Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Des médias cyniques, Raphaël Grynpas

18 août 2006
           
On se souvient que, dès la victoire du Hamas en mars passé, l’Union Européenne avait  décidé de suspendre toute aide financière à un gouvernement dont le parti est considéré comme une organisation terroriste, tant par l’UE que par les USA. A peine cette décision prise, la plupart des médias francophones, mais aussi la BBC et de nombreux autres, se sont répandus en reportages pour nous apitoyer sur le sort des populations palestiniennes. Ces pauvres Palestiniens étaient sur le point de mourir de faim et leurs hôpitaux allaient cesser de fonctionner, bref, la catastrophe humanitaire menaçait les habitants de Gaza, de la Judée et de la Samarie, à cause de la suspension du financement du gouvernement de l’Autorité palestinienne par l’UE. Pendant ce temps, les terroristes palestiniens tiraient des Kassam sur le sud d’Israël et, de toutes parts, montaient les lamentations de plumitifs dogmatiques et ignorants. Ces journalistes devaient savoir que leur "travail" n’était qu’une mauvaise propagande, parce qu’ils relayaient - comme ils l’ont toujours fait - la vulgate de l’Autorité palestinienne. Une preuve de cette mauvaise foi se trouvait dans Le Figaro du 7 août, qui écrivait : "En 2006, le Proche-Orient a été très coûteux pour les finances de l’Union. Malgré la victoire du Hamas, l’UE a déjà octroyé 309 millions d’euros d’aides aux Territoires palestiniens, ce qui dépasse les 250 millions accordés en moyenne chaque année.
           
Etrangement, aucun de ces journalistes ne s’est posé la question de savoir ce que sont devenus ces millions d’euros. Soit ils sont incompétents, soit ils se sentent investis d’une mission qui consiste à délégitimer l’Etat-nation des Juifs. Si ce n’est pas de l’antisémitisme, il faudra m’expliquer ce que c’est.
           
Depuis, Israël a dû répondre aux provocations des islamo-fascistes du Hezbollah. Dès le 12 juillet, les médias belges, à l’instar des médias français, de la BBC et d’une foule d’autres ne nous ont montré que des victimes civiles libanaises, des femmes et des enfants, et même pas l’un ou l’autre vieillards... Comme si les bombes israéliennes avaient été programmées pour tuer des innocents, qui se trouvaient, par le plus grand des hasards, dans des bâtiments antérieurement occupés par le Hezbollah.
           
Faut-il en déduire que ces médias veulent nous faire croire que les Israéliens tuent délibérément des femmes et des enfants, ce qui ne peut avoir de sens que pour un public sans esprit critique et dont le fond culturel suinte l’antisémitisme. Ces médias mentaient sciemment en présentant la guerre au Liban comme si aucun terroriste du Hezbollah n’avait été tué : ils ne nous en ont montré aucun. L’arrogance et l’esprit partisan de ces journalistes sont tels, qu’ils ne s’imaginent pas que leur public puisse s’étonner qu’après une campagne aérienne de plus d’un mois, les fascistes du Hezbollah s’en tirent tous indemnes. Qu’est-ce qui leur permet de penser que leur public est aussi ignare, si ce n’est leur mépris pour leurs concitoyens ?
           
Rappelons à ces étranges journalistes que le The Sunday Herald Sun du 30 juillet (quotidien australien) a publié des photos montrant des miliciens du Hezbollah en civil, desservant des armes lourdes, ou s’apprêtant à tirer des Katiouchas à partir de camions...
 
Une preuve, entre des centaines d’autres, de ce que les combattants du Hezbollah
tirent du milieu des populations civiles (© Newspix/News Ltd, août 2006) [2]
 
Ces photos corroboraient la plainte de M. Jan Egeland (ONU) qui accusait le Hezbollah de se protéger en prenant la population civile en otage. Ces clichés avaient été pris dans la région chrétienne de Wadi Chahrour, à l’est de Beyrouth, et il avait fallu les faire passer en contrebande à travers les lignes de front libanaises. Le fait de devoir convoyer de tels documents clandestinement illustre la manière dont le Hezbollah contrôle les journalistes et l’information sur l’ensemble du territoire libanais.
           
La manipulation systématique des médias par les islamo-fascistes libanais a été dénoncée par le correspondant de CNN au Liban, Anderson Cooper, mais aussi par le correspondant de CNBC à Tyr, par le Corriere della Serra, par des médias et des journaux allemands - et j’en passe. Pour leur part, les médias francophones et la BBC, par exemple, n’ont pas jugé nécessaire de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse, mais ils ont relayé, telle quelle, la propagande du Hezbollah. Ce faisant, ils l’ont accréditée en présentant les faits comme ils avaient été fabriqués par leurs censeurs.
           
Le comportement déshonorant de ces journalistes révèle leur désir de voir l’Etat d’Israël détruit, ainsi que le préconisent le Hamas et le Hezbollah. La Libre Belgique n’hésite pas à l’avouer, comme l’indique son éditorial du 25 juillet, où un certain Nico Hirtt appelait à la destruction de l’Etat d’Israël... et jugeait légitime le discours antisémite du président iranien, Ahmadinejad [1].
           
Nous sommes habitués à la collusion de nombreux médias avec des mouvances de l’islam politique, il faudrait comprendre les motifs qui les poussent à favoriser, de ce fait, la montée en force de l’antisémitisme. En relayant les impostures du Hezbollah, du Hamas, du Fatah et des forces réactionnaires arabes, ces médias portent une lourde responsabilité dans le blocage des initiatives de paix et donc dans la continuation de la guerre israélo-arabe. La passion qu’ils mettent à mentir dénonce leur antisémitisme foncier.
 
© Raphaël Grynpas
 
-------------------
 
Notes de la Rédaction d’upjf.org
 
[1] A ce propos, voir : "L’Ambassade d’Israël en Begique: « Israël n’est pas gommable... »" ; "Un fossoyeur d’Israël : « C’est le sionisme qui mène à la guerre »" ; "Israël, le droit d’exister", Elie Barnavi.
 
[2] Image ajoutée par la Rédaction.
 
-------------------
 
© upjf.org
Mis en ligne le 18 août 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org