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Propagande anti-israélienne du Comité Central Mennonite
17/10/2004

NGO Monitor Analysis (Vol. 3 No. 2) 15 October 2004

Titre original : "Mennonite Central Commitee Campaign & Newsletter Promotes Anti-Israel Propaganda"

Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

Fondé en 1920 et ayant son siège à Akron, Pensylvanie, avec des bureaux situés dans tous les Etats-Unis et au Canada, le Comité Central Mennonite * (MCC) se décrit comme une agence "d’aide et de service de bienfaisance et de paix des églises des Mennonites et des frères en Christ nord-américains". L’action de l’organisation hors d’Amérique consiste à œuvrer au développement en matière d’éducation, de santé et d’agriculture, et à se consacrer aux problèmes de paix et de justice, de bienfaisance et de création d’emplois.

Pour l’exercice budgétaire 2002, le revenu de MCC s’est élevé à 60 millions de dollars, provenant principalement de dons divers. D’autres ressources proviennent de ventes de charité, de magasins d’articles bon marché, et de dons de céréales. Le don de céréales est estimé par le gouvernement canadien, via l’Agence Internationale Canadienne de Développement (CIDA) à près de quatre pour un (c’est-à-dire 4 dollars pour chaque céréale).

Selon son site Web, le MCC "a commencé son activité de bienfaisance en Palestine en 1949, après la guerre et la création de l’Etat d’Israël, qui a réduit 700.000 Palestiniens à la condition de réfugiés". Même si l’information sur l’action du MCC dans l’Autorité palestinienne est mal documentée et manque de contexte [pour juger de son bien fondé], elle ne fait pas preuve d’une partialité flagrante. Pourtant, un examen plus serré des activités et des publications du MCC révèle une orientation fortement politisée et anti-israélienne. Le bureau du MCC à Washington soutient la campagne "Des ponts, pas de murs" et presse les politiciens américains "à appeler les dirigeants israéliens et palestiniens à construire des ponts pour la paix, et non des murs qui divisent". Toutefois, cette définition de la paix, ne tient pas compte de l’impact de la terreur palestinienne, mais reprend, par contre, les attaques politiques palestiniennes contre la barrière israélienne de sécurité, et fournit des liens à des ONG extrêmement politisées, dont PENGON et "Arrêtez la campagne pour le mur ".

Le numéro de juillet-septembre 2004 de la "Lettre d’information du Bureau de la Paix", produit par les dirigeants de l’organisation au Moyen-Orient, contient des attaques extrêmement venimeuses contre Israël. Bien que la Lettre d’information affirme que les vues des auteurs ne reflètent pas nécessairement celles du MCC, on voit mal comment une propagande aussi ouvertement anti-israélienne pourrait être publiée sans l’approbation de l’organisation.

Cette Lettre d’information comporte un certain nombre d’articles relatifs à la barrière de sécurité d’Israël, dont un d’Alain Epp Weaver, le co-représentant du MCC pour la Palestine, la Jordanie et l’Irak, qui affirme que la création de l’Etat d’Israël "impliquait nécessairement une imposition de la violence à l’encontre de la population indigène" et prétend que "les dirigeants sionistes de gauche comme de droite ont parlé de la nécessité de ’transférer’ une partie ou l’entièreté de la population arabe indigène".

Weaver présente une version pro-palestinienne des mesures prises par Israël à l’égard de la Rive occidentale [Judée-Samarie] et de la Bande de Gaza. Prétendant expliquer "le mur" dans une perspective historique, Weaver se garde de mentionner le terrorisme palestinien et les préoccupations israéliennes légitimes en matière de sécurité, affirmant, par contre, que la barrière "permettra à Israël d’augmenter son contrôle sur les territoires occupés tout en esquivant quelque responsabilité que ce soit concernant la population palestinienne, séparée par des murs et des barrières: jouissant des fruits de l’occupation sans endosser aucune des responsabilités y afférant". Weaver reprend également les comparaisons propagandistes standard avec le mur de Berlin et l’apartheid sud-africain.

De plus, la Lettre d’information montre que certaines des organisations partenaires de MCC sont des groupes palestiniens radicaux. L’Institut de Recherche appliquée, Yad Isaac, affilié à l’Autorité palestinienne (Jérusalem), signe un article qui diabolise la barrière de séparation, sans évoquer le droit d’Israël à se défendre contre des attaques terroristes. Un autre contributeur de la Lettre d’information est Jeff Halper, du Comité israélien contre les démolitions de maisons - une organisation extrêmement politisée -, à qui est donnée l’occasion de présenter, de manière grossièrement déformée, "le point de vue israélien sur le mur de séparation".

La liste des références de la Lettre d’information trahit une orientation politique nettement extrémiste, citant les ouvrages d’Uri Davis ("Apartheid Israel: Possibilities for the Struggle Within") "Israel d’apartheid: Possibilité d’une lutte interne") et l’universitaire radical, Ilan Pappe. Les liens aux sites Web comprennent les ONG très politisées : Al-Haq, le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme, l’Institut de Recherche Appliquée - (Jérusalem), l’"Intifada électronique", et "Arrêtez la campagne pour le mur".

Le MCC décline également toute responsabilité concernant le choix fait par ses représentants locaux à l’étranger des organisations très politisées mentionnées dans sa Page de liens au Moyen-Orient, dont LOI, une ONG qui a joué un rôle majeur dans la fameuse Conférence de Durban, ad-Dameer, une organisation pour les droits des prisonniers palestiniens, et al-Awda, une ONG qui prône le ’droit au retour’ des Palestiniens et la destruction d’Israël.

En conclusion, bien que, de prime abord, le MCC semble agir de manière politiquement neutre, un examen plus attentif révèle un projet fortement politisé, qui répand une propagande et une haine anti-israéliennes par le truchement de la "Lettre d’information du Bureau de la Paix" et d’autres activités. En dépit des formulations techniques, le MCC est entièrement responsable d’un détournement de ressources données pour des activités humanitaires, et d’en abuser à des fins de provocation et de diabolisation politiques d’Israël.


* Les mennonites sont une branche du Protestantisme.

© NGO-Monitor pour l’original anglais et upjf.org pour la version française

Mis en ligne le 17 octobre 2004 sur le site www.upjf.org.