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Menahem Macina

Le cri de l’âme juive, Menahem Macina
18/01/2005

Update du 21 janvier : réaction d’un internaute en fin du présent document.

Il y a bien longtemps déjà
qu’ils ont hurlé ce refrain-là :
Job, le Juste au sein des nations,
et, Prince des Lamentations,
Jérémie, l’homme de souffrances…
Ils ont, dans leur désespérance,
maudit le jour de leur naissance…
Ils ont gémi ce chant, d’une âme écorchée vive :
il vient du fond des temps, ce cri de l’âme juive !

« Mon Dieu, la vie
m’est à charge.
C’est en vain que je crie :
ma douleur n’a plus d’âge !
Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?
Mon Dieu, mon Dieu, maudit le jour où je suis né ! »

Ce cri de l’âme juive
dans les camps, oubliés du ciel,
peu s’en fallut que n’y survive
le reste traqué d’Israël.
Quand se taisait la terre, son Dieu où était-il ?
Quand se taisait la terre, son Dieu où était-il ?

*
* *


Aujourd’hui, Israël est là.
On le massacre au nom d’Allah,
dans le silence des nations.
Est-ce à nouveau la solution
finale et la désespérance
sur le terreau de son enfance,
où renaît, humaine semence,
celui dont nul ne veut qu’il vive ?
Dieu l’entends-tu, enfin, ce cri de l’âme juive ?


«Mon Dieu, la vie
m’est à charge.
C’est en vain que je crie :
ma douleur n’a plus d’âge !
Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?
Mon Dieu, mon Dieu, maudit le jour où je suis né ! »

Ce cri de l’âme juive
Va-t-il enfin crever le ciel,
pour que jaillisse en source vive
la paix de Dieu en Israël
sur ce lopin de terre, ainsi soit-il !
sur ce lopin de terre, ainsi soit-il !


© Menahem Macina

Mis en ligne le 18 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.



----- Original Message -----
From: Themis
To: m.macina@skynet.be
Sent: Thursday, January 20, 2005 10:00 AM
Subject: le cri de l’âme juive

Cher M. Macina,

Permettez moi de vous remercier d’avoir rédigé et édité ce poème tragique. D. veuille qu’il ranime en nous l’énergie souvent salutaire du désespoir. Je soumets à votre esprit critique les réflexions que m’inspirent les plus récentes productions que vous avez éditées et que j’ai intitulées: "S’instruire sans agir c’est labourer sans semer".

Nous ne pouvons plus nous contenter d’avoir foi seulement dans la lutte contre la désinformation, nous contenter de fustiger "ceux qui déshonorent les mots pour déshonorer les idées" : il est trop tard pour cela, une décennie trop tard.

Au risque de choquer, il est plausible que cette démarche soit vécue par nos ennemis comme l’expression d’un sentiment de faiblesse et d’impuissance, qui a toujours encouragé les différentes formes de pogrom.

Nous devons nous atteler à chercher les moyens d’action adaptés à une lutte contre le développement par les réseaux fondamentalistes d’une contre-culture islamiste, assise sur une diffusion stratégique d’un panel de concepts négationnistes, d’une redoutable efficacité parce qu’ils ont prise sur la vie quotidienne des citoyens de nos sociétés européennes.

La tâche est délicate car il faut contourner une hostilité majeure : la propension affichée des élites économiques et financières européennes et de la gauche altermondialiste à encourager l’expansion de cette contre-culture.

Mais la tâche est également ardue, car il ne suffit plus d’apporter la preuve que les revendications des islamistes n’ont pas seulement pour objet de moduler le registre de nos valeurs, mais de le détruire. (Et il faut vous remercier du travail colossal de recension, d’analyse, de synthèse, que vous entreprenez, en faisant bénéficier vos lecteurs des meilleurs articles sur cette réalité.) La "fenêtre" d’action est de plus en plus étroite puisque nous savons qu’il ne faut plus compter sur l’honnêteté politique des dirigeants européens pour y pourvoir .

C’est pourquoi nous devrions persuader les dirigeants d’Israël de sortir de leur splendide isolement : il nous faut les convaincre que l’alyah n’est pas l’unique solution aux difficultés rencontrées par les membres de la diaspora, qu’une démarche collective de ce type pourrait induire, paradoxalement, une signification plus douloureuse, celle du chant du cygne d’Israël.

Les dirigeants d’Israël doivent, sans tarder, activer ou réactiver la création de réseaux organisés entre leurs citoyens et les juifs d’"Eurabia", pour élaborer (avec le concours de chrétiens motivés) des actions concertées, susceptibles de générer des coordinations, des collectifs, dont le but serait d’obliger les dirigeants des pays européens à donner un coup d’arrêt à l’islamisation galopante des institutions de nos sociétés. Faute de quoi, dans moins d’une décennie, les islamistes conquérants contraindront les dirigeants européens à institutionnaliser l’antisémitisme... et à modifier votre émouvant poème :

Aujourd’hui Israël n’est plus là.
On l’a massacré au nom d’Allah
dans l’enthousiasme des nations.


THEMIS

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Avant d’apporter (après le Shabbat) une réponse détaillée à cette intéressante suggestion, je conseille à celles et ceux qui sont intéressés par ce problème de lire (ou de relire) les deux documents suivants, que j’ai consacrés, l’an dernier, à l’incitation à créer un mouvement d’idées et d’actions, allant précisément dans le sens souhaité par notre internaute, à l’exception de l’implication de l’Etat d’Israël, dont on verra, dans mon commentaire à venir, qu’elle ne semble ni raisonnable, ni souhaitable.

"’Guerre Psychologique Juive’ contre subversion antijuive"
"Prendre fait et cause pour Israël".

Enfin, l’intervention de cet internaute pourrait être l’occasion de remettre en piste et - qui sait ? - de réactiver ma suggestion de création d’un think tank juif spécifique, explicitée dans les deux textes auxquels je réfère ci-dessus. Consulter également la rubrique générale "Justice pour Israël (Think Tank)".

Menahem Macina