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Menahem Macina

Résister à l’intimidation d’où qu’elle émane, M. Macina
12/01/2004

12/01/04

Ci-après, trois cas d’intimidation islamique couronnée de succès.

Cas n° 1 :

Le 4 décembre 2003, dans son émission, "Nouvelles et commentaires" – qui est reprise par 1600 autres stations dans tout le pays -, Paul Harvey, célèbre présentateur de la station de radio ABC, dont la carrière radiophonique dure depuis soixante ans, est contraint de présenter des "excuses publiques", sur plainte du Conseil des Relations Islamo-Américaines (CAIR), l’institution la plus puissante au service de l’islam militant en Amérique.

Son crime : avoir décrit le caractère malsain des combats de coq en Irak et fait ce commentaire: « Ajoutez à la soif de sang (des Irakiens) une religion qui encourage la tuerie, et il est tout à fait compréhensible que les Américains soient arrivés dans cette région sans être préparés à ces cruautés ».

Le CAIR a répliqué le lendemain en demandant des "excuses publiques".

Daniel Pipes, qui relate l’affaire ajoute : «Le CAIR a fait monter la pression, le 8 décembre, en demandant à tous ceux qui se reconnaissent [dans son organisation] de contacter les annonceurs dont les publicités figurent dans le programme de Harvey afin de leur demander de retirer ces publicités jusqu’au moment où "Harvey répondra favorablement aux préoccupations des musulmans».

Le présentateur a dû s’exécuter – c’est le cas de le dire.

Entre temps la menace a été suivi d’effet : la très important compagnie General Electric a annoncé qu’elle retirait ses budgets publicitaires de l’émission de Harvey.

Devant les protestations, General Electric a abrogé sa décision. Il n’empêche : le message a été perçu : on ne critique pas l’islam, pas même ses formes aberrantes et criminelles. Sinon, c’est le boycott financier.

Voir : www.upjf.org/detail.do?noArticle=6510&noCat=134&id_key=134#


Cas n° 2 :

Incident analogue en Grande-Bretagne, où la BBC a annoncé, le 9 janvier, la suspension d’une émission télévisée, dont le présentateur, Robert Kilroy-Silk, avait tenu des propos jugés racistes et anti-arabes dans un tabloïd britannique.

Yahoo Actualités, qui cite Associated Press, relate que dans une tribune publiée cette semaine dans le Sunday Express", Robert Kilroy-Silk, déclarait que peu de pays arabes «apportent une contribution au bien-être du reste du monde». L’auteur de la tribune qualifiait les arabes d’«auteurs d’attentats suicide, qui mutilent des membres, oppriment des femmes».

Les associations musulmanes et de lutte contre le racisme avaient condamné cette tribune et exigé que la BBC renvoie Robert Kilroy-Silk, un ancien député travailliste qui présente le talk-show "Kilroy" depuis 17 ans.

Dans un communiqué, le réseau de télévision et de radio public britannique se "dissocie fortement" des opinions exprimées dans la tribune. "Nous soulignons que ces commentaires ne reflètent pas les vues de la BBC", souligne le communiqué qui précise que l’émission ne sera pas à l’antenne le temps qu’une enquête soit menée. Un porte-parole a précisé que la BBC espérait terminer ses investigations avant un mois.


Cas n° 3 :

Affaire analogue, mais cette fois en France, où, le 7 janvier, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) s’est déclaré disposé à retirer la plainte contre X qu’il avait déposée contre Marc-Olivier Fogiel, de FR3, à propos d’un SMS diffusé dans "On ne peut pas plaire à tout le monde" (France 3), suite à l’attitude et aux propos antisémites de l’humoriste Dieudonné, au cours d’une des émissions de Fogiel.

La aussi, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, l’accusé s’est excusé.

Selon l’AFP, le MRAP vient de publier un communiqué où il déclare qu’il «vient de prendre connaissance d’une correspondance de Marc-Olivier Fogiel adressée à Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP, dans laquelle il exprime des excuses à l’endroit de toute personne qui aurait pu se sentir blessée par la formulation du SMS: "Ca te ferait rire si on faisait des sketchs sur les odeurs des blacks".»


Ce qui est clair, dans ces trois cas de figure, c’est que l’intimidation a payé.

Heureusement notre coreligionnaire, Elie Semoun, a sauvé l’honneur… de Dieudonné.

Evoquant, le 8 janvier, sur les ondes d’Europe 1, le sketch douteux de son ancien partenaire, Elie Semoun a affirmé ne pas trop savoir quoi penser de lui:

«Il a un discours antisémite», a-t-il admis, «mais j’espère qu’au fond il ne l’est pas, que c’est juste de la provocation.»

Elie a bien de la chance de ne pas avoir été fantaisiste dans l’Allemagne des années 30’, car sa ’candeur’ l’eût empêché de prendre au sérieux les menaces du sinistre ’fantaisiste’ qui, du haut de la tribune du Reichstag, annonçait la fin du judaïsme d’Europe.

Il avait un "discours antisémite", mais ce n’était PAS "de la provocation" – hélas !

Moralité : prenons au sérieux les CAIR, MRAP, Dieudonné et consorts. Ils cherchent à nous intimider pour nous empêcher d’exercer notre droit imprescriptible à l’autodéfense médiatique, impliquant la critique et la dénonciation de tout acte ou propos intolérables, d’où qu’ils émanent et quels qu’en soient les auteurs.

Menahem Macina

© upjf.org


[Je remercie J. Schemba de m’avoir communiqué les informations concernant l’incident impliquant Robert Kilroy-Silk, en Grande Bretagne, la réaction du MRAP à l’affaire Dieudonné-Vogiel, et les propos d’Elie Semoun.]

Mis en ligne le 12 janvier 2004 sur le site www.upjf.org