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Conflits, terrorisme, oppression, etc.
Terrorisme

«Echangerais 2 otages contre Libanais briseur de crâne d’une enfant juive...»
04/09/2006

Telle est, composée par moi, l’imaginaire annonce dont la seule lecture soulève le cœur. Mais ne nous y trompons pas : si son texte est inventé, la réalité à laquelle il fait allusion ne l’est pas, elle. Jugez-en. (Menahem Macina).
04/09/06
 
 


Voici la face de l’assassin, Samir Kuntar (ימך שמו וזכרו)

Sous le titre "Israel not ruling out releasing Kuntar" (Israël n’exclut pas de libérer Kuntar), le Jerusalem Post (JP) d’hier évoque la possibilité qu’explicite l’intitulé de son article.
 
Nul n’a le droit de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il agisse dans un sens ou dans un autre, et moi moins que quiconque. Je crois seulement utile à la cause de la vérité d’exposer brièvement, à l’intention des internautes qui les ignorent, la nature et les circonstances du crime pour lequel le terroriste libanais Samir Kuntar purge en Israël plusieurs peines de détention à vie.
 
Voici une brève relation des circonstances des meurtres perpétrés par le terroriste et ses hommes, d’après le récit qu’en fait le JP. J’y ajoute quelques détails qui remontent au souvenir personnel que j’ai, de cette tragédie, largement couverte par la presse israélienne, à cette époque durant laquelle je résidais à Jérusalem.
 
En 1979, Kuntar et son commando faisaient irruption dans l’appartement de Smadar et Danny Haran, à Nahariah. Ils obligèrent Danny et Anat, sa fillette de 4 ans, à marcher jusqu’à la plage voisine. Entre temps, Smadar, l’épouse de Danny Haran, avait réussi à se cacher dans un réduit de l’appartement, avec Yaël, deux ans, la plus jeune des deux filles du couple. Tandis que quelques terroristes emmenaient son mari et sa fille aînée, d’autres membres du commando inspectaient l’appartement à la recherche de la femme. Pour faire taire les cris de sa petite fille, qui auraient mené les tueurs droit à leur cachette, Smadar avait mis la main sur la bouche de sa fille pour étouffer ses cris, ce qui lui sauva la vie, mais eut pour conséquence tragique de provoquer la suffocation mortelle de l’enfant. 
 
Quant à Danny Haran et à sa fille Anat, voici quel fut leur sort :
 
Kuntar et ses complices terroristes fracassèrent la tête de l’enfant sur un rocher
devant son père horrifié, avant de le tuer par balles.
 
Tel est le monstre dont Nasrallah réclame la libération depuis des années et qu’il serait question d’échanger contre la libération des otages israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev.  
 
Les défenseurs inconditionnels des terroristes ne manqueront pas d’invoquer les exécutions perpétrées par les services spéciaux israéliens. Précisons, pour mémoire, que quand un commando israélien - dont faisait partie Ehoud Barak - pénétra, le 10 avril 1973, dans un appartement de Beyrouth où se trouvaient trois responsables de l’OLP, responsables d’attentats sanglants, il abattit uniquement ces terroristes, épargnant les membres de leur famille, présents sur les lieux. C’est toute la différence entre les "tueurs" des commandos d’élite israéliens, qui ne laissent pas les crimes impunis, et les assassins des groupes terroristes arabes qui massacrent indistinctement des civils innocents.
 
 
Tel est le destin amer d’Israël, sans cesse dénoncé par tout ce que le monde compte de "belles âmes", qui pleurent uniquement sur la mort des assassins et n’ont pas le moindre état d’âme concernant le massacre des victimes. Pauvre pays qui doit, une fois de plus, choisir entre la vie de ses citoyens et les conséquences du succès d’un chantage macabre, à savoir : inciter les futurs terroristes à perpétrer des actes similaires dans l’avenir, même s’ils contreviennent de manière flagrante au droit international et aux règles de la guerre qui prévalent dans les pays civilisés.
 
Ou plutôt qui sont censés prévaloir, puisque des personnalités internationales, théoriquement emblématiques et garantes de ce respect des droits humains les plus élémentaires font maintenant pression sur le gouvernement israélien pour qu’il accepte cet échange inique, alors que, comme le précise le JP, il est explicitement stipulé dans les paragraphes introductifs du texte de la récente Résolution 1701, que la libération des soldats israéliens enlevés devait être INCONDITIONNELLE.
 
Mais qui ignore encore, aujourd’hui, que les assurances des nations, dès lors qu’il est question d’Israël, ne valent pas les feuillets dactylographiés qui en font mention.
 
"Eveille-toi, lève-toi, défends mon droit,
mon Dieu et mon Seigneur, prends mon parti !"
(Psaume 35, 23)
 
 
Menahem Macina
 
© upjf.org
 
Mis en ligne le 04 septembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org