Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Shoah

Sauvetage d’enfants juifs par le CDJ: Témoignage
07/05/2003

07/05/03

Reçu du CCLJ (Centre Culturel Libre Juif), Bruxelles

Communiqué

Chers Amis,

Si vous n’avez pas pu assister à l’avant-première, au CCLJ, de "Un simple maillon" qui retrace le combat d’Andrée Geulen et de la CDJ, ne ratez pas le passage à la télé :

Les dates d’antenne (RTBF - LA DEUX) sont :
le samedi 10 mai à 20h30 - le dimanche 11 mai à 13h - le samedi 17 mai à 9h

Un film qui raconte en 52 minutes, à travers le témoignage d’Andrée Geulen, l’histoire des femmes du "Comité de défense des Juifs" (C.D.J.) et la manière dont elles se sont organisées en Belgique occupée pour sauver des enfants.

"Nous étions une douzaine de femmes… une douzaine de femmes, juives et non-juives, qui luttions contre la Gestapo. Je nous vois toujours comme cela. Les non-juives étant le plus souvent dans les trams, les trains et les endroits dangereux."

Le C.D.J. – sections enfants, créé en 1942, va mettre en place un vaste réseau d’entraide et de confection de faux-papiers pour faire face à la traque intensive des Juifs et permettre la survie clandestine des enfants. En Belgique, près de trois mille enfants pourront ainsi être cachés et échapper à la déportation vers Auschwitz.

"Il y a des années et des années que les enfants cachés dont je me suis occupée me demandent de raconter leur histoire."

Cette fois, Andrée Geulen s’y est attelée en l’écrivant et en la racontant dans ce film.

"Aujourd’hui je suis une des dernières encore là, je ne voudrais pas que cette histoire tombe dans l’oubli. Je pense qu’il faut raconter le courage tranquille de ces femmes qui ont tout risqué pour sauver des enfants."

Andrée Geulen se qualifie elle-même de "simple maillon dans un vaste réseau". Un maillon particulièrement résistant, pourrait-on préciser. Non seulement elle a été, dès mars 1943, un membre actif du C.D.J., mais elle en a connu et pratiqué tous les rouages ; elle a été en contact étroit avec ses dirigeants et elle a conservé, après-guerre, des archives considérables.

"Andrée" – c’était son nom dans la clandestinité, est en quelque sorte la dernière mémoire vive du C.D.J. Aujourd’hui encore, elle reste active dans la lutte contre l’intolérance et l’injustice. Le regard qu’elle porte sur l’actualité se veut d’une grande lucidité.

---------------

Communiqué relayé par upjf.org