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Le MRAP doit perdre son statut d'association subventionnée
27/09/2003

Titre complet : "Le MRAP doit perdre son statut d'association subventionnée, installée dans diverses commissions officielles de la République"

Sur le site de "La Droite Libre"
www.ladroitelibre.com/site/site.php?rubr=21&idposition=38

Que pensent nos internautes de cette prise de position d'un tout jeune parti poilitique, à la droite de la droite majoritaire ? Pour ma part, je prends le risque de reproduire ce texte, au risque de me voir taxé de promotion politique d'un parti que d'aucuns ne manqueront pas (à tort) de taxer d'extrémisme. Menahem Macina.]

(Les mises en caractères rouge sont le fait de la Rédaction d'upjf.org).

Dans l'affaire des deux jeunes filles voilées menacées d'exclusion du lycée d'Aubervilliers, et défendues par Mouloud Aounit, Président du MRAP et par l'avocat du MRAP - qui se trouve également être leur père -, le MRAP a définitivement tombé le masque et dévoilé sa vraie nature.

Le MRAP prend le risque que son image serve la cause des tenants du communautarisme et de l'intégrisme islamique, contre les représentants de l'éducation nationale et de la République.

L'objet explicite du MRAP est la lutte contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. En intervenant dans cette affaire, le MRAP prend la responsabilité de signifier qu'à ses yeux elle relève du racisme et [non] de l'amitié entre les peuples. Ce faisant, le MRAP jette le discrédit sur la communauté enseignante du lycée d'Aubervilliers.

Le crédit attaché au statut d'association subventionnée et anti-raciste du MRAP ne devrait pas servir à déstabiliser d'honnêtes représentants de l'Education nationale et au principe de laïcité, fondement de la République.

La légitimité du MRAP résulte en partie de la reconnaissance que lui a apporté la République française en l'intégrant à de multiples commissions, en lui accordant des subventions et en tolérant que des fonctionnaires territoriaux y travaillent. Doit-elle continuer à soutenir une association qui s'attaque à ses représentants, à son école et à l'un de ses principes fondateurs, la laïcité ?

En se mettant au service des revendications communautaristes d'une minorité jusqu'au-boutiste, qui encourage l'exacerbation des différences, le MRAP ne peut pas prétendre lutter contre le racisme et l'amitié entre les peuples.

Le MRAP se prête, dans cette affaire, au jeu des intégristes, qui ont pris l'habitude de relancer régulièrement le débat sur le voile afin d'attiser le ressentiment communautaire des français de religion musulmane. Au moment où la mission parlementaire sur les signes religieux à l'école devrait poursuivre ses travaux dans la sérénité, nous dénonçons une opération médiatique grossière et irresponsable. Comme à chaque fois, la mise en scène de l'affaire a pour but de donner, des deux jeunes filles, une image modérée et moderne, alors qu'elles défendent, par ailleurs, une vision parfaitement rétrograde et avilissante du rôle de la femme dans la société.

Le MRAP ne se contente plus de participer à des manifestations pro-palestiniennes au côté d'organisations ouvertement antisémites. Il se prête aujourd'hui à des opérations médiatiques plus que contestables au regard de son objet social et du rôle de représentation qui lui a été généreusement attribué au sein des instances de la République française.

Le MRAP est une organisation partisane, qui défend les intérêts d'une communauté particulière, quitte à attiser les différences entre les communautés religieuses, et à contester les valeurs fondatrices de la République.
C'est son droit le plus strict mais il ne peut plus prétendre en même temps représenter l'intérêt général et l'anti-racisme et siéger au sein de plusieurs commissions de la République.

C'est pourquoi nous demandons au Premier Ministre de mettre à l'étude l'arrêt des subventions accordées au MRAP via le FAS, ainsi que l'opportunité de lui retirer les places qui lui sont réservées dans les différentes commissions pour la défense des droits de l'homme ou pour l'intégration.

D'une manière générale, nous appelons l'Etat à cesser de reconnaître et de soutenir financièrement l'action d'organisations qui, tout en prétendant défendre l'intérêt général, ne font que défendre une vision partisane de la société et conduire des opérations politiques destinées à saper la légitimité intellectuelle des actions du Gouvernement, au plus grand bénéfice de l'opposition.

© ladroitelibre.com *

* www.ladroitelibre.com/


[Texte aimablement signalé par C. De P. et M. Ibn Guadi]

Mis en ligne le 27 septembre 2003 sur le site www.upjf.org