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Éditorialistes
Menahem Macina

L’air de la calomnie antisémite sans avoir l’air d’y toucher, M. Macina
26/05/2006

Nous n’avons pas coutume de diffuser la propagande haineuse de l’ennemi de notre peuple. Nous faisons aujourd’hui une exception en reproduisant cet éditorial de la Rédaction d’un journal, que certains d’entre nous ont contraint à publier une rétractation pour des propos antérieurs, nettement antisémites. Le texte qui suit est, à l’évidence, une opération de représailles. Le journal ne risque rien, cette fois. Ses propos, si excessifs, controuvés et diffamatoires qu’ils soient, n’encourent pas les foudres de la justice. En effet, comme on le sait, prendre à partie les Juifs en tant que Juifs tombe sous le coup de la loi ; par contre, dire ou écrire les pires horreurs et les calomnies les plus grossières à l’encontre des Israéliens, de leurs institutions et de leurs gouvernants, ne porte pas à conséquence, puisque c’est "politique". Mieux, c’est bien vu et vaut des louanges à ces "courageux" défenseurs du "malheureux" peuple palestinien. Ainsi se répand, par capillarité idéologique et association erronée d’idées fausses et de préjugés éculés, la pire haine dont ait jamais été l’objet le peuple juif, à l’échelon planétaire : celle qui confère aux "belles âmes" le droit absolu de diaboliser les hommes, les femmes, les vieillards et les enfants de notre peuple, décrétés congénitalement coupables d’extorsion de fonds (via le "business" de l’Holocauste), et surtout de spoliation de territoires et de "colonisation" aux dépens d’un peuple innocent, qui ne cède à la violence qu’"en désespoir de cause". (Menahem Macina).
25/05/06
 
Ci-après le texte intégral de l’article, intitulé "Reportage dans les territoires occupés: bienvenue dans le monde de l’apartheid", publié le 15 mai par la Rédaction du "Journal du mardi". Il sera suivi de quelques remarques de notre cru, puis de réactions de lecteurs, mises en ligne sur le site du journal. On a mis en grasses les mots et expressions les plus incitateurs à la haine, voire meurtriers. En réfuter systématiquement le fondement erroné nécessiterait la rédaction d’un livre entier. Et même à supposer qu’ils le consultent distraitement (et avec un a priori hostile), ses lecteurs auront-ils l’honnêteté de se reporter aux traités internationaux et à la législation afférente à l’occupation de territoires ennemis – légale quand elle fait suite à une agression militaire injustifiable, ce qui fut le cas des guerres imposées à Israël ? Et ce serait rêver que d’espérer qu’ils procèdent à un examen objectif du refus catégorique opposé par l’Autorité Palestinienne à toute négociation visant à la restitution par Israël de ces "territoires disputés", en échange d’un traité de paix en bonne et due forme, assorti de la reconnaissance d’une frontière internationale fixant les limites de l’Etat d’Israël et du futur Etat palestinien. Par ailleurs, on remarquera la qualité des réactions des lecteurs – surtout la dernière, intitulée "Autres scènes, autres décors, autres ennuis". (Menahem Macina).
 
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La politique d’annexion des territoires palestiniens se poursuit. La construction du mur de l’apartheid s’accélère. Au mépris du droit international. Les grandes capitales, l’Europe se taisent. Nous publions ici un témoignage édifiant. (Dominique Waroquiez).
 
 
Nous sommes entre Qalandiya et A Ram, à trois kilomètres au sud de Ramallah, pas loin des touristes et des pèlerins qui déambulent dans Jérusalem. Il y a un an, ce merveilleux endroit n’existait pas. En un va-et-vient perpétuel, des bulldozers démolissaient le paysage au pied des morceaux de murs et des tours militaires, le transformaient en un gigantesque chantier poussiéreux, un no man’s land pierreux où, cependant, quelques Palestiniens vendaient encore des fruits ou du café, s’abritant du vent derrière des blocs de béton.

Un an après, l’endroit n’est plus du tout reconnaissable. A côté des tours et du sinistre mur gris de séparation, Israël a construit un « terminal ». On est là au bord sud du bantoustan [1] de Ramallah. A l’entrée, un panneau annonce une « zone de parking pour les bus et les transports publics ». La très grande aire de stationnement, entourée de projecteurs est pratiquement vide lorsque nous passons. Plus loin, un bâtiment qui ressemble à un hangar avec des portes métalliques, des grillages, etc. A côté d’une peinture représentant un paysage idyllique (une grand route avec des bandes de circulation, des arbres), on peut voir trois panneaux en anglais, en hébreu et en arabe, avec cette annonce: « Welcome to "Atarot check point" ». Premier tiret [lire : alinéa] : « Vous entrez dans une zone militaire dont le but est de faciliter votre transit. Pour éviter d’attendre inutilement, lisez d’abord ces instructions et ensuite obéissez à celles-ci ». Deuxième tiret [lire : alinéa] : « N’entrez pas en portant des articles métalliques, ou des objets que les autorités ont interdits ». Troisième tiret [lire : alinéa] : « Préparez vos papiers pour l’inspection. » Quatrième : « Vos documents doivent être présentés à chaque point d’inspection ». Cinquième : « Retirez vos vestes ». Sixième : « Les personnes qui refusent de suivre les instructions ou les inspecteurs ne seront pas autorisées à achever leur transit ». Tiret [lire : alinéa] sept : « Nous vous souhaitons un transit plaisant et en toute sécurité ». Mot de la fin : « Puissiez-vous aller en paix et revenir en paix ! » (sic).
 

« Obéissez, avancez »
 
En suivant quelques Palestiniens, essentiellement des hommes, nous pénétrons dans cet endroit lugubre. A peine entrées, nous avons l’impression d’être piégées dans une trappe [lire : une nasse] : le couloir est divisé en plusieurs rangées avec des portes métalliques, des cameras de surveillance un peu partout. Le lieu est sombre, malgré l’éclairage blafard. Des hurlements retentissent : une voix féminine qui semble sortir des murs. Les Palestiniens, immobiles, silencieux, rangés en file indienne, tentent d’obéir aux injonctions contradictoires de la soldate invisible : « Avancez ! Reculez ! Arrêtez !… Oui, vous, Non, vous !… Obéissez ! Avancez ! ». [2]
 
Pétrifiées, nous assistons à cette scène d’humiliation : les Palestiniens doivent avancer un à un, se diriger, en suivant les ordres, vers un des détecteurs de métaux, retirer leur veste, montrer leurs papiers. Quand ils arrivent devant une cabine vitrée, où sont enfermés les chefs israéliens armés, ils doivent présenter leurs documents. Enfin, ils peuvent sortir en passant par un haut tourniquet. On imagine combien cela doit retarder le passage quand il y a plus de monde dans le hangar de tri. A la sortie, un panneau signale le souci écologique de l’occupant : « Keep this terminal clean » (« Gardez ce terminal propre » [lire : Veillez à la propreté de ce terminal]). Puis c’est la lumière du jour et un rond-point, au pied du mur, et encore un panneau : « Ralentissez pour l’inspection, obéissez aux instructions des soldats ». Les ordres pleuvent, il fait très gris…

La scène à laquelle nous avons participé se répète depuis l’ouverture du check-point d’Atarot, début avril 2006. Mais, faut-il le préciser, dans les territoires illégalement occupés depuis 1967 par Israël. Atarot est situé à l’est de la « Ligne Verte » et ici aussi, Israël empêche les Palestiniens de circuler «entre chez eux et chez eux » [3].


Annexion

De plus, l’aire d’influence d’Atarot, comme disent les géographes, est terriblement étendue. Lorsque, quelques jours plus tôt, nous avons voulu quitter le bantoustan-sud (fermé à Abou Dis et Bethléem) pour nous rendre dans le bantoustan-nord, à Ramallah, le conducteur du taxi collectif, qui avait un permis palestinien, a dû faire tout un détour par la vallée du Jourdain en évitant le sinistre Atarot. Nous avons aussi rencontré, à Abou Dis, dans la partie volée par le Mur, une Palestinienne qui ne pouvait plus retourner chez elle, à Ramallah, après son travail. D’autres travailleurs nous ont dit la même chose : « Une manière de tuer le peuple palestinien en lui volant son temps ».

Le comble, c’est qu’Atarot, ce magnifique endroit construit par l’occupant pour trier les Palestiniens (pour « faciliter leur transit » !), se trouve près du futur tracé du tramway prévu, quant à lui, pour faciliter le passage des colons du « Grand Jérusalem » vers Israël. Ainsi, d’une part, les colons s’installent partout illégalement dans Jérusalem-Est et ses alentours. Et d’autre part, les Palestiniens sont chassés de leurs terres. Le but est clair : en arriver par toute une série de réglementations basées sur les discriminations et par la construction du Mur, à l’aboutissement du plan sioniste (« le plus de terres possible pour les juifs avec le moins de Palestiniens possible »).

Atarot se situe en territoire occupé. Israël a annexé les terres prises aux Palestiniens de Jérusalem-Est et des régions avoisinantes en étendant de manière unilatérale ses frontières. Il a inventé, pour y parvenir, un nouveau concept, celui de Municipalité du « Grand Jérusalem » et il a fait garder la nouvelle frontière par une « police des frontières », avec ses jeeps omniprésentes autour de la ville.

Pour corser le tout, Israël a attribué des cartes d’identité différentes aux Palestiniens de Cisjordanie et aux Palestiniens de Jérusalem-est, si bien annexée que les Palestiniens de Cisjordanie ne peuvent plus aller à l’école ou à l’hôpital, ni rendre visite à leur famille ou travailler à Jérusalem sans un permis de l’occupant. Enfin, le Mur met en place, d’un côté les territoires palestiniens « enfermés », de l’autre , les territoires palestiniens colonisés

Apparemment, les dirigeants de ce monde n’ont cure de l’avis de la Cour Internationale de Justice, qui a condamné la construction du mur, ni du droit international. La diplomatie française n’a d’ailleurs pas épargné son énergie pour défendre le projet du tramway illégal, remporté par Connex-Alstom…

Quant au terminal d’Atarot, dont le coût s’élève à plus de six millions d’euros, il matérialise parfaitement l’avancement du projet défendu par la Banque Mondiale, dans son récent rapport « Stagnation ou renaissance » (voir www.association-belgo-palestinienne.be) : aménager des parcs industriels, des sweat shops, des terminaux, à la sortie du Mur pour fournir du travail à des Palestiniens sélectionnés, une solution « moderne » pour réduire les impacts de la prolétarisation des agriculteurs agricoles [pléonasme révélateur !] privés de leur terres et de leur eau. Est-il étonnant, dès lors, que l’UE et les autres membres du Quartette et de la Communauté Internationale laissent faire ?
 

© Journal du mardi
 
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Notes de la Rédaction d’upjf.org
 
[1] Voici ce qu’écrit, à propos de ce terme, l’encyclopédie Wikipedia : « Durant la période d’apartheid (1948-1994), le gouvernement sud-africain désignait plusieurs districts isolés et peu développés d’Afrique du Sud et de Namibie comme petites patries ("homelands" ou "bantoustans") pour la population majoritaire noire ou africaine. Étant citoyens de leur propre homeland, les Africains ne disposaient pas de droits civiques en Afrique du Sud proprement dite. Le gouvernement pouvait alors considérer les Africains comme des étrangers immigrés chez eux. » Abusivement transposée sur le conflit palestino-israélien, cette définition (surtout telle qu’elle est résumée dans la dernière phrase) a fait florès dans le monde. Elle est couramment admise (même si tacitement), voire utilisée par des groupes et des personnalités politiques de premier plan. Sa charge de haine est d’autant plus redoutable que le monde entier réprouvait et, dans une certaine mesure, combattait la ségrégation imposée à la population noire d’Afrique du Sud par la minorité blanche, qui se considérait abusivement comme la seule détentrice de la souveraineté nationale dans ce pays. Il est à peine besoin de souligner que telle n’est pas la situation dans le conflit palestino-israélien, où deux légitimités nationales s’affrontent et où la plus faible des deux, au moins sur les plans économique et militaire, refuse à l’autre le droit à l’existence. Contrairement à la situation qui prévalait en Afrique du Sud, les Palestiniens ont la plénitude des droits civiques (ils peuvent même ester en justice – souvent avec succès - contre l’Etat d’Israël lui-même) ; en outre, il n’existe aucune ségrégation raciale, malgré les affirmations mensongères des ennemis politiques d’Israël, et même ces derniers seraient bien en peine de produire le moindre écriteau « Interdit aux Palestiniens », ou « Réservé aux Israéliens », dans le style de ceux qui déshonoraient l’Etat sud-africain de l’apartheid (« Réservé aux Blancs », « Interdit aux Noirs »).
 
[2] On notera à quel point la description mélodramatique des mesures drastiques de contrôle, auxquelles sont soumis les Palestiniens, à des fins sécuritaires, vise à évoquer celles qui étaient en vigueur dans les camps de concentration nazis, à de tout autres fins.
 
[3] Comme nous y avons fait allusion dans notre introduction, les traités internationaux et la législation afférente à l’occupation de territoires ennemis – légale quand elle fait suite à une agression militaire injustifiable, ce qui fut le cas des guerres imposées à Israël par les pays arabes – font obligation à l’occupant d’assurer l’ordre et des conditions de vie normales à la population dont ils administrent les territoires, en attendant la conclusion d’accords de paix et de partage équitable du pays, conformément aux dispositions antérieures stipulées pas des ententes provisoires (du type de la « Feuille de route", par exemple). Malheureusement, la longue et calamiteuse histoire des tentatives de parvenir à un accord de paix (dont le fameux processus d’Oslo, mort-né) ont convaincu Israël qu’en repoussant sans cesse la solution pacifique recherchée par Israël, en inventant de nouveaux prétextes et en soulevant de plus en plus d’exigences, les dirigeants palestiniens n’aspirent en fait qu’à épuiser Israël, à l’affaiblir économiquement et moralement, à lui faire perdre toute crédibilité internationale, en le poussant à la riposte par une guérilla terroriste incessante, afin d’obtenir qu’il finisse, contraint et forcé, par renoncer, sans contrepartie ni garantie de paix, à la majeure partie des territoires, et devienne ainsi vulnérable à une attaque conjointe des pays arabes, soutenue par une révolte palestinienne à l’intérieur même de ses frontières actuelles. D’où le projet que le Premier Ministre Olmert tente de faire admettre aux Américains : procéder à une séparation territoriale totale entre les Israéliens et les Palestiniens, pour ne plus avoir à faire face à la responsabilité politique et aux obligations économiques et sécuritaires écrasantes inhérentes au statut de puissance occupante.  
 
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Commentaires de lecteurs sur le site du "Journal du mardi" 
 
Sourds et aveugles
Ecrit par Visiteur activé 2006-05-20 21:04:13
 
Et le droit des civils israéliens de survivre à un voyage en bus, à des achats au supermarché, à une bafouille en terrasse, ou à une détente en discothèque? 
 
Il faut vraiment être d’une mauvaise foi crasse et épaisse pour ne pas penser que les Israéliens ne souhaitent qu’une chose : qu’on leur foute la paix, une bonne fois pour toutes. 
 
Quand on écoute les discours de haine des Palestiniens et autres islamistes débiles, on ne peut que comprendre ce mur : à mon sens, il pourra être plus vite mis à bas que la folie meurtrière des salauds d’en face, quelques mères comprises. 
 
Yc [ ?] cette ong iranienne, qui dispose de plus de 55.000 membres pour aller se faire sauter chez les juifs et les chrétiens : des enfants dans ces tueries ? - leur demande la journaliste belge : ils n’avaient qu’à être ailleurs, lui répond la mère maquerelle : une logique imparable [Voir M. Macina, "Une association iranienne… explosive : ’Les filles de l’olivier’". Note d’upjf.org]. 
 
Il faudrait envahir l’Iran, obtenir les fichiers de cette ONG et envoyer ces 55.000 membres à l’ombre : les bienheureux, ils seraient toutes et tous dans les bras d’allah. 
 
Taé
 
 
Torchon antisémite
Ecrit par Visiteur activé 2006-05-21 23:39:11
 
Ce n’est pas la première fois que ce journal a dérapé. Il suffit de lire leurs excuses, encore plus racistes que l’original. 
 
 
Il me semble que les Palestiniens ont ce qu’ils méritent
Ecrit par Visiteur activé 2006-05-22 21:52:40
 
Pour autant que je sache, le premier devoir d’un Etat est de protéger ses habitant, pas de rendre la vie facile à ceux qui désirent le détruire.
 
 
Analyse légère et partiale
Ecrit par Visiteur activé 2006-05-22 23:42:18
 
Vous pondez un article, sur la foi d’un "témoignage", uniquement parce qu’il va dans le sens de votre "pensée". 
Cela me rappelle les communistes d’antan qui, à leur retour d’un séjour, nous présentaient l’URSS comme étant le paradis sur terre. Et mieux et plus encore, il semble que ce soit votre "mission divine" sur terre que de fustiger Juifs, Israël et Israéliens, d’entretenir une haine viscérale à leur égard et de le clamer haut et fort ! 
Je doute fort que vous soyez habilité à porter un jugement objectif : vous avez une méconnaissance évidente du dossier, qui ne se résume pas simplement aux faits et actions d’aujourd’hui. Arafat, à vos yeux, ne peut être qu’un héros, un libérateur pour son peuple. Alors que cet homme n’est qu’un vulgaire terroriste, un mercenaire multi-millionnaire qui a berné tout le monde, à commencer par les Palestiniens eux-mêmes ! Et un soudard ne recherche pas la paix. 
Au risque de vous discréditer encore plus, jusqu’au ridicule, suivez mon sage conseil : cessez d’écrire n’importe quoi pour satisfaire votre ego pseudo-intellectuel de gauche à la mode. Attention au retour de flamme, vous jouez là à l’apprenti-sorcier ! 
Je ne suis pas lecteur de votre gazette et je [me demande] qui peut y trouver un intérêt quelconque, si ce n’est l’extrémiste haineux et rabique.
 
 
Autres scènes, autres décors, autres ennuis
Ecrit par Visiteur activé 2006-05-23 20:48:52
 
Ma femme, mes enfants et moi-même entrons dans le grand hall sombre, froid. Impossible de compter le nombre de cameras qui enregistrent tout (et rien). Nous sommes dirigés vers une des 10 ou 15 [files] d’attente, comme des animaux menés au marquage. Nous avons déjà dû remplir 6 formulaires et répondre à des questions des plus embarrassantes et personnelles (maladies sexuelles, usage de drogues, crime, etc.). En attendant notre tour, je revois les mesures « inhumaines » que nous avons dû endurer avant le départ : une liste interminable d’objets interdits (« ils » ont même confisqués le briquet de ma femme, et maintenant elle n’a plus avec quoi allumer sa cigarette), le passage traumatisant par le portique de détection de métal après avoir enlevé ceinture, montre et chaussures, et le stress qui vous prend quand la sonnerie retentit quand même et que vous [êtes soumis à] une fouille [corporelle].
Enfin, après une longue attente nous arrivons devant un fonctionnaire. Attention ! Interdiction de faire de l’humour, de rigoler, et même de parler trop fort ! Prise d’empreintes digitales et de photos (digitales également…). Après un dernier contrôle nous pouvons entrer sur le territoire des USA.
 
Evidement, raconté comme ça, cela parait un peu excessif, alors qu’en fait, nous sommes très contents de toutes ces mesures prises à Zaventem [Belgique] et à notre arrivée à l’aéroport international, aux Etats-Unis, suite aux événements du 11 septembre 2001.
 
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© upjf.org
 
[Le texte publié sur le site du "Journal du mardi", nous a été aimablement signalé par R.R., de Bruxelles, et par la liste desintox-be.]
 
 
Mis en ligne le 25 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org