Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Droits humains, racisme, antisémitisme, etc.
Antisémitisme
Antisémitisme arabo-musulman

Les Juifs, Le Sionisme et Israël dans les manuels scolaires syriens (CMIP)
18/09/2006

En raison de l’actualité et de l’accusation récurrente d’une paranoïa israélienne et juive à propos des intentions génocidaires - considérées comme exagérées, voire extravagantes - d’une grande partie du monde musulman, nous remettons en ligne une longue étude publiée en anglais en 2000, que nous avions traduite pour le site www.chretiens-et-juifs.org. Elle constitue une référence à laquelle il faut toujours revenir, tant que le monde arabo-musulman n’aura pas pris conscience du caractère pathologique et infondé de sa haine et de sa diabolisation des Juifs, en général, et de l’Etat d’Israël, en particulier. (Menahem Macina).

Centre pour l’Observation de l’Impact de la Paix
(Center for Monitoring the Impact of Peace - CMIP)
http://www.edume.org/



Original anglais : http://www.edume.org/reports/6/toc.htm

Traduction française par Claude Detienne, Louvain-La-Neuve, pour CJE. [Tous droits réservés à l’Association internationale Chrétiens et Juifs pour un enseignement de l’Estime (CJE)]

 
 
Résumé

La paix est devenue le choix stratégique déclaré de la Syrie depuis la conférence de Madrid en 1991. La présente enquête, réalisée à l’initiative du Center for Monitoring the Impact of Peace (CMIP), a entrepris de déterminer dans quelle mesure l’idée de paix avec Israël est entrée dans le programme scolaire officiel syrien. Soixante-huit manuels pour les années 1-12 dans différents domaines, tous utilisés dans le programme scolaire syrien en 200, ont été examinés dans cette enquête. Voici les résultats :
  • Le conflit arabo-israélien est un thème majeur dans le programme scolaire syrien où il est abordé dans la plupart des manuels. L’essence du conflit est le droit à l’existence d’Israël, non ses frontières. En fait, le conflit est dépeint comme une lutte décisive pour l’existence entre l’ensemble de la nation arabe et une entité juive sioniste qui s’est établie en Palestine.
  • Il est impossible de trouver le moindre mot favorable pour les juifs dans les manuels syriens. Les juifs s’y voient nier les caractéristiques d’une nation, ils n’ont pas de lien avec leurs ancêtres ni avec la terre de Palestine, et leur religion est raciste. Ils sont dépeints comme des ennemis des Arabes depuis l’antiquité, de l’Islam depuis son début, de toute l’humanité, des prophètes et de Dieu lui-même. La haine des nations du monde entier envers eux est justifiée. L’holocauste est justifié quoique son ampleur soit exagérée par les juifs. Il y a un passage dans les manuels qui appelle à leur élimination.
  • Le sionisme est dépeint comme un mouvement raciste et agressif basé sur de fausses présomptions que les juifs sont un peuple lié à la Palestine. Le sionisme exploite la religion juive en vue de contrôler de vastes zones de la patrie arabe.
  • Israël est dépeint comme une entité étrangère et artificielle est n’est pas reconnu comme un État légitime. Son emplacement sur la carte est toujours identifié comme Palestine. Israël est entièrement mauvais. Il ressemble à un cancer qui se propage et il est aussi la source d’innombrables ennuis dont sont victimes les Arabes, à commencer par l’usurpation de la Palestine, en passant par l’empêchement de la réalisation de l’unité arabe et du progrès économique arabe, pour finir par la tentative d’effacer l’identité nationale palestinienne et arabe. La société israélienne est pleine de malice envers les Arabes et les soldats israéliens sont diabolisés.
  • Jérusalem est et a toujours été une ville arabe. Les juifs ne sont pas mentionnés comme ses habitants, ni dans le passé ni dans le présent. Leurs lieux saints dans la ville ne sont pas mentionnés à côté de ceux des musulmans et des chrétiens. La présence des juifs dans Jérusalem est celle d’occupants étrangers que les Arabes et les musulmans devraient chasser. Pareille opération revêt les caractéristiques d’une purification, puisque les juifs souillent l’endroit par leur simple présence.
  • Faire la paix avec Israël signifie se rendre, ce qui est rejeté comme un acte de trahison. D’un autre côté, la participation au processus de paix actuel est présentée comme la continuation de la vieille lutte contre le sionisme et Israël par d’autres moyens. Nulle part l’expression « paix avec Israël » n’apparaît et nulle part la Syrie n’est citée comme s’engageant à reconnaître le droit d’Israël d’exister dans ses frontières d’avant 1967.
  • La libération de la Palestine est dépeinte comme un but majeur de la Syrie, de même que comme un devoir pan-arabe et pan-musulman. Les manuels syriens ne cachent pas le fait que la libération complète de la Palestine est synonyme de la liquidation d’Israël, mentionnée comme un des buts du parti Ba’ath au pouvoir. C’est aussi un acte de purification, c’est-à-dire purifier la Palestine de la « souillure » sioniste, et un moyen de restaurer la dignité arabe et musulmane.
  • La lutte contre Israël est une « guerre sainte » - un Jihad, devoir de tout musulman.
  • Dans ce contexte, le martyre est une valeur exaltée dans les manuels syriens, propagée par le président Hafez el-Assad lui-même dans les esprits des élèves de différentes façons.
  • Enfin, embrasser et soutenir des activités terroristes contre Israël est un thème récurrent. Même si le mot « terreur » lui-même n’est jamais employé dans ce contexte et si de telles activités sont décrites comme des opérations contre des objectifs militaires, les cas soumis à l’attention des élèves dans les manuels se réfèrent à des attaques réelles et imaginaires contre des civils.


    Table des matières

    Résumé

    Introduction

    Chapitre I : L’essence du conflit : l’existence d’Israël

    1. Vue d’ensemble
    2. L’essence du conflit est l’existence même d’Israël, non ses frontières
    3. Primauté du conflit
    4. Une affaire d’honneur
    5. Traitement obsessionnel du conflit arabo-israélien

    Chapitre II : Portrait des juifs et du judaïsme

    6. Vue d’ensemble
    7. Pas une seule remarque positive sur les juifs
    8. Un « faux » peuple, une nation « imaginaire »
    9. Les juifs n’ont pas de lien avec leurs ancêtres ni avec la Palestine
    10. Le judaïsme et les juifs sont racistes
    11. Occupants de terres arabes depuis l’antiquité
    12. Ennemis des Arabes et des musulmans au moyen âge
    13. L’antisémitisme et l’holocauste sont justifiés
    14. Les juifs sont mauvais et méritent d’être éliminés

    Chapitre III : Le sionisme

    15. Vue d’ensemble
    16. Présentation du sionisme aux élèves syriens
    17. Un mouvement raciste basé sur des mensonges et de fausses allégations
    18. Un partenaire de l’impérialisme
    19. Le sionisme ressemble au nazisme et même le dépasse
    20. Danger du sionisme
    21. Lutte arabe contre le sionisme

    Chapitre IV : Portrait d’Israël et des Israéliens

    22. Vue d’ensemble
    23. Israël est une entité étrangère établie au cœur de la patrie arabe
    24. Israël est une entité artificielle et illégitime
    25. Israël n’existe pas sur les cartes syriennes
    26. Israël a usurpé la Palestine
    27. Israël essaye d’exterminer les Palestiniens
    28. Israël opprime les Palestiniens et s’efforce d’effacer leur identité nationale arabe
    29. Israël est une entité colonialiste au service de l’impérialisme contre les Arabes
    30. Israël est raciste
    31. Israël est agressif et expansionniste
    32. Israël est comparé à un cancer qui se propage
    33. Israël est une menace pour le monde arabe et un obstacle à l’unité arabe
    34. Israël soutient le particularisme et le sectarisme dans le monde arabe
    35. Israël est la cause du retard arabe
    36. Israël est complètement mauvais
    37. Les Israéliens ne sont pas une nation
    38. Les Israéliens sont pleins de malice envers les Arabes
    39. L’apparence et l’odeur des Israéliens sont répugnantes

    Chapitre V : Jérusalem

    40. Vue d’ensemble
    41. Ville fondée par les anciens Arabes
    42. Ville arabe occupée par Israël
    43. Ville sainte pour les musulmans et les chrétiens
    44. Seuls les lieux saints musulmans et chrétiens sont mentionnés
    45. Israël profane les lieux saints musulmans et chrétiens
    46. Les musulmans devraient libérer les lieux saints des juifs

    Chapitre VI : Rejet de la paix avec Israël / reconnaissance du « processus de paix »

    47. Vue d’ensemble
    48. Un champion de la bataille contre la paix
    49. Le « processus de paix » est la continuation de la lutte contre Israël
    50. Une paix conditionnelle est unilatérale

    Chapitre VII : Libération de la Palestine / Liquidation d’Israël

    51. Vue d’ensemble
    52. La libération de la Palestine est un but officiel de la Syrie
    53. La libération de la Palestine est un devoir pan-arabe et pan-musulman
    54. La libération de la Palestine est un moyen de restaurer la dignité bafouée des Arabes
    55. La libération de la Palestine va de pair avec la liquidation d’Israël
    56. Purifier la Palestine des sionistes
    57. Justification de la violence et légitimation du bain de sang
    58. La force est le seul moyen
    59. La guerre de 1973 était une étape préliminaire vers la libération et la liquidation
    60. L’intifada est le début de la libération, de l’anéantissement et de la purification

    Chapitre VIII : Guerre sainte [Jihad] et militarisme

    61. Vue d’ensemble
    62. Le militarisme dans les manuels syriens
    63. La guerre contre Israël est une guerre sainte [Jihad]
    64. Tout le monde devrait participer au Jihad

    Chapitre IX : Martyre [Shahadah]

    65. Vue d’ensemble
    66. Une valeur exaltée
    67. Le martyre comme chemin vers la libération
    68. Le Président Hafez el-Assad et la question du martyre
    69. Autre moyens d’inculquer le martyre
    70. Devoirs sur le martyre

    Chapitre X : Terreur

    71. Vue d’ensemble
    72. Le mot terreur [irhab] est réservé exclusivement à Israël
    73. Le terrorisme palestinien est dépeint comme une activité militaire
    74. Soutien au terrorisme palestinien
    75. La terreur mène à la victoire, à la récupération de la terre, à la dignité et à la destruction d’Israël

    Chapitre XI : Le système éducatif syrien

    Liste des sources


Les juifs, le sionisme et Israël dans les manuels syriens



Résumé

Introduction

La Syrie est une partie majeure du conflit arabo-israélien. Il affronte Israël à la fois directement et via le Liban, avec aussi une certaine influence dans l’arène palestinienne. Son idéologie nationaliste profondément enracinée, ses aspirations traditionnelles au leadership du monde arabe et les croyances fermes de son ancien Président à propos du conflit ont fait de la Syrie le dernier rempart contre Israël sur ses frontières.
Pourtant la Syrie s’est jointe au processus de paix en 1991 (conférence de Madrid) et, bien que toujours en état de guerre avec Israël, a fait de la paix un choix stratégique déclaré. Aussi est-il pertinent dans ce contexte de se demander si la Syrie a intériorisé le concept de la paix avec Israël et dans quelle mesure cela se reflète dans la vie publique syrienne, notamment dans l’éducation.
En Syrie, toutes les écoles, même celles du secteur privé et de l’UNRWA, sont étroitement supervisées par le ministère de l’Éducation qui leur impose un programme scolaire et une unique liste de manuels.
Le Center for Monitoring the Impact of Peace (CMIP) a entrepris d’étudier cette question en examinant les manuels syriens - comme il l’a fait pour les manuels palestiniens et israéliens. Dans ce but, soixante-huit manuels pour les années 1-12 ont été examinés, tous faisant partie du programme scolaire syrien pour l’année 2000. Ils comprennent :

62. 26 manuels de lecture et de littérature pour les années 1-12
63. 8 manuels de grammaire pour les années 5-12
64. 7 manuels de géographie pour les années 5-11
65. 7 manuels d’histoire pour les années 5-11
66. 3 manuels de civisme pour les années 4-6
67. 6 manuels d’éducation national-socialiste pour les années 7-12
68. 8 manuels d’éducation islamique pour étudiants musulmans pour les années 3-6 et 8-11
69. 3 manuels d’éducation chrétienne pour étudiants chrétiens pour les années 4. 6 et 7
Tous ces livres ont été examinés en détail et toute la matière concernant le conflit arabo-israélien, le processus de paix et autres sujets connexes a été extrait puis organisé selon des thèmes spécifiques. Chaque thème est représenté par une ou plusieurs citations des manuels, toutes traduites en anglais et accompagnées de la référence à la source spécifique. Les explications extérieures ont été réduites au minimum pour que le matériel de la source parle de lui-même.
Les références originales négatives aux juifs qui se trouvent dans le Coran ou les Hadiths n’ont pas été inclues dans l’étude, quoique des expressions anti-juives actuelles se basent sur ces références.


Chapitre I : L’essence du conflit : l’existence d’Israël

1. Vue d’ensemble

Le conflit arabo-israélien n’est pas considéré par les manuels syriens comme une lutte territoriale entre deux parties légitimes. Il n’est pas non plus considéré comme un conflit local entre deux nations rivales, juifs et Palestiniens arabes, qui pourrait se résoudre par des compromis politiques et territoriaux.
Le conflit est plutôt vu comme une lutte décisive pour l’existence entre la nation arabe toute entière et l’entité juive sioniste qui s’est établie au cœur de la patrie arabe - au détriment du peuple palestinien - et a menacé depuis lors toute la nation arabe.

Le conflit arabo-israélien, ou le problème palestinien - comme il est souvent appelé - est donc présenté comme le plus sérieux défi affronté par la nation arabe aux temps modernes. Les manuels syriens ajoutent à cela l’élément religieux qui présente le conflit comme une lutte entre juifs et musulmans pour la Palestine et les lieux saints qui s’y trouvent.

En outre, les manuels syriens insistent sur le fait que la perte de la Palestine en 1948 a humilié et déshonoré tous les Arabe et tous les musulmans qui ont subi un autre coup similaire en 1967. Pareille situation intolérablement honteuse pourrait et devrait être corrigée par la seule guerre et par la vengeance. La lutte contre Israël est donc une affaire d’honneur.

Enfin, la référence au conflit arabo-israélien dans les manuels syriens n’est ni occasionnelle ni marginale, mais étendue et centrale, parfois même obsessionnelle. Insuffler cette question dans les esprits des jeunes Syriens apparaît comme un objectif majeur des manuels.

2. L’essence du conflit est l’existence même d’Israël, non ses frontières

« Dans le monde entier, les musulmans luttent pour chasser les juifs de Palestine en défense de la mosquée al-Aqsa » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

« L’existence de l’impérialisme et du colonialisme sionistes dans la partie occupée de la Palestine est l’extrême contraire de l’existence de la nation arabe sur sa terre » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 96).

La lutte entre le monde arabe et le sionisme est une lutte nationale inéluctable, une lutte pour l’existence (sira’ wujud) et non une lutte pour des frontières (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 133

« Notre lutte avec l’ennemi est une lutte pour l’existence [sira’ wujud] et non une lutte pour des frontières » (Éducation islamique, 9e année, p. 67).

« Des bandes d’oppresseurs sionistes ont occupé des parties de notre terre et menacent notre existence » (Éducation islamique, 9e année, p. 166).

« … l’invasion sioniste menace encore leur existence (c.-à-d. l’existence des Arabes)… (Question : ) Quel est le devoir des Arabes pour affronter les dangers qui menacent leur existence ? » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, pp. 160, 161)

« En fait, au cours de leur longue histoire, les pays arabes n’ont jamais été confrontés à un danger plus grand que celui auquel ils sont exposés aujourd’hui. Nous luttons d’abord et avant tout pour écarter une agression traîtresse menée contre nous et pour sauvegarder notre existence » (Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 96).


3. Primauté du conflit

Le conflit avec Israël, souvent appelé « le problème palestinien », devrait être considéré comme la question la plus prioritaire par les Arabes. L’importance de la Palestine est soulignée en la décrivant comme le cœur de la patrie arabe, et reçoit plus d’insistance que le Golan, territoire syrien occupé par Israël lors de la Guerre des six jours en 1967.

« Dans notre politique arabe et internationale, la priorité est d’affronter Israël et, en conséquence, de donner à l’aspect national de la lutte entre Arabes et Israéliens la priorité sur toutes les autres affaires nationales » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 130).

« La lutte entre Arabes et sionistes tire son origine première du problème palestinien, qui restera l’essence de la lutte. Aucune solution n’est possible sans l’élimination de l’injustice et le rétablissement du peuple arabe palestinien dans ses droits » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 114).

« Après la catastrophe [nakbah] de l’année 1948, le problème palestinien est devenu le problème principal des Arabes » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 132).

« Le problème palestinien est le plus grand défi auquel notre nation arabe ait été confrontée à l’époque moderne » (Littérature arabe moderne, 12e année, p. 101).

« Le problème palestinien est le problème fondamental des Arabes. La priorité est donnée à la lutte pour le rétablissement du peuple arabe palestinien dans ses droits nationaux légitimes sur sa terre et dans sa patrie » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 49).

« Le problème palestinien est le principale problème des Arabes et la libération de la Palestine est une nécessité première comme la libération du Golan » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 66).

« Le problème palestinien est le principal problème des Arabes » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 73).

Pour rendre ce point encore plus concret, la Palestine elle-même est décrite comme le cœur de la patrie arabe :

« La place de la Palestine parmi les nations arabes est comme la place du cœur à l’intérieur du corps » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 94).

« … la terre de Palestine, cœur de la patrie arabe » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 18).

« L’établissement d’Israël au cœur de la patrie arabe » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 87).

« L’établissement de l’État d’Israël au cœur de la patrie arabe, l’expulsion de ses habitants et la tentative de les exterminer » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 60).

« Les sionistes passèrent à la réalisation de la deuxième étape de leur plan… et ils chassèrent les Arabes de Palestine de leurs maisons et établirent au cœur de la patrie arabe un État qu’ils appelèrent Israël » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 131).
La discussion de la question du Golan dans les manuels syriens est bien moins étendue que celle de la Palestine. Une déclaration du Président Hafez el-Assad, dans un discours aux habitants arabes du Golan occupé par Israël, clarifie ce point :

« Frappez dans vos mains, nos fils du Golan, ensemble avec vos frères les Arabes de Palestine, parce que l’ennemi est le même, parce que le but est le même, parce que notre destin est le même, parce que notre histoire est la même. Je vous salue, nos fils du Golan, et je salue vos frères les Arabes de Palestine. Sachez que la Syrie est pour la Palestine autant que la Palestine est pour la Syrie » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 54).


4. Une affaire d’honneur

Combattre Israël et se venger des défaites humiliantes est une affaire d’honneur.

« La question posée saigne de honte : comment ont disparu Haifa et le Néguev » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 199).

« La nostalgie pour la terre, la patrie et la famille, le regret d’avoir abandonné les maisons, le maintien de l’espoir et la détermination à la revanche devinrent des motifs de premier plan dans la littérature des fils de Palestine à ce stade [après 1948] » (Littérature arabe moderne, 12e année, p. 101).

« Nous, les musulmans, devrions … sacrifier nos âmes et nos biens … jusqu’à ce que nous recouvrions nos lieux saints et rendions à notre nation sa gloire et sa dignité » (Éducation islamique, 4e année, p. 106).

« La génération arabe palestinienne qui est née et a grandi sous les tentes, et a connu la Palestine par les larmes des mères et la détermination des pères à recouvrer la terre a juré de libérer sa terre et de rendre leur dignité à ses habitants [palestiniens] et à la nation [arabe] » (Civisme, 6e année, p. 129).

« Nos frères palestiniens ont sacrifié leur sang jusqu’à ce que le monde entier entende leur voix et connaisse leur cause. Ils meurent encore au champ d’honneur » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 95).

« Continuons notre lutte et nous libérerons notre terre arabe et rétablirons notre dignité » (Grammaire, 9e année, p. 55).

« Nous devrions continuer la lutte opiniâtre en vue de défendre la dignité arabe » (Grammaire, 10e année, p. 64).

« La défaite du 5 juin 1967 a laissé dans les âmes des citoyens arabes une impression pénible mêlée à un désir réel de prendre leur revanche, de se réhabiliter et de laver l’offense dans le sang » (Civisme, 5e année, p. 100).

« La glorieuse guerre d’octobre fut un lien important dans la lutte [générale] contre l’impérialisme et son allié Israël. Ses causes les plus importantes furent… le désir des Arabes de prendre leur revanche sur la défaite de juin 1967 » (Histoire moderne des Arabes, 9e année, p. 159).


5. Traitement obsessionnel du conflit arabo-israélien

Sur les 68 livres examinés dans cette étude, 52 contenait de la matière directement liée au conflit selon des degrés variables d’intensité, sous la forme de leçons et de discussions, d’histoires brèves, de poèmes, de slogans, de citations de discours du président Hafez el-Assad, d’exercices linguistiques, de devoirs de toutes sortes, de photos, de dessins, de diagrammes et de cartes. Dans certains livres, le conflit arabo-israélien s’étend sur des chapitres entiers, consacrés à ses divers aspects. Quatre autres livres contenaient des remarques négatives sur les juifs dans l’antiquité et au moyen âge, mais sans référence au conflit actuel.

Parmi les questions générales discutées dans ce contexte, on peut trouver Jérusalem et la mosquée al-Aqsa, la guerre de 1973, la perte de la Palestine, la lutte armée palestinienne contre Israël, le sionisme, les anciens Hébreux ennemis des anciens « Arabes » (c.-à-d. Cananéens, Araméens, Chaldéens, etc.), la lutte des Palestiniens contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, l’hostilité des juifs envers Mahomet et les premiers musulmans, les résolutions du parti Ba’ath concernant la Palestine et Israël, le militarisme, le Jihad et le martyre, le hauteurs du Golan occupées, la collaboration d’Israël ave l’impérialisme, l’oppression des Palestiniens par les Israéliens, le processus de paix, etc.

Ces sujets sont traités de façon répétitive et sont souvent subdivisés. La première mention du conflit apparaît dans la 2e année (Jérusalem) et dans la 3e année (guerre de 1973, Jérusalem). Dans la 4e année, la question de la Palestine dans son ensemble apparaît pour la première fois, et à partir des 5e et 6e années, l’élève est exposé aux autres éléments du conflit dans une élaboration constante.


Chapitre II : Portrait des juifs et du judaïsme



6. Vue d’ensemble

On ne trouve dans les manuels syriens aucune remarque positive sur les juifs. Au contraire, ils ne constituent pas une nation, ils n’ont pas de lien avec leurs ancêtres ni avec la Palestine. Leur religion contient des éléments racistes.

En outre, les juifs ont prouvé qu’ils sont des ennemis éternels des arabes depuis l’antiquité et des ennemis mortels des premiers musulmans.

Leur comportement parmi les nations a provoqué la haine de celles-ci envers eux, et de façon justifiable. L’holocauste, quoique son ampleur ait été exagérée par les juifs, peut aussi être justifié. Les juifs sont racistes, ennemis des prophètes, des musulmans et, en fait, de l’humanité toute entière et même de Dieu.

La conclusion finale est évidente : ils doivent être éliminés.


7. Pas une seule remarque positive sur les juifs

Dans tous les soixante-huit manuels examinés pour cette étude, pas la moindre remarque positive sur les juifs n’a pu être trouvée, comme le montre le matériel présenté ci-dessous.

Les seules remarques non-hostiles dans les manuels syriens sont les suivantes.

« Le sionisme tente de donner à la lutte arabe pour le recouvrement des droits légitimes du peuple arabe palestinien les caractéristiques d’une hostilité religieuse et raciste de la part des Arabes contre les juifs. Quelle est votre opinion sur la vérité de cela ? Est-ce que les Arabes sont opposés aux juifs en tant que religion ? Constituent-ils [les juifs] un peuple ? Est-ce que le sionisme est un mouvement raciste et agressif ? Expliquez cela. » (Devoir, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 95).

« Le sionisme est un phénomène objectivement antisémite. Lutter contre lui revient en fait à lutter pour un meilleur futur pour les juifs où qu’ils se trouvent » (Lecture, 12e année, p. 131).


8. Un « faux » peuple, une nation « imaginaire »

« Il est clair que la prétention sioniste quant à l’existence d’un peuple juif avec un nationalisme [qawmiyyah] indépendant est une revendication fausse qui n’est appuyée par aucun fait scientifique et aucune donnée réelle. Car les juifs sont les enfants des sociétés où ils vivent et leur appartiennent en tant que nation, langue, civilisation et histoire. Le seul facteur religieux ne peut en faire une nationalité indépendante » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 90).

« Le judaïsme est une religion comprenant des adeptes de différents peuples dans le monde. Parmi eux [on peut trouver] les Falashas d’Éthiopie, les Tamouls de l’Inde, les Arabes du Yémen, Les Khazars turcs, les Slaves et Allemands d’Europe… Tout juif est citoyen du pays où il vit » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 89).

« Le mouvement sioniste s’est efforcé d’exploiter la religion juive comme un facteur de réunion de juifs dispersés dans le monde, qui appartiennent à diverses nationalités et à de nombreux peuples » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 89).

« Les sionistes croient à l’existence d’une « nation juive mondiale » dont les éléments humains sont constitués par les juifs du monde entier qui vivent dans différents pays et sous divers régimes. Ils constituent une nation en dépit du fait qu’ils ne jouissent pas des caractéristiques essentielles qui créent la nation, comme le territoire, la civilisation, la langue, la constitution intellectuelle, l’histoire commune et l’unité économique » (Lecture, 12e année, p. 129-130).


9. Les juifs n’ont pas de lien avec leurs ancêtres ni avec la Palestine

Les manuels syriens s’efforcent de détacher les juifs d’aujourd’hui de leurs ancêtres et, par conséquent, de leur ancienne patrie. Même les manuels d’éducation islamique qui mentionnent les patriarches et d’autres personnages juifs considérées saintes dans l’Islam ne les associent jamais avec les juifs. Un exemple est le chapitre sur Abraham dans le manuel d’éducation islamique de 3e année, p. 59-60. Dans les années plus hautes, ce thème est davantage développé, avec la conclusion que les juifs modernes n’ont aucun lien avec la Palestine.

« Leur prétention, qu’ils sont les descendants des Hébreux qui ont émigré en Palestine il y a plus de deux mille ans, est scientifiquement fausse et réfutée par les anthropologues, vu qu’il n’y a pas dans le monde de peuple au sang pur, parce que tous les peuples ont déjà été mélangés les uns aux autres… Elle est aussi historiquement fausse, parce que des groupes provenant de peuples différents ont embrassé le judaïsme sans être originaire de Palestine ni descendre des Hébreux, comme le peuple du royaume khazar… et ils constituent aujourd’hui 9% de la juiverie mondiale » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 94).

« Le sionisme se base sur une ancienne notion religieuse qui prétend qu’il y a un lien entre les juifs et la Palestine, alors qu’il est bien connu que les juifs d’aujourd’hui n’ont aucun lien avec la Palestine » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 92).


10. Le judaïsme et les juifs sont racistes

Les juifs sont décrits comme racistes. Un manuel recommande que les élèves lisent un livre intitulé « Le racisme juif » par le Dr Jirji Kan’an (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 151).

Le concept de « peuple choisi » [cliquer ici pour une explication] est biaisé pour prétendre que les juifs sont racistes.

« Ils [les juifs] sont poussés par leur racisme à prétendre qu’ils sont la crème de la création et les favoris de Dieu » (Éducation islamique, 11e année, p. 32).

« Ils [les juifs] disent d’eux-mêmes qu’ils sont racistes. Par le simple fait de dire que vous êtes le peuple choisi. C’est du racisme » (Président Haffez el-Assad, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 94).

Selon ce point de vue, les conquérants arabes musulmans de ces régions au septième siècle apr. J.-C. « libérèrent » des terres arabes d’une domination étrangère (Histoire : l’ère du prophète et des califes orthodoxes, 6e année, p. 105).

La migration postérieure de tribus arabes musulmanes dans ces régions et leur mélange avec leurs « frères arabes » déjà présents compléta la création de la nation arabe moderne (Éducation national-socialiste, 7e année, p. 31). Dans cette logique, la Palestine a toujours été arabe (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 94).

En outre, cette ligne d’argumentation présente les juifs comme ennemis traditionnels des Arabes depuis des temps immémoriaux.

« Un peuple mixte, séduit par les richesses des villes de Canaan et par leur civilisation, traversa le fleuve Jourdain, ce qui lui donna le nom de « Hébreux ». Il commença à attaquer les villes de Canaan et s’en emparer une par une, leur infligeant ruine et destruction, usant de toute sorte de traîtrise et de ruse pour creuser un fossé entre les villes-États de Canaan. Il profita de l’absence d’un État canaanite unifié capable de s’opposer aux envahisseurs avides et de les repousser, tout comme les sionistes profitent aujourd’hui en Palestine de la faiblesse et du désaccord dont souffrent les Arabes. La guerre entre les Canaanites et leurs adversaires continua pendant environ cent cinquante ans et pendant cette période les Hébreux parvinrent à établir un État en Palestine. Peu après cet État fut divisé à cause des disputes entre ses dirigeants, jusqu’à ce que les Canaanites y mettent fin » (Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 43).

« Comparez l’attitude des Hébreux alors et l’attitude des sionistes actuellement » (Devoir, Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 76).

« Damas, Hama et Souba étaient des royaumes araméens qui combattirent les Hébreux pendant de longues années et réussirent à mettre fin à leur avidité » (Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 45).

« Parmi ses rois les plus célèbres [c.-à-d. les rois d’Assyrie] figure Sargon, qui chassa les juifs de Palestine » (Histoire de la civilisation arabe, 10e année, p. 12).

« Il [l’empire chaldéen] atteignit sa plus grande extension sous le règne de leur roi Nabuchodonosor qui voulut redonner à la région son visage arabe ; ainsi il se heurta aux juifs qui avaient occupé une partie de la Palestine cananéenne et commençaient à conspirer et à se révolter contre lui. À cause de cela il en finit avec eux, il détruisit les villes qu’ils avaient occupées et les emmena en captivité à Babylone » (Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 27).

« Parmi leurs rois les plus célèbres figure Nabuchodonosor, parmi les exploits duquel figure l’élimination du royaume de Judée et l’envoi des juifs en captivité à Babylone » (Histoire de la civilisation arabe, 10e année, p. 12).

« Le roi nabatéen dut protéger et défendre les frontières de son État. Cela l’amena à faire la guerre aux juifs » (Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 79).


11. Occupants de terres arabes depuis les temps anciens


En contradiction avec le déni de l’existence nationale juive, les manuels scolaires syriens se réfèrent aux juifs comme à un peuple de Palestine, mais "illégitime". Le fondement de cette assertion s’appuie sur l’affirmation arabe moderne selon laquelle toutes les nations du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, à l’exception d’une seule, étaient Arabes. Ainsi les Assyriens, Chaldéens, Amorites, Canaanites, Araméens, Egyptiens et Berbères de jadis étaient tous des Arabes qui avaient émigré de la Péninsule Arabique vers la Mésopotamie, l’est de la Méditerranée, l’Egypte et l’Afrique du Nord ((Ancient History of the Arabs, Grade 5, p. 17 et carte p. 18).


12. Ennemis des Arabes et des musulmans au moyen âge

La mission du prophète Mahomet entraîna un certain antagonisme avec les juifs de son temps, exprimé dans le Coran et dans ses relations avec plusieurs tribus juives. Les manuels syriens insistent sur cet antagonisme et ajoutent d’autres sujets qui présentent les juifs sous un jour défavorable et comme des ennemis de l’Islam et des musulmans.

« Deux tribus arabes, les Aws et les Khazraj vivaient dans la ville de Yathrib [Médine]… À côté de ces deux tribus vivaient trois petites tribus juives qui excitèrent l’hostilité entre les Aws et les Khazraj, ce qui provoqua des guerres où tombèrent de nombreuses victimes » (Histoire ancienne des Arabes, 5e année, p. 147).

« Pourquoi les juifs et les païens voulurent-ils éliminer l’État des musulmans dans la ville éclairée de Médine ?… Quel est notre devoir envers les ennemis qui guettent notre nation ? » (Devoir, Éducation islamique, 5e année, p. 141)

« Le Prophète connaissait l’intention traîtresse hébergée dans les âmes des juifs » (Éducation islamique, 6e année, p. 127).

« Pourquoi les juifs incitèrent-ils les tribus [païennes] à envahir Médine ?… Comparez la position des juifs d’alors envers le Prophète et les positions des sionistes d’aujourd’hui envers la nation arabe » (Devoir, Histoire : L’ère du Prophète et des califes orthodoxes, 6e année, p. 51).

« Le Prophète sentit que le temps était venu de punir les juifs pour leur position qui était pleine de ruse et de conspiration » (Histoire : L’ère du Prophète et des califes orthodoxes, 6e année, p. 55).

« Quand aux juifs traîtres et déloyaux, ils restèrent à Médine comme criminels et pécheurs, attendant le verdict des musulmans sur leur cas » (Éducation islamique, 10e année, p. 113).

« Les hommes [de la tribu juive de Qurayzah] étaient [au nombre de] plus ou moins 600-700. Une tranchée fut creusée pour eux au marché et ils furent décapités devant le Prophète, Dieu le bénisse et lui donne le salut, et ses compagnons. [Ainsi] Dieu délivra les musulmans de la fourberie de tous les juifs de Médine » (Éducation islamique, 8e année, p. 157).

« Les musulmans devraient se méfier des juifs » (Éducation islamique, 9e année, p. 49).


13. L’antisémitisme et l’holocauste sont justifiés

Les juifs sont présentés comme la seule cause de l’antisémitisme.

« … l’état d’isolement dans lequel vivaient les juifs dans les sociétés où ils se trouvaient du fait de leur mépris pour les autres dans ces sociétés… » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 89-90).

« Citez les raisons de la rancune des nations contre les juifs dans les sociétés où ils vivent » (Devoir, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 92).

« Pendant la deuxième Guerre mondiale, les Nazis ont persécuté des millions d’êtres humains en Europe et ailleurs et une partie de cette persécution affecta les juifs pour les raisons suivantes :

  • Parce qu’ils ne se mêlaient pas aux nations et aux sociétés où ils vivaient.
  • Parce qu’ils contrôlaient et monopolisaient le change des monnaies, la banque et les finances commerciales.
  • Parce qu’ils étaient traîtres à leur patrie, l’Allemagne, se mettant au service des Alliés »
    (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 104).

    « Il [Hitler] prit conscience des conditions des juifs en Allemagne et de leur rôle dans son affaiblissement et sa défaite dans la [première] Guerre [mondiale]… Les principes et idées nazis essentiels [étaient] : l’abolition des droits des juifs parce qu’étrangers à la société aryenne allemande, en plus de leur influence sur la défaite de l’Allemagne dans la Première Guerre [mondiale] » (Histoire des temps modernes, 11e année, 2e partie, p. 68-69).


    14. Les juifs sont mauvais et méritent d’être éliminés

    Les juifs sont présentés comme ennemis des musulmans, de toute l’humanité, des prophètes et de Dieu lui-même. Ils sont dépeints comme nourrissant une nature mauvaise et des intentions criminelles qui sont enracinées dans leur personnalité. Ils devraient donc être éliminés.

    « Les juifs ne négligent aucun effort pour nous tromper, nous étant hostiles, reniant notre noble Prophète, provoquant [les autres] contre nous et manipulant les Livres Divins… Les juifs collaborent avec les païens et les athées contre les musulmans parce qu’ils voient que l’Islam dévoile leur fourberie et leur mauvaise nature » (Éducation islamique, 11e année, p. 32)

    « L’accord du racisme ethnique et religieux révèle une notion réactionnaire condamnée par l’humanité parce qu’il place les juifs plus haut que les autres peuples et implique l’hostilité et le mépris envers les nations » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 95).

    « Les enfants d’Israël n’avaient pas d’estime pour les prophètes. Ils en tuèrent certains et attaquèrent les autres, comme ils firent à Moïse, que la paix soit sur lui, quand ils l’accusèrent d’avoir tué Aaron. Ils l’accusèrent [aussi] d’adultère et d’avoir une infirmité corporelle… Aussi méritèrent-ils le châtiment de Dieu » (Éducation islamique, 10e année, p. 171-172).

    « Les juifs en lui en voulurent [à Jésus] parce qu’ils avaient trouvé dans son appel un dénigrement de leur comportement et un affaiblissement de leur influence, aussi conspirèrent-ils contre lui » (Histoire de la civilisation arabe, 10e année, p. 233).

    « Dans les environs de la mosquée al-Aqsa, dans le pays de Palestine, les juifs, ennemis de Dieu, tentèrent de crucifier le Christ mais Dieu le sauva de leur complot » (Éducation islamique, 6e année, p. 56).

    « Une des raisons de l’hostilité des juifs envers les Arabes est que Dieu a envoyé Mahomet comme Sceau des Prophètes parmi les Arabes, alors qu’ils croyaient que la fonction de prophète était exclusivement à eux » (Éducation islamique, 11e année, p. 32).

    « Les juifs, ennemis de Dieu, veulent rester en Palestine pour prendre possession de le mosquée al-Aqsa » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

    D’où le verdict.

    « Vous avez déjà appris l’attitude des juifs qui complotèrent pour tuer, piller et exterminer les musulmans [aux temps du Prophète]… C’est la caractéristique des traîtres et fourbes de tous les temps et tous les lieux. Ils usent de tolérance et de douceur comme foyer et échappatoire (???) pour leurs crimes et leurs péchés.

    « Si cette affaire a un sens, c’est d’indiquer la tendance hostile et mauvaise enracinée dans la personnalité juive. Cela confirme à son tour que co-exister avec eux ou les avoir pour voisins est un danger énorme qui menace l’existence des musulmans et des Arabes de destruction et d’extinction.

    Aussi la logique de la vraie justice prononce contre eux un verdict dont l’exécution est inévitable. Leur intention criminelle devrait être retournée contre eux au moyen de leur élimination [isti’sal] » (Éducation islamique, 10e année, p. 115-116).


    Chapitre III : Le sionisme


    15. Vue d’ensemble

    Le sionisme, mouvement national du peuple juif désirant réétablir son foyer national dans sa patrie ancestrale, est dépeint comme un « mouvement politique raciste, impérialiste, colonialiste et agressif » qui exploite la religion juive en vue de contrôler de vastes zones de la patrie arabe en partenariat avec l’impérialisme.
    Les manuels syriens présentent l’idéologie sioniste comme une idéologie réactionnaire, basée sur de vieilles notions religieuses [prétendant] qu’il y a un lien entre les juifs et la Palestine et sur la fausse allégation que les juifs sont un peuple.
    Pour noircir davantage cette image, l’essence du sionisme est décrite dans les manuels syriens comme similaire à celle du nazisme ou pire.
    Le sionisme est présenté comme le mouvement le plus hostile qui menace le nationalisme arabe et la patrie arabe dans son intégralité.


    16. Présentation du sionisme aux élèves syriens

    Le sionisme est présenté aux élèves des années inférieures accompagné d’épithètes négatives, comme « les agresseurs sionistes » (Lecture, 2e année, 1ère partie, p. 107), « l’ennemi sioniste » (Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, p. 20), « la souillure du sionisme » (Éducation islamique, 6e année, p. 109), « le cancer sioniste » (« La Palestine est arabe », Histoires choisies, 6e année, p. 52). Il est en outre présenté comme la principale identité de l’ennemi. Les soldats sionistes, ou simplement « les sionistes » sont ceux qui tuent le père de Bassim dans l’histoire « Le petit citronnier » (Histoires brèves, 5e année, p. 8 et 12 respectivement). Les Sionistes, plutôt que les Israéliens, sont mentionnés comme occupants et oppresseurs dans la ville de Nablouse en Cisjordanie, dans l’histoire « La Palestine est arabe » (Histoires choisies, 6e année, p. 47, 49, 50, 54, 57).

    À partir de la 8e année, la présentation du sionisme est plus systématique, quoique déformée, et les manuels syriens font un grand effort pour réfuter l’idéologie sioniste, surtout les manuels d’éducation national-socialiste.


    17. Un mouvement raciste basé sur des mensonges et de fausses allégations

    « Le sionisme est un mouvement politique raciste, impérialiste, colonialiste, agressif, expansionniste lié à l’impérialisme, qui utilise la religion juive pour arriver à ses fins concernant l’établissement d’un foyer national pour les juifs en Palestine et dans les pays voisins » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 89).

    « Racisme : le racisme [erreur probable pour « sionisme »] considère le sioniste comme supérieur à toute l’humanité » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 93).

    « La gravité de la tendance raciste [du sionisme] s’est manifestée dans des déclarations de dirigeants du mouvement sioniste. Herzl appela au rassemblement du peuple arabe palestinien et à son extermination collective » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 95).

    « Le sionisme est un mouvement politique raciste établi par les juifs d’Europe pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Il visait à la création d’un foyer national pour les juifs, mais ils n’étaient pas d’accord sur la définition du territoire. Plus tard ils se mirent d’accord sur la Palestine » (Histoire moderne des Arabes, 9e année, p. 97).

    « Le sionisme se base sur une ancienne notion religieuse qui prétend qu’il y a un lien entre les juifs et la Palestine… Le sionisme exploite cette prétention pour exercer un contrôle sur les juifs du monde entier. La notion sioniste n’était qu’un rêve jusqu’au dix-neuvième siècle, époque du nationalisme en Europe, quand les sionistes transformèrent les notions religieuses en notions nationalistes » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 92).

    « Le sionisme se considère comme une idéologie nationaliste basée sur la prétention que les juifs sont un peuple… Dès le départ, le sionisme s’est présenté comme une alternative à la Question juive et a appelé les juifs du monde entier à émigrer dans la « Terre promise »… Cet appel s’est accompagné d’une attitude chauvine caractérisée par la discrimination, l’arrogance et la négation du droit des autres. Plus particulièrement leur façon de voir les Arabes palestiniens était plus raciste que la façon dont les Américains voyaient les Indiens » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 99).

    « La pensée sioniste est basée sur de nombreux mensonges et prétentions dont voici les principaux :
    • Les juifs sont un peuple à l’origine commune sur laquelle repose le nationalisme juif qui en tire son unité historique et culturelle et son unité de destin.
    • La Palestine et les pays arabes voisins sont le foyer national des juifs.
    • Les juifs vivant partout dans le monde devraient émigrer de leurs patries et se réunir en Palestine »
      (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 93).

« Dans ses grandes lignes, l’idéologie sioniste est basée sur des fondements réactionnaires et fanatiques, hostiles à la libération nationale et à toutes les forces mondiales de paix et de progrès. Il exprime les intérêts des dirigeants israéliens et de la bourgeoisie juive liée aux monopoles internationaux. Né de l’impérialisme et lié aux forces les plus agressives et réactionnaires de ce dernier, il contribue à la tension et à l’intoxication politique internationale » (Lecture, 12e année, p. 126).

« [Le sionisme] mène des [efforts de] propagande massive dans tous les pays où [existent] des communautés juives dans le but d’empêcher les juifs d’être assimilés dans les pays où ils vivent, en vue de les isoler de leurs peuples et de les tromper [pour leur faire croire] qu’ils appartiennent à la soi-disant « nation juive mondiale »… Aussi nous voyons que cette idéologie consacre une attention particulière… à la renaissance de la religion juive et à la résurrection de la soi-disant civilisation juive distincte, en appelant à apprendre la langue hébraïque [par] la création de théâtres et d’instituts scientifiques qui ont un caractère « juif indépendant » (Lecture, 12e année, p. 127).


18. Un partenaire de l’impérialisme

« C’est le fils adoptif de l’impérialisme… Il est appelé ‘sionisme mondial’… Il a été le partenaire [de l’impérialisme] dans le projet de voler les peuples et il a eu sa part du profit… Il a désiré établir une base dans la région arabe qui protégerait les intérêts des deux partenaires » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 205-206).

« L’impérialisme a trouvé dans le sionisme un moyen important pour réaliser ses ambitions dans la patrie arabe… De son côté, le sionisme a trouvé dans l’impérialisme le meilleur allié pour réaliser ses [propres] projets » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 98).

« Le sionisme est une partie intégrante du mouvement impérialiste » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 100).


19. Le sionisme ressemble au nazisme et même le dépasse

« Quelle est la différence entre l’essence du nazisme et l’essence du sionisme ? Les nazis revendiquaient une supériorité raciale, tandis que les sionistes prétendent être le peuple choisi de Dieu auquel tous les peuples du monde devraient se soumettre…Les nazis justifièrent l’occupation des pays d’autres [peuples] et leur asservissement par leur besoin d’espace vital, tandis que les sionistes occupent les terres d’autres sous le prétexte de garantir un espace de sécurité à l’État qu’ils ont établi injustement et agressivement sur les terres d’autres. Les nazis opprimèrent et chassèrent d’autres peuples et les sionistes font aujourd’hui la même chose avec les Arabes et demain avec les autres peuples musulmans et d’autres [religions] » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 93).

« La longue lutte vigoureuse de nos frères [dans l’intifada palestinienne] a révélé la nature raciste du sionisme à l’opinion publique mondiale… Elle a révélé [ce] nouveau nazisme… qui a mené à leur perfection les leçons d’Hitler, a accumulé la malice et l’a emporté dans le crime jusqu’à devenir un modèle de méchanceté raciste » (Lecture, 11e année, p. 49).

« L’orientation chauviniste et l’orientation agressive et militaire sont inséparables ; elles furent le noyau du mouvement nazi dans les années 30 de ce siècle. On oublie d’habitude que l’antériorité de cette orientation revient à la pensée sioniste. Celle-ci précéda chronologiquement le nazisme et le surpassa en clarté » (Publication du parti Ba’ath, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 99).

En outre, les élèves plus âgés sont invités à lire le fameux livre « Attention au sionisme ! » du propagandiste soviétique Youri Ivanov, traduit en arabe (Histoire des temps modernes, 11e année, 2e partie, p. 182).


20. Danger du sionisme


« Le sionisme est considéré comme le plus dangereux mouvement hostile au nationalisme arabe, vu qu’il vise à la liquidation de la présence arabe et à l’établissement des juifs du monde entier en Palestine arabe avec l’aide de l’impérialisme » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 45).

« Le sionisme est la forme d’impérialisme la plus dangereuse pour la nation arabe et musulmane. Cela vient de ce qu’il est un mouvement expansionniste et colonialiste, et agressif dans ses moyens et dans ses buts. Il vise à l’expulsion des peuples de la nation arabe, à leur humiliation, à l’occupation de leurs terres et à la réalisation de son rêve stupide de construire l’État de Sion de l’Euphrate au Nil » (Éducation islamique, 8e année, p. 87).

« L’invasion colonialiste et impérialiste sioniste de la Palestine menace l’ensemble de la patrie arabe, parce que les désirs du sionisme ne s’arrêtent pas aux frontières de la Palestine » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 75).

« Les ambitions du sionisme dans la sphère de l’occupation territoriale ne se limitent pas à ce qui a déjà été occupé. Au contraire, il vise à l’expansion aux détriments des Arabes dans d’autres régions de la terre arabe » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 92-93).


21. Lutte arabe contre le sionisme

« Dans le [contexte de la] lutte entre les Arabes et les Israéliens, nous sommes confrontés au mouvement sioniste mondial, ce mouvement raciste, expansionniste et agressif, qui a engendré une invasion coloniale exécutée par Israël, avec un soutien illimité des forces de… l’impérialisme » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 48).

« La lutte entre la nation arabe et le mouvement sioniste est une lutte implacable, acharnée et longue. Et cela parce que ce mouvement raciste et nazi à l’intention de coloniser de façon barbare un territoire dans la patrie arabe s’étendant de l’Euphrate au Nil aux dépens de la nation arabe et de son existence nationale sur sa terre et dans sa patrie…
La lutte entre la nation arabe et le sionisme commença vraiment quand des bandes d’étrangers du monde entier commencèrent à affluer vers les territoires de la Palestine à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième. Elle s’est matérialisée dans quatre guerres que la nation arabe a menées contre l’ennemi raciste sioniste dans les années 1948, 1956, 1967 et 1973… nous disons que cette guerre [de 1973] n’est pas la fin de la lutte arabe contre le sionisme raciste. Ce n’est plutôt qu’un maillon dans une série de guerres de libération qui peut être le lot de plus d’une génération de la nation arabe, jusqu’à la libération de tout le sol occupé et jusqu’à la liquidation de la présence impérialiste et colonialiste sioniste sur la terre arabe » (Document du parti, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 96-97).

« Résister au sionisme mondial, en tant que mouvement raciste, agressif et expansionniste lié à l’impérialisme » (Position du parti Ba’ath, Éducation national-socialiste, 9e année, p. 73).


Chapitre IV : Portrait d’Israël et des Israéliens


22. Vue d’ensemble

En tant qu’État, Israël n’existe pas, dans les manuels syriens. Son emplacement sur la carte est toujours marqué Palestine et son nom est parfois donné entre guillemets. Dans beaucoup d’autres cas, Israël n’est pas cité par son nom mais plutôt par des variations sur le mot « sionisme ».
Israël est dépeint comme une entité étrangère que l’impérialisme a plantée au milieu de la patrie arabe en vue d’écraser les Arabes. Il est donc à la fois illégitime et artificiel.
En outre, Israël est blâmé comme source de nombreux ennuis dont souffre le monde arabe et qui sont largement décrits aux élèves syriens. D’abord et avant tout figure ce que les manuels syriens définissent comme l’usurpation de la Palestine arabe en 1948 et la dispersion du peuple palestinien.
Parmi les autres vices d’Israël inclus dans les manuels syriens figurent : l’oppression des Palestiniens restés sous contrôle israélien, travaillant au service de l’impérialisme contre la nation arabe, l’expansionnisme, la guerre et l’agression contre les États arabes, l’empêchement du progrès et de la croissance économique arabes et la tentative d’effacer l’identité nationale palestinienne et arabe.
En tant qu’individus, les Israéliens sont stéréotypés. La société israélienne ne constitue pas une nation et est dépeinte comme raciste et pleine de haine envers les Arabes. Les soldats israéliens sont diabolisés : ils aiment tuer les enfants arabes, torturer les prisonniers de guerre arabes, dépouiller les morts et taquiner les musulmans qui jeûnent pendant le saint mois du Ramadan. Même leur apparence et leur odeur sont répugnantes.


23. Israël est une entité étrangère établie au cœur de la patrie arabe

« … l’établissement d’une entité colonialiste en Palestine en 1948 dont les habitants sont venus de tous les coins du monde » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 91).

« L’impérialisme a de nombreux buts qui l’ont poussé à établir Israël sur la terre arabe de Palestine :
- Établir une barrière humaine étrangère et hostile dans le but de séparer la partie orientale de la patrie arabe de sa partie occidentale » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 98).

« La lutte entre la nation arabe et le sionisme commença vraiment quand des bandes d’étrangers du monde entier commencèrent à affluer vers les territoires de la Palestine à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième » (Document du parti, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 96).

« Un peuple arabe est déraciné de sa terre et des envahisseurs étrangers sont utilisés par l’impérialisme et le sionisme comme instrument d’oppression contre les mouvements de libération dans la région » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 207).

« Notre terre fut envahie par un peuple étranger venu de terres lointaines… » (Lecture, 5e année, p. 45).

« Les sionistes… avaient des maisons dans leurs patries lointaines… [mais] les oppresseurs insistèrent pour nous prendre notre propre maison (« Le petit citronnier », Histoires brèves, 5e année, p. 12).

« Quelle serait votre position si un jour une personne de l’autre bout du monde venait à vous d’un endroit inconnu, une personne inconnue que vous ne connaissez pas et qui ne vous connaît pas, une personne étrangère… [et] si l’étranger venu de l’autre bout du monde était celui qui intentionnellement projetait de détruire votre maison sur votre tête et d’en finir avec vous, seulement pour se débarrasser de vous et prendre votre maison ? » (Lecture, 11e année, p. 41).

« J’imaginais la Palestine comme un nid calme et paisible… et un serpent tacheté qui s’était faufilé depuis le bout du monde attaquant soudain tous les nids » (« Lettre à mon fils », Histoires choisies, 6e année, p. 140).


24. Israël est une entité artificielle et illégitime

« L’État de l’entité sioniste artificielle » (Histoire des temps modernes, 11e année, 2e partie, p. 178).

« Israël l’usurpa [la Palestine] par la force » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 94).

« De nos jours qui sont pleins de dangers d’Israël et de ceux qui sont derrière Israël… » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 120).

« Les sionistes arrivèrent à établir… ce qu’ils appelèrent l’État d’Israël » (Géographie de la Grande Syrie [Sham], 5e année, p. 36).

« Israël distribue parmi nos fils dans la terre occupée des cartes d’identité leur signifiant qu’ils appartiennent à son identité inventée. [Le sens de l’] arabisme est établi fermement dans les profondeurs du cœur et une fausse carte ne peut l’effacer » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 210).


25. Israël n’existe pas sur les cartes syriennes

Il y a de nombreuses cartes de Syrie et du monde arabe dans les manuels syriens, surtout les manuels de géographie. Aucun ne montre l’État d’Israël même dans ses frontières d’avant 1967. Tout le pays est appelé « Palestine ».

Voici quelques exemples :

Civisme, 4e année, p. 6 :


Géographie du pays arabe syrien, 8e année, p. 10 :


Civisme, 6e année, p. 132 :


Géographie de la Grande Syrie [Sham], 5e année, p. 34 :




26. Israël a usurpé la Palestine

« L’établissement de l’État usurpateur d’Israël sur la terre de la Palestine arabe, comme un peuple usurpateur prit la place du paisible peuple de Palestine qui fut expulsé de sa terre et chassé pour vivre dans des camps et souffrir de la faim, du froid et de la maladie » (Civisme, 6e année, p. 129).

« Avec la coopération des États impérialistes, les sionistes arrivèrent en 1948 à établir ce qu’ils appelèrent l’État d’Israël sur une partie de la terre de la Palestine arabe » (Géographie de la Grande Syrie [Sham], 5e année, p. 36).

« La place de la Palestine parmi les pays arabes est comme la place du cœur dans le corps, car elle est située au milieu des pays arabes… Israël l’a usurpée par la force, à chassé ses fils, les a dispersés et en a fait des réfugiés qui se retournent vers leur patrie et aspirent à y rentrer » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 94).

« Le mouvement sioniste, ave l’aide de l’impérialisme, arriva à usurper la terre de la Palestine arabe et à y établir l’État d’Israël » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 45).

« Ils [l’impérialisme et le sionisme] collaborèrent pour établir une entité politique au cœur de la patrie arabe… C’est ainsi que fut établi le soi-disant État d’Israël. C’est ainsi que se produisit la tragédie de la Palestine » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 207).

« Les occupants sionistes usurpèrent la terre de Palestine » (Éducation islamique, 5e année, p. 134).

« Quel est le pays arabe que les envahisseurs sionistes ont usurpé ? Quelle est la position des Arabes sur l’usurpation de la terre occupée ? » (Devoir, Civisme, 5e année, p. 112).

« Bassem demanda les yeux pleins de grosses larmes : Pourquoi les sionistes ont-ils tué mon père et pourquoi nous ont-ils chassés de notre terre ? La mère de Bassem dit : Les sionistes l’ont tué, ils tueraient tout notre peuple et nous chasseraient de notre patrie s’ils le pouvaient. Ils avaient des maisons dans leurs patries lointaines… [mais] les oppresseurs ont insisté pour prendre notre maison » (« Le petit citronnier », Histoires brèves, 5e année, p. 12).

Le texte est accompagné de l’image d’un homme exécuté par des soldats et d’une autre image d’une femme portant un bébé et tenant un petit garçon par la main tandis qu’elle marche dans paysage désolé :

« Layla finit d’écrire son devoir, puis s’approcha de son père et de sa mère et leur dit : Je vais au lit. Bonne nuit. Peu de temps s’était passé depuis qu’elle s’était endormie quand elle entendit de nombreux tirs. Elle se leva de son lit désorientée… Elle ouvrit la fenêtre et vit dans le noir des hommes armés chassant son père et sa mère de la maison… Ils entrèrent dans la chambre et… la tirèrent brutalement par la main… ils jetèrent Layla dans la rue… Layla cria… Alors elle sentit la main de sa mère qui la secouait et la réveillait. C’était un rêve perturbant et elle raconta à ses parents ce qu’elle avait vu dans son rêve. Son père dit : C’est ce qui s’est passé en Palestine » (« C’est notre terre », Lecture, 5e année, 2e partie, p. 43-45).


27. Israël essaye d’exterminer les Palestiniens

« Le sionisme prend des mesures organisées et étudiées contre les Arabes de la terre occupée avec l’objectif de s’en débarrasser, de sorte que la terre reste pour les seuls sionistes. Voici certaines de ces mesures :
- L’expulsion des habitants comme partie d’un plan global pour vider les zones occupées des Arabes
- Extermination collective : les Israéliens mènent des campagnes d’extermination collective pour se débarrasser des habitants arabes, comme il est arrivé à Deir Yassin en 1948, à Kafr Qassem en 1956 et dans d’autres massacres » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 103-104).

« Les Palestiniens ont été victimes d’une tragédie sans précédent dans l’histoire, si ce n’est lors de l’extermination des Indiens aux Etats-Unis » (Histoire moderne des Arabes, 9e année, p. 174).

« Il [Israël] a chassé beaucoup d’entre eux [les Palestiniens] hors de Palestine et a répandu la crainte et l’effroi parmi les habitants arabes au moyen de massacres collectifs, comme à Deir Yassin, à Kafr Qassem et au Sanctuaire d’Abraham [à Hébron] » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 113).

« [Israël] affronte la présence démographique arabe en arrêtant son augmentation et sa croissance au moyen de l’oppression, de la terreur, de l’arbitraire, du meurtre, de l’émigration forcée et de la dispersion des principales concentrations résidentielles, de sorte qu’ils ne constituent plus un danger pour lui » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 115).

« Israël essaye méticuleusement de dissoudre la société palestinienne, de perturber son économie et de transformer les Palestiniens en une classe ouvrière à gages pour faciliter leur déracinement de leur terre » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 112).


28. Israël opprime les Palestiniens et s’efforce d’effacer leur identité nationale arabe


« Les Arabes de Palestine ont été soumis depuis 1948 à un gouvernement militaire [*] qui a mis en place des règles oppressives restreignant leurs libertés, les empêchant de se déplacer, réduisant leurs possibilités de résidence et de travail de telle manière qu’ils ont été laissés à la merci du gouverneur militaire » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 104).

[*] Le gouvernement militaire sur les citoyens arabes d’Israël fut aboli en 1966.

« Israël distribue parmi nos fils dans la terre occupée des cartes d’identité leur signifiant qu’ils appartiennent à son identité inventée. [Le sens de l’] arabisme est établi fermement dans les profondeurs du cœur et une fausse carte ne peut l’effacer » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 210).

* [Israël a accordé à ses habitants arabes la plein citoyenneté avec utilisation d’une carte d’identité ordinaire, écrite en hébreu et en arabe.]

« La plupart des zones résidentielles arabes sont privées d’eau potable, d’électricité, de routes pavées, d’hôpitaux et de cliniques [*], et [privées du droit] d’établir des associations savantes et sociales » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 113).

[*] La plupart des zones résidentielles arabes disposent aujourd’hui des ces équipements. Personne ne se voit interdire le droit de constituer des associations culturelles et sociales.

« Dans les zones arabes, les programmes scolaires israéliens se concentrent sur la distorsion du concept national arabe » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 112).

« La discrimination raciale envers les Arabes devient claire dans [le domaine de] la culture et de l’éducation, vu que la plupart des Arabes Palestiniens sont privés de chances d’étudier » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 112).

« Non-éducation des Arabes : Israël combat la culture arabe en fermant écoles et universités en toute occasion et il s’oppose au développement de l’éducation arabe » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 103).

« Schémas d’oblitération de l’identité nationale arabe. Les États impérialistes et Israël ont annoncé le projet de « Middle Easternism » qui vise à réaliser ce qui suit :
- Rejeter le concept de nationalisme arabe, d’unité arabe et de solidarité arabe.
- Justifier la légitimité de l’existence d’Israël dans la région, de sorte qu’Israël se considérerait un des États nationaux de la région, assumant que le Proche-Orient comprend une grande variété de nationalités comme il le prétend » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 116).


29. Israël est une entité colonialiste au service de l’impérialisme contre les Arabes

« … l’établissement d’une entité colonialiste israélienne sur la terre de Palestine, l’expulsion de ses fils et la tentative de les exterminer » (Géographie de la patrie arabe, 6e année, p. 34).

« Israël est un État impérialiste et colonialiste et est en même temps un instrument de l’impérialisme dans le monde » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 100).

« L’entité sioniste en Palestine appartient au type de l’impérialisme colonialiste… Cette entité combine l’impérialisme d’établissement et l’impérialisme d’exploitation » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 92).

« Israël est la plus vicieuse et dangereuse forme d’impérialisme colonialiste » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 136).

« L’impérialisme a utilisé de nombreux et divers moyens et méthodes pour exercer son contrôle. Parmi eux… l’immigration et l’établissement. Certains des citoyens de l’État impérialiste immigreraient en groupes vastes pour s’établir dans un certain pays… Quant aux habitants [indigènes] de ce pays, ils sont traités en esclaves et sont exposés à l’oppression, à l’émigration forcée ou à l’extermination. C’est ce qu’ont fait les Européens dans des parties de l’Afrique et les sionistes en Palestine » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 81).

« L’établissement d’Israël constitue le sommet de la provocation impérialiste contre la nation arabe :

  • Israël est devenu la principale base de front de l’impérialisme contre les Arabes.
  • Consolider l’état de division qui va à l’encontre de la situation naturelle de la nation arabe.
  • Frapper les mouvements de libération arabes.

Gêner la croissance économique, sociale et culturelle et garder la patrie arabe dans un état d’anarchie et de retard » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 114-115).

« Le colonialisme a établi Israël et l’impérialisme continue à soutenir Israël avec tous les éléments essentiels de force, pour qu’il continue à être une base de l’impérialisme et un exécuteur de ses plans pour frapper les mouvements de libération dans la patrie arabe » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 89).

« Par suite de sa domination de la Palestine, Israël a entrepris son expansion, la domination de la patrie arabe et l’exécution des desseins impérialistes. C’est une base de l’impérialisme parce que leurs ambitions ne sont pas séparées et parce qu’il remplit la mission pour laquelle l’impérialisme l’a créé » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 47).

« Israël a été une base de front pour [l’impérialisme], exécutant ses desseins et protégeant ses intérêts vitaux dans la région arabe… Après la fin de la marée colonialiste, Israël devint une alternative importante le représentant par son existence sur la terre arabe » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 98).

« L’impérialisme a de nombreux buts qui l’ont poussé à établir Israël sur la terre arabe de Palestine :

  • Le contrôle de la Palestine signifie le contrôle du canal de Suez qui est le plus important point de passage maritime au monde.
  • Israël protégerait les intérêts de l’impérialisme dont le plus important est le pétrole arabe.
  • Gêner les progrès des Arabes et préserver leur retard, parce que les pays arabes consacreraient une immense partie de leurs ressources à leur défense pour affronter les ambitions sionistes.

Résister aux mouvements de libération arabes et frapper la moindre de ses réussites. Israël a exécuté cela par l’agression de juin 1967 quand il a essayé de frapper les régimes libérés de Syrie et d’Égypte » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 98-99).

« L’impérialisme sioniste représente la forme classique de l’impérialisme colonial qui a été transformé en une base de front impérialiste à l’intérieur de la patrie arabe, dont la mission est d’exécuter la politique impérialiste, contrecarrant le mouvement de libération nationale, stabilisant [l’état présent] de division et de retard [des Arabes] et déjouant les plans de développement arabes, créant ainsi des foyers de tension et une menace contre la paix et la sécurité dans la région » (Histoire des temps modernes, 11e année, 2e partie, p. 107-108).

« Israël constitue une base de front économique de l’impérialisme » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 116).


30. Israël est raciste

« … en vue de créer les circonstances favorables à ce que l’entité sioniste justifie son existence religieuse et raciste en tant qu’État sioniste juif raciste » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 67).

« Une discrimination raciale… est appliquée aux Arabes sur une base religieuse et nationale » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 103).

« La politique de discrimination raciale et d’apartheid a englobé tous les aspects de la vie palestinienne en Israël » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 113).


31. Israël est agressif et expansionniste

« Suis les médias [syriens] : radio, télévision, journaux, magazines, pendant une semaine et rédigez un essai dans lequel tu montreras qu’Israël n’arrête pas ses agressions et actes inhumains contre le peuple arabe. [Tu devrais] montrer que cet État a été établi par la guerre et est basé sur la continuation de la guerre. [Tu devrais montrer aussi que] rien ne brisera sa force et son arrogance si ce n’est le langage qu’il comprend, car il ne respecte [aucun] droit, ni ne se plie à [aucune] obligation, et il ignore les accords et conventions internationaux » (Devoir, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 148).

« L’agression trouve son expression… dans la croyance de la pensée sioniste que la force est le meilleur moyen d’arriver à des buts… Les sionistes ont tenu à prendre soin de la préparation militaire et de l’usage de la force pour intimider, détruire et assurer la supériorité militaire israélienne, accompagnée par les concepts d’arrogance, de terreur et d’annihilation… » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 96).

« Le sionisme a établi son État par la force et l’agression, sachant que sa survie ne sera réalisée que par la force. C’est pourquoi il s’est concentré sur ses forces militaires et en a fait un instrument de ses attaques incessantes contre les États arabes » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 93).

« Israël est l’ennemi de la paix. Il ne croit que dans la logique de la force d’oppression. Il ne se fie qu’aux armes » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 12e année, p. 69).

« Le racisme a besoin d’une expansion constante… avec l’objectif d’engloutir de nouvelles terres… Les buts expansionnistes du sionisme se manifestent dans son refus constant… de se retirer des terres arabes occupées » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 95).

« Israël se contente-t-il de la terre arabe qu’il a occupée, ou a-t-il d’autres ambitions ? » (Grammaire, 9e année, p. 73).

« Israël.. ne pense qu’à s’étendre dans la terre arabe et à imposer son hégémonie aux parties qui en restent » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 12e année, p. 69).

« Ils ont établi un État soutenu par les forces de l’impérialisme, qui s’est efforcé de s’étendre au détriment des pays arabes indépendants du voisinage, en menant des guerres de temps en temps, comme la guerre de juin 1967 et l’invasion du Liban en 1982 » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 91).

« Les ambitions de l’ennemi sioniste en Palestine et dans [le reste de] la terre arabe ne connaissent pas de limites et nous ne savons où elles s’arrêteront » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 95).

« L’essence de la politique sioniste est basée sur l’annexion, l’expansion et l’appropriation. C’est l’achèvement de l’appropriation de la Palestine et de l’opération de détachement qui a commencé en 1948 et ne s’est pas encore terminée » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 116).

« Israël a l’intention d’étendre son territoire au détriment des États arabes voisins… Il veut annexer le Sinaï, les rives occidentale et orientale du Jourdain et certains territoires limitrophes en Syrie et au Liban dans une première étape, en vue d’atteindre par la suite l’Euphrate et le Nil » [*] (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 45-46).

[*] La péninsule du Sinaï a été intégralement restituée à l’Égypte après la signature du traité de paix entre les deux pays en 1979. Israël a restitué à la Syrie des territoires au-delà des hauteurs du Golan suivant l’accord de désengagement de 1974. En 1985, Israël s’est retiré de vastes zones occupées au Liban après la guerre de 1982. Suivant le traité de paix avec la Jordanie en 1994, Israël s’est retiré de certaines zones frontalières.

« Les chefs sionistes… soulignent leurs aspirations progressives concernant le noyau de l’État sioniste de la façon suivante : l’intégralité de la Palestine, le sud du Liban - incluant les villes de Sidon et de Tyr de même que les sources de la rivière Litani et le mont Hermon -, la vallée du Jourdain et les hauteurs orientales [c’est-à-dire des parties du Royaume de Jordanie], le sud-ouest de la Syrie - incluant les hauteurs du Golan, une partie du Hauran, de même que la rivière Yarmouk, al-Hama [*], et une partie des territoires égyptiens [s’étendant] de el-Arish au Golfe d’Aqaba » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 114).

[*] Al-Hama est une zone qui fait partie de l’État d’Israël. Elle fut occupée par la Syrie de 1951 à 1967.

« De cette façon le sionisme réalisa le but qu’il avait déterminé pour sa troisième étape, qui est l’établissement d’un État sioniste en Palestine. S’arrêtera-t-il à cette limite ou bien y a-t-il une quatrième étape ? L’histoire du sionisme manifeste à toute personne sensée qu’il s’efforce d’établir une patrie qui s’étendra du Nil à l’Euphrate. Il ne fait aucun doute que les Arabes sont menacés d’une énorme catastrophe s’ils ne prêtent pas attention à ce danger imminent et ne travaillent pas à son élimination » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 131).


32. Israël est comparé à un cancer qui se propage

« Le colonialisme sioniste… ressemble le plus à un cancer malin et mortel qui s’est accroché à une partie du cœur de la patrie arabe - la Palestine occupée - et qui a ensuite essayé de se répandre et de se développer au détriment des autres parties de la patrie arabe et au détriment de la nation arabe toute entière » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 96).

« "Israël", qui a été établi sur la terre de Palestine, essaye de s’étendre comme un cancer au détriment des parties restantes de la patrie arabe » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 112).


33. Israël est une menace pour le monde arabe et un obstacle à l’unité arabe

« Le colonialisme sioniste est le plus grand danger qui menace les États arabes » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 127).

« L’aggression qui a occupé la terre [palestinienne] menace toute la patrie [arabe] et tout le peuple [arabe] » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 9e année, p. 81).

« L’établissement d’Israël sur la terre de Palestine a créé une barrière qui sépare les parties orientale et occidentale de la patrie arabe. Il a donc stabilisé [l’état de] division [des Arabes] et a empêché l’établissement de l’unité arabe » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 47).

« La grave injustice dont a été victime le peuple de Palestine depuis le début du plan impérialiste sioniste d’usurper la terre de Palestine, a frappé la nation arabe toute entière car l’objectif de ce plan est tout d’abord de déchirer la patrie arabe et de mettre des obstacles sur la route de l’unité arabe » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 91).


34. Israël soutient le particularisme et le sectarisme dans le monde arabe

« La tendance particulariste [opposée à l’unité arabe] attire l’attention de l’appareil impérialiste et sioniste qui entreprend de l’encourager… De la même façon, l’impérialisme et le sionisme utilisent le sectarisme comme un moyen pour diviser et affaiblir tout pays arabe, comme cela s’est produit au Liban » (Éducation national-socialiste, 11e année, p. 37-38).


35. Israël est la cause du retard arabe

« L’existence d’Israël au cœur de la patrie arabe a placé la région dans un état constant de tension et a obligé les Arabes à consacrer une grande partie de leur richesse à l’effort de guerre… et cette situation est la cause de leur retardement » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 48).


36. Israël est complètement mauvais

« Israël a commis le mal et a été frappée d’illusion. L’arrogance a rempli les têtes de ses chefs et les a fait persévérer dans le crime et se réjouir de l’agression. Une malice noire contre notre peuple et contre l’humanité remplit leurs cœurs et ils sont possédés par la soif de répandre le sang. Leurs mouvements sont dirigés par le mépris des principes et idéaux d’humanité et des lois et résolutions internationales » (Président Hafez el-Assad dans un discours aux soldats syriens le 6 octobre 1973, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 44).

« L’entité sioniste en Palestine… vise l’extermination de l’homme, la suppression de l’esprit national et l’oblitération de la personnalité religieuse, culturelle et historique des Arabes, en plus de répandre l’ignorance, la pauvreté et la maladie parmi les citoyens arabes » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 92).

« L’ennemi sioniste dans notre terre occupée réalise beaucoup de viles actions qui sont évitées par tout être humain. Cet ennemi n’hésite pas à commettre les plus grands crimes, comme il l’a fait à Sabra et Chatila » (Grammaire et dictée, 6e année, p. 109).

« Vous qui avez versé mon sang
Qui avez ôté la lumière de mes yeux…
Qui avez usurpé le droit d’un peuple pacifique qui n’avait pas commis de crime… » (Littérature arabe moderne, 12e année, p. 109-110).


37. Les Israéliens ne sont pas une nation

« ... l’établissement d’une entité colonialiste en Palestine en 1948, dont les habitants sont venus de diverses parties du monde. Ils ne sont liés entre eux ni par la race ni par la langue, et ne sont unis par [aucun] nationalisme » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 91).

« La société israélienne comprend des peuples qui sont venus de quatre-vingt-dix pays, chacun avec ses coutumes, ses traditions et un style de vie distinct, vivant une vie peu enviable de dissonance mentale et sociale » (Lecture, 12e année, p. 129).


38. Les Israéliens sont pleins de malice envers les Arabes

Malice [hiqd] est un mot fort en arabe, et il est souvent utilisé dans ce contexte. La plupart des gens n’on pas la moindre idée de cette accusation virulente et seront sans doute surpris d’apprendre combien les médias syriens et arabes en général comptent sur cette supposée caractéristique des Israéliens en vue d’exciter le public arabe. Il y a de nombreux exemples de ce phénomène dans les manuels syriens.

« La société israélienne est fanatique et considère les Arabes avec malice et mépris » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 103).

« Nous affrontons un problème sans précédent dans l’histoire : le problème d’un peuple dispersé, qui a été dépouillé de sa patrie, et d’un ennemi injuste, raciste et malveillant, qui n’hésite à commettre aucun crime » (« Lettre à mon fils », Histoires choisies, 6e année, p. 141).

« Les ruines de Qouneïtra… racontent la malice noire des envahisseurs. La mémoire de la pierre n’oublie pas et la vengeance du peuple est sans merci » (Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 43).

« Au saint mois de mars [1973], vous avez fait sauter la forteresse que la malice de l’ennemi avait érigée et construite » (Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 114).

« Peu importe combien l’ennemi essaye de dissimuler sa malice, elle se manifeste par ses actes » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 32).

« Le but [du sionisme] est bien connu : rassembler les juifs du monde entier sous l’égide des idées sionistes malveillantes dans un État raciste » (Lecture, 12e année, p. 130).

« Ils tueront les fleurs, les enfants, le blé et les perles de rosée
Et ils planteront inimitié, malice, tombes et couteaux » (Littérature arabe moderne, 12e année, p. 109).

Les Israéliens tuent les enfants arabes

« Le professeur dit : L’ennemi s’enorgueillit de tuer des enfants. Le commandant du camp dit : N’ont-ils pas tué les enfants de Bahr al-Baqar et les enfants du village de Daël ? Le professeur ajouta : Ils tuent les enfants pour qu’ils ne grandissent pas pour défendre leur nation » (« Chasser le loup vivant », Histoires brèves, 5e année, p. 78-79).

Les Israéliens torturent les prisonniers de guerre arabes jusqu’à la mort

« Lors de la dernière séance, la patience de l’interrogateur vint à bout et le volcan de sa malice historique entra en éruption d’une manière que je n’avais jamais vue de ma vie… Il s’abattit sur moi avec des coups de ses deux mains, dirigeant ses coups vers mes blessures… Face à un ennemi dont la malice est sans égal et à un interrogateur sans pitié, je saignai à mort » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 175).

Les Israéliens dépouillent les morts

« Les forces israéliennes entrèrent à Qouneïtra [sur les hauteurs du Golan en 1967]. Alors la ville fut victime d’une des plus grandes opérations de pillage de l’histoire. Même les cimetières furent profanés dans leur recherche des bijoux des morts » (Lecture, 10e année, p. 9).

Les Israéliens se jouent des musulmans pendant le jeûne

« Les avions sionistes [pendant la guerre de 1973] jouaient avec les habitants de Damas pendant le Ramadan au moment de l’interruption du jeûne, de sorte que les gens courraient aux abris en laissant derrière eux nourriture et boisson. Les sionistes le savaient et le répéteraient une ou deux fois par semaine » (Lecture, 12e année, p. 33).


39. L’apparence et l’odeur des Israéliens sont répugnantes

Ce thème est exploité avec les élèves plus jeunes

« Leurs visages ont une expression insolente, une expression qui n’apparaît que sur le visage d’une personne qui obtient une chose dont il ne rêve même pas » (« La Palestine est arabe », Histoires choisies, 6e année, p. 61).

« Il examina leur visage rapidement et s’arrêta sur l’un d’eux qui avait une forme non familière et une moustache dégoûtante. Il ressentit envers lui une aliénation particulière. Puis il les regarda tous et vit le même regard étrange et la même moustache répugnante » (« La Palestine est arabe », Histoires choisies, 6e année, p. 64-65).

« Leur visage étaient froncés comme les visage des démons » («C’est notre pays», Lecture, 5e année, 2e partie, p. 44).

« Une odeur pénétrante me rendit conscience. C’est son odeur [du loup], cette odeur que mon nez ne peut manquer… Soudain je le vis au milieu des buissons. Il était décomposé, marmonnant dans une langue que je ne comprenais pas et devant lui il avait un appareil étrange » (« Chasser le loup vivant », Histoires brèves, 5e année, p. 76-77).

Chapitre V : Jérusalem

40. Vue d’ensemble

Selon les manuels syriens, Jérusalem a été établie par un peuple arabe il y a 4500 ans et a toujours depuis lors été habitée par des Arabes. Les juifs ne sont jamais mentionnés comme habitants de la ville, ni dans la passé ni dans le présent. Les manuels syriens ne font pas référence à Jérusalem comme ville sainte pour les juifs et leurs lieux saints ne sont pas mentionnés à côté de ceux des musulmans et des chrétiens.
La présence des juifs à Jérusalem est présentée comme celle d’occupants étrangers. Ils sont aussi accusés de violer le lieux saints des musulmans et des chrétiens. C’est donc le devoir de tout musulman de le chasser tous de la ville. Pareille action prend le caractère d’une purification, puisque les juifs souillent le lieu de leur simple présence.

41. Ville fondée par les anciens Arabes

« Jérusalem est arabe depuis les temps anciens à tel point qu’il est difficile de déterminer la date de son établissement » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 194).
« [Jérusalem] est la cité cananéenne de Jébus » (Histoire de la civilisation arabe, 10e année, p. 171).
« Jérusalem est considérée comme une des plus anciennes villes du monde. Elle était appelée Jébus, d’après ses habitants, les Jébuséens, qui la construisirent en 2500 av. J.-C. Ils sont parents des Cananéens, émigrés du Yémen avec la deuxième vague arabe vers la terre de Syrie » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 118).

« Jérusalem est arabe et nos ancêtres y vécurent pendant des milliers d’années » (Lecture, 3e année, 2e partie, p. 25).


42. Ville arabe occupée par Israël

« Jérusalem est arabe et nos ancêtres y vécurent pendant des milliers d’années. Mais les agresseurs sionistes ont occupé la ville de Jérusalem et ils ont tué et chassé beaucoup de ses habitants… Jérusalem est arabe... et restera arabe pour toujours » (Lecture, 3e année, 2e partie, p. 25).

« Dans quel pays arabe se trouve Jérusalem ? Qui occupe la ville maintenant ? » (Civisme, 4e année, p. 9).

« Jérusalem est aujourd’hui une ville blessée. Son sang coule et l’écho de son appel à l’aide remplit l’horizon. Car elle se trouve sous l’occupation sioniste et son peuple a à souffrir de mauvais traitements » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 196).

« Jérusalem restera arabe et restera la lumière de la liberté
Le drapeau de notre nation flottera haut, malgré la barbarie
Sur ses sommets, malgré [toutes] les épreuves
Sur ses collines pour toujours
Le peuple arabe la libérera et éliminera l’existence de l’usurpateur
Il lui rendra le sourire, ainsi elle deviendra un phare pour tout [homme] fier
Car Jérusalem est à nous, malgré [toutes] les épreuves
Jérusalem est à nous pour toujours
Tous les enfants crient, d’une voix rugissante et forte :
Jérusalem a appartenu à notre nation, et elle restera à nous pendant des générations
Jérusalem est à nous, malgré [toutes] les épreuves
Jérusalem est à nous pour toujours » (Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, p. 29).

« Relie chaque mot à celui qui lui correspond :
Jérusalem - arabe (Jérusalem est arabe) » (Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, p. 21).


43. Ville sainte pour les musulmans et les chrétiens

« [Jérusalem] est une ville bénie parmi les musulmans et les chrétiens partout dans le monde » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 194).

« [Jérusalem] a une place religieuse important parmi les chrétiens et les musulmans » (Histoire de la civilisation arabe, 10e année, p. 171).


44. Seuls les lieux saints musulmans et chrétiens sont mentionnés

« C’est la ville pure, bénie par Dieu… le Christ y a vécu… Mahomet y est allé [dans son voyage de minuit - Isra’ - selon la croyance musulmane] et de là il est monté au ciel (Mi’raj - selon la croyance musulmane)… Il y a là la mosquée al-Aqsa, de même que le Dôme du Rocher… et le Saint Sépulcre » (Lecture, 3e année, 2e partie, p. 24-25).


45. Israël profane les lieux saints musulmans et chrétiens

« Nous avons à Jérusalem des frères dont le sanctuaire est devenu le butin des loups » (Grammaire, éloquence et prosodie, 12e année, p. 130).

« Nos ennemis… laissent leurs soldats se montrer insolents envers le Saint Sanctuaire. Ils ont déjà incité un de leurs citoyens à mettre le feu à la mosquée al-Aqsa… [*] L’histoire ne leur pardonnera pas ce crime abominable qui a offensé les sentiments des Arabes et des musulmans en tous lieux » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 196).

[*] La mosquée Al-Aqsa fut incendiée en 1969 par un touriste australien chrétien malade mental, non par un citoyen israélien.

« L’assaut continu contre les lieux saints, ainsi la mosquée al-Aqsa a été incendiée plus d’une fois, l’assaut contre le Saint Sépulcre, les offenses contre les religieux chrétiens et leur emprisonnement, la violation de la sainteté de la mosquée al-Aqsa par des soldats et colons israéliens défiant les sentiments des Arabes et des musulmans avant et après chaque prière du vendredi et, dernièrement, la dernière tentative d’Israël de creuser un tunnel sous la mosquée al-Aqsa en vue de la détruire… » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 118).


46. Les musulmans devraient libérer les lieux saints des juifs

« La défense d’al-Aqsa est le devoir de tout musulman, homme et femme, parce que Dieu l’a purifiée et a béni ses environs, et l’on ne saurait permettre que les ennemis la souillent » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

« Il n’y aura pas de repos pour l’esprit tant que la mosquée al-Aqsa et le Saint Sépulcre seront aux mains des oppresseurs » (Grammaire, 10e année, p. 61).

« La capitale de la Palestine arabe ne retournera à ses propriétaires originels que par [le sacrifice] de l’âme et du sang, et c’est une charge attachée à nos nuques » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 196).


Chapitre VI : Rejet de la paix avec Israël - Reconnaissance du « processus de paix »


47. Vue d’ensemble

La paix avec Israël est considérée comme une trahison, une reddition et une soumission. C’est sous ce jour que sont décrits le traité de paix de 1979 entre l’Égypte et Israël et la tentative avortée d’accord de 1983 entre le Liban et Israël. Les élèves syriens apprennent dans leurs manuels que leur pays a été un champion de la bataille contre la paix avec Israël.
Les manuels syriens expliquent pourquoi la Syrie est entrée dans le processus de paix et ce que signifie vraiment cette paix. L’expression « paix avec Israël » ne se trouve nulle part dans les manuels syriens. Ils parlent plutôt d’une vague paix régionale, sans entrer dans les détails concrets.
Le processus de paix est perçu comme une continuation de la vieille lutte contre le sionisme par d’autres moyens, tenant compte des circonstances internationales présentes. Il est parfois appelé « la bataille de la paix » [ma’arakat al-salam].
La paix est dépeinte comme conditionnelle et unilatérale. D’un côté con prix doit être payé par le seul Israël : retrait intégral et pleine reconnaissance des droits arabes qui restent non précisés. D’un autre côté, la Syrie n’est appelée à abandonner aucun de ses principes en échange de la paix : rien n’est dit de la reconnaissance de l’État d’Israël et de son droit à exister dans ses frontières d’avant 1967.

48. Un champion de la bataille contre la paix

« La pays arabe syrien a rejeté toutes les tentatives complaisantes de reddition qui visent la perte des droits de la nation arabe et surtout du droit du peuple arabe palestinien à la libération et au retour… Nous devrions être conscients et attentifs à la ruse et à la fourberie de l’ennemi et rejeter tout appel à la paix avec lui » (Éducation islamique, 8e année, p. 88).

« La Syrie révolutionnaire… a rejeté la voie de la reddition et de la négociation traîtresse » (Éducation islamique, 8e année, p. 43).

« Nous devrions croire que toute main tendue pour la paix avec les agresseurs est une main criminelle qui doit être coupée, parce que c’est une trahison envers l’islam et les musulmans. C’est sur cette base que nous jugeons la position de l’agent conspirateur, qui a violé la volonté de sa nation et ses instructions religieuses [l’ancien président égyptien] Anouar el-Sadate, et ce qu’il a fait, à commencer par sa visite honteuse et traîtresse à Israël, jusqu’à ses négociations méprisables et honteuses » (Éducation islamique, 8e année, p. 88).

« Anouar el-Sadate signa avec l’entité sioniste le soi-disant « traité de paix égypto-israélien »… Celui-ci appela à une prétendue paix entre l’entité sioniste, d’une part, et le régime égyptien et les pays arabes voisins de l’entité sioniste, d’autre part. C’est un autre pas de trahison sur la route pour terminer la lutte arabo-sioniste dans l’intérêt de l’ennemi, imopsant des solutions de reddition, abandonnant la terre arabe occupée et négligeant les droits nationaux du peuple arabe palestinien » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 57-58).

« Quelques âmes faibles n’ont pas profité des leçons de l’histoire et courent encore après les solutions de reddition » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 106).

« Qu’ils [nos jeunes] rejettent tous les accords de soumission et de reddition que les traîtres et les renégats leur présentent sous un jour favorable » (Éducation islamique, 9e année, p. 66-67).

« Le président [syrien] dit dans un de ses discours : Israël menace les Arabes et dit : Je veux que vous vous pliez à ma volonté et je dis : Soit ma paix, qui signifie votre reddition, ou ma guerre, qui signifie votre destruction » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 166).

« Le parti socialiste arabe Ba’ath… a appelé au… rejet de la paix, des négociations et de la reconnaissance de l’entité sioniste » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 66).

« Le parti arabe socialiste Ba’ath, sous la direction du chef combattant Hafez el-Assad, rejeta les conspirations traîtresses de même que les traîtés de reddition et les accords que le régime égyptien avait conclu avec l’entité sioniste et chercha comment s’y opposer » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 58).

« La Syrie… contribua à l’établissement du front de la fermeté et de l’opposition [arabe], suivant la visite du [président égyptien Anouar] Sadate à Jérusalem [en novembre 1977] » (Histoire moderne des Arabes, 9e année, p. 160).

« Le pays arabe syrien, sous la direction du parti arabe socialiste Ba’ath et de son secrétaire général le camarade combattant Hafez el-Assad, parvint à annuler l’accord de soumission [signé entre Israël et le Liban en mai 1983, sous l’égide des USA] » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 59).

« Israël tente de tromper l’opinion publique mondiale en acceptant de négocier avec les Arabes et en [montrant son] désir de paix, mais une paix dans un sens particulier, qui signifie la reddition des Arabes, sans l’application [par Israël] des résolutions de la légalité internationale. Le chef combattant, le camarade Hafez el-Assad décrivit le jeu que mène Israël concernant le processus de paix en disant : Malgré sa prétention à vouloir la paix, Israël fait le contraire en parole et en action » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 107).

« Israël n’abandonnera pas ses ambitions expansionnistes et ne changera pas sa mentalité d’hégémonie et d’expansion. Aussi devons-nous préparer la défense de notre pays et patrie et ne pas mettre beaucoup d’espoir dans les possibilités de paix, parce qu’Israël est un État envahisseur et agresseur. Il poursuit ces principes plutôt que la paix » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 109).


49. Le « processus de paix » est la continuation de la lutte contre Israël

Le « processus de paix » ou, comme il est parfois appelé, la « bataille de la paix » est un mot codé pour désigner la poursuite de la lutte contre l’existence d’Israël en l’adaptant aux circonstances internationales actuelles. En outre, en se joignant au processus de paix, la Syrie a gagné un standing international et le respect.

« Le peuple arabe de Syrie s’est chargé du plus grand fardeau dans l’affrontement et a offert de grand sacrifices tant en vies qu’en propriété par égard pour l’honneur et la dignité de la nation arabe. La Syrie mène maintenant une bataille politique plus forte et plus féroce que la bataille armée en vue de recouvrer les droits des Arabes par égard pour le futur et le progrès de la nation arabe… C’est la bataille de la paix » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 65).

« Les faits de phase actuelle de notre histoire arabe, surtout en ce qui regarde notre confrontation avec l’ennemi sioniste, soulignent l’importance de la coopération arabe, que ce soit dans la guerre ou dans la bataille de la paix » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 53).

« Notre nation poursuit encore sa lutte contre l’invasion sioniste, adaptant ses circonstances et les méthodes de lutte récentes en soulignant la légalité internationale telle qu’exprimée dans les résolutions des Nations unies 338, 242, 425 et l’échange de la terre contre la paix. Une paix juste et globale » (Éducation national-socialiste, 10e année, p. 148).

« Libérer la terre arabe occupée par Israël… Établir une paix juste et globale qui rendra aux Arabes leurs droits… Soutenir la lutte du peuple arabe palestinien pour le recouvrement de ses droits et l’établissement de sont État indépendant avec Jérusalem pour capitale » (Buts du régime syrien sous Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 7e année, p. 64-65).

« La Syrie a gagné un statut international par la voie et les instructions sages de son chef qui s’inspirent de l’intérêt de la Syrie et des Arabes, surtout à propos du processus de paix que le chef Assad a décrit en disant : la paix signifie la même dignité pour tous » (Éducation national-socialiste, 7e année, p. 60).

« La Syrie a obtenu le respect et le soutien des États européens, des grandes puissances et de la communauté internationale à cause de sa position concernant le processus de paix, cette bataille que [la Syrie] mène actuellement avec un courage et une fermeté extrêmes pour le recouvrement du droit des Arabes en contrepartie de la sécurité et la paix dans la région » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 132).


50. Une paix conditionnelle est unilatérale

Un retrait complet et la pleine reconnaissance des « droits arabes » est le prix demandé pour la paix, sans aucun engagement à le reconnaissance d’Israël et de son droit à l’existence.

« La Syrie a convenu de rejoindre le processus de paix dans la région en réponse à l’initiative internationale et sur la base de l’application des résolutions 242, 338 et 425 du Conseil de sécurité - qui stipulent le retrait d’Israël des territoires arabes occupés, et sur la base du principe « la terre contre la paix ». Tous les développements et événements dans la région ont souligné qu’il est impossible d’atteindre une paix réelle, juste et globale dans la région sans la Syrie. C’est ce que le chef combattant, le camarade Hafez el-Assad, a souvent réclamé, à savoir que le Syrie marche vers la paix pourvu qu’elle soit juste et globale, qu’elle rende la terre et les droits à leurs propriétaires, efface l’injustice et mette fin à l’occupation et à l’agression. C’est la paix des braves qui ouvrira les horizons du progrès et de la prospérité pour la région » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 66).

« [Devoir :] Tirer de la déclaration suivante du chef combattant, le camarade Hafez el-Assad, l’importance de réaliser la paix que nous poursuivons. [La déclaration :] Nous voulons en effet la paix. Nous voyons et comprenons que chacun a un intérêt dans cette paix. Mais nous nous opposons aussi à quiconque essaye de transformer la paix en son intérêt monopolisé. Nous nous opposons à lui. Personne ne pourra jamais faire la paix avec la Syrie sans le consentement de la Syrie, puisqu’elle tient à ses intérêts et droits, à commencer par sa terre occupée… Nous avons un droit auquel nous ne pouvons pas renoncer. Livrer la moindre partie de la patrie signifie livrer [toute] la patrie… [Cela signifie] la soumission au détriment de [nos] droits, de notre destin et de notre futur » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 68-69).

« Nous sommes en faveur d’une paix en accord avec la résolution des Nations unies. C’est la paix qui accomplit la restitution de la terre et le recouvrement des droits usurpés » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 10e année, p. 83).


Chapitre VII : Libération de la Palestine / Liquidation d’Israël


51. Vue d’ensemble

Les manuels syriens s’efforcent de présenter la libération [tahrir] de la Palestine comme un but fondamental de la Syrie et comme un devoir pan-arabe et pan-musulman.
La libération et la lutte en elles-mêmes sont considérées comme un moyen de rétablir la dignité arabe et musulmane, vu que la perte de la Palestine au profit des juifs est perçue comme un humiliation et un déshonneur. Les Palestiniens qui meurent en combattant Israël meurent donc au champ d’honneur.
La libération totale de la Palestine signifie la liquidation (tasfiyah) de l’État d’Israël et les manuels syriens ne le cachent pas. Au contraire, cette liquidation est mentionnée comme un but et figure dans les résolutions du parti Ba’ath (voir ci-dessous). En outre, la liquidation de l’État d’Israël est encore étendue davantage pour devenir un acte de purification : il s’agit de purifier la Palestine de la « souillure » sioniste, comme l’apprennent les élèves syriens. Dans un cas, la liquidation d’Israël est présentée sous la métaphore de tuer un serpent dangereux.
Selon les manuels syriens, la libération ne sera réalisée que par la force et la liquidation d’Israël n’est qu’une question de temps. Tant la guerre d’octobre 1973 que l’intifadah palestinienne sont vues comme un prélude à la grande guerre de libération et de liquidation.


52. La libération de la Palestine est un but officiel de la Syrie


« Les buts de l’État du parti au niveau panarabe :

« libération de la Palestine et des territoires usurpés » (Civisme, 6e année, p. 128).

« Votre pays arabe syrien, sous la direction du parti arabe socialiste Ba’ath, a soutenu la résistance palestinienne… et il a considéré la libération de la Palestine comme un de ses buts fondamentaux » (Civisme, 6e année, p. 130).

« Le parti arabe socialiste Ba’ath a considéré le problème palestinien comme le principal problème des Arabes et la libération de la Palestine comme un besion essentiel tout comme la libération du Golan… Il a appelé à adopter la lutte armée comme base de la libération… à ne pas renoncer au moindre pouce de terre arabe, et à s’engager à soutenir la lutte du peuple arabe palestinien pour son retour dans sa patrie et son auto-détermination sur sa terre » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 66).

« La Syrie révolutionnaire considère l’agression contre la mosquée al-Aqsa comme un acte d’agression contre Damas et sa mosquée omeyyade. Aussi a-t-elle suivi, sous la direction du président Hafez el-Assad, la voie de la lutte jusqu’à la libération » (Éducation islamique, 8e année, p. 43).

« Nous [les Syriens] combattons ces sionistes agressifs et nous ne laisserons pas passer l’injustice, jusqu’à ce que la Palestine revienne à ses propriétaires et que son peuple recouvre ses droits » (« C’est notre pays », Lecture, 5e année, 2e partie, p. 45).


53. La libération de la Palestine est un devoir pan-arabe et pan-musulman

« Le devoir de la nation arabe et musulmane aujourd’hui est de mobiliser ses forces, d’unifier sa volonté et de bien se préparer à la libération de la mosquée al-Aqsa et d’autres parties arabes occupées. Pas un seul pays arabe ou musulman n’est exempté à cause de son éloignement de la ligne de front avec les ennemis. Le danger nous menace tous en tant que nation » (Éducation islamique, 8e année, p. 61).

« Le devoir des musulmans aujourd’hui, vu que de nombreuses parties de leur terre ont été usurpées, que le sol de leur patrie a été profané et que leurs lieux saints - surtout la mosquée al-Aqsa - ont été violés, est de sacrifier tout ce qu’ils ont en vue de libérer al-Aqsa et le reste [des lieux volés] du sionisme oppresseur et de ses alliés » (Éducation islamique, 8e année, p. 42-43).

« Les Arabes ont les mêmes buts, ce qui oblige les Arabes à agir ensemble pour les réaliser. Le plus important de ces buts : la libération de toutes les terres arabes usurpées de toute influence étrangère, d’abord et avant tout la Palestine » (Géographie de la patrie arabe, 6e année, p. 31-32).

Même les élèves sont préparés à participer à l’effort de libération, que ce soit comme enfants ou après être devenus grands.

« Tout Arabe a un rôle à jouer dans la bataille de libération. Quel est donc votre rôle, que vous voulez jouer dans cette bataille ? » (Devoir, « La Palestine est arabe », Histoires choisies, 6e année, p. 76).

« Ahmad se sentit fier de ce grand héros [Saladin] et il voulut en lui-même grandir et devenir un soldat défendant la patrie et libérant de nouveau Jérusalem des mains de l’ennemi sioniste » (Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, p. 20).

« Les Arabes libéreront la Palestine » (Lecture, 4e année, 1ère partie, p. 83).

« Nous sacrifierons notre sang pour la libération de la terre usurpée » (Lecture, 4e année, 2e partie, p. 144).

« Je voudrais rassembler toute la révolte de l’univers. Ainsi je te verrais comme un sauveur de la patrie asservie » (Lecture, 5e année, 1ère partie, p. 66).


54. La libération de la Palestine est un moyen de restaurer la dignité bafouée des Arabes

« Nous, les musulmans, nous devrions… sacrifier nos âmes et nos biens… jusqu’à ce que nous recouvrions nos lieux saints et rendions à notre nation sa gloire et sa dignité » (Éducation islamique, 4e année, p. 106).

« C’est le devoir de tous les musulmans d’agir ensemble en vue de recouvrer terre et dignité par tous les moyens » (Éducation islamique, 9e année, p. 166).

« La génération arabe palestinienne qui est née et a grandi dans des tentes et a connu la Palestine à travers les larmes des mères et la détermination des pères à recouvrer la terre a juré de libérer sa terre et de restaurer la dignité de son peuple [palestinien] et de la nation [arabe] » (Civisme, 6e année, p. 129).

« Le devoir des fils de notre nation arabe aujourd’hui est de libérer nos lieux saints, de venger notre dignité [blessée] et de recouvrer les parties usurpées de notre terre » (Éducation islamique, 5e année, p. 134).

« Les événements ont prouvé que la lutte armée est le meilleur moyen pour recouvrer terre et dignité » (Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 102).

« Nous avons mené la lutte pendant tout ce temps… défendant notre terre… nous y voyons notre honneur et notre dignité » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 9e année, p. 81).

« Continuons notre lutte et alors nous libérerons notre terre arabe et affirmerons notre dignité » (Grammaire, 9e année, p. 55).

« Nous devrions continuer la lutte opiniâtre en vue de protéger la dignité arabe » (Grammaire, 10e année, p. 64).

« Nos frères palestiniens ont sacrifié leur sang jusqu’à ce que le monde entier entende leur voix et soit au courant de leur cause. Ils meurent toujours au champ d’honneur » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 95).

« Nous [devrions] déclarer un Jihad comme seul moyen de libérer la terre et de regagner [notre] dignité » (Éducation islamique, 8e année, p. 88).

« Croyons dans le Jihad comme moyen de libération, gloire et dignité » (Éducation islamique, 9e année, p. 169).

« Déchire, ô Damas, la carte de la honte » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 42).


55. La libération de la Palestine va de pair avec la liquidation d’Israël

« La Syrie, sous la direction du parti révolutionnaire arabe socialiste Ba’ath et du camarade combattant Hafez el-Assad, s’efforce de rassembler [toutes] les forces arabes en vue de liquider l’existence colonialiste et impérialiste sioniste sur la terre arabe et de libérer l’ensemble du sol arabe occupé » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 48).

« Saladin réussit à vaincre les Francs après avoir unifié le front arabe. Que est aujourd’hui le rôle de l’unité [arabe] dans la liquidation de l’État des sionistes ? » (Devoir, Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 79).

« L’unité arabe n’est plus simplement une réalisation d’un passé historique. C’est plutôt une nécessité immédiate dans la bataille pour l’existence arabe contre l’impérialisme, en vue d’établir un État arabe d’un poids quantitatif et qualitatif qui sera à même de liquider les positions et monopoles de l’impérialisme, de même que l’existence sioniste sur la terre arabe » (Résolutions du parti, Éducation national-socialiste, 11e année, p. 20).

« Bien que le serpent [Israël] s’accroche toujours à la terre malgré les coups qui lui sont infligés, la bataille continue et j’attends toujours, comme tout soldat arabe, le moment propice pour appliquer le slogan « combattre jusqu’à la victoire ». S’il n’est pas réalisé de notre vivant, toi et ta génération le réaliserez… en remplissant les devoirs de la bataille et en achevant le serpent complètement et de manière irrévocable » (« Lettre à mon fils », Histoires choisies, 6e année, p. 142).

« Ils [les sionistes] ont entrepris leurs crimes, imaginant que leur État survivrait » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 72).

« Demain nous reviendrons et les âges écouteront les pas du retour… avec les drapeaux sanglants au-dessus du brillant des lames et des baïonnettes » (Littérature arabe moderne, 12e année, p. 105-106).

- « Quand est notre rendez-vous avec la victoire [méritée] ?
- Demain » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 159).


56. Purifier la Palestine des sionistes

« Ne laissons pas passer une opportunité sans rien faire mais plutôt profitons-en pour accomplir une action qui sera utile à notre nation arabe et nous conduira à.. la libération de la terre arabe et à sa purification de la souillure sioniste, d’abord et avant tout la ville de Jérusalem et la Palestine » (Éducation islamique, 6e année, p. 109).

« Sans aucun doute, le jour est proche où nous verrons la patrie arabe purifiée de la souillure du sionisme et des sionistes » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 131).

« Comment purifierons-nous notre terre arabe en Palestine et comment la libérerons-nous des sionistes agressifs ? » (Lecture, 5e année, 1ère partie, p. 9).

« La purification de la Palestine des juifs pour défendre la mosquée al-Aqsa est un Jihad pour la cause de Dieu » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

« Il n’y a ni excuse ni pardon pour celui qui s’abstient du Jihad pour la cause de Dieu, pour la purification de la Palestine des juifs » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).


57. Justification de la violence et légitimation du bain de sang

« La pierre fendit la tête du soldat sioniste » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 153).

- « Je n’aime pas la vue du sang.
- Seul un tueur ou un meurtrier aimerait cette vue… Mais quelle serait ta position si un jour une personne du monde venait à toi… et… prévoirait intentionnellement de détruire ta maison sur ta tête, de te liquider, de se débarrasser de toi et de prendre ta maison ? » (Lecture, 11e année, p. 41).

« Le revers du 5 juin 1967 laissa dans les âmes des citoyens arabes une impression pénible, mêlée à un réel désir de vengeance… et de laver la honte avec le sang » (Civisme, 5e année, p. 100).

« Un éclat étonnant et un bruit pareil au tonnerre transformèrent la maison du père de Bassem et ceux qui étaient à l’intérieur en une masse de feu. Bassem refusa de laisser les étrangers habiter dans cette maison. [Question :] Êtes-vous d’accord avec ce qu’a fait Bassem ? Avez vous le désir de faire ce que Bassem a fait ? Pourquoi ? » (« Le petit citronnier », Histoires brèves, 5e année, p. 18).


58. La force est le seul moyen

« La Syrie révolutionnaire… a brandi le slogan [qui dit :] ce qui a été pris par la force ne sera restitué que par la force » (Éducation islamique, 8e année, p. 43).

« Ce qui a été pris par la force sera restitué par la force » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 106, 113).

« Les arabes recouvreront leurs droits par la lutte » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 113).


59. La guerre de 1973 était une étape préliminaire vers la libération et la liquidation

« C’est une grande victoire ! Mais la plus grande victoire [sera] quand l’ennemi sioniste sera chassé de Palestine et que l’ensemble du sol arabe sera recouvré. Alors nous connaîtrons notre plus grande joie » (Principes de Grammaire, dictée et écriture, 5e année, p. 21).

« Les Arabes et les musulmans devraient préparer la rédemption des lieux saints des griffes du sionisme… La guerre de libération du Ramadan [mois musulman corrrespondant à octobre en 1973] conduite par le chef président Hafez el-Assad n’est qu’un pas fondamental sur la route de la libération » (Éducation islamique, 5e année, p. 135).


60. L’intifada est le début de la libération, de l’anéantissement et de la purification

« L’intifada du peuple en Palestine n’est que le début d’un mouvement de libération pour annihiler ce colonialisme sioniste mauvais » (Géographie de la patrie arabe, 9e année, p. 93).

« Notre peuple a voulu que l’intifada continue comme une torche éclairante… et ils n’épargneront pas leur sang pur jusqu’à ce que la terre de la paix soit purifiée de la souillure de l’usurpateur » (Grammaire, 10e année, p. 55).


Chapitre VIII : Guerre sainte [Jihad] et militarisme


61. Vue d’ensemble

Jihad est un terme musulman équivalent à « guerre sainte ». Bien qu’il soit susceptible d’interprétations variées, c’est dans ce sens que Jihad est utilisé en ce qui concerne la lutte contre Israël. En tant que précepte islamique, il se dirige surtout mais pas exclusivement vers les musulmans. Dans les manuels syriens, il n’y a aucun doute que la lutte contre Israël soit un Jihad, que les lieux saints musulmans soient impliqués ou non. Le simple fait qu’une terre musulmane soit perdue et que l’honneur musulman soit bafoué suffit à déclarer un Jihad défensif qui incombe à tout musulman valide. Les citations suivantes reflètent cela très clairement.
Le thème du militarisme peut être considéré comme une contribution séculière du régime Ba’ath à l’idée de Jihad. Il est traité au début de la section.

62. Le militarisme dans les manuels syriens

Le militarisme est une valeur dans les manuels syriens. L’élève de première année se voit présenter une série de photos montrant des soldats syriens détruisant des chars ennemis avec la légende « Le héros brave » (Lecture, 1ère année, 1ère partie, p. 146).

Voici quelques références, reprises surtout aux exercices linguistiques :

« N’oubliez pas les soldats qui défendent le sol de la patrie, car ils construisent sa gloire. [Question :] Comment les soldats construisent-ils la gloire de la patrie ? » (Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, p. 69-70).

« Fuir la bataille est un grand péché, qui entraîne un châtiment sévère dans ce monde et dans le prochain » (Éducation islamique, 5e année, p. 59).

« Les Arabes ne se sont jamais vantés d’amasser de l’or mais bien de vaincre un ennemi » (Grammaire et dictée, 6e année, p. 67).

« Le peuple et la nation recherchent la gloire à l’ombre des épées » (Grammaire, 10e année, p. 47).

« La vie est noble à l’ombre des épées » (Grammaire, 9e année, p. 169).

« Les soldats poursuivirent leur offensive l’âme pleine de détermination » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 121).

« Nous bombardâmes l’ennemi de vingt obus » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 126).

« Les avions de l’ennemi tombèrent lors de la guerre d’octobre » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 60).

63. La guerre contre Israël est une guerre sainte [Jihad]

« La mosquée al-Aqsa et la terre de Palestine qui l’entoure sont un pays sacré pour lequel les musulmans doivent mener un Jihad, pour le récupérer des mains des juifs » (Éducation islamique, 4e année, p. 84).

« La purification de la Palestine des juifs pour défendre la mosquée al-Aqsa est un Jihad pour la cause de Dieu » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

« Le Jihad a été et restera le seul moyen de défendre la patrie et de recouvrer ce que les ennemis en ont usurpé » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 4).

« Nous [devrions] déclarer un Jihad, comme seul moyen de libérer la terre et de regagner [notre] dignité » (Éducation islamique, 8e année, p. 88).

« Croyons dans le Jihad comme un moyen de libération, de gloire et de dignité » (Éducation islamique, 9e année, p. 169).

« Voici la loi du Jihad qui nous concerne aujourd’hui, comme notre pays a été exposé à l’agression et que notre terre a été occupée par les sionistes oppresseurs qui menacent notre existence » (Éducation islamique, 9e année, p. 166).


64. Tout le monde doit participer au Jihad

« Aujourd’hui le Jihad est un devoir individuel de tout musulman » (Éducation islamique, 8e année, p. 88).

« S’abstenir du Jihad… est de la haute trahison pour laquelle le coupable mérite le châtiment dans ce monde et dans le monde à venir » (Éducation islamique, 5e année, p. 108).

« Il n’y a ni excuse ni pardon pour celui qui s’abstient du Jihad pour la cause de Dieu, pour la purification de la Palestine des juifs » (Éducation islamique, 6e année, p. 57).

« Les femmes devraient participer avec les hommes au Jihad selon leurs forces, leurs possibilités et les besoins de la nation » (Éducation islamique, 10e année, p. 16).

« Dans tous les pays du monde, les musulmans se préparent au Jihad contre les juifs pour les expulser de Palestine. Nous nous préparons au Jihad contre les juifs pour les expulser de la chère Palestine » (Éducation islamique, 6e année, p. 58)



Chapitre IX : Martyre [Shahadah]


65. Vue d’ensemble

Le martyre est une valeur exaltée dans les manuels syriens. On y insiste beaucoup comme un instrument important dans la bataille contre Israël et comme une valeur indépendante en elle-même. Il reçoit une connotation à ce point positive dans le parler syrien que la mort d’un martyr est considérée comme un événement équivalent à une noce (‘urs), où l’on devrait être joyeux plutôt que se lamenter.
Le président Hafez el-Assad était connu pour son profond intérêt envers la question du martyre, discuté ouvertement dans les manuels. Des citations de ses déclarations sont aussi données et les étudiants sont encouragés à les étudier.
Mais l’effort d’endoctrinement sur ce sujet ne se limite pas aux citations d’el-Assad. Les manuels emploient une variété d’autres moyens pour inculquer l’idéal du martyr dans les esprits des élèves, comme la poésie et les exercices linguistiques. Il y a aussi des devoirs et des travaux de classe à cet effet. Pendant la 12e année, après laquelle les élèves doivent rejoindre l’armée syrienne, l’effort d’endoctrinement atteint son paroxysme avec un engagement personnel de la part des élèves à rechercher le martyre.


66. Une valeur exaltée

Le martyre est la bonne voie

« La voie du martyre
C’est la voie de la vérité. C’est la voie de la justice. C’est la voie de la gloire. C’est la voie du martyre » (Civisme, 6e année, p. 119).

Le martyre est une occasion de joie, non de lamentation

« Le martyre est devenu la plus haute décoration que toute personne veut obtenir. C’est une noce sociale célébrée au lieu d’[expressions de] tristesse et de consolation dans le peuple » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 76).

« Les noces du martyre ont augmenté pendant cette période de notre lutte contre le sionisme et l’impérialisme » (Lecture et textes littéraires, 8e année, p. 9).

« Quelle position adopteras-tu, présenter tes condoléances à [l’occasion de] la recherche du martyre, ou présenter tes félicitations [à cette occasion] ? Pourquoi ? » (Devoir, Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 44).


67. Le martyre comme chemin vers la libération

« … Notre nation résolue a cru que le martyre est la voie vers la victoire et la libération » (Éducation islamique, 9e année, p. 67).

« Actuellement un grand nombre de nos jeunes sont prêts à mourir pour que leur nation vive. Vous les voyez courir vers la mort, essayent d’y arriver avant les autres. Ils sont fiers de faire du martyre le sceau de leurs vies pour libérer leurs maisons et la patrie que le sionisme a occupées » (« Direction et envie de la guerre sainte et du martyre », Éducation islamique, 5e année, p. 108).

« Le martyr nous trace la voie correcte pour recouvrer la terre et récupérer les droits usurpés. Quelle est cette voie ? » (Devoir, Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 95).

« Notre pays, notre pays
Notre Jihad est pour lui
Notre recherche du martyre est pour lui
Notre pays, notre pays
[Question :] Pourquoi menons-nous une guerre sainte et demandons-nous le martyre ? » (Lecture, 4e année, 2e partie, p. 87-88).

« Par le moyen du martyre nous recouvrerons nos droits et notre dignité et nous les conserverons » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 62).


68. Le Président Hafez el-Assad et la question du martyre

« Le chef de la nation arabe, le président Hafez el-Assad, a cru dans le martyre, lui a décerné le plus haut titre e l’a considéré comme un devoir sacré, à tel point qu’il l’a désiré pour lui même » (Civisme, 6e année, p. 111).

« Le camarade-chef a accordé au martyre et aux martyrs une attention plus grande qu’aucun chef dans le monde. Il en a parlé en de nombreuses occasions, nationales et pan-arabes, dans des congrès du parti et dans des [congrès d’] organisations populaires » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 151).

« Le chef combattant, le camarade Hafez el-Assad, a consacré aux martyrs et au martyre un soin extraordinaire comme aucun autre chef n’en a donné dans la patrie arabe » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 76).

« Le camarade chef, le principal professeur des générations de notre nation [le préisdent syrien Hafez el-Assad], souhaite que sa vie se termine en martyre pour la grandeur de notre patrie arabe et la dignité de notre nation » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 63).

« Je dis toujours : Notre slogan devrait être « martyre ou victoire », et je dis d’abord martyre, parce que le martyre est notre route vers la victoire. [Question :] Quel est le slogan dont le Président demande la mise en place ? » (Président Hafez el-Assad + Devoir, Lecture, 5e année, 1ère partie, p. 107-108).

« Faisons de la recherche du martyre (istish’had) une plus haute valeur dans la société. La recherche du martyre est un besoin essentiel dans toute lutte nationale contre les envahisseurs et les impérialistes. C’est la base essentielle, inévitable, sans alternative, pour la protection de la patrie et la libération de la terre… Glorifions le martyre et rendons-le important dans nos âmes à tous. Qu’il soit notre voie chaque foi que la patrie appelle » (Président Hafez el-Assad, Lecture, 6e année, 1ère partie, p. 138 ; voir aussi Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 68).

« Nous avons cru dans le martyre comme une route vers le droit, la victoire et la vie. Le martyre est devenu un amour général des masses et un héroïsme général des masses. Il restera définitivement notre amour avec lequel aucun autre amour ne pourrait rivaliser. Que le martyre vive dans nos âmes comme un sentiment fructueux, une conviction éternelle, un axiome indiscutable et une croyance indubitable » (Président Hafez el-Assad, Éducation national-socialiste, 8e année, p. 155).

« Le martyre est un acte intégral de notre entité mentale et physique » (Président Hafez el-Assad, Civisme, 6e année, p. 115).

« Que notre époque soit une époque de martyre. Vivons une époque de martyre » (Président Hafez el-Assad, Civisme, 6e année, p. 118 ; voir aussi Éducation national-socialiste, 12e année, p. 63 et Éducation national-socialiste, 9e année, p. 79).

« Membres des mouvements de jeunesse, vous êtes les premiers parmi ceux qui devraient considérer le martyre comme sacré et porter son drapeau… Nous ne nous sentirons pas dignes et n’éprouverons pas ce sentiment si nous ne sentons pas que le martyre est une partie intégrale de notre entité mentale et physique » (Président Hafez el-Assad, Civisme, 6e année, p. 119 ; voir aussi Éducation national-socialiste, 12e année, p. 62).

« Nous devrions rester prêts à nous précipiter vers l’honneur du martyre » (Président Hafez el-Assad, Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 8).


69. Autre moyens d’inculquer le martyre

Par la poésie

« Le corps qui aspire au martyre… » (Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 91).

« Je porterai mon âme sur la paume de ma main et la lancerai dans l’abîme de destruction » (« Le poème du martyr », Grammaire, éloquence et prosodie, 12e année, p. 102 et p. 145).

« Dans quel vers [le poète] fait-il référence à notre pays comme source de martyrs ? » (Devoir, Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 51).

Par des exercices linguistiques

« Le martyr arrosa le sol de la patrie avec son sang » (Lecture, 5e année, 2e partie, p. 107).

« Le martyre ou la victoire sont inévitables pour l’Arabe » (Principes de Grammaire, dictée et écriture, 5e année, p. 19).

« Je n’ai vu personne de plus grand que le martyr. Il a écrit l’histoire glorieuse de sa nation avec son sang. Quel écrivain et quel écrit ! » (Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 35).

« Les soldats héroïques cherchent le martyre sur les champs d’honneur » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 10).

« Pensez à la mort comme une chose douce sur la route du martyre ; ainsi vous construirez la gloire de notre nation arabe » (Grammaire, 9e année, p. 55).

« Comme il est difficile de ne pas terminer son Jihad par le martyre, comme il est cruel d’être privé du martyre » (Grammaire, 9e année, p. 167).

« Mon pays… tu recevras le sang des martyrs » (Grammaire, 10e année, p. 52).

« Nous n’hésiterons pas à sacrifier notre sang pour être élevés au rang des martyrs » (Grammaire, 10e année, p. 62).

« Je sacrifierai mon âme pour arroser ma patrie de mon sang » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 16).

« Courage, combattant révolutionnaire, précipite-toi vers le martyre » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 184).


70. Devoirs sur le martyre

« Écrivez sur une page l’histoire d’un des martyrs de la patrie et puis rédigez un exposé sur la grandeur du martyr et son impact sur notre vie » (Devoir, Lecture et textes littéraires, 7e année, p. 16).

« Certains élèves recevront la [tâche de] publier un magazine de classe parlant de l’importance du martyre et des martyrs pour la cause de la victoire des buts de la nation arabe » (Devoir, Éducation national-socialiste, 12e année, p. 64).

« Écrivez un essai sur le martyre et les martyrs avec des citations des déclarations du chef combattant, le camarade Hafez el-Assad et des exemples de martyrs de votre voisinage qui sont tombés sur le champ de bataille pour défendre la patrie » (Éducation national-socialiste, 9e année, p. 80).

Engagement solennel des étudiants de 12e année à rechercher le martyre

« Nous nous engageons devant le chef de notre marche à offrir notre sang et notre âme pour la cause de la grandeur de notre nation et la défaite du colonialiste injuste. Que notre souhait devienne un slogan pour la recherche du martyre pour la réalisation des buts de notre nation arabe. Aimons passionnément le martyre puisqu’il signifie l’immortalité. Bénissons les martyrs et que leur voie soit notre vœu éternel. J’espère que ma vie ne se terminera que par le martyre » (Éducation national-socialiste, 12e année, p. 63).


Chapitre X : Terreur



71. Vue d’ensemble


Embrasser et soutenir le terrorisme palestinien contre Israël est un thème récurrent dans les manuels. Le mot « terreur » [irhab] n’est jamais employé pour qualifier des actions arabes. Ce mot est réservé au seul Israël. C’est Israël qui, d’après ces manuels, pose des bombes dans des zones peuplées.
Pour le terrorisme palestinien, les manuels syriens emploient les mots « révolution », « résistance palestinienne », « lutte armée » oiu « les actions des fedayin ». La meilleure traduction française de feday est « un combattant prêt à sacrifier sa vie pour une cause ». Tous ces mots se réfèrent à des attaques contre des citoyens israéliens et des juifs dans le monde entier, présentées comme des opérations contre des cibles militaires. Un examen minutieux des cas étudiés dans les manuels révèle la vraie nature de ces attaques.
Quelle que soit son étiquette, le terrorisme palestinien est légitimé et jugé digne du soutien arabe. Les manuels syriens essayent aussi de rallier les élèves sur cette question, par l’usage d’exercices appropriés.
Le terrorisme palestinien est aussi considéré comme un des meilleurs moyens de parvenir à la victoire, de recouvrer terre et dignité et de provoquer la destruction d’Israël.


72. Le mot terreur [irhab] est réservé exclusivement à Israël

« Malgré tous les moyens de coercition de l’ennemi, malgré les méthodes d’oppression qu’il utilise et la terreur, le meurtre et la torture auxquels il recourt… » (Grammaire, 10e année, p. 55).

« Israël compte sur la terreur comme méthode pour réaliser ses buts agressifs contre les habitants pacifiques, comme poser des explosifs dans les zones les plus peuplées de quelques villes arabes » (Éducation national-socialiste, 8e année, p. 106).


73. Le terrorisme palestinien est dépeint comme une activité militaire

« Ils mènent de braves opérations de fedayin au cours desquelles ils attaquent l’ennemi, font exploser ses chars et véhicules blindés et font naître le désarroi dans les âmes de ses soldats, jusqu’à ce qu’il soit convaincu finalement que l’usurpateur ne peut survivre et que la terre [appartient] à ses propriétaires » (Lecture, 5e année, 1ère partie, p. 111).

« Ce que nous lisons aujourd’hui dans les journaux et dans les magazines et ce que nous entendons de différents moyens de communication à propos de ces [actes] héroïques extraordinaires accomplis par ces martyrs héroïques, comme pénétrer les camps ennemis et faire exploser leurs véhicules et leurs installations - ce sont des actes héroïques hors du commun, écrits avec honneur et gloire sur les pages de l’histoire moderne de notre nation arabe » (Éducation islamique, 6e année, p. 20).

[Dalal al-Maghribi] mourut en martyr sur la route de Jérusalem, à Tel Aviv, dans les territoires occupés, après avoir, avec ses camarades fedayin, hissé le drapeau de la Palestine sur un camion sioniste pendant quatre heures durant la journée [*] (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 97).

[*] En mars 1978, un groupe de terroristes palestiniens, conduits par une femme, vint du Liban en bateau et s’empara d’un bus civil sur la route côtière entre Haïfa et Tel Aviv. Trente-huit civils israéliens, hommes, femmes et enfants, furent tués dans ce bus.

« Fatmah Barnawi [*] est une jeune femme de Jérusalem qui participa à brandir le drapeau de la révolution armée dans les territoires occupés de la Palestine et suivit la voie de la lutte difficile dans le cadre de la résistance palestinienne » (Grammaire, dictée et écriture, 8e année, p. 161).

[*] Fatmah Barnawi fut arrêtée à Jérusalem en 1967 à la suite de sa tentative de poser une bombe dans le cinéma « Sion » rempli de spectateurs civils.

« Notre groupe… attaquera dans la matinée la forteresse de Jeddin [*] et la colonie située sous ses murs. Père, tu seras fier [d’entendre] que je suis un de ces fedayin » (« Lettre d’un feday », Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 66).

[*] La "forteresse" de Jeddin est un site archéologique dans le nord d’Israël. Il n’a absolument aucune importance militaire, comme c’est le cas du kibboutz voisin de Yehiam.


74. Soutien au terrorisme palestinien

« Nos frères palestiniens avaient sacrifié leur sang jusqu’à ce que le monde entier entende leur voix et connaisse leur cause. Ils meurent encore au champ d’honneur après avoir infligé à l’ennemi de lourdes pertes en vies et en biens pour défendre leur terre. Nous devrions ajouter à ce Jihad l’assistance des Arabes » (Lecture, 6e année, 2e partie, p. 95).

« L’action des fedayin rencontre respect et appréciation dans les cœurs des citoyens » (Grammaire et dictée, 6e année, p. 37).

« Un éclat étonnant et un bruit pareil au tonnerre transformèrent la maison du père de Bassem et ceux qui étaient à l’intérieur en une masse de feu. Bassem refusa de laisser les étrangers habiter dans cette maison. [Question :] Êtes-vous d’accord avec ce qu’a fait Bassem ? Avez vous le désir de faire ce que Bassem a fait ? Pourquoi ? » (« Le petit citronnier », Histoires brèves, 5e année, p. 18).

« Écrivez une dépêche d’information pour la radio de l’école à propos d’un groupe de fedayin qui préparent une embuscade contre l’ennemi, en employant les verbes suivants (n’écrivez pas plus de quatre lignes) : résister, tendre une embuscade, se déplacer, se cacher, surprendre, tirer, démolir, capturer » (Devoir, Grammaire, dictée et écriture, 7e année, p. 34).

« Je rassemble des informations sur un des fedayin héroïques et les note dans mon cahier » (Devoir, Lecture, 5e année, 1ère partie, p. 114).


75. La terreur mène à la victoire, à la récupération de la terre, à la dignité et à la destruction d’Israël

« Ô Palestine, tu vaincras demain par les bras des fedayin » (Principes de Grammaire, dictée et écriture, 5e année, p. 49).

« Les événements ont prouvé que la lutte armée est le meilleur moyen pour recouvrer terre et dignité » (Lecture et textes littéraires, 9e année, p. 102).

« Les révolutionnaires des territoires occupés ne se rendront pas avant que la terre n’ait été purifiée de la souillure des envahisseurs » (Grammaire, éloquence et prosodie, 11e année, p. 21).

Le système éducatif syrien

La Syrie compte une population en âge scolaire importante et en expansion rapide, due à un taux de croissance annuel de 3,2%. La population de la Syrie en 1999 était estimée à 17.200.000 habitants (1), dont plus de 7.000.000 étaient en âge scolaire (de 5 à 17 ans).

Quand le parti Ba’ath prit le contrôle de la Syrie dans les années 60, l’éducation devient une priorité en tant que moyen à la fois d’assurer le progrès et d’endoctriner et de contrôler les masses. L’article 21 de la Constitution de 1973 stipule que les objectifs de l’éducation sont « d’élever une génération arabe nationale qui soit socialiste et scientifique dans sa manière de penser, attachée à son histoire et à sa terre, fière de son patrimoine, et repue d’esprit combattant ».

Toutes les écoles syriennes, y compris celles du secteur privé et celles qui sont administrées par l’UNRWA, sont étroitement supervisée par le ministère de l’Éducation, qui est directement responsable de leurs programmes et de leurs manuels.

Pendant les années 70 et 80, il y eut une augmentation constante du budget du gouvernement pour l’éducation : de 6,80% en 1975 jusqu’à un sommet de 14% en 1987 (2). En 1998-1999, il tomba à 12% (3). Cette diminution semble avoir été encore plus prononcée en termes de PNB : moins de 2% du PNB en 1998 (4), comparés à 3,9% en 1975, 6,1% en 1985 et 4,7% en 1987 (5).

Cette réduction reflète à la fois la stagnation économique de la Syrie dans le années 90 et sa difficulté à faire face à une rapide augmentation de la population d’enfants en âge scolaire et la nécessité de leur fournir une éducation «de base».

Une éducation «de base» obligatoire insaisissable

L’article 37 de la Constitution syrienne de 1973 définit l’éducation comme un droit garanti par l’État, « gratuite à tous ses niveaux et obligatoire au niveau primaire ». Le même article insiste aussi sur le fait que l’État « s’efforcera de rendre les autres niveaux obligatoires ».

Le gouvernement syrien semble avoir rencontré de sérieux obstacles pour parvenir à la complète matérialisation de l’éducation obligatoire au niveau primaire. Le quatrième Plan de développement quinquennal (1976-1980) fixe le but d’un complet enrôlement des garçons en âge d’école primaire pour 1980, ce qui ne fut pas atteint. En 1981 il fallut promulguer la loi n° 35 sur « l’éducation obligatoire » pour tous les Syrins et les enfants « similaires » âgés de 6 à 12 ans.

Cette loi non seulement identifia les facteurs publics et privés responsables de mettre en œuvre ses provisions, mais elle détailla aussi les sanctions à infliger tant aux parents qu’aux personnes embauchant un enfant en âge d’éducation primaire. Un vaste campagne fut développée pour encourager les parents à inscrire tous les enfants en âge d’éducation primaire et un nouveau département pour l’éducation obligatoire fut créé dans le ministère pour contrôler et évaluer la fréquentation scolaire (7).

La campagne semble avoir été couronnée de succès. Dix ans plus tard, au début des années 90, il fut affirmé que l’inscription dans l’éducation primaire approchait les 100% pour les garçons et 95% pour les filles.

Cependant, depuis lors, l’inscription semble avoir régressé légèrement à 94% en 1998-1999 (8), et il y a encore des différences entre les différentes régions et entre les sexes. Le nomadisme, la pauvreté, le manque d’équipements dans des régions isolées et le manque de coordination entre ceux qui doivent mettre en application la loi obligatoire sont les principaux facteurs qui empêchent une inscription complète.

Depuis les années 70, il y a eu plusieurs plans pour élargir la portée de l’éducation primaire, la convertir en un « cycle de base », couvrant les années 1 à 9 et la faire rentrer dans le cadre de la loi obligatoire. Cela n’a pas encore été réalisé, surtout pour des raisons financières. Officiellement, d’autres facteurs sont invoqués pour expliquer cet échec, comme le fait que « beaucoup de jeunes filles se marient entre 12 et 15 ans, surtout dans les zones rurales » et que « certains enfants entre 12 et 15 ans travaillent avec leurs parents dans les champs et commencent des emplois bien payés ».


Un système scolaire à 4 niveaux

Le système d’éducation syrien consiste en 4 niveaux : éducation pré-primaire, éducation primaire, éducation secondaire inférieure (appelée aussi préparatoire ou intermédiaire) et éducation secondaire supérieure. (Pour une vue d’ensemble générale du système d’éducation syrien par niveau, voir Tableau 1).

Pré-primaire (3-5 ans)

Le niveau primaire de 3 ans n’est pas obligatoire et fonctionne sur base payante. Quelques jardins d’enfants sont attachés à des école primaires publiques, d’autres à l’Union générale des femmes arabes syriennes et à l’Union des instituteurs, mais la plupart sont dirigées par des institutions privées qui embrassent plus de 60% des enfants. Dans les institutions gouvernementales, les cours sont symboliques et les élèves sont principalement des enfants de fonctionnaires.

En 1989-1990, 84.800 enfants de 3 à 5 ans, représentant environ % de ce groupe d’âge, étaient inscrits dans 793 jardins d’enfants avec 2.711 instituteurs (10). Dix ans plus tard, 108.319 enfants étaient inscrits dans l’éducation pré-primaire, c’est-à-dire 7,75% du groupe d’âge.

L’éducation pré-primaire était négligée dans les années 60 et 70. Ce n’est plus le cas. Même si elle n’est pas reprise dans les plans d’éducation nationaux concentrés sur les autres niveaux, l’État soutient maintenant l’extension de programmes d’éducation pour la petite enfance, prenant en considération l’augmentation du nombre de femmes au travail. Il a facilité l’ouverture de jardins d’enfants, en accord avec les provisions de la Loi d’éducation privée (12).


Éducation primaire (6-12 ans)

L’éducation primaire est obligatoire et gratuite. Elle dure six ans, de la 1ère à la 6e année et commence à l’âge de six ans. La journée de classe dure cinq heures, et l’année scolaire dure 200 jours.

Le programme comprend l’arabe, les mathématiques, l’instruction religieuse, des éléments d’éducation de science et de santé, l’éducation sociale et nationale, l’art, la musique et l’éducation physique. Dans certaines zones rurales, les écoles primaires fournissent 4h/semaine d’éducation rurale pour les 4e, 5e et 6e années.

La plupart des école primaires sont dirigées par le gouvernement. Moins de 3% sont privées et 2% sont dirigées par l’UNRWA. Tant le secteur privé que l’UNRWA suivent le programme mis au point par le ministère de l’Éducation.

Le taux d’inscription est d’environ 95%. Mais dans les zones rurales isolées, il est souvent bien en-dessous de la moyenne nationale, Par exemple, dans les villages de la province de Dayr az-Zawar, seulement 8% des filles fréquentent l’école primaire. La comparaison est défavorable même avec Damas, où seulement 49% des filles ont terminé les 6 années de l’école primaire (13).

Un effort remarquable pour assurer et maintenir la pleine inscription au niveau primaire s’est clairement manifesté dans l’augmentation substantielle du nombre d’instituteurs, de 101.325 en 1990 à 122.249 en 1999.

Un effort pour améliorer la formation des instituteurs a aussi été proposé. Jusque maintenant, les instituteurs primaires étaient formés dans des instituts spécialisés pendant deux ans, après le niveau secondaire. Dans le futur, ils seront formés pendant une période de quatre ans dans des facultés d’éducation récemment établies.


Éducation secondaire inférieure (12 à 14 ans)

Le niveau secondaire inférieur, appelé aussi niveau intermédiaire ou préparatoire, dure 3 ans, de la 7e à la 9e année. Il est gratuit mais pas obligatoire.

Dans le passé, il y avait un examen d’entrée pour la 7e année, mais il a été aboli en 1970. Aujourd’hui, tous les élèves qui ont terminé le primaire peuvent entrer automatiquement dans le niveau préparatoire. En fait, 75% des diplômés du primaire rejoignent le niveau intermédiaire (14). Le programme comprend toutes les matières enseignées au niveau primaire plus l’anglais, le français et « l’éducation féminine ». À la fin de la 9e année, il y a un examen pour le diplôme du niveau intermédiaire.

Dans les années 90, il y avait plus ou moins 2000 écoles intermédiaires, la plupart dirigées par le gouvernement. Moins de 4% étaient privées et 2% appartenaient à l’UNRWA. Ici aussi, tant le secteur privé que l’UNRWA utilisent le programme mis au point par le ministère de l’Éducation.

Dans les années 90, le taux d’inscription pour la 7e année était proche de 80%. L’inscription au niveau intermédiaire totalisait 631.000 élèves (15). Il n’y a pas de statistiques pour les années suivantes. Mais on peut déduire de statistiques montrant une diminution substantielle de l’inscription totale pour les deux niveaux secondaires (de 48% en 1990 à 42% en 1996) qu’il y eut sans doute aussi une diminution substantielle de l’inscription au niveau secondaire inférieur (16).

Selon un document officiel syrien publié en mars 2000, « aucun changement majeur n’a été enregistré à ce niveau, contrairement à l’éducation primaire qui a connu des transformations cruciales » (17). Le seul changement notable a été la mise à jour des méthodes d’enseignement et des manuels pour l’étude de l’anglais et du français.


Niveau secondaire supérieur

Le niveau secondaire supérieur dure aussi 3 ans, de la 10e à la 12e année. Il est gratuit. L’admission est sélective et basée sur l’examen du diplôme intermédiaire à la fin de la 9e année.

Il y a deux types d’enseignement secondaire supérieur : le « général » et le « technique/vocationnel ». Les élèves de 15 ans peuvent choisir entre les écoles générales ou techniques, mais les enfants plus âgés doivent entrer dans les écoles techniques.

Dans les années 80, l’école « générale » était la plus populaire et comptait 78% de l’inscription secondaire totale (18). Un glissement notable semble s’être produit dans les années 90 (1998-1999) puisque 70% des diplômés du niveau intermédiaire ont préféré l’éducation technique et vocationnelle (19).

Les écoles secondaires techniques et vocationnelles comprennent les orientations industrielle (51%), commerciale (22%), agricole (7%) de même que la spécialisation féminine d’économie domestique et infirmerie (20%) en 1989-1990. Deux tiers des cours étaient orientés vers la formation scientifique et pratique. À la fin du cursus les élèves reçoivent le « baccalauréat technique » ; les possibilités de continuer les études pour les détenteurs du baccalauréat technique sont limitées (20).

Dans les écoles secondaires générales, la première année est une année d’introduction. Les deux dernières années sont divisées en branches littéraire et scientifique. Environ trois quarts des élèves choisissent la branche scientifique (21). À la fin du cursus, les élèves reçoivent le diplôme secondaire (baccalauréat) qui est la seule qualification qui donne accès automatiquement aux universités et autres institutions d’éducation supérieure.

Dans les années 90, la matière « éducation démographique » fut introduit dans les écoles secondaires.

Environ 90% des écoles secondaires générales sont financées par le gouvernement et 10% sont privées.


Réforme des programmes et des manuels

Le ministère de l’Éducation définit seulement des orientations politiques, met en œuvre les principaux programmes, alloue les ressources parmi les principaux secteurs et gouvernorats (régions) ; il élabore aussi les programmes scolaires et les manuels.

Le programme, qui est uniforme et national, est développé par le département du Programme et de la recherche au ministère de l’Éducation. Ce département est chargé de développer les cours, le matériel et les méthodes d’enseignement, et est responsable de l’évaluation du matériel d’enseignement à tous les niveaux pré-universitaires.

En outre, via son département « Établissement pour les livres scolaires », le ministère de l’Éducation est aussi responsable de l’impression des manuels et de leur distribution dans toutes les écoles. Les manuels ne sont gratuits que dans le primaire.

À la fin des années 80, il y eut des premières tentatives de réforme des programmes des écoles primaires et secondaires et des instituts de formation des instituteurs, dans le but d’introduire des aspects pratiques liés au travail productif, à la nutrition, à l’environnement, à la démographie.

Aujourd’hui, les efforts pour réformer le programme, qu était «traditionnel et théorique, mettant l’accent sur les humanités et les données factuelles» (22), s’orientent vers l’introduction de concepts, d’attitudes, de compétences et de valeurs scientifiques et innovateurs. Le ministère de l’Éducation a confié la responsabilité d’établir et de superviser les procédures du changement des programmes et de la rédaction de nouveaux manuels à un Comité suprême dirigé par le Ministre de l’Éducation. Ce comité se compose de plusieurs assistants du Ministre, directeurs de l’administration centrale, instructeurs, membres du Parlement et professeurs d’université (23).

L’établissement du nouveau programme pour chaque cours a été confié à des comités étendus et spécialisés, formés par « des travailleurs du terrain, des professeurs et chercheurs d’université ». Les nouveaux programmes sont présentés à des sous-comités provinciaux pour y être commentés avant de recevoir l’approbation finale du Comité suprême.

La rédaction des manuels a été confiée à d’autres comités, composés « d’instituteurs de terrain, d’instructeurs, de professeurs d’université et de coordinateurs », commençant par les manuels du niveau primaire. En outre, le Comité suprême a décidé que tout nouveau manuel serait essayé avant d’être adopté. Le processus actuel de production des nouveaux manuels suivait le calendrier suivant :

1996/1997 : adoption des livres expérimentaux de 1ère année.
1997/1998 : diffusion des livres de 1ère année et test des livres de 2e année sur le même modèle (24).
1998/1999 : finalisation des livres de 1ère année, diffusion des livres de 2e année et expérimentation des livres de 3e année.
Fin 1999, ces comités avaient finalisé des livres expérimentaux pour la 4e année.


Tableau 1 : Système d’éducation syrien par niveau, pour l’année 1996-1997


Tableau 2 : Part du public, du privé et de l’UNRWA dans l’éducation par niveaux


Tableau 3 : Fréquentation dans l’éducation primaire et secondaire, 1980-1996

==============================

Notes



(1) 17,213,871 (estimation de juillet 1999) CIA World Factbook 1999
(2) SESRTCIC [Statistical, Economic and Social Research and Training Center for Islamic Countries] http//www.serstcic.org.
(3) The National Report of the Syrian Arab Republic on "Education for All" Year 2000 Evaluation, Part I, page 10 of 24, cf. EFA FORUM (Education for All, UNESCO) efa@unesco.org
(4) Selon la CIA- The World Factbook- Syria, en 1998, le PNB par tête était de $2,500, c’est-à-dire un PNB national de plus de $ 42, 500, 000.00, tandis que les dépenses du Gouvernement étaient estimées à $ 4,200,000,00.
(5) The International Encyclopedia of Education Vol. 10, Second edition, Pergamon, p5892
(6) The National Report of the Syrian Republic on...., op. cit, Part I, page 9 of 24. "similaires" désigne les Palestiniens, dont l’éducation est en fait prise en charge par l’UNRWA.
(7) The International Encyclopedia of Education, on... op. cit, p5889.
(8) The National Report of the Syrian Republic ... op. cit, Part II, p3 of 6. Les raisons suivantes sont mentionnées: school outcrops, élèves inscrits dans des écoles étrangères, élèves handicapés inscrits au Ministère des Affaires sociales et du travail) morts non enregistrées, vu que le denrier recensement remonte à 1994.
(9) The National Report of the Syrian Republic ... op. cit, Part II, p5 of 6.
(10) The International Encyclopedia of Education, ...op. cit, p5891
(11) The National Report of the Syrian Republic on..., op. cit , Part II, page1 of 6.
(12) The National Report of the Syrian Republic on...., op. cit, Part I, page 9 of 24.
(13) frd/cstdy: @field(DOCID+sy0054).
(14) The National Report of the Syrian Republic on...., op. cit, Part I, page 18 of 24.
(15) The International Encyclopaedia of Education, op cit.p 5889
(16) SESRTCIC [Statistical, Economic and Social Research and Training Center for Islamic Countries] http//www.serstcic.org. , page 1 of 2. (en termes de % de la population du groupe d’âge)
(17) The National Report of the Syrian Republic on..., op. cit, Part I, page 17 of 24.
(18) The International Encyclopedia of Education, op. cit, p5890
(19) The National Report of the Syrian Republic on..., op. cit, Part I, page 18 of 24.
(20) The International Encyclopedia of Education, op. cit, p 5890.
(21) Ibidem
(22) The International Encyclopedia of Education, op. cit, p 5893.
(23) The National Report of the Syrian Republic on..., op. cit, page 12 of 24.
(24) The National Report of the Syrian Republic on..., op. cit, page 13 of 24. Les échantillons expérimentaux pour les manuels d’arabe, de mathématiques et de science furent choisis parmi six provinces, et appliqués à 6.000 élèves.


Liste des sources

Tous les livres examinés dans cette étude ont été publiés par la Fondation générale pour le matériel imprimé et les manuels, sous la supervision du ministère de l’Éducation de la République arabe syrienne. Les titres des deux organismes apparaissent sur chaque livre. Cinquante-huit des soixante-huit livres ont été imprimés à l’Imprimerie Ba’ath. Suit la liste complète des manuels examinés dans cette étude, organisés par sujets et années. L’année de publication et le nombre de pages de chaque manuel sont donnés également.

Lectures

Lecture, 1ère année, 1ère partie, 99/00, 160
Lecture, 1ère année, 2e partie, 98/99, 143
Lecture, 2e année, 1ère partie, 96/97, 112
Lecture, 2e année, 2e partie, 96/97, 128
Lecture, 3e année, 1ère partie, 99/00, 184
Lecture, 3e année, 2e partie, 96/97, 143
Lecture, 4e année, 1ère partie, 99/00, 144
Lecture, 4e année, 2e partie, 98/99, 160
Lecture, 5e année, 1ère partie, 98/99, 128
Lecture, 5e année, 2e partie, 96/97, 128
Lecture, 6e année, 1ère partie, 98/99, 159
Lecture, 6e année, 2e partie, 97/98, 127
Lecture, 10e année, 95/96, 76
Lecture, 11e année, 96/97, 99
Lecture, 12e année (scientifique & Humanités), 96/97, 152

Lecture et Littérature

Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 1ère partie, 98/99, 94
Conversation, lecture, expression et déclamation, 2e année, 2e partie, 98/99, 94
Histoires brèves, 5e année, 98/99, 80
Histoires choisies, 6e année, 98/99, 143
Lecture et textes littéraires, 7e année, 99/00, 232
Lecture et textes littéraires, 8e année, 99/00, 207
Lecture et textes littéraires, 9e année, 99/00, 232
Littérature et textes, 10e année, 99/00, 295
Littérature et textes, 11e année (Scientifique), 96/97, 272
Littérature et textes, 11e année (Humanités), 93/94, 324
Littérature arabe moderne (Humanités), 12e année, 99/00, 278

FIN