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Conflits, terrorisme, oppression, etc.
Terrorisme

3 anciens terroristes arabes repentis témoignent de leur dangereux combat
24/03/2006

Interview avec d’anciens terroristes du Moyen-Orient, diffusée en janvier 2006 sur une chaîne du New Jersey (CN8).
Pour visionner la vidéo (en anglais, avec sous-titres en français par Pistache, retouchés par nos soins), cliquez ici.
 
 
Transcription du texte français : Menahem Macina.
 
Présentateur : Nos invités ne sont pas des généraux ou des experts de la sécurité nationale. Mais il y a peu de gens dans le monde qui en savent plus sur le terrorisme que ces hommes. Chacun d’entre eux a pris part à des actes de violence contre les Juifs et l’Occident, mais ils ont fini par faire prendre à leur vie un virage à 180 degrés, et ils préconisent maintenant la paix. Ils sont ici pour nous donner une rare opportunité de comprendre l’état d’esprit d’un terroriste et de connaître ce que sont les motivations des terroristes.
 
Walid Shoebat, Zak Anani et Ibrahim Abdullah, sont ici avec nous pour discuter de la façon dont un terroriste voit les choses et de la possibilité de nous protéger. Messieurs, bienvenue. Merci
 
Walid, j’aimerais commencer par vous. Vous êtes né dans une bonne famille de Bethléem ; puis, vous avez rejoint l’OLP et avez pris part à des actes de terrorisme, et tenté de faire exploser une banque en Israël. Racontez-nous cet épisode. Comment était-ce et qu’est-ce qui vous en a détourné, qu’est-ce qui vous a retenu de faire sauter la bombe ?
 
Walid Shoebat. La bombe a explosé, je n’ai pas été empêché de la faire sauter. J’ai vu des enfants arabes qui circulaient dans la rue, devant la banque, et j’ai décidé que je ne voulais pas tuer des enfants arabes. Aussi j’ai jeté la bombe sur le toit, et elle a explosé. A cette époque il y avait l’idée de détruire toute infrastructure israélienne ou juive en Cisjordanie, et il y avait une banque à Bethléem, ma cible ; j’avais été recruté par un artificier notoire, à Jérusalem, pour la détruire.
 
Présentateur. Mais vous… Permettez-moi de vous poser cette question : vous êtes né dans une famille de la haute société de Bethléem, pourquoi avoir adhéré à l’OLP ? Je veux dire, vous faisiez partie d’une famille privilégiée, pourquoi devenir membre de cette organisation ?
 
Walid Shoebat. Eh bien, mon grand-père était un bon ami d’Hadj Amin el Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem, surnommé le Führer du monde musulman – ce n’est pas rien. C’était un personnage de premier plan et c’est important et… Ce n’est pas comme si soudain vous "deveniez terroriste" ; les gens, en Occident, ne comprennent pas ça. Ils pensent que c’est comme pour "Unabomber", vous savez, "qu’est-ce qui passe par la tête d’un terroriste ?". C’est l’endoctrinement collectif de millions d’enfants, à l’école, dans le milieu social, dans les clubs, de la mosquée du Mont du Temple [Al Aqsa], des graffitis dans la rue…
 
Présentateur. Vous voulez dire que cela fait partie de la culture ? Que cela fait partie de l’éducation des enfants en Palestine, de celle des enfants d’Iraq, de nos jours ?
 
Walid Shoebat. Tout à fait. Lorsque j’avais six ans, à l’école, juste avant la Guerre des Six Jours, nous chantions : « Les Arabes sont les bien-aimés, et les Juifs sont des chiens ! ». Alors, vous voyez… Et ça ne concerne pas que la zone palestinienne, c’est aussi le cas en Jordanie, au Liban, au Caire, en Syrie, partout.
 
Présentateur. C’est partout. Ce qui m’amène à la question que je veux poser à Ibrahim Abdullah. Vous êtes né aux Etats-Unis, à Dearborn, dans le Michigan, une région de ce pays où vit une importante communauté arabe. Ce que Walid raconte, ce qui se passait dans son pays, est-ce que c’est similaire à ce que vous entendiez à Dearborn ? Y avait-il, dans cette communauté, un sentiment de haine, dans la population musulmane, envers l’Occident et ce qui s’y passait, et une volonté d’éventuellement se venger, si possible ?
 
Ibrahim Abdullah. Bien sûr, tout à fait. Je suis né à Dearborn, dans le Michigan, mais, comme vous l’avez indiqué, Dearborn constitue une des plus importantes populations de ce pays, et c’est presque comme une bourgade de Cisjordanie aujourd’hui, c’est très sensible. En fait, il y a des endroits avec des enseignes de magasins et d’entreprises, rédigées en arabe, et 99% des gens qui y vivent sont des musulmans, des musulmans arabes, principalement…
 
Présentateur. Et y a-t-il un effort pour, disons, essayer de pousser les jeunes Arabes vivant ici, aux Etats-Unis, à envisager de rejoindre Al Qaïda, par exemple, ou de créer leur propre cellule terroriste dissidente, en quelque sorte, comme ce qui s’est produit à Londres ?
 
Ibrahim Abdullah. Sans aucun doute, je veux dire… Nous avons d’ailleurs vu le gouvernement agir, récemment, en interrogeant différentes personnes, ici et là. Il y a des organisations diverses, des organisations actives qui créent certaines cellules terroristes dans l’ensemble du pays, et, généralement, si vous suivez les informations, vous découvrirez qu’elles ont démarré dans la région de Dearborn-Detroit, parce que c’est là que sont installées beaucoup de ces organisations, et il y a beaucoup de développements en cours. Quant à ce qui est d’endoctriner les enfants, c’est tout à fait vrai. C’est exactement comme en Cisjordanie et pas seulement en Cisjordanie, mais à travers le Moyen-Orient et le monde musulman tout entier.
 
Présentateur. Vous dites donc, Ibrahim, qu’ici même, dans notre pays, puisque nous parlons de jeunes qui vivent aux Etats-Unis, vous dites que des cellules terroristes de jeunes gens sont "cultivées" à l’intérieur de nos frontières ?
 
Ibrahim Abdullah. Exact. Mais ce que j’essaie de vous expliquer, c’est que ce n’est pas une chose obscure qui vient de commencer, cela fait partie d’une culture. Vous êtes mis au monde et élevé avec cette haine dans votre esprit et votre cœur ; une haine pour l’Amérique et Israël, principalement, pour les Juifs et les chrétiens, et c’est le but. Vous êtes élevé et conditionné à croire en cela.
 
Présentateur. Zac Anani, permettez-moi de vous poser une question. Vous étiez membre d’une bande bien connue au Liban durant la guerre civile. Et vous avez décidé d’abandonner cela, et même de vous attaquer à vos anciens compagnons arabes et à la haine pour l’Occident. Pourquoi vous élever contre cela maintenant, pourquoi trouver le courage de dire « ce qu’on nous a enseigné était faux » ?
 
Zac Anani. Eh bien, ça n’est pas que maintenant, j’y ai passé les 17 dernières années de ma vie, et même un peu plus. Parce que, en tant que personnes, nous essayons de mettre en lumière la vérité, nous essayons de révéler la vérité, et de révéler ce qui sous-tend vraiment ce terrorisme ignoble.
 
Présentateur. Permettez-moi de vous poser cette question. Vous vous élevez contre le terrorisme, ainsi que d’autres dirigeants musulmans qui attaquent cette pensée radicale islamiste. Pourquoi est-ce que cela ne prend pas ? Pourquoi des jeunes hommes, toujours plus nombreux, décident-ils encore de ne pas croire ce que vous dites ?
 
Zac Anani. Eh bien, mon ami, vous devez comprendre. D’abord, ce que vous voyez, ici, en Occident, est en réalité un islam enjolivé, qui n’est pas le véritable islam orthodoxe. Et les gens qui sont élevés – comme je l’ai été – dans l’islam orthodoxe, ils ne savent rien, ils n’ont pas la moindre chance de changer leur vie, si cela ne change pas de l’intérieur.
 
Présentateur. Très bien. Je reviens maintenant à Walid. Je voudrais vous interroger à propos des attentats du 11 septembre [2001]. Beaucoup de gens dans ce pays sont très inquiets, très nerveux quant à la possibilité que de telles attaques puissent se reproduire. Que diriez-vous au monde ? Que dites-vous à nos élus ? Sommes-nous toujours en danger ? Et si cela se reproduit ici, aux USA, est-ce que ce sera le fait de gens nés ici, aux Etats-Unis, ayant grandi ici, ayant été à l’école ici ?
 
Walid Shoebat. Regardez simplement ce qui s’est produit à Londres ; ce sont des terroristes nationaux, là aussi ; il y a Al Muhajiroun, à Londres. D’ailleurs, je vais vous donner un exemple. En 1981, déjà, nous louions des hôtels ici, et nous nous entraînions au sous-sol, dans les caves. Notre mentor se nommait Jamal Sarid. On dit que Jamal Sarid a une mosquée à Chicago : il est en liberté, à l’heure actuelle. En fait, on dit aussi qu’il est associé avec Abdulla Azam, le mentor d’Oussama Ben Laden. C’est énorme. Et… j’ai quelques vidéos, si vos spectateurs voyaient ce qu’on y faisait… Ils amenaient des terroristes recrutés dans les territoires palestiniens, ils faisaient des exposés publics dans des écoles, en donnant les noms de ceux qu’ils avaient tués, comment ils s’étaient débarrassés des corps, quels étaient leurs plans ; ils collectaient des millions pour recruter des terroristes ici… c’était en 1981. Je veux dire, c’était en route depuis une vingtaine d’années. Maintenant, c’est déclenché, et vous ne savez pas ce qui vous tombe dessus. Cela fait longtemps, très longtemps que c’est en route. Le 11 septembre ? Le désir de détruire les Twin Towers existe depuis longtemps.
 
Présentateur. Ibrahim, permettez-moi de vous poser la question suivante. Êtes-vous étonné que nous n’ayons pas eu, ici, aux Etats-Unis, d’attaque organisée par des cellules terroristes constituées de jeunes hommes nés et éduqués ici, qui attaqueraient notre pays, par exemple, avec des bombes sales, ou entraînés de l’une des manières mentionnées par Walid ?
 
Ibrahim Abdullah. Eh bien, d’une certaine manière, je ne suis pas étonné. Ce que j’essaie de dire, et peut-être la meilleure façon de répondre à cela, est que ces plans sont toujours poursuivis, toujours. Et, comme Walid l’a dit, ça ne date pas d’hier. Cela fait des années et des années que ça dure, dans la mentalité de ce groupe de gens – je les appelle ainsi, car la population musulmane ordinaire ne trame pas ce genre de projet. Ce que vous avez là, ce sont des dirigeants musulmans, des dirigeants de certaines organisations terroristes de ce pays, qui mobilisent la jeunesse et l’endoctrinent, collectent des fonds, créent des cellules, des organisations qui les rassemblent, qui complotent à la fois contre les Etats-Unis et Israël, contre quiconque voudrait arrêter l’expansion de l’islam, ou qui cherchent tout ce qui pourrait détruire l’Amérique et Israël, de quelque façon que ce soit. Alors, comment pourrais-je être étonné ? C’est toujours en cours de réalisation, mais l’Amérique a maintenant renforcé la sécurité ; pour l’instant, ils se servent de l’Amérique comme d’une base pour collecter des fonds, des millions de dollars qui sont canalisés vers des organisations diverses ; je suis sûr que vous avez entendu parler des multiples affaires qu’il y a aujourd’hui…
 
Présentateur. Zac ? Zac, une question pour vous. Nous changeons de sujet ici, mais que pouvons-nous faire ? Le président préconise d’aller au contact des terroristes, sur la ligne de front, et la ligne de front de la guerre contre le terrorisme est maintenant en Iraq. Est-ce la bonne réponse, Zac ?
 
Zak Anani. Oui, je pense que ce qu’a fait M. Bush est la bonne manière de faire, quoique en mon fors intérieur, je le trouve un peu trop timide. Il aurait dû être plus combatif, et ils auraient dû avoir fini le travail depuis longtemps…
 
Walid Shoebat. Vous devez comprendre que les terroristes font les choses pour une raison. S’ils posent des bombes en Espagne, et qu’ils obtiennent la réaction qu’ils désiraient, alors ça augmentera. Ce qui s’est passé, après le 11 septembre, c’est que l’Amérique les a frappés, et fort, et ils sont conscients, maintenant, qu’il y a des répercussions. Cela ne marchera pas de cette façon pour eux, s’ils commettent plus d’actes de terrorisme ici, ce sera pire pour eux. C’est pourquoi ils se concentrent sur l’Iraq. C’est pourquoi Bush a raison. Il faut amener la guerre chez eux, pas chez nous.
 
Présentateur. Ibrahim, un érudit du Moyen-Orient, a dit un jour : « si vous vous en prenez à moi avec un couteau, je m’en prendrai à vous avec une arme à feu ; si vous vous en prenez à moi avec une arme à feu, je m’en prendrai à vous avec une bombe ». Le cycle continue. Qu’est-ce que ce pays doit faire pour tenter de se préserver au mieux du terrorisme ? Devons-nous aller au Moyen-Orient et essayer d’y convaincre les dirigeants et la jeunesse en particulier, que nous ne sommes pas leurs ennemis ?
 
Ibrahim Abdullah.  Bien entendu, l’éducation fait partie de la solution. Mais, bien que beaucoup de gens ne veuillent pas en parler, ni en entendre parler, il nous faut être combatifs. C’est la seule… Voyez-vous, la mentalité de la culture dont nous parlons ici comprend les représailles. En d’autres termes, si nous ripostons et qu’ils savent qu’il y aura des représailles à leurs actes, alors, ils seront beaucoup moins enclins à attaquer les Etats-Unis et Israël. D’ailleurs, Israël a la réputation de se venger, de riposter de manière dure. Et ainsi, bien sûr, on entend parler de nombreux attentats en Israël, mais l’on n’entend pas parler des centaines qui sont déjoués chaque jour.
 
Présentateur. Permettez-moi de vous poser une question : Nous avons une énorme force militaire en Iraq, pour l’instant, qui y stationne et qui y utilise la force contre Al Qaïda, quand c’est nécessaire, mais il semble que cela ne mette pas fin aux attaques ; il y a des dizaines de gens tués chaque jour par des bombes dissimulées le long des routes.
 
Walid Shoebat. Churchill avait raison, à propos de l’Allemagne nazie, et ce système est similaire à celui des nazis, n’est-ce pas ? Et il faut le traiter de la même manière. Lorsque nous avons fait des concessions à Hitler, lors des accords de Munich, personne n’a apprécié les paroles de Churchill. Il a dit : « Nous avions le choix entre le déshonneur et la guerre » - c’est-à-dire, entre faire des courbettes ou entrer en guerre tout de suite – « nous avons choisi le déshonneur, et nous aurons la guerre ». Bien sûr, nous pouvons choisir l’autre voie, nous pouvons quitter l’Iraq, nous pouvons créer un Etat palestinien…
 
Présentateur. Vous comparez donc l’islam radical à l’Allemagne nazie ?! C’est la comparaison que vous voulez voir nos téléspectateurs établir ?!
 
Walid Shoebat.  Jugez-vous-même : il n’y a aucun respect des frontières, et le fait est que "la fin justifie les moyens" ; ce sont les mêmes axiomes que ceux des mouvements extrémistes communistes et nazis ; c’est la même chose. Rien n’a changé. C’est la théocratie. C’est une autocratie, pas un système démocratique. Il n’y a pour ainsi dire jamais eu de système démocratique dans une cinquantaine de pays musulmans. Il est difficile de tenter d’établir une démocratie sans une forte puissance dans le pays…
 
Présentateur. Une question à vous trois, Messieurs. Quelle est la réponse, quelle est la réaction à vos opinions, à votre philosophie et au message que vous voulez partager avec le public, parmi les musulmans qui vivent ici, aux Etats-Unis, et parmi ceux qui vivent dans vos pays d’origine ?
 
Ibrahim Abdullah. Ecoutez, la majorité des musulmans soutiennent les organisations radicales. Par exemple, vous pouvez observer, au fil des sondages, que, malheureusement, la majorité d’entre eux soutiennent des gens comme Oussama Ben Laden ; ils soutiennent le Hamas, ils soutiennent le Hezbollah. C’est le cas d’environ 60 à 75% d’entre eux, selon les pays. C’est comme ça, nous devons faire face à ça.
 
Présentateur. Mettons que vous rencontrez un musulman, que vous prenez un verre ou buvez ensemble une tasse de café, et que vous dites : « vous savez, je crois que Bush a raison d’aller au Moyen-Orient et de frapper durement, et l’islam radical est semblable au nazisme, et que ces gens sont cinglés, qu’ils détruisent notre jeunesse, etc. », comment réagissent-ils ? Vous répondent-ils : « tu sais, nous sommes d’accord », ou disent-ils…
 
Walid Shoebat.  Votre question omet un petit détail : nous ne pouvons pas aller au café avec d’autres Moyen-orientaux et musulmans et discuter de tout cela. Si nous pouvions vous donner une idée de ce qui nous arriverait si nous le faisions, vous ne nous croiriez pas. Si je vous racontais les menaces dont Zak, Ibrahim et moi-même avons été l’objet …
 
Présentateur. Vous voulez dire que vous avez eu des menaces de mort ?
 
Zac Anani. Permettez-moi de répondre à cela, s’il vous plaît, parce que moi, en faisant de l’évangélisation dans les rues, ça fait 17 ans que je parle du sujet, comme vous dites, dans les cafés-restaurants, dans les rues. Eh bien, mon ami, j’ai fini par me faire agresser en pleine rue. On a brûlé ma voiture et tenté de mettre le feu à ma maison. J’ai dû changer de numéro de téléphone à deux reprises jusqu’ici. Quelqu’un s’en est même pris à mes filles dans la rue, en les menaçant d’un couteau.
 
Présentateur. OK. Alors, Messieurs, pourquoi parler ? Pourquoi dénoncer ? Walid, vous qui êtes au centre…
 
Walid Shoebat.  Parce que cette nation est la seule où nous pouvons vivre. Je veux dire, l’Amérique, les pays occidentaux, c’est l’avenir de nos enfants. C’est le seul espoir que nous ayons. Où vivrais-je sinon ? Vivrais-je à Londres ? Vivrais-je en France ? Dites-moi où ? L’Amérique est le seul endroit où nous puissions vivre, [un pays où] les gens admettent l’objection de conscience. Je ne peux me promener dans les rues de Ramallah avec un écriteau qui dirait : « je condamne les attentats-suicide » : je serais lynché en quelques secondes. Les Américains n’ont pas idée de ce qui se passe au Moyen-Orient. Ils regardent les médias, et ne comprennent pas ce qui se passe. Vous ne pouvez pas aller à un arrêt de bus au Caire, ou en Syrie, à Damas, avec une kippa sur la tête, et dire : « je suis juif », ou dire : « je suis contre le terrorisme ». Prenez un pays comme la Jordanie, qui est considéré en Amérique comme un pays modéré ; un sondage révèle que 61% des Jordaniens soutiennent Ben Laden. C’est énorme. Et, après l’attentat à l’explosif, qui a eu lieu en Jordanie, que disait-on à la télévision jordanienne ? On y disait : « après ce que Zarqawi nous a fait, nous ne le soutenons plus ». Ce qui signifie que tant qu’il ne tuait que des Américains, c’était OK, mais maintenant qu’il tue des Arabes, c’est terminé.
 
Présentateur. Walid Shoebat, Ibrahim Abdullah, Zak Anani, nous vous remercions beaucoup d’avoir passé ce moment en notre compagnie.
 
Merci. Vous êtes les bienvenus.
 
© CN8
 
Mis en ligne le 22 mars 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org