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Antisionisme chrétien

Message de soutien des évêques de France aux catholiques libanais et réaction juive
21/07/2006

Comme on le constatera à la lecture de cette déclaration, il s’agit d’un texte partial destiné à se concilier les bonnes grâces du clergé et des fidèles libanais, aux dépens d’Israël, un peu à la manière dont, à en croire l’évangile, Hérode et Pilate se réconcilièrent sur le dos de Jésus (cf. Luc 23, 12). C’est l’honneur du site Chrétienté.info, sur lequel est paru le texte du message du cardinal Ricard, que d’avoir mis en ligne, sans coupures ni commentaires, ma réaction, reproduite ci-après. (Menahem Macina).

20/07/06

Sur le site Chrétienté.info.
 
16 juillet 2006
 
 
Le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence des Evêques de France, a envoyé dimanche un message de soutien aux patriarches et évêques des communautés catholiques du Liban, disant prier "pour que cessent les actes de violence contre les populations innocentes".
 
Ces actes "visent aussi à paralyser le pays et à détruire son économie, hypothéquant à long terme son développement et le bien-être de tous les citoyens. Ceux-ci ont un droit inaliénable à vivre en paix sur leur terre", affirme le cardinal dans ce message.
 
"Que tous les Libanais montrent que seuls le dialogue et la main tendue ouvrent un avenir et sont des signes d’espérance. Ils manifesteront ainsi que tout être humain, quelles que soient ses origines et ses croyances, est infiniment respectable et a des droits que l’on ne peut bafouer, parmi lesquels le droit à la sécurité et à la paix", écrit Mgr Ricard.
 
"Puissent tous les hommes de bonne volonté s’unir pour que cessent les violences aveugles et absurdes, qui ne pourront jamais résoudre les conflits", ajoute-t-il.
 
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Réaction d’un juif au message de soutien des évêques de France aux catholiques libanais - Menahem Macina
 
 
Monsieur le Cardinal,
 
En tant que Juif bien au fait de la tradition chrétienne, et qui estime, à leur juste valeur, ses richesses spirituelles - d’ailleurs, en grande partie héritées de celles de notre peuple, et œuvre de son mieux au rapprochement entre les deux peuples de Dieu, je me permets, comme Paul le fit, jadis, à l’égard de Pierre, au témoignage du Nouveau Testament (Epître aux Galates 2, 11), de vous "tenir tête" (anthistèmi), tout "Prince de l’Eglise" que vous soyez, parce que "vous vous êtes donné tort" (katagignoskô).
 
En effet, Monsieur le cardinal, vous eussiez été davantage dans le rôle de témoin de votre Maître Jésus en rappelant, ne fût-ce que brièvement, la genèse du conflit, et en faisant également mention des victimes israéliennes, injustement agressées par une organisation terroriste cynique et meurtrière, qui s’est tellement insérée dans le tissu social et urbain du pays du Cèdre, que le cancer qu’elle constitue oblige les ’médecins’ israéliens à procéder à un traitement de ses métastases, brutal et dommageable pour les organes sains où elles se sont comme enkystées, mais indispensable pour sauver la vie du malade.
 
Monsieur le Cardinal,
 
Il n’est ni chrétien, ni tout simplement moral, de stigmatiser une seule des parties au conflit. C’est pourtant ce que vous faites, vous, un dignitaire de l’Eglise catholique, en stigmatisant les opérations militaires de l’armée israélienne, dont vous savez pertinemment que le but est de causer des dommages irréversibles, non au Liban, mais au Hezbollah, et, à terme, d’expulser cette organisation terroriste qui permet à l’Iran et à la Syrie de terroriser ce pays, par procuration, et, par ce biais, de menacer l’existence d’Israël.
 
Or, vous écrivez :
 
Ces actes "visent aussi à paralyser le pays et à détruire son économie, hypothéquant à long terme son développement et le bien-être de tous les citoyens".
 
Ce faisant, vous prêtez injustement au pays agressé, Israël, des intentions qu’il n’a pas, et contribuez à le diaboliser aux yeux de vos fidèles, ce qui est tout sauf le rôle d’un pasteur selon le cœur de Dieu.
 
Cette prise de position n’est pas à votre honneur, et le moins que vous puissiez faire, Monsieur le cardinal, serait de l’équilibrer par une déclaration subséquente et complémentaire, qui soit plus conforme à la justice et à la vérité des faits.
 
 
Menahem Macina
 
Responsable du site www.upjf.org
 
 
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© Chrétienté.info
 
Mis en ligne le 20 juillet 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org