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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

L’explosion de Gaza: une mise en scène? Un journal allemand le soupçonne
19/06/2006

"Le ’Süddeutsche Zeitung’ met en doute les affirmations palestiniennes selon lesquelles un obus de Tsahal aurait tué sept membres d’une famille sur une plage de Gaza. Comment se fait-il, par exemple, que Halil Ghalia ait été vue portant des vêtements secs après l’attaque, alors qu’on avait rapporté qu’elle était en train de nager ?" Ci-après une traduction française du résumé en anglais, réalisé par Y-Net, de l’article original en allemand. Des interrogations qui rappellent les doutes qui ont entouré, en son temps, l’affaire Al-Dura. Aux internautes de juger si nous avons ou non affaire à une imposture. (Menahem Macina).
[On peut lire le texte de l’article original allemand : "Der Krieg der Bilder" [la guerre des images], que nous avons retranscrit après la présente traduction de l’adaptation anglaise de Ynet.]
 
Résumé anglais du site Ynet : "German paper doubts Gaza beach reports".
 
Traduction française : Menahem Macina
 
Ynet, 18 juin 2006
 
 
Alors que trois importants journaux britanniques publiaient des comptes-rendus contredisant les affirmations israéliennes selon lesquelles son armée n’était pas responsable du meurtre de sept membres de la famille Ghalia sur une plage de Gaza, il y a plus d’une semaine, un journal allemand jette le doute sur l’authenticité des photographies prises aussitôt après l’accident sanglant.
 
Le quotidien allemand, Süddeutsche Zeitung, affirme que les images prises par Zakaria Abu Irbad, 36 ans, caméraman collaborant avec l’agence palestinienne indépendante d’information Ramattan, contredisent les affirmations palestiniennes, selon lesquelles un obus de Tsahal a tué la famille Ghalia, et souligne la possibilité que l’événement ait été mis en scène pour en rendre Israël responsable.
 
Irbad est le premier journaliste à être arrivé sur les lieux après l’attaque, et l’agence Ramattan a vendu la séquence de la petite Hadil en pleurs sur la plage, près du cadavre de son père, à tous les principaux diffuseurs d’information.
 
Le journal affirme que dans la prise de vues de la plage, réalisée par un drone de Tsahal au moment de l’attaque, on pouvait voir cinq cratères creusés par l’artillerie de Tsahal, mais que l’on pouvait voir aussi des gens à une distance de 250 mètres.
 
Le journal dit trouver étrange qu’alors que des obus explosaient à 250 mètres d’un endroit de la plage où se trouvaient des familles palestiniennes, on ne voyait personne s’enfuir ou manifester des signes d’effroi.
 
Irbad a dit au journal qu’il avait été informé de l’attaque par des infirmiers qui l’avaient guidé jusque sur les lieux.
 
Mais on ne voit aucun infirmier sur les prises de vues, si ce n’est plus tard, ce qui fait naître des soupçons sur le fait qu’il ait été le premier à parvenir sur les lieux.
 
De plus, si Irbad était le premier à atteindre les lieux, pourquoi la majorité des corps étaient-ils recouverts de draps ? Qui était là avant pour couvrir les corps ?  S’interroge le journal.
 
 
"Est-ce qu’une petite fille donne des instructions à un caméraman ?
 
Le journal a également des doutes sur l’affirmation d’Irbad, selon laquelle Hadil n’a pas été blessée parce qu’elle était dans l’eau quand l’obus avait explosé. Sa prise de vues la montre sèche et entièrement habillée.
 
Une autre interrogation soulevée par le journal concerne l’image d’un homme armé d’un fusil tout près du corps du père de Hadil. Le journal dit que dans une prise de vues antérieure, on voyait le même homme gisant sur la plage parmi les blessés.
 
La séquence montre aussi des infirmiers en habits verts et une dizaine d’hommes barbus cherchant des pièces à conviction. Le journal demande si les hommes sont des membres du Hamas, et s’étonne de ce qu’ils sont plus soucieux de rassembler des pièces à conviction que de porter secours aux blessés.
 
Les hommes du Hamas ont-ils fait disparaître des preuves trouvées sur les lieux, comme l’a affirmé un témoin oculaire interrogé par des radioreporters israéliens ?
 
Le journal affirme qu’Irbad a éludé la plupart des questions qui lui étaient posées.
 
Comme on lui demandait pourquoi il n’avait pas tenté de rassurer Hadil au lieu de la filmer, il a répondu : "Elle m’a demandé de la filmer. Elle voulait qu’on la voie près de son père pour montrer au monde les crimes qu’Israël est en train de commettre".
 
Enfin le journal demande : "La gamine de 10 ans, bouleversée, qui vient de perdre son père, aurait-elle donné des instructions de réalisation au caméraman ?"
 
 
©  Ynet
 
 
[Texte anglais aimablement signalé par Yigal Palmor, Israël.]
 
 
Mis en ligne le 19 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
 
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Der Krieg der Bilder, Von Thorsten Schmitz

16.06.2006  
 
Sur le site du Süddeutsche Zeitung.
 
Sieben Tote am Strand von Gaza: War es ein Granatenangriff Israels? Oder eine explodierende palästinensische Landmine? Ein Beispiel, wie Palästinenser manchmal die Wahrheit verbiegen. 
 
Am vergangenen Freitag stand die zehn Jahre alte Huda Ghalija schon früh auf, obwohl sie gar nicht in die Schule musste. Sie war aufgeregt. Die letzten Examen waren geschrieben, und die großen Sommerferien hatten gerade begonnen. Hudas Vater Ali hatte seinen Kindern versprochen, an jenem Freitag voriger Woche am Strand im Norden des Gaza-Streifens ein Picknick zu veranstalten.

Huda ist nach den Worten eines Cousins eine der Klassenbesten, sie liebe Mathe, Biologie und Lesen. Ihr Lieblingsgedicht stammt aus der Feder Mahmud Darwischs, „Identitätskarte“ heißt es, ein trauriges Poem über einen heimatlosen Palästinenser und dessen Hass auf den Besatzer.
 
Beladen mit Plastiktischen und -stühlen, mit gekochten Maiskolben und Pitabroten machte sich die große Familie aus der 35.000-Einwohner-Stadt Beit Lahija auf den kurzen Weg zum Strand. Beit Lahija ist für seine Erdbeeren bekannt, aber auch dafür, dass von hier aus Kurzstreckenraketen auf Israel abgefeuert werden.

Für den Vater, eine seiner zwei Ehefrauen und fünf seiner Söhne und Töchter sollte das Picknick tödlich enden. Gegen 17 Uhr explodierte eine Granate inmitten der Familie. Sieben Menschen verloren an diesem Freitagnachmittag noch im Sand oder im Krankenwagen ihr Leben.

Das blutige Picknick machte Huda Ghalija innerhalb weniger Stunden weltweit bekannt. Das hat sie dem Kameramann Zakarija Abu Harbed zu verdanken. Nur wenige Augenblicke nach der Explosion der Schrapnell, einer mit Metallkugeln gefüllten Granate, befand sich der 36 Jahre alte Kameramann aus Gaza-Stadt samt Kamera und vollen Akkus am Ort des Unglücks.
 
 
Ein lukrativer Job
 
Harbed arbeitet für die arabische TV-Produktionsfirma Ramattan News Agency. Die Agentur verfügt über Büros in Ramallah im Westjordanland und in Gaza-Stadt, der Hauptstadt des Gaza-Streifens.

Die großen TV-Sender aus aller Welt, CNN und ABC, Nachrichtenagenturen wie Reuters und Associated Press, auch deutsche TV-Anstalten arbeiten fast ausschließlich mit palästinensischen Kameramännern, wenn es um Berichte aus dem Gaza-Streifen geht.
 
Die Bilder von der hoffnungslosen Welt im Gaza-Streifen werden in erster Linie von Palästinensern gemacht. Als Kameramann für westliche Medien zu arbeiten gilt als einer der lukrativsten Jobs in den Palästinensergebieten. Manche verdienen bis zu 250 US-Dollar am Tag. Soviel verdienen manche palästinensische Großfamilien nicht einmal in einem halben Jahr.

Kameramann Harbed hatte am vergangenen Freitag Berufsglück: Er war als Erster am Ort des Unglücks. Seine Agentur Ramattan News Agency verkaufte die herzzerreißenden Bilder der hysterisch und in Tränen aufgelösten Huda Ghalija an Fernsehsender in der ganzen Welt. In Australien wie in Indien, in Europa wie in den USA wurden Harbeds Aufnahmen von Huda gezeigt: Wie sie sich die Haare rauft und auf die Brust schlägt, wie sie neben ihrem toten Vater in den Sand versinkt, wie sie ganz alleine Dutzende Meter durch den Sand rennt.

In der arabischen Welt und in den Palästinensergebieten stand die Ursache der Tötung der Ghalija-Familienmitglieder schon am Freitag fest: Granaten Israels. Zu dieser Behauptung beigetragen haben auch Archivbilder israelischer Soldaten, die Artilleriegeschosse abfeuern, die manche arabische Fernsehsender in den Film von Kameramann Harbed hineingeschnitten haben.
 
Nach Ansicht der von der Hamas geführten Autonomiebehörde, aber auch nach Auffassung von Fatah-Chef und Präsident Machmud Abbas sind die Ghalijas durch israelischen Beschuss getötet worden. Sie benutzten beide das Wort von einem „Massaker“. In seltener Einigkeit erklärten Hamas-Regierungschef Ismail Hanija und Abbas noch am Samstag, sie würden Huda symbolisch adoptieren und für den Rest ihres Lebens für ihren Lebensunterhalt aufkommen.

Ein palästinensisches Kind, das seinen Vater verloren hat, gilt als Waise. (Hudas leibliche Mutter Hamdia überlebte die Detonation verletzt.) Auch die Recherchen eines Teams der US-Menschenrechtsgruppe Human Rights Watch führten zu dem vorläufigen Ergebnis, dass Israel für die Granatenexplosion verantwortlich sei.
 
Die Gruppe formuliert allerdings vorsichtig und weniger apodiktisch: Nach Interviews mit Opfern, Augenzeugen, Polizisten und Ärzten und einem Besuch des Unglücksorts hege man „starke Vermutungen“, dass israelische Artillerie für das Unglück haftbar sei. Der Bericht der Menschenrechtsgruppe erwähnt allerdings nicht, dass deren Rechercheure erst einen Tag nach dem Unglück am Strand nach Beweisen gefahndet haben - genug Zeit also, um wichtige Beweisstücke zu entfernen.

Das israelische Verteidigungsministerium hat nach ersten Auswertungen von Radar- und Satellitenbildern erklärt, das Geschoss, das zum Tod der sieben Palästinenser geführt hat, stamme nicht von der Armee. Generalstabschef Dan Halutz sagt, Israel bedauere den Tod der sieben Palästinenser, dies bedeute aber nicht „dass wir dafür verantwortlich sind“.

Nach Ermittlungen der israelischen Armee, die sich nur auf Bilder und Arztbefunde, nicht aber auf Recherchen vor Ort beziehen, hat die israelische Armee an jenem Freitagnachmittag sechs Granaten in Richtung Gaza-Strand abgefeuert. Nach Angaben von Halutz schlugen fünf der sechs Granaten in der Zeit zwischen 16.31 und 16.48 Uhr ein - rund 250 Meter nördlich jener Stelle, an der das Familienpicknick stattgefunden hatte. Mit dem Artilleriebeschuss sollten palästinensische Raketenwerfer abgehalten werden.

Ein unbemanntes Flugzeug der israelischen Armee hat den Gaza-Streifen zum Zeitpunkt des Beschusses aus der Luft gefilmt. Auf den Filmen sieht man einerseits fünf Einschlaglöcher der Granaten im Strand, aber auch 250 Meter südlich davon Menschen. Nach Angaben der Armee muss die Explosion an dem Strandabschnitt, an dem die Ghalijas picknickten, zwischen 16.57 und 17.10 stattgefunden haben. Vor 16.57 ist auf dem Film der Armee normales Strandtreiben zu sehen.

Dass die Menschen auf die fünf Granateinschläge in 250 Metern Entfernung nicht mit überstürzter Flucht reagiert haben, ist seltsam. Die nächste Aufnahme auf dem Armeefilm zeigt Krankenwagen, wie sie am Strand ankommen. Das ist um 17.15 Uhr. Das Krankenhaus, wo die Krankenwagen herkamen, liegt fünf Minuten vom Explosionsort entfernt.
 
 
Möglicher Blindgänger
 
Über den Einschlagsort der sechsten Granate, die nach Aussagen der Menschenrechtsgruppe und der Palästinenserregierung als Blindgänger den Tod der sieben Familienmitglieder herbeigeführt habe, kann die israelische Armee keine Angaben machen. Sie hält es aber für „ausgeschlossen“, dass die Granate ganze 250 Meter von ihrem Ziel abgewichen sein soll.

Als weiteren Beweis führt Israel an, dass es vier Verletzte vom Strand in Krankenhäusern in Tel Aviv behandelt. Aus dem Körper eines der Verwundeten seien Splitter geborgen worden, die nicht von Waffen aus dem Arsenal der israelischen Armee stammen könnten.

Die israelische Armee schließt nicht aus, dass es sich bei der Detonation auch um eine Mine gehalten haben könnte, die von Palästinensern dort vergraben worden sei, um israelische Marinesoldaten daran zu hindern, im Gaza-Streifen an Land zu gehen.

Angesichts der sich widersprechenden Aussagen kommt Harbeds Fernsehbildern große Bedeutung zu. Diese allerdings werfen mehr Fragen auf, als dass sie zur Klärung beitragen. Die Originalaufnahmen sind inzwischen so fragwürdig, dass CNN sie auf seiner Website nur noch sehr verkürzt zeigt.

Der SZ erklärte Harbed, er sei von den Rettungssanitätern über die Explosion unterrichtet worden und im eigenen Wagen den Krankenwagen hinterhergefahren. Auf seinen Bildern allerdings filmt Harbed die Hysterie der zehnjährigen Huda, als sei er Zeuge der Detonation gewesen. Auch filmt er die Ankunft der Sanitäter, er muss also schon vorher am Strand gewesen sein. Zudem sind manche der Toten und Verletzten mit Tüchern abgedeckt - wer hat das getan?

Harbed erklärt, Huda sei kaum verletzt worden, da sie im Meer gebadet habe. Auf seinen Bildern allerdings läuft Huda in trockener Straßenkleidung herum. Minutenlang rennt Harbed der schreienden Huda hinterher und schwenkt mit seiner Kamera zu den Toten und Verletzten.
 
Plötzlich ist ein Mann neben Hudas totem Vater zu erkennen, der eben noch zugedeckt reglos dalag und nun aufsteht, in der Hand ein Maschinengewehr. Auf den Bildern des Kameramanns sind auch Sanitäter in grüner OP-Kleidung zu erkennen sowie Dutzende Männer, die meisten mit Hamas-typischen Vollbärten, die offenbar Beweisstücke sicherstellen.
Allerdings muss man fragen, weshalb die Sanitäter sich nicht um die Verletzten kümmern und keine Polizisten den Ort sichern. Haben die Hamas-Männer, wie israelische Medien palästinensische Augenzeugen zitieren, Beweisstücke entfernt?
 
 
Ausweichende Antworten des Kameramanns
 
Seltsam ist auch, weshalb auf den Bildern Harbeds kein Krater zu erkennen ist. Je mehr Kameramann Harbed von der SZ beim Telefoninterview gefragt wird, desto mehr weicht er aus. War er vor der Ambulanz am Unglücksort? Wer sind die Zivilisten, die den Strand säubern? Wer ist der bewaffnete Mann am Boden, der plötzlich aufsteht? Wenn es eine Granate der israelischen Armee war, die die Ghalija-Familienmitglieder getötet hat, weshalb präsentieren die Palästinenser dann nicht deren Splitter?
 
Und: Warum kam Harbed nicht auf die Idee, die hysterische Huda zu beruhigen, anstatt sie minutenlang mit seiner Kamera zu verfolgen? Harbed sagt: „Sie hat mich gebeten, sie zu filmen. Sie wollte mit ihrem Vater gesehen werden und der Welt zeigen, welche Verbrechen Israel begeht.“ Die in Trauer aufgelöste zehnjährige Huda, die eben sieben Familienmitglieder verloren hat, soll Harbed Regieanweisungen erteilt haben?
 
 
Pallywood
 
Dass Palästinenser im Nahost-Krieg um die Bilder fälschen oder falsche Bilder in Umlauf bringen, ist nicht neu. In den Medien spricht man seit einer aufsehenerregenden Dokumentation des US-Magazins „60 Minutes“ von „Pallywood“ - in Anlehnung an Hollywoods Filmindustrie. In der Dokumentation sind zum Beispiel Palästinenser aus der jüngsten Intifada zu erkennen, die einen Toten auf einer Trage tragen. Einer stolpert, der angebliche Tote fällt auf den Boden - und springt behend wieder zurück auf die Trage, legt sich hin und mimt einen Toten.

Jüngstes Beispiel für den Versuch von Palästinensern, die Weltöffentlichkeit an der Nase herumzuführen, ist der Angriff der israelischen Luftwaffe am vergangenen Dienstag auf drei Mitglieder des „Islamischen Heiligen Kriegs“, bei dem acht Zivilisten, unter ihnen zwei Kinder, getötet wurden. Kurz nach dem Angriff auf das Auto, in dem die Mitglieder der Terrorgruppe saßen, sieht man drei Männer, wie sie in Windeseile eine Kurzstreckenrakete aus dem Auto entfernen.

Seit zwei Tagen blinkt auf der Internetseite der TV-Produktionsfirma Ramattan News Agency der Satz „Dringend: Nachricht für unsere Kunden“. Als hätte die Firma Angst vor einer weiteren Verbreitung der Huda-Bilder, deren Authentizität von vielen Menschen angezweifelt wird, weist sie darauf hin, dass sie die alleinigen Rechte an den Bildern besitzt. Niemand habe das Recht, die Bilder ohne Einwilligung von Ramattan News Agency weiterzuverbreiten.
 
 
Von Thorsten Schmitz
 
© Süddeutsche Zeitung
 
Mis en ligne le 19 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org