Debriefing.org
Google
Administration
Accueil
Tous les articles
Imprimer
Envoyer
S’inscrire
Nous contacter

Informations, documents, analysesDebriefing.org
Israël (Société - mentalités)

Shoshana Damari s’est éteinte, Jean-Marie Allafort
19/02/2006

17/02/06
 
Sur le site de "Un écho d’Israël".
 
 
La plus célèbre chanteuse de l’Etat d’Israël, Shoshana Damari, s’est éteinte, ce mardi 14 février, à l’hôpital Ikhilov, à Tel Aviv. Il y a quelques jours, elle avait été hospitalisée suite à une pneumonie, et les médecins avaient qualifié son état de santé de très grave. L’étoile de la chanson israélienne, qui était devenue, au fil des années, une figure mythique, était âgée de 83 ans.
 
Shoshana Damari est née dans la ville de Damar, au Yémen, en 1923. Elle a deux ans quand ses parents émigrent en Israël. Dotée d’une voix exceptionnelle, elle enregistre, à l’âge de 10 ans, ses premières chansons, qui sont alors diffusées sur la radio Kol Yerushalaïm (la voix de Jérusalem). A 20 ans, elle entame une carrière au théâtre satirique "Li La Lou". Trois ans avant la création de l’Etat d’Israël, elle connut un énorme succès en interprétant la chanson "Kalaniot" (anémones), composée par Natan Alterman, et devint la chanteuse la plus populaire du pays. Shoshana Damari enregistra de nombreux succès, comme "il faut sonner deux fois". Durant les guerres qu’a connues Israël, la chanteuse yéménite se rendait au front pour soutenir le moral des soldats. Après 1948, Shoshana Damari et Yafa Yarkoni sont appelées « les chanteuses des combattants ».
 
En 1955, elle se lance dans le cinéma. En 1956, elle joue dans "Sans patrie", le premier film en couleurs, qui raconte l’histoire de l’émigration de la famille Damari du Yémen en Israël. Un an plus tard, comme chanteuse et actrice, elle est la star du spectacle "Shlomit", premier opéra israélien. Elle continuera sa brillante carrière avec des pauses plus ou moins longues. En 1987, elle revient sur le devant de la scène avec un nouvel album. Elle enregistre le duo "Chanter avec toi", avec Boaz Sharabi. En 1988, elle reçoit le prix d’Israël pour son œuvre exceptionnelle.
 
Shoshana Damari s’est mariée, à l’âge de 16 ans, avec Shlomo Boussami, et ils ont eu une fille. Son mari l’a accompagnée durant toute sa carrière et a été son producteur fidèle jusqu’à son dernier souffle. Il est mort il y a 20 ans. En souvenir de son époux, Shoshana a interprété "Ici encore", chanson écrite spécialement pour elle par Ehud Manor.
 
Le Président de l’Etat, Moshe Katsav, a publié un communiqué conjoint avec la Knesset saluant la mémoire de Shoshana Damari :
 
« Nous rendons hommage à une chanteuse qui a accompagné, de sa voix fabuleuse, la renaissance du peuple juif sur sa terre. Shoshana Damari a unifié toute la population israélienne par ses chansons, en nous donnant à tous de l’optimisme et de l’espoir. Nous n’oublierons jamais sa voix. »

Le Premier ministre par intérim, Ehud Olmert, a, pour sa part, déclaré :
 
« Elle a été un exemple d’amour de l’homme, de la terre d’Israël et de la langue hébraïque. Tous ceux qui l’ont vue se souviendront à jamais de sa capacité à émouvoir et à réjouir. »
 
La Knesset, lors de sa prochaine session extraordinaire le 22 février prochain rendra hommage à la chanteuse disparue.
 
Shoshana Damari a été inhumée, vendredi 17 février, dans le vieux cimetière de Trumpeldor aux côtés de Bialik et d’Ephraïm Kishon. La dépouille mortelle de la chanteuse a été exposée au théâtre Kameri, puis, vers midi, s’est déroulée la cérémonie funéraire, en présence du président de l’Etat, Moshe Katsav, et de nombreux artistes et personnalités, dont Shimon Pérès.
 
Jean-Marie Allafort
 
© Un écho d’Israël
 
Mis en ligne le 17 février 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org