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Antisionisme chrétien

Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (III)
08/06/2006

Voici une nouvelle pièce à verser au dossier. Il s’agit d’un long rapport (33 pages), dans lequel son auteur, un laïc presbytérien, analyse minutieusement le matériau sur la base duquel la Commission exécutive de l’Eglise Presbytérienne s’est fondée pour prendre sa décision de désinsvestir en Israël. Il ressort de cet examen qu’un grand nombre de témoignages sont totalement dépourvus d’objectivité, entachés d’un parti pris étonnant, quand ils ne sont pas carrément mensongers. Ils sont presque exclusivement à charge, l’accusé étant un Etat considéré comme congénitalement pécheur, voire comme un "Etat voyou" - Israël. Ce qui suit est la traduction française du résumé introductif de ce rapport, actuellement en cours de traduction. (Menahem Macina).
Voir aussi :
Quand des Presbytériens portent un faux témoignage, Diana Appelbaum
Plaider la cause d’Israël, oui, mais avec un dossier solide, Menahem Macina
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (I)  
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (II)
Le Conseil Mondial des Eglises critique sévèrement Israël, George Conger
 
Orgueil et préjugé : histoire du retrait
et de la cessation des investissements des Presbytériens en Israël,
 
Par Will Spotts
 
 
 
Original anglais (sur le site Bearing-Witness – Divestment and the Presbyterian Church), sous le titre "Pride and Prejudice : The Presbyterian Divestment Story".
 
Traduction française : Menahem Macina
 
Résumé
 
Les déclarations de la 216ème Assemblée Générale de l’Eglise Presbytérienne (Etats-Unis) à propos de la politique au Moyen-Orient et de leur thème central : le retrait, ainsi que la cessation des investissements dans les sociétés agissant en Israël, ont souffert de plusieurs défauts et de présomptions injustifiées.
  • L’Assemblée Générale a entendu un témoignage à sens unique, émanant des partisans de la motion de désinvestissement, et a exclu d’autres voix pertinentes. Deux non-Presbytériens se sont adressés à l’Assemblée : le Révérend Dr Mitri Raheb, et le Révérend honoraire Riah Abu el-Assal. Les points de vue des résidents israéliens, des chrétiens israéliens et des Israéliens qui s’opposent au désinvestissement n’ont pas été pris en considération.
  • L’Assemblée Générale s’est fiée à des sources défectueuses d’information sur l’arrière-fond historique. Les deux principaux documents utilisés ont été : E.-U. Policy and the Israeli-Palestinian Conflict [La politique américaine et le conflit israélo-palestinien],  de Walter Owensby, et Palestine, Israel, and the Arab-Israeli Conflict: a Primer [Palestine, Israël et le conflit arabo-israélien : une première approche], de Lisa Hajjar. L’un et l’autre comportent des éléments de partialité, d’expression de préjugés, et des affirmations factuelles controversées.
  • L’Assemblée générale s’est basée, sans recul critique, sur les témoignages de dirigeants chrétiens palestiniens. Ces mêmes dirigeants chrétiens palestiniens ont fait des déclarations publiques qui jettent des doutes évidents sur leur crédibilité.
  • Plusieurs services et comités permanents de l’Eglise Presbytérienne des Etats-Unis [ci-après : EP (E-U)] font preuve, depuis longtemps, d’un grave préjugé anti-israélien. Il s’agit, entre autres, de l’Agence Presbytérienne de Presse, du Bureau et de la Commission Consultative pour la Pratique du Témoignage Social, de Washington.
  • Une coopération excessive entre les employés de l’EP (E.-U.) et les ceux d’autres confessions (de foi) a affecté la ligne de conduite presbytérienne, en violation de la procédure de gouvernement des Presbytériens.
  • L’Assemblée générale a eu recours à des notions théologiques bizarres et potentiellement dangereuses pour justifier ses déclarations de politique afférentes au Moyen-Orient. On y distingue des ingrédients qui ressortissent à la théologie de la substitution, et un recours à une imagerie chrétienne explicite à des fins de diabolisation des Israéliens.
  • L’Assemblée générale n’a apparemment pas estimé les dommages potentiels causés aux relations entre chrétiens et Juifs, ni le danger de contribuer à l’accroissement de l’antisémitisme américain, ni celui d’encourager à davantage de violence au Moyen-Orient.
 
Ces problèmes rendent moralement suspecte, étrangère au christianisme, et potentiellement malfaisante l’ensemble de la position de l’Eglise Presbytérienne des Etats-Unis à propos du Moyen-Orient.
 
Les actes de la 216ème Assemblée Générale obscurcissent partout le témoignage chrétien des Presbytériens, qu’ils soient d’accord ou non, à titre individuel, avec les décisions prises.
 
 
© Bearing Witness - Divestment and the Presbyterian Church
 
Mis en ligne le 07 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org