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Christianisme

Que dit des Juifs l’abrégé du Catéchisme de l’Eglise catholique, attribué à Benoît XVI? M. Kraentzel
06/09/2005

Ces brèves appréciations, que nous devons à une religieuse catholique amie des Juifs et fervent soutien d’Israël, nous livrent quelques brèves remarques à propos de la publication récente d’un abrégé du "Catéchisme de l’Eglise catholique" sous forme de questions et réponses. Dans cette analyse en perspective cavalière, l’accent est surtout mis sur l’attention portée, par l’Eglise, au peuple juif. C’est sans doute à ce titre qu’elle s’étonne de l’absence des mots "Juifs" et "Israël" dans l’index thématique. Lapsus révélateur ou étourderie ? Quoi qu’il en soit, c’est une lacune regrettable. (Menahem Macina).
[Titre de la Rédaction d’upjf.org.]
 
06/09/05
 
 
Catéchisme de l’Eglise catholique  Abrégé, de Benoît XVI, éd. Fidélité 2005
 
 
Le début était prometteur d’un air nouveau. Première question-réponse :
 
"Q. I. Quel est le dessein de Dieu sur l’homme ?
R. Infiniment parfait et bienheureux en lui-même, Dieu, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour le rendre participant de sa vie bienheureuse."
 
La suite épouse les affirmations du credo ancien, dit "des apôtres", et l’explicite à la manière habituelle, avec, de temps à autre, une discrète note qui m’apparaît différente.
 
J’apprécie positivement la "1ère section", qui fait figure d’introduction, et comporte un enseignement sur "La Sainte Ecriture". Je relève :
 
R. 21. "[les écrits de l’Ancien Testament]... conservent une valeur permanente. Ils rendent témoignage de la pédagogie de l’amour sauveur de Dieu. Ils ont surtout été écrits pour préparer l’avènement du Christ, le Sauveur de l’univers."[ce ‘surtout’ ?]
Q. 22 "Le Nouveau Testament, dont l’objet central est Jésus Christ, nous enseigne la vérité définitive de la Révélation divine... "
 
Q. 47 Commentaire précis du filioque [1].
(De manière générale, je suis reconnaissante pour l’enseignement de la Trinité, très présent).
 
Comparées à des lectures plus ’prophétiques’ des passages eschatologiques de l’Ecriture, les réponses ne distinguent pas la venue de Jésus en Roi, pour régner sur la terre, et la fin des temps. Voir Q.134.
 
Détail, Q. 139 : Comment ne pas citer le souffle parmi les symboles de l’Esprit !
 
Je remarque : Q. 150 :
R. "La mission de l’Eglise est d’annoncer et d’instaurer au milieu de toutes les nations le Royaume de Dieu inauguré par Jésus Christ. Elle constitue sur la terre le germe et le commencement de ce Royaume du salut."
 
S’agissant des Questions-Réponses (Q.R.) sur L’Eglise : peuple de Dieu... J’attendais une mention d’Israël !
 
Toutefois j’aime lire dans Q.R. 153 : "Sauver les hommes non pas séparément, mais en les constituant en un seul peuple, rassemblé dans l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit Saint".
 
 
Introduction d’une importante nouveauté,
 
Q.R.169 : "Quel est le rapport de l’Eglise catholique avec le peuple juif ?
L’Eglise catholique reconnaît son rapport avec le peuple juif dans le fait que Dieu a élu ce dernier, avant tous les autres pour accueillir sa Parole. C’est au peuple juif qu’appartiennent ‘l’adoption des fils, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né selon la chair’ (Rm 9, 4.5)..."
 
Q.R. 214 ; 216.
 
Ne se satisfaisant pas d’avoir d’emblée affirmé l’importance de l’Ecriture, le catéchisme y donne pas mal de références et même des citations.
 
A ce stade, c’est-à-dire, fin des Q.R. consacrées à la ’Profession de foi’, je dirais qu’il y a quelques avancées. Mais je n’ai aucune compétence pour en juger..
 
L’Index thématique est déplorable :
 
Pas d’entrée ‘royaume’ (mais une sous ‘enfer’),
Absence de ’juif’, et d’’Israël’. Doit-on comprendre qu’ils sont tellement présents en filigrane, qu’il n’est pas utile d’en faire mention ? Mais ’Jésus’ et ’Marie’... y figurent !
 
Sœur M. Kraentzel
 
© upjf.org
 
Note de la Rédaction d’upjf.org
 
[1] L’ajout du mot Filioque - «et du Fils», en latin - a été entériné par l’Eglise latine à partir du XIe siècle. Il entend imposer comme un article de foi, le fait que le Saint-Esprit procéde du Père ET du Fils (le "que", apposé en suffixe au mot Filio), alors que les chrétiens orientaux affirment, jusqu’à aujurd’hui, que le Saint-Esprit procède du Père PAR le Fils.
 
Mis en ligne le 06 septembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org