Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Éditorialistes
Menahem Macina

La redoutable force de frappe médiatique des Palestiniens, Menahem Macina
11/06/2006

Un grave incident vient de se produire à Gaza. Il est de nature à jeter, une fois de plus, le discrédit sur Israël, et à diaboliser un peu plus l’Etat des Juifs. Nous devons nous mobiliser au plus vite pour contrer la propagande mortifère de nos ennemis. Voici ma modeste contribution à ce combat, qui promet d’être dur. (Menahem Macina).
Pour des nouvelles officielles récentes voir : "Gaza: bavure israélienne ou dissimulation palestinienne de preuves ?"
 
 
10/06/06
 
 
On ne saurait nier l’impact sur le moral de la population israélienne, des fusées Qassam qui ne cessent de pleuvoir, chaque jour, sur son territoire, semant la destruction et parfois la mort. Mais ce dont cet Etat souffre le plus, peut-être, c’est de l’impact sur son image et sa crédibilité, des retombées de ses ripostes de légitime défense.
 
Si le moindre doute subsistait à cet égard, les bulletins d’information en continu de la chaîne Euronews, ce samedi 10 juin, l’auront définitivement dissipé.
 
Le bulletin d’information de la chaîne d’information en continu Euronews, qu’ont pu voir les téléspectateurs, à 10 heures, ce samedi, s’ouvrait sur une prise de vues étrange, dont le sens n’était pas immédiatement perceptible. On y voyait une gamine d’une douzaine d’années, qui progressait en rampant. On pouvait la croire blessée. En fait, les images suivantes, qui la montraient assise et faisant des gestes de désespoir près du cadavre d’un homme, exposé sans pudeur, faisaient comprendre que la fillette se lamentait sur la mort d’un de ses proches (il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait de son père). Voici le commentaire  dont Euronews accompagnait ces images-choc.
 
"La branche armée du Hamas promet de riposter aux raids israéliens qui ont endeuillé la bande de Gaza vendredi. L’un d’eux visait une plage, bondée en ce jour de repos hebdomadaire. 7 civils palestiniens ont été tués, un couple et ses trois enfants et deux autres femmes [1]. D’après les survivants, des navires israéliens auraient tiré des obus sur la plage. L’armée israélienne dit regretter la mort d’innocents, mais affirme avoir répondu à des tirs de roquettes. Tsahal a ouvert une enquête, ce que demandait le secrétaire général de l’Onu. Plus tôt dans la journée, trois Palestiniens avaient également été tués par une frappe aérienne israélienne contre leur véhicule.

Cette escalade dans la violence est venue attiser la haine réveillée la veille par l’assassinat d’un membre du gouvernement de Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas. Ismaïl Haniyeh s’est rendu auprès des blessés du bombardement de la plage : "Nous sommes confrontés à des crimes de guerre", a-t-il dénoncé. Il a appelé la communauté internationale, en général, et la Ligue arabe, en particulier, à intervenir pour protéger le peuple palestinien.

Il a, d’autre part, appelé le président palestinien à renoncer à son projet de référendum sur la reconnaissance implicite d’un Etat israélien et la fin des attentats contre Israël. Mahmoud Abbas devait en fixer la date ce samedi. Mahmoud Abbas a décrété trois jours de deuil national en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Si le bras armé du Hamas met sa menace à exécution, il mettra un terme à une trêve d’un an et demi, et aux espoirs naissants de règlement pacifique du conflit."
[1] L’expression deviendra, dans les bulletins suivants : "sept personnes, dont trois enfants et des femmes". L’intention est, visiblement, de marteler l’accusation palestinienne récurrente : Les Israéliens tuent volontairement des civils, des enfants et des femmes. Les terroristes palestiniens qui tentent, par leurs tirs de missiles, de tuer des civils israéliens - et y réussissent parfois -, sont systématiquement présentés comme des civils, voire de "pacifiques civils". Pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé, il faut visionner la vidéo que met en ligne le site israélien Ynet.
 
Sans vouloir anticiper sur les résultats de l’enquête de Tsahal, encore en cours, il semble étrange qu’aucun impact, et surtout aucun cratère - comme devrait en causer, sauf erreur, un obus à longue portée - n’est visible sur la vidéo palestinienne mise en ligne par Ynet. Cette absence est d’autant plus remarquable que la caméra balaie littéralement le sol durant au moins une minute. On distingue des restes humains, mais pas le moindre cratère aux alentours.
 
------------------------------

 
Les morts et les blessés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent, sont toujours à déplorer. Toutefois, dans ce cas d’espèce, plusieurs détails semblent militer en faveur d’une vidéo de propagande. Non que la scène n’ait pas réellement eu lieu. Elle semble authentique. Mais tant le caractère morbide des prises de vue (surtout celles du cadavre du père de l’enfant désespérée) que l’angle de prise de vues, extrêmement resserré, indiquent l’intention du vidéaste de réaliser un document emblématique, à la manière de celui du jeune al-Dura, en son temps.
 
Outre que la vidéo, a été diffusée dans le monde, à la vitesse de l’éclair, le cliché suivant pourrait bien causer à Israël des ravages médiatiques analogues à ceux dont il fut victime, en son temps, suite à la brève vidéo du mitraillage - réel ou mis en scène - de l’enfant al-Dura :
 
La petite Hadil (7 ans) pleurant la mort de son père - Photo AFP
 

A l’évidence, le but de ce document voyeur est d’émouvoir et de scandaliser le téléspectateur dans le but de l’amener à haïr les auteurs d’une telle atrocité.
 
Il vise aussi à lier les bras de la défense israélienne. Son message subliminal est à peu près le suivant : Vous ne pouvez pas laisser la puissante armée israélienne semer la mort et causer un tel désespoir à un peuple sans défense, comme cette petite Palestinienne qui pleure son père tué par un obus d’Israël.
 
L’extraordinaire faculté qu’a la propagande palestinienne de transformer l’agressé – Israël – en agresseur, vient encore de démontrer son efficacité. Cette vidéo et d’autres pires encore, complaisamment relayées par tout ce que le monde – l’Europe, en particulier – compte de philopalestiniens aveugles et partiaux, auront atteint le but de ceux qui les manipulent : victimiser les Palestiniens et criminaliser les Israéliens. Ce drame – qu’il soit la conséquence de l’erreur de trajectoire d’un obus israélien (voire d’un Qassam), ou un accident dû à la manipulation imprudente d’un  engin non explosé, aura réussi à faire oublier les victimes, passées et futures, des tirs incessants de Qassam – qui, eux aussi, sont des civils innocents, dont l’unique tort est de vivre dans cette portion infortunée du Moyen-Orient, où leurs ancêtres ont jadis constitué une nation indépendante, et d’y défendre leur existence.
 
 
Quoi qu’il en soit, et même si le mot peut paraître blasphématoire dans ce contexte, ce drame s’est avéré être une "chance" pour le Premier ministre du gouvernement palestinien du Hamas, qui n’a pas manqué de la saisir. En effet, il a immédiatement demandé à Mahmoud Abbas de renoncer au référendum qu’il devait annoncer officiellement aujourd’hui, pour demander au peuple palestinien de reconnaître implicitement Israël et de renoncer au terrorisme. Et même si Mahmoud Abbas n’est pas revenu sur sa décision, il est à craindre qu’après ce tragique événement, la population palestinienne se radicalise et inflige un camouflet à son président en refusant de cautionner son projet. 
 
Le président de l’Autorité palestinienne a toutefois jugé bon de décréter un deuil national de 3 jours. Rien de moins.
 
Imaginons un instant qu’Israël fasse de même après chaque attentat, ou chute de Qassam : le pays serait plongé dans un deuil public quasi permanent.
 
Mais la différence entre les détresses palestinienne et israélienne est que la douleur juive s’exprime généralement avec respect, pudeur et mesure.
 
Par respect pour le corps de l’être humain, créé betselem elokim - à l’image de Dieu -, comme le dit l’Ecriture (cf. Gn 1, 26), le peuple juif ne montre pas les cadavres de ses morts, pas plus qu’il n’exhibe impudiquement les plaies de ses blessés.
 
C’est sa faiblesse, selon les uns, sa force et sa dignité, selon les autres.
 
------------------------
 
Et puisqu’il faut bien tenter de rétablir la vérité des faits, systématiquement pervertie par la propagande, on conclura sur ce qui suit :
 
  • Les Palestiniens n’ont pas le monopole des larmes d’une enfant face à la mort d’un père ou d’une mère :
Voici celles de la fille de Rina Didowski, tuée dans un attentat, en mars 2002
 
 
Légendes : Rina Didowski, tuée par la cruauté palestinienne
"Je t’aime, maman, tu me manques beaucoup..."
 
  • Les Palestiniens n’ont pas le monopole de la mort brutale de jeunes enfants : 
Gal Aizenman, était belle et ne demandait qu’à vivre :
elle a été tuée dans un attentat, en même temps que sa grand-mère, Nora, en juin 2002.
 
 
 
« Mon nom était Gal et j’avais 5 ans.
Je ne savais pas encore écrire le mot "occupation".
Shalom ! »
 
  • Les Palestiniens n’ont pas le monopole de la douleur de parents qui doivent survivre à la mort de leurs jeunes enfants :
Lors des funérailles des 9 victimes d’un attentat commis à Tel Aviv, en avril 2006,
Irena Saulov, la mère de David (z"l), enlace le ventre de Radmila, sa bru, enceinte de son fils assassiné,
comme si elle voulait consoler l’enfant à venir de naître orphelin.
 

(Cliché AFP, paru dans le New York Times du 19.04.06)
 
  • Le seul monopole qu’ont les Palestiniens, c’est que leurs civils (les vrais, pas ceux qui tirent du milieu des civils (1) et, a fortiori, les enfants, ne sont JAMAIS tués délibérément, comme c’est le cas des victimes israéliennes d’attentats palestiniens.
 
Menahem Macina
 
 
(1) Sur cette tactique qu’affectionnent les activistes palestiniens, voir : "Enfants et civils palestiniens, boucliers humains du Hamas"; et
"Comment faire tuer des enfants palestiniens par Tsahal".
 
 
© upjf.org
 
Mis en ligne le 10 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org