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Menahem Macina

Détournements palestiniens de la Shoah, M. Macina
21/06/2005

21/06/05

Les clichés qui suivent sont tirés d’un document publié, en anglais, le 17 juin, par Itamar Marcus et Barbara Crook, sur le site de Palestinian Media Watch (PMW, Jérusalem), lequel contient des dizaines de photographies, de caricatures et d’extraits de clips vidéo de propagande palestinienne. Le titre que PMW a donné à ce dossier reflète bien son contenu mortifère (cliquer pour consulter le site): "La culture de la Télévision de l’Autorité Palestienne [AP] : Israël a été fondé sur le vol de terres et le meurtre d’enfants ; les Palestiniens détiennent la ’clé’ de la propriété [indument détenue par] Israël".

J’ai sélectionné deux clips particuliers, et ce parce qu’ils constituent, me semble-t-il, une copie conforme, en même temps qu’un détournement, paranoïaque et blasphématoire, des souffrances indicibles endurées par les Juifs durant la Shoah, outre qu’ils participent de ce que Bret Stefens appelle fort pertinemment "le syndrome de l’inversion".

Ce faisant, l’Autorité Palestinienne persévère, imperturbablement et avec un cynisme incroyable, dans son double langage et sa duplicité d’attitude : elle parle de paix et mène une guerre subversive impitoyable contre le peuple aux côtés duquel son peuple est censé vivre en paix. En effet, il ne se passe pas de mois, voire de semaine, sans que l’instrument par excellence d’information et de conditionnement politique, qu’est la télévision palestinienne, ne diffuse des photos-montage et des clips débordant de haine et de calomnies meurtrières, dans le droit fil des accusations de meurtres, rituels ou non, qui ont servi, au fil des âges, de prétexte et d’incitation à la persécution et au massacre de Juifs.

Le premier clip, très bref, est un grossier montage filmé, censé montrer une scène de massacre de civils palestiniens, durant la Guerre d’Indépendance d’Israël, et plus particulièrement l’exécution d’un bébé, tué à bout portant de deux balles de fusil. Le ’père’, caché derrière un muret étouffe un cri de douleur et de désespoir à chaque salve. L’arrière-plan, flou et enfumé à souhait, montre très brièvement trois hommes, qui examinent quelque chose à terre. Deux d’entre eux tiennent un fusil pointant vers le sol. Le plus époustouflant est l’accoutrement du troisième membre du trio : il s’agit, à n’en pas douter, d’un Juif religieux, à en croire ses papillotes et son habillement traditionnel : houppelande jusqu’à mi-mollets et catfan - accoutrement curieux pour un combattant juif en pleine bataille.

Cette très courte séquence semble bien tirée d’un film d’époque. Ce qui n’est évidemment pas le cas du ’meurtre’ de l’enfant, dont la relative lenteur contraste avec le flou rapide des images furtives de l’arrière-plan. La scène du ’massacre’ du bébé est grossièrement ’incrustée’ dans le clip, on entend ses vagissements et surtout le claquement brutal des deux détonations successives. Le message, en tout cas, est sans équivoque : les Juifs sont des meurtriers d’enfants, et les religieux eux-mêmes s’associent à ces ’crimes de guerre’.

Pour visionner le clip, cliquer sur l’image ci-dessus, ou sur le lien ci-après : www.pmw.org.il/asx/PMW_killBaby.asx.


A tort ou à raison, je vois, dans ce montage calomniateur et assassin, une allusion subliminale au meurtre horrible, immortalisé par une photo célèbre montrant un soldat allemand abattant à bout portant une mère et son enfant, qu’elle enveloppe de ses bras et presse sur sa poitrine en tournant le dos au tireur, dans un geste, aussi instinctif que dérisoire, d’ultime protection maternelle. (Voir le cliché ci-dessous).




Le second clip contient deux clichés montrant des exilés palestiniens aggripés - sans qu’on sache exactement s’ils sont ’morts’ ou vivants - à des barbelés qui symbolisent leur exil et l’impossibilité où ils sont d’exercer leur ’droit de retour’ sur ’leur’ terre. Pour illustrer ce thème central du clip, l’un et l’autre, tiennent en main une clé, censée être celle de la maison dont on les a chassés et dans laquelle ils ne renonceront jamais à revenir. (Voir, ci-dessous, l’une des photos du clip).



Pour visionner le clip, cliquer sur l’image ci-dessus, ou sur le lien ci-après : pmw.org.il/asx/PMW_refugees_movie_9.asx
.

A nouveau, à tort ou à raison, je vois, dans cette pose de l’homme (et encore davantage dans celle de l’autre Palestinien qui figure dans ce clip), une curieuse analogie avec celle des malheureux "Nacht und Nebel", si désespérés qu’ils se précipitaient sur la clôture électrifiée du camp pour mettre un terme à leurs souffrances insupportables. (Voir cliché ci-dessous).



J’ai maintes fois tenté d’attirer l’attention d’intellectuels et de journalistes, qui me paraissent honnêtes, sur ces graves dérives, afin qu’ils réagissent, à leur manière, à ce type d’accusations incitatrices à la haine. En vain. La réponse est plus ou moins du type: ’Ne prenez pas ces choses au sérieux. C’est infantile, qui peut croire à des âneries pareilles ?’ Etc.

Ces gens, comme beaucoup d’autres, réagissent avec une mentalité d’Occidentaux à des phénomènes dont ils ignorent l’impact réel sur des mentalités orientales, chauffées à blanc par des leaders politiques et des idéologues sans scrupules, qui soufflent sans cesse sur les braises des rancoeurs et des frustrations de leur peuple et le persuadent qu’Israël est la source de ses malheurs passés et de ses difficultés actuelles. Une propagande aussi belliqueuse et trompeuse ne peut manquer de produire des effets destructeurs, non seulement aux dépens des Israéliens, mais également aux dépens des Palestiniens eux-mêmes qu’on encourage à nier la réalité, à vivre dans le mythe et à croire que seule la destruction du peuple, qu’on ne cesse de diaboliser, mettra fin à leurs problèmes.

Qui ouvrira les yeux de ce peuple pour qu’ils comprennent que des dirigeants dépravés oeuvrent à leur ruine et à l’embrasement de toute la région ? Car Israël - qu’ils n’en doutent pas un seul instant - ne se laissera pas détruire, ni même déposséder des territoires qui sont indispensables au fonctionnement normal et à la défense de son Etat, ainsi qu’à la sécurité et au bien-être de sa population. S’il faut à nouveau combattre, même à une grande échelle, Israël combattra, la mort dans l’âme, mais bien déterminé à survivre et à se voir enfin reconnu le droit à l’existence en tant qu’Etat souverain sur la portion congrue de ce qui fut jadis son sol national. C’est le moment de se remémorer ce passage biblique, fortement consonant avec les événements actuels concernant Israël :

Ani shalom, wekhi adaber hemmah lamilhamah !

Moi, j’aspire à la paix, mais quoi que je dise, eux veulent la guerre.
(Psaumes 120, 7)


Menahem Macina

© upjf.org


[Merci à Rachel Samoul, d’Israelinfo (ambassade d’Israël en Belgique), qui nous a indiqué l’existence de l’article de PMW.]


Mis en ligne le 21 juin 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.