvier 1983, il exhorta les parties [en disant] qu’elles devaient pouvoir cesser de vivre dans la peur, comme cesser de recourir à la violence, au terrorisme et aux représailles.
 
[5] Dans la Lettre apostolique Redemptionis anno, du 20 avril 1984, il écrivit, pour le peuple juif qui vit en Israël, que « nous devons appeler à la sécurité désirée et à la juste tranquillité qui [sont] la prérogative de toute nation et la condition de vie et de progrès pour toute société ».
 
[6] Des paroles semblables ont été répétées lors [des] rencontre[s] de Jean-Paul II avec la Communauté juive de Miami, le 11 septembre 1987, et avec la Communauté juive de Vienne, le 24 juin 1988, où il ajoutait que « se souvenir de la Shoah signifie aussi s’opposer à toute incitation à la violence, et protéger et encourager le moindre germe de liberté et de paix, avec patience et persévérance ».
 
[7] Et se peut-il que l’affirmation du « droit inaliénable de vivre en paix » pour tous ceux qui habitent la Terre Sainte, comme l’affirmait le Pape, le 3 février 1989, aux évêques de la Conférence épiscopale des évêques latins dans les régions arabes (CELRA), ne signifie pas aussi une condamnation de ceux qui perpètrent des actes de violence ?
 
[8] Et le 10 octobre 1990, à l’audience générale, il dénonça la violence à Jérusalem, face à laquelle « il n’est pas possible de rester indifférents et [qu’il est impossible de] ne pas condamner ».
 
[9] C’est en termes fermes que, le 12 janvier 1991, Jean-Paul II affirma que « l’on doit reconnaître que certains groupes palestiniens ont choisi, pour se faire entendre, des méthodes inacceptables et condamnables », et qu’il convient de garantir « à l’Etat d’Israël les justes conditions de sa sécurité. »
 
[10] Puis, parlant, à l’Angelus du 27 janvier 1991, du Moyen-Orient et du recours à l’arme du terrorisme, il pria « que Dieu éloigne de tous la tentation d’employer des moyens similaires, contraires aux plus élémentaires principes moraux et condamnés par le droit international ! ».
 
[11] Et lors de sa rencontre avec la Communauté juive du Brésil, le 14 octobre 1991, Jean-Paul II émit [le] vœu que les Juifs, sur leur terre, puissent « vivre en paix et en sécurité ».
 
[12] Et personne n’a oublié les mots prononcés à l’Angelus du 1er janvier 1993, quand le Pontife affirma : Comment ne pas renouveler une ferme condamnation face à la violence au Moyen-Orient, de quelque partie qu’elle provienne ? ».
 
[13] Il réitéra cette position, le 15 janvier 1994, quand il souhaita que le dialogue l’emporte sur les extrémismes ; et, l’année suivante, le 9 janvier 1995, quand il fit observer comment, en Terre Sainte, « la paix ne s’écrit pas en lettres de sang, mais avec l’intelligence et avec le cœur ». Et peu de jours après, le 22 janvier de la même année, Jean-Paul II exprima [sa] douleur et [sa] ferme condamnation pour le grave acte terroriste perpétré à Netanya, et [sa] confiance que tous verront la malignité et l’inutilité de la violence.
 
[14] Bouleversé  par les massacres du 30 juillet 1997, au marché de Jérusalem, le Pape fit diffuser par la Salle de Presse [du Vatican] une dure note, dans laquelle il affirmait : « Le Saint-Siège déplore cette violence aveugle qui sème la mort sans discrimination. Ce n’est pas avec ce genre d’actes que l’on construit la paix. Le Saint-Père a rappelé plus d’une fois que la violence engendre seulement la violence. »
 
[15] Le 13 janvier 2001, se référant aux événements de Bethléem, il rappela que « personne ne doit accepter… le [fait] qu’il s’agit d’une espèce de guérilla. L’année suivante, le 10 janvier [2002], devant le Corps diplomatique, il parla des victimes innocentes qui, de part et d’autre, tombent chaque jour sous les frappes et les tirs, et de la nécessité de gagner ensemble la bataille de la paix. Il faisait allusion au conflit en cours en Palestine.
 
[16] Dans [son] message Urbi et Orbi du 31 mars 2002, la voix du Pontife s’éleva pour condamner « l’enchaînement tragique des atrocités et des assassinats qui ensanglantent la Terre Sainte », et, à l’occasion de l’attentat-suicide du 22 février 2004, à Jérusalem, il exprima sa ferme désapprobation pour [cet] acte brutal, en dénonçant la dynamique absurde de la violence.
 
[17] Et même un mois avant de mourir, à l’Angelus du 13 février [2005], Jean-Paul II confia : « Je continue à prier pour la paix au Moyen-Orient ».
 
3. En outre, dans ses messages Urbi et Orbi adressés à des millions de personnes, dans divers discours à la Curie romaine, dans des catéchèses, et dans ses rencontres avec des délégations juives, le Pape Jean-Paul II a déploré, de la manière la plus ferme, le terrorisme contre les habitants de la Terre Sainte.
 
Même lorsqu’il rappelait les droits inaliénables du peuple palestinien, le Souverain Pontife a stigmatisé, de manière récurrente et en termes sans équivoque, le caractère inadmissible des méthodes violentes qui, par des actes terroristes perpétrés contre la population civile israélienne, ont empêché les initiatives de paix en cours, durant une période de cinq décennies, [initiées] par de sages forces politiques, tant israéliennes que palestiniennes.
 
 
4. C’est une pénible surprise qu’ait pu passer inaperçue la voix du Pape Jean-Paul II, qui s’est élevée, à de nombreuses reprises et avec force et passion, à propos de la situation dramatique en Terre Sainte, pour condamner tout acte terroriste et appeler à des sentiments d’humanité et de paix.
 
Les affirmations contraires à la vérité historique ne peuvent bénéficier qu’à ceux qui ont l’intention de fomenter animosité et discorde, et il est certain qu’elles ne servent pas à améliorer la situation.
 
[00925-01.01] [Texte original italien].
 
© Salle de Presse du Vatican pour l’original anglais et M. Macina et upjf.org pour la traduction française.
 
Mis en ligne le 1er août 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org
 
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NOTA DELLA SALA STAMPA DELLA SANTA SEDE , 28.07.2005

NOTA DELLA SALA STAMPA DELLA SANTA SEDE
 
Nel tardo pomeriggio, la Sala Stampa della Santa Sede ha rilasciato ai giornalisti accreditati la seguente Nota circa le dichiarazioni che il Sig. Barkan, funzionario del Ministero degli Esteri d’Israele, ha rilasciato al Jerusalem Post del 26 luglio:
 
1. L’insostenibilità della pretestuosa accusa rivolta al Papa Benedetto XVI per non aver menzionato anche l’attacco terroristico di Netanya del 12 luglio dopo la preghiera dell’Angelus di domenica 24 luglio, non può non essere apparsa evidente a chi l’ha sollevata. Forse anche per questo si è cercato di sostenerla, spostando l’attenzione su asseriti silenzi di Giovanni Paolo II circa gli attentati degli anni passati contro Israele, inventando anche che, al riguardo, il Governo d’Israele sarebbe in passato intervenuto ripetutamente presso la Santa Sede, e richiedendo che con il nuovo Pontificato la Santa Sede cambi atteggiamento.
 
2. In merito si fa presente:
  • a. Gli interventi di Giovanni Paolo II contro ogni forma di terrorismo e contro singoli atti di terrorismo nei confronti di Israele sono stati numerosi e pubblici, come appare dall’unito Allegato.
  • b. Non sempre ad ogni attentato contro Israele è stato possibile far seguire subito una pubblica dichiarazione di condanna, e ciò per diversi motivi, tra l’altro per il fatto che gli attentati contro Israele talora erano seguiti da immediate reazioni israeliane non sempre compatibili con le norme del diritto internazionale. Sarebbe stato pertanto impossibile condannare i primi e passare sotto silenzio le seconde.
  • c. Così come il Governo israeliano comprensibilmente non si lascia dettare da altri ciò che esso deve dire, nemmeno la Santa Sede può accettare di ricevere insegnamenti e direttive da alcun’altra autorità circa l’orientamento ed i contenuti delle proprie dichiarazioni.
  ALLEGATO
 
1. Recenti dichiarazioni da parte israeliana hanno accusato la Santa Sede, e il Papa Giovanni Paolo II in particolare, di non aver manifestato il proprio pensiero nei confronti del terrorismo, che tante volte ha colpito gli abitanti dello Stato di Israele.
Documenti di pubblico dominio fanno apparire tali dichiarazioni come destituite di ogni fondamento. In realtà il Sommo Pontefice Giovanni Paolo II ha espresso molte volte e in occasioni di diversa natura il proprio pensiero in merito, sia in riferimento allo Stato di Israele ed ai suoi diritti, sia in riferimento agli obblighi nei confronti del popolo palestinese, nella chiara coscienza che la violenza e il terrorismo non portano alla pace.
 
2. Senza avere la pretesa di completezza, si desidera ricordare in particolare alcuni degli interventi del Papa Giovanni Paolo II a condanna delle violenze contro i civili e a favore del diritto dello Stato di Israele a vivere nella sicurezza e nella pace.
In questo senso Egli si espresse, ad esempio, già nel discorso al Corpo Diplomatico del 12 gennaio 1979 e in quello del 16 gennaio 1982.
All’Angelus del 4 aprile 1982 espresse la propria amarezza per i "nuovi dolorosi episodi [che] si sono prodotti in Cisgiordania, con morti e feriti, mentre si è accresciuta l’ansietà e l’insicurezza della popolazione".
All’udienza generale del 15 settembre 1982 chiese che fossero abbandonate da ambo le parti le "forme di lotta armata, alcune delle quali sono state in passato particolarmente spietate e disumane".
Il 15 gennaio 1983 ammonì che le parti devono poter cessare di vivere nella paura, come anche smettere di ricorrere alla violenza, al terrorismo e alle rappresaglie.
Nella Lettera apostolica Redemptionis anno del 20 aprile 1984, scrisse, per il popolo ebraico che vive in Israele, che "dobbiamo invocare la desiderata sicurezza e la giusta tranquillità che è prerogativa di ogni nazione e condizione di vita e di progresso per ogni società".
Tali parole furono ripetute durante l’incontro di Giovanni Paolo II con la Comunità ebraica di Miami l’11 settembre 1987 e con la Comunità ebraica di Vienna il 24 giugno 1988, dove soggiunse che "ricordarsi della Shoà significa anche opporsi ad ogni incitamento alla violenza, e proteggere e promuovere ogni tenero germoglio di libertà e pace con pazienza e costanza".
E forse che l’affermazione del "diritto inalienabile a vivere in pace" per quanti abitano la Terra Santa, come affermò il Papa il 3 febbraio 1989 ai Vescovi della CELRA (Conferenza Episcopale dei Vescovi Latini nelle Regioni Arabe), non significa anche condanna di chi compie atti di violenza?
E il 10 ottobre 1990, all’Udienza generale, denunciò le violenze in Gerusalemme davanti alle quali "non è possibile rimanere indifferenti e non condannare".
Con ferme parole, il 12 gennaio 1991 Giovanni Paolo II disse che "si deve riconoscere che certi gruppi palestinesi hanno scelto, per farsi ascoltare, metodi inaccettabili e condannabili", e che occorre garantire "allo Stato di Israele le giuste condizioni per la sua sicurezza".
Parlando, poi, all’Angelus del 27 gennaio 1991, del Medio Oriente e del ricorso all’arma del terrorismo, pregò "che Dio allontani da tutti la tentazione di un impiego di simili mezzi contrari ai più elementari principi morali e condannati dal diritto internazionale!".
Ed incontrando la Comunità ebraica di Brasilia, il 14 ottobre 1991, Giovanni Paolo II fece voti che gli Ebrei, nella loro terra, possano "vivere in pace e in sicurezza".
Né alcuno ha dimenticato le parole dette all’Angelus del 1° gennaio 1993, quando il Pontefice affermò: "Come non rinnovare una ferma condanna nei confronti della violenza in Medio Oriente, da qualunque parte essa provenga?".
Ribadì tale posizione il 15 gennaio 1994, quando auspicò che il dialogo prevalesse sugli estremismi e, l’anno successivo, il 9 gennaio 1995, quando osservò come in Terra Santa "la pace non si scrive con lettere di sangue, ma con l’intelligenza e con il cuore". A pochi giorni di distanza, il 22 gennaio dello stesso anno, Giovanni Paolo II espresse dolore e ferma condanna per il grave atto di terrorismo compiuto a Netanya, e fiducia che tutti vedessero il male e l’inutilità della violenza.
Turbato dalla strage del 30 luglio 1997 al mercato di Gerusalemme, il Papa fece diramare una dura nota dalla Sala Stampa, nella quale si affermò che "La Santa Sede deplora questa violenza cieca che semina la morte indiscriminatamente. Non è con questo genere di azioni che si costruisce la pace. Il Santo Padre ha ricordato più volte che la violenza genera soltanto violenza".
Il 13 gennaio 2001, riferendosi ai fatti di Betlemme, ricordò come "nessuno deve accettare ... il verificarsi di una specie di guerriglia". L’anno successivo, il 10 gennaio, davanti al Corpo Diplomatico parlò delle vittime innocenti che da una parte e dall’altra cadono ogni giorno sotto i colpi e gli spari, e della necessità di vincere insieme la battaglia della pace. Egli si riferiva al conflitto in atto in Palestina.
Nel messaggio Urbi et Orbi del 31 marzo 2002 la parola del Pontefice si levò per condannare "la tragica sequenza di atrocità e di assassinii che insanguinano la Terra Santa" e, in occasione dell’attentato suicida del 22 febbraio 2004 a Gerusalemme, Egli espresse la sua ferma deplorazione per il brutale atto, denunciando la dinamica assurda della violenza.
Ancora un mese e mezzo prima di morire, Giovanni Paolo II, all’Angelus del 13 febbraio, confidò: "Continuo a pregare per la pace in Medio Oriente".
 
3. Inoltre, il Papa Giovanni Paolo II, davanti a milioni di persone, nei messaggi Urbi et Orbi, in diversi discorsi alla Curia Romana, nelle catechesi, negli incontri con delegazioni ebraiche ha deplorato nei modi più fermi il terrorismo contro gli abitanti della Terra Santa.
Anche nel ricordare gli inalienabili diritti del Popolo palestinese, il Sommo Pontefice ha ripetutamente stigmatizzato con parole inequivocabili l’inammissibilità dei metodi violenti che, mediante atti terroristici perpetrati nei confronti della popolazione civile israeliana, hanno impedito le iniziative di pace poste in atto, lungo i trascorsi cinque lustri, da sagge forze politiche sia israeliane sia palestinesi.
 
4. Desta penosa sorpresa che possa essere passato inosservato il fatto che, nei trascorsi 26 anni, la voce del Papa Giovanni Paolo II si sia levata tante volte con forza e passione nella drammatica situazione della Terra Santa, a condanna di ogni atto terroristico e ad invito a sentimenti di umanità e di pace.
Le affermazioni contrarie alla verità storica possono giovare solo a chi intende fomentare animosità e contrasti, e certo non servono a migliorare la situazione.
 
[00925-01.01] [Testo originale: Italiano]
 
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DECLARATION OF THE PRESS OFFICE
OF THE HOLY SEE
Regarding the declarations that Mr. Barkan, an official of the Foreign Ministry of Israel, released to the Jerusalem Post on July 26.
1                    The impossibility of sustaining the presumptous accusation directed at Pope Benedict XVI for not having mentioned the terroristic attack in Netanya of July 12 after the prayer of the Angelus on July 24, cannot help but be clear even to the person who raised it. Perhaps for this reason, some have sought to sustain the charge by redirecting attention to alleged silences of John Paul II regarding attacks against Israel in past years, also inventing, in this regard, the claim that the govenrment of Israel has repeatedly intervened with the Holy See, and asking that with the new pontificate, the Holy See change its attitude.
 
2                    In response, it is noted that: 
 
a. The interventions of John Paul II against every form of terrorism and against single acts of terrorism against Israel are numerous and public, as appears in the attached note.
b. It was not always possible with every attack against Israel to make an immediate public condemnation, and this for diverse reasons, among others the fact that the attacks against Israel of the time were followed by immediate reactions from the Israelis that were not always compatible with international norms. It would thus have been impossible to condemn the former and remain silent about the latter.
c. Just as the Government of Israel understandably does not allow others to dictate what it should say, in the same way the Holy See cannot allow itself to take instructions and directives from another authority regarding the orientation and contents of its own declarations.
 
July 28, 2005
 
Note of the Press Office of the Holy See
 
1. Recent declarations on the part of the Israelis have accused the Holy See, and Pope John Paul II in particular, of not having manifested its thinking in regard to terrorism, which many times has struck the inhabitants of the State of Israel.
                         
                        Documents in the public domain make clear that such declarations are destitute of any foundation. In reality, the Supreme Pontiff John Paul II expressed many times, on diverse occasions, his thinking on the subject, both in reference to the State of Israel and its rights, and in reference to obligations with regard to the Palestinian People, in the clear awareness that violence and terrorism do not lead to peace.
 
                         
2. Without any pretext of completeness, we desire to recall in particular some of the interventions of Pope John Paul II in condemnation of violence against civilians and in favor of the right of the State of Israel to live in security and peace.
 
He expressed himself in this sense, for example, in the speech to the Diplomatic Corps of January 12, 1979, and in that of January 16, 1982.
In the Angelus of April 4, 1982, he expressed his personal sorrow for the “new painful episodes that have taken place in Cisgordania, causing death and injury, while the anxiety and insecurity of the population has grown.”
In the General Audience of September 15, 1982, he asked that “forms of armed struggle, some of which in the past have been particularly ruthless and inhumane, be abandoned by both parties.”
On January 15, 1983, he admonished the parties that they have to be able to stop living in fear, as well as to stop having recourse to violence, to terrorism, and to reprisals.
In the Apostolic Letter Redemptionis anno of April 20, 1984, he wrote, on behalf of the Jewish people who live in Israel, that “we must invoke the desired security and the just tranquility that is the prerogative of every nation, and the condition of life and progress for every society.”
Those words were repeated during the meeting of John Paul II with the Jewish community of Miami on September 11, 1987, and with the Jewish community of Vienna on June 24, 1988, where he added that “to remember the Shoah also means to oppose every incitement to violence, to protect and to promote every tender bud of liberty and peace, with patience and constancy.”
Does not the affirmation of the “inalienable right to live in peace” for those who inhabit the Holy Land, as the pope affirmed on February 3, 1989, to the bishops of CELRA (Episcopal Conference of the Latin Bishops in the Arab Regions), also mean a condemnation of those who carry out acts of violence?
On October 10, 1990, during the General Audience, the pope denounced the violence in Jerusalem, before which “it is not possible to remain indifferent, and not to condemn it.”
Using strong language, on January 12, 1991, John Paul II said that “it must be recognized that certain Palestinian groups have chosen, in order to make themselves heard, methods that are unacceptable and must be condemned.”
Speaking during the Angelus of January 27, 1991, about the Middle East and the recourse to weapon of terrorism, he prayed “that God will deliver all from the temptation of the use of similar methods, contrary to the most elementary moral principles and condemned by international law!”
Meeting the Jewish community of Brazil on October 14, 1991, John Paul II voiced the e that the Jews, in their land, “may live in peace and in security.”
Some have also forgotten the words pronounced in the Angelus of January 1, 1993, when the pontiff affirmed: “How can we not renew our firm condemnation of the violence in the Middle East, from wherever it comes?’
He reaffirmed that position on January 15, 1994, when he voiced the hope that dialogue would prevail over extremism,  and the next year, on January 9, 1995, when he observed that in the Holy Land, “peace cannot be written with letters of blood, but with intelligence and with heart.” A few days later, on January 22 of the same year, John Paul II expressed sorrow and firm condemnation for the grave act of terrorism carried out in Netanya, and confidence that everyone would see the evil and uselessness of violence.
Disturbed by the attack of July 30, 1997, in the market of Jerusalem, the pope asked the Press Office to issue a tough note, in which it was affirmed that, “The Holy See delpores this blind violence that sows the seeds of indiscriminate death. Peace is not constructed with this type of action. The Holy Father has recalled many times that violence generates only violence.”
On January 13, 2001, referring to the events in Bethlehem, he recalled that “no one should accept … the eventuality of a kind of guerrilla warfare.” The next year, on Jaunary 10, before the Diplomatic Corps, he spoke of the innoncent victims that on both sides fall every day under blows and gunshots, and the necessity of prevailing together in the battle for peace. He was referring to the conflict underway in Palestine.
In  his message Urbi et Orbi of March 31, 2002, the words of the pontiff were raised in condemnation of “the tragic sequence of atrocities and assassinations that make bloody the Holy Land,” and on the occasion of the suicide bombing of February 22, 2004, in Jerusalem, he expressed his firm rejection of this brutal act, denouncing the absurd dynamic of violence.
Just a month before his death, John Paul II, in the Angelus of February 13, confided: “I continue to pray for peace in the Middle East.”
 
3. Moreover, Pope John Paul II, before millions of people, in his Urbi et Orbi messages, in diverse addresses to the Roman Curia, in his catechesis, and in meetings with Jewish delegations, has deplored terrorism against the inhabitatnts of the Holy Land in the most firm way.
Also, in recalling the inalienable rights of the Palestinian people, the Supreme Pontiff also repeatedly stigmatized in unequivocal terms the inadmissibility of violent methods that, through terrorist acts perpetrated against the Israeli civilian population, have impeded the peace initiatives put in motion … by wise political forces among both Israelis and Palestinians.
 
4. It’s a painful surprise that, in the course of 26 years, the voice of Pope John Paul II, raised many times with force and passion regarding the dramatic situation of the Holy Land, and in condemnation of every terrorist act and inviting sentiments of unity and peace, could pass unnoticed.
 
Affirmations contrary to historic truth can please only those who intend to forment animosity and conflicts, and certainly do not serve to help the situation.