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Ben Laden assume les attentats du 11 septembre
05/11/2004

Thierry Meyssan et d’autres affabulateurs du même acabit – qui ont accusé la CIA, le Mossad et Dieu sait qui encore, d’être les véritables instigateurs des attentats du 11 septembre, vont devoir changer de métier, et subiront un ridicule éternel. En effet, Bin Laden, le chef et cerveau d’Al Qaïda, vient lui-même de ’confesser’ son forfait, et en relate la genèse avec complaisance. L’auteur de ce récit hallucinant, à forte allure autobiographique, n’a vraiment pas peur du ridicule. Ainsi, visiblement influencé par une séquence du film Farenheit 9/11, de Michael Moore, montrant le Président en visite dans une école et écoutant une petite fille lui réciter une histoire enfantine, alors qu’on vient de l’informer de l’attentat contre les Twin Towers, Ben Laden en déduit que ce « commandant en chef des forces américaines a abandonné 50 000 de ses citoyens dans les Tours jumelles, les laissant affronter seuls cette chose affreuse, au moment où ils avaient le plus besoin de lui.[1] » Laissant entendre que si G.W. Bush avait bondi immédiatement dans son avion (sans doute parqué dans la cour de l’école) il eût pu sauver les malheureux - qui étaient évidemment morts lorsqu’on avertit le Président de la tragédie. Le reste du texte est à l’avenant. Menahem Macina.


Pour visionner le clip (en arabe) avec sous-titres en anglais, cliquer :
memritv.org/Search.asp?ACT=S9&P1=312

Pour lire les extraits traduits en anglais par Memri ; cliquer :
memritv.org/Transcript.asp?P1=312

La traduction française ci-après est due à Memri
(www.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SA1404), à l’exception d’une quinzaine de lignes correspondant à des passages non traduits (paragraphes 3 à 6, ci-après).


« Ô Peuple américain ! Je vous adresse ces mots pour vous indiquer la meilleure manière d’éviter un nouveau Manhattan, et pour évoquer la guerre, ses causes et ses conséquences. Mais avant, je vous le dis : la sécurité est l’un des piliers importants de la vie humaine, et les hommes libres ne prennent pas à la légère leur sécurité, contrairement à ce que dit Bush quand il prétend que nous haïssons la liberté. Qu’il explique pourquoi nous n’avons pas attaqué la Suède, par exemple. Il est clair que ceux qui haïssent la liberté n’ont pas de fierté, contrairement aux 19 [pirates de l’air suicide du 11 septembre], qu’Allah les prenne en pitié. Nous nous sommes battus contre vous car nous sommes des hommes libres qui ne gardons pas le silence face à l’injustice. Nous voulons réhabiliter la liberté de notre nation [islamique]. Nous violons votre sécurité comme vous violez la nôtre.

« Mais vous m’étonnez. Bien que nous ayons entamé la quatrième année depuis le 11 septembre, Bush continue de déformer [les faits] et de vous tromper ; il continue de vous cacher les véritables causes [de l’événement]. En conséquence, les raisons susceptibles de conduire à une reproduction de l’événement existent toujours.

« Je veux vous dire quelles sont les causes qui sont à l’origine de ces événements et je veux vous dire la vérité à propos des moments où cette décision a été prise, pour vous aider à réfléchir.

« Je vous le dis – et Allah est mon témoin : Nous n’avions pas envisagé d’attaquer les Tours, mais les choses ont atteint un point de non-retour quand nous avons été témoins de l’injustice et de la tyrannie de la coalition américano-israélienne contre notre peuple en Palestine et au Liban. C’est alors que j’ai eu cette idée.

« Les événements qui ont eu une influence directe sur moi se sont produits en 1982, et les événements subséquents, quand les États-Unis ont permis aux Israéliens d’envahir le Liban avec l’aide de la Sixième Flotte américaine.

« Dans ces moments critiques, j’ai été envahi par des idées qu’il est difficile de décrire, mais ils ont éveillé en moi un puissant élan de rejet de l’injustice, et ont engendré en moi une ferme résolution de punir les oppresseurs. En voyant ceux qui détruisaient des tours [des immeubles élevés] au Liban, j’étais frappé par l’idée de punir l’oppresseur de la même manière, et de détruire des tours aux États-Unis, pour leur faire éprouver ce que nous avons éprouvé et les dissuader de tuer nos enfants et nos femmes.

« Il ne nous a pas été difficile de traiter avec Bush et son Administration, parce qu’ils ressemblent aux régimes de nos pays [arabes] : la moitié d’entre eux est dirigée par l’armée, et l’autre par les fils des rois et des présidents, dont nous avons une grande expérience. Parmi ces deux catégories, plusieurs sont connus pour leur prétention, leur arrogance, leur avidité et leur malhonnêteté en argent.

« Le rapprochement a commencé avec la visite de Bush-père dans la région. Si certains parmi nous étaient éblouis par les États-Unis et espéraient que ces visites auraient une influence sur nos pays, c’est lui qui a été influencé par ces régimes monarchiques et militaires. Il les enviait d’avoir pu durer pendant des dizaines d’années, tout en détournant librement les fonds publics de la nation. Il a transmis à son fils la tyrannie et la suppression des libertés, et ils ont appelé cela un acte patriotique, invoquant le prétexte de la guerre contre le terrorisme.

« Bush-père aimait l’idée de pouvoir nommer [ses] fils gouverneurs d’État. Et il n’a pas omis d’importer en Floride son savoir-faire en matière de falsification [électorale], emprunté aux dirigeants de la région, afin de pouvoir s’en servir dans les moments difficiles.

« Nous étions d’accord avec le général en chef Mohammed Atta – Qu’Allah le prenne en pitié - sur le fait que toutes les opérations devraient être exécutées en moins de 20 minutes, pour ne pas laisser le temps à Bush et à son Administration de s’apercevoir de quoi que ce soit. Nous n’avons pas imaginé un instant que le commandant en chef des forces armées américaines abandonnerait 50 000 de ses citoyens dans les Tours jumelles, les laissant affronter seuls cette chose affreuse, au moment où ils avaient le plus besoin de lui. Pour lui, une histoire de fille au sujet de sa chèvre et de son coup de corne revêtait plus d’importance que le ’coup de corne’ des avions dans les gratte-ciel. Nous avons ainsi eu trois fois plus de temps qu’il n’en fallait pour exécuter l’opération. Allah soit loué.

« Votre sécurité ne dépend ni de Kerry, ni de Bush, ni d’Al-Qaïda. Votre sécurité dépend de vous-mêmes ; et tout État américain qui ne joue pas avec notre sécurité garantit automatiquement sa propre sécurité. »


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Note de la Rédaction d’upjf.org

[1] Le site de Télérama met en ligne un article élogieux concernant "Farenheit 9/11", le documentaire-libelle dégoulinant de haine, entièrement dédié à démolir la réputation de G.W. Bush, et n’hésite pas à l’illustrer de la photo ci-dessous, accompagnée de cette légende vipéreuse : « 11 septembre 2001. Bush Jr, en visite dans une école, vient d’apprendre les attentats de New York... et se replonge dans son livre pour enfants [My pet goat, un classique de la littérature enfantine anglaise]. Une scène choc du film de Michael Moore. »



cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=MAG2143037%20%20%20%20%20&srub=2



© MEMRI et upjf.org

Mis en ligne le 06 novembre 2004 sur le site www.upjf.org.