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Antisionisme chrétien

Le Conseil Mondial des Eglises critique sévèrement Israël, George Conger
08/06/2006

Voir aussi :
Quand des Presbytériens portent un faux témoignage, Diana Appelbaum
Plaider la cause d’Israël, oui, mais avec un dossier solide, Menahem Macina
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (I)  
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (II)
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (III)
 
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The Jerusalem Post
 
22 mai 2006
 
Original anglais : "World Council of Churches slams Israel".
 
 
Traduction française : Menahem Macina.
 
 
Israël porte la responsabilité de la crise actuelle au Moyen-Orient, a déclaré le Conseil Mondial des Eglises [CME], à l’issue d’une réunion de son Comité exécutif à Genève entre les 16 et 19 mai.
 
Cette importante organisation oecuménique de la gauche chrétienne a affirmé que les actes d’Israël à l’égard des Palestiniens n’ont pas de justification morale, légale ou même politique.
 
En ne se "conformant pas à la loi internationale", [Israël] a amené la situation sur le terrain à un point de non-retour, ont conclu les membres du Comité.
 
Le CME a condamné le meurtre de civils innocents par "les deux parties" dans ce conflit ; il a appelé les Palestiniens à "poursuivre le cessez-le-feu unilatéral à l’égard d’Israël" et a demandé à Israël de faire reposer sa sécurité sur une négociation équitable des frontières définitives" avec ses voisins.
 
Toutefois, les disparités actuelles sont choquantes, a affirmé le CME.
 
"L’une des parties [Israël] s’apprête à établir des frontières définitives sur un territoire qui appartient à l’autre partie ; l’autre partie [les Palestiniens] est de plus en plus confinée dans les enclaves dispersées qui restent. D’un côté, on prend le contrôle de plus en plus de terre et de ressources en eau ; de l’autre, il y a de plus en plus de familles privées de terre et de moyens de subsistance.
 
D’un côté, un maximum de gens habitent sur une terre occupée ; de l’autre, le nombre de réfugiés sans habitation et sans terre augmente. L’une des parties détient le contrôle de Jérusalem, ville qui appartient à deux peuples et à trois religions mondiales ; l’autre –composée de musulmans et de chrétiens – voit sa présence démographique, commerciale et religieuse se clairsemer à Jérusalem", a dit le CME.
 
Le CME a affirmé que prévalait, dans l’opinion internationale, une attitude de deux poids deux mesures en faveur d’Israël, et a précisé : "la partie qui est bien décidée à conserver ses avantages illégaux bénéficie du soutien de la communauté internationale. La partie qu’a désespérée ces avantages illégaux, et qui a recouru à des élections légitimes  pour choisir de nouveaux dirigeants, est isolée et punie."
 
"La démocratie doit être protégée là où elle s’enracine", affirme le CME, appelant à un allègement des sanctions américaines anglo-saxonnes et européennes contre le Hamas. "La paix doit venir vite, sous peine de ne pas advenir avant longtemps pour l’un et l’autre peuples", a-t-il conclu.
 
Le Comité exécutif du CME a appelé ses 340 églises-membres dans plus de 100 pays, représentant approximativement 550 millions de chrétiens orthodoxes anglicans et protestants, à faire preuve de solidarité avec les deux parties au conflit", et à "recourir à des formes légitimes de pression pour promouvoir une paix juste et mettre fin aux activités illégales des Israéliens et des Palestiniens".
 
Il a aussi demandé à ses membres de "trouver des moyens constructifs pour traiter des menaces perçues par le peuple juif, et, entre autres, la nature, la fréquence et l’impact du racisme dans des contextes locaux, nationaux et internationaux."
 
En mars 2005, le CME a appelé ses églises-membres à "envisager sérieusement" de cesser leurs investissements en Israël et a approuvé la décision, prise en 2004 par l’Eglise Presbytérienne des Etats-Unis, de s’engager dans "un désinvestissement progressif et sélectif" d’Israël [1]. "Cette action [des Presbytériens] est louable tant pour sa méthode que pour son mode opératoire", affirme le CME, "elle utilise des critères enracinés dans la foi et invite les membres à faire ce qui conduit à la paix".
 
L’Eglise presbytérienne réexaminera, le mois prochain, sa décision de désinvestissement de 2004, lors de la 217ème Assemblée Générale de Birmingham, en Alabama, en réaction à une critique selon laquelle l’appel à désinvestir était partial et mal informé. 
 
George Conger
 
© The Jerusalem Post
 
 
Note de la Rédaction d’upjf.org
 
[1] Voir, sur notre site : "Une église protestante : ’Cessons d’investir en Israël’".
 
Mis en ligne le 28 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org