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Menahem Macina

Le CPE: une épreuve de force entre la rue et le gouvernement, M. Macina
02/04/2006

Un jeune étudiant activiste, au cours d’une réunion informelle de concertation: « Il y a seulement deux possibilités : obtenir le retrait du CPE, ou faire tomber le gouvernement ! »
02/04/06
 
Les citations, à l’exception de celle qui clôt le présent article, sont empruntées à une dépêche AFP de ce jour.
 
 
" La loi controversée sur l’Egalité des chances instituant le contrat première embauche (CPE), rejetée par une grande majorité de Français selon les sondages, et qui a suscité une agitation de plus en plus violente depuis deux mois, a été publiée dimanche au Journal officiel. "
 
Jacques Chirac l’avait annoncé vendredi soir à la télévision, tout en demandant un nouveau texte qui en modifiera les points contestés.
 
S’appuyant sur l’avis du Conseil constitutionnel, qui avait jugé cette loi " en tous points conforme aux principes et aux valeurs de la République ", Jacques Chirac a affirmé que "le contrat première embauche [pouvait] être un instrument efficace pour l’emploi".
 
Selon l’AFP, " même si le mot n’a pas été prononcé, il s’agit d’une suspension de facto ", car M. Chirac a précisé qu’il demandait au gouvernement de " prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’en pratique, aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer pleinement l’ensemble des modifications évoquées ", et spécialement la réduction à un an de la période d’essai, ainsi que l’obligation, pour les employeurs, de motiver le licenciement éventuel.
 
C’est le président du groupe UMP à l’Assemblée, Bernard Accoyer, qui a été chargé de préparer une nouvelle loi. Il " prendra contact très rapidement " avec les syndicats pour " renouer le fil du dialogue et préparer la proposition de loi sans préjugés ", et ce "en accord avec son homologue au Sénat, Josselin de Rohan".
 
"Selon le député UMP, Hervé Mariton, la nouvelle loi pourrait être adoptée par le Parlement en avril ou en mai ".
 
L’opposition au CPE ne faiblit pas, et il est clair que la manifestation nationale de protestation de mardi sera maintenue.
 
Les sondages montrent que le camp des oui et celui du non au CPE sont à peu près à égalité, avec un léger avantage aux opposants. C’est dire qu’il était pour le moins exagéré d’apostropher Dominique de Villepin, comme l’a fait un élu de gauche, à l’Assemblée nationale, récemment, en ces termes : « Renoncez à votre orgueil. N’entrez pas en guerre avec les Français. »
 
Des voix s’élèvent, de plus en plus fréquemment et solennellement, pour flétrir ce qu’elles appellent « la loi de la rue » - en l’espèce, celle de lycéens et d’étudiants, soutenus par les syndicats et par l’opposition de gauche, dont le but est de faire plier le gouvernement en pratiquant le chantage et les menaces, ainsi qu’en témoigne le propos suivant, émis, vendredi 31 mars, devant des caméras de télévision, par un jeune activiste, au cours d’une réunion informelle de concertation:
 
« Il y a seulement deux possibilités : obtenir le retrait du CPE, ou faire tomber le gouvernement ! »
 
Menahem Macina
 
© UPJF
 
Mis en ligne le 02 avril 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org