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Antisionisme chrétien

Déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville
20/10/2006

Dans le feu de l’intervention d’Israël au Liban, la déclaration qui suit est passée quasiment inaperçue. Je crois utile d’y revenir aujourd’hui. En effet, malgré les apparences et l’origine de ce document, il ne s’agit pas d’une démarche religieuse. Tant le contenu que l’esprit de cette déclaration indique bien qu’il s’agit d’un document politique. En tout état de cause, il donne une idée de l’âpreté de la contestation latente – qui finira par éclater un jour – à propos de Jérusalem. (Menahem Macina).

Jérusalem, 29 Septembre 2006

 

[Texte repris du site "Un écho d’Israël".]

 

Une fois encore, nous avons connu une nouvelle période de violence mortelle dans la guerre au sud-Liban. Et, jusqu’à aujourd’hui, nous ne cessons d’être affrontés à la mort et à la démolition à Gaza, et à plus d’insécurité dans la société israélienne. C’est pourquoi nous disons qu’il est grand temps de commencer un effort sérieux, par toutes les parties, pour une paix totale, juste et définitive. De plus, nous croyons que la paix doit commencer dans la cité sainte de Jérusalem.

 

C’est pourquoi nous présentons la déclaration suivante, espérant qu’elle apportera une modeste contribution à la naissance de la paix dans notre terre.

 

En 1994, nous, Patriarches et Chefs des Eglises chrétiennes locales à Jérusalem, avons publié un mémorandum sur la « Signification de Jérusalem pour les Chrétiens », qui insistait sur le caractère chrétien de Jérusalem et sur l’importance de la présence chrétienne en elle. Le mémorandum parlait aussi du statut politique spécial qui doit s’accorder avec sa nature de Ville sainte. Depuis ce temps-là, nous avons vu une tendance croissante, chez les autorités politiques, à décider du sort de la ville et à définir son statut de façon unilatérale. L’accès de nos fidèles à Jérusalem, de même que celui du personnel religieux, reste toujours difficile. Avec la construction du mur, une grande partie de nos fidèles de Jérusalem se trouve exclue de la Ville sainte, et, selon les plans publiés par la presse locale, un nombre plus grand encore en sera exclu dans l’avenir. Entourée de murs, Jérusalem n’est plus le centre et le cœur de la vie comme elle devrait l’être.

 

Nous voyons qu’il est de notre devoir d’attirer l’attention des Autorités locales, comme de la communauté internationale et des Eglises du monde, sur cette situation très grave, et d’appeler à un effort concerté afin de chercher à trouver une vision commune pour le statut de la Ville sainte, basée sur les résolutions internationales et prenant en considération les droits des deux peuples et des trois religions en elle.

 

Dans cette cité, dans laquelle Dieu voulut parler à l’humanité et réconcilier les peuples avec lui-même et entre eux, nous élevons notre voix pour dire que les chemins suivis jusqu’à maintenant n’ont pas porté la paix à la ville et n’ont pas ramené la vie normale à ses habitants. C’est pourquoi, ils doivent être changés. Les chefs politiques doivent arriver à une nouvelle vision et trouver de nouveaux moyens d’action.

 

Dans le plan même de Dieu, trois religions et deux peuples furent amenés à vivre ensemble dans cette ville. Nous estimons qu’ils doivent continuer à vivre ensemble dans l’harmonie, le respect, la coopération et l’acceptation mutuelle.

 

 

1. Jérusalem, ville sainte et ville de la vie quotidienne pour deux peuples et trois religions

Jérusalem, patrimoine de l’humanité et ville sainte, est aussi la ville de la vie quotidienne pour ses habitants, Palestiniens et Israéliens, Juifs, Chrétiens et Musulmans, et pour tous ceux qui sont liés à eux par des liens de parenté et pour qui elle est le lieu de la prière, de l’école, de l’hôpital, ou du gagne-pain de chaque jour. Non seulement les souvenirs historiques et les lieux saints de pèlerinage, mais aussi les communautés vivantes des croyants, juifs, chrétiens et musulmans, rendent la ville de Jérusalem chère et unique pour chacune des trois grandes religions monothéistes. Lieux saints et communautés humaines vivantes sont inséparables.

 

De plus, le caractère sacré de la Ville sainte et les besoins de ses habitants y ont attiré et y attirent, aujourd’hui encore, de nombreuses institutions religieuses. Celles-ci furent reconnues et acquirent, des gouvernements successifs au long des siècles, des droits qui leur permirent de s’acquitter de leurs obligations à l’égard de la Ville sainte et de ses habitants. En conséquence, les droits fondamentaux des personnes et des communautés doivent y être respectés : pour les personnes, les droits fondamentaux qui leur permettent d’exercer leurs devoirs religieux, politiques et sociaux, et de répondre à leurs besoins éducatifs, culturels et médicaux ; et pour les communautés, le droit de posséder, de gérer librement les oeuvres nécessaires à leur ministère et à leur développement humain intégral - églises, monastères, écoles, hôpitaux, œuvres sociales, instituts pour études théologiques et bibliques, services d’accueil des pèlerins, etc. Cela inclut aussi le droit d’importer le personnel et de disposer des moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de ces institutions.

 

 

2. Exigences pour une solution juste et durable à la question de Jérusalem

 

L’avenir de la ville doit se décider d’un commun accord, par la collaboration et la consultation, et ne doit pas être imposé par la puissance ou la force. Les décisions unilatérales, ou une solution imposée, continueront à mettre en danger la paix et la sécurité.

 

Diverses solutions sont possibles. La ville de Jérusalem pourrait rester unifiée, avec une souveraineté partagée, exercée à égalité par les Israéliens et les Palestiniens. Elle pourrait être aussi divisée, si tel était le désir de ses deux peuples, avec deux souverainetés distinctes, afin d’arriver à une véritable unité des cœurs dans les deux parties de la ville. Le mur qui a déchiré la ville en plus d’un point et qui a exclu un grand nombre de ses habitants devrait faire place à une éducation à la confiance et à l’acceptation mutuelle.

 

Face à l’incapacité des parties impliquées à trouver, jusqu’à aujourd’hui, une solution juste et durable, l’aide de la communauté internationale est nécessaire. Dans l’avenir aussi, cette aide devrait continuer sous la forme de garanties qui assurent la stabilité des accords auxquels les deux parties seront arrivées.

 

Nous recommandons de créer aussitôt que possible un comité ad hoc afin de réfléchir sur l’avenir de la vielle. A ce comité les Églises locales doivent pouvoir participer.

 

 

3. Statut spécial - Ville ouverte

 

Jérusalem, Ville sainte, patrimoine de l’humanité, et ville de deux peuples et de trois religions, a un caractère unique qui la distingue de toutes les villes du monde et qui dépasse toute souveraineté politique locale. « Jérusalem est trop précieuse pour dépendre exclusivement d’autorités politiques nationales ou municipales » (cf. Mémorandum de 1994). Ses deux peuples sont les gardiens de sa sainteté et portent la double responsabilité d’y organiser leur vie et d’y accueillir tous les « pèlerins » du monde. La collaboration internationale requise n’est pas supposée remplacer le rôle et la souveraineté de ses deux peuples. Elle est plutôt requise afin d’aider ses deux peuples à arriver à la définition et à la stabilité du statut spécial de la ville. C’est pourquoi, au plan concret, politique, économique et social, ses deux peuples doivent donner à Jérusalem un statut spécial qui corresponde à son double caractère, d’un côté, de ville sainte et universelle et, de l’autre, de ville ordinaire et locale où se déroule leur vie quotidienne. Une fois ce statut trouvé et défini, la communauté internationale est appelée à le confirmer par des garanties internationales qui assureront la paix stable et le respect pour tous.

 

Les composantes de ce statut spécial sont les suivantes :

 

a. Le droit humain de liberté de culte et de conscience pour tous, individus et communautés religieuses (cf. Mémorandum de 1994.)
b. L’égalité de tous ses habitants devant les lois, en conformité avec les résolutions internationales.
c. Le libre accès à Jérusalem pour tous, citoyens, résidents ou pèlerins, en tout temps, de guerre ou de paix. C’est pourquoi Jérusalem doit être une ville ouverte.
d. « Les droits de propriété, de garde et de culte que les différentes Églises ont acquis au long de l’histoire doivent continuer à être détenus par les mêmes communautés. Ces droits, déjà protégés par le Statu Quo des Lieux Saints selon les ‘firmans’ et les autres documents historiques, doivent continuer à être reconnus et respectés » (cf. Mémorandum de 1994).
e. Quelle que soit la solution envisagée, les divers Lieux Saints chrétiens de la ville, partout où ils sont, doivent rester géographiquement unis entre eux.

 

 

Conclusion

 

Pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, Jérusalem est un haut lieu de la Révélation et de la rencontre de Dieu avec les hommes. C’est pourquoi, nous ne pouvons rester indifférents à son sort et nous ne pouvons garder le silence face à ses souffrances présentes : « Pour la cause de Jérusalem, je ne me tiendrai pas tranquille, jusqu’à ce que ressorte, comme une clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle » (Is 62, 1).

 

Nous lançons un appel solennel à la collaboration à tous les chefs religieux dans cette Terre Sainte, afin d’arriver à une vision commune de la ville qui puisse unifier les cœurs de tous les croyants. Nous appelons nos autorités politiques à rechercher, de commun accord et en collaboration avec les autorités religieuses, une solution qui réponde au caractère sacré de la ville.

 

Nous espérons que notre appel puisse être entendu et que les chefs politiques puissent respecter la nature de cette Ville sainte et se montrer capables de parvenir enfin à un accord définitif, qui fasse vraiment de Jérusalem le signe de la présence de Dieu et de sa paix parmi tous les peuples.

 

+ Patriarche Theophilos III, Patriarcat Grec Orthodoxe.
+ Patriarche Michel Sabbah, Patriarcat Latin
+ Patriarche Torkom II, Patriarcat Arménien Apostolique Orthodoxe
P. Pier Battista Pizzaballa, ofm, Custode de Terre Sainte
+ Anba Abraham, Patriarcat Copte Orthodoxe
+ Swerios Malki Mourad, Patriarcat Syrien Orthodoxe
+ Abune Grima, Patriarcat Ethiopien Orthodoxe
+ Paul Nabil Sayah, Exarchat Patriarcal Maronite
+ Riah Abu Al-Assal, Eglise Episcopalienne à Jérusalem et au Moyen Orient
+ Mounib Younan, Eglise Luthérienne Evangélique en Jordanie et en Terre Sainte
+ Pierre Malki, Exarchat Patriarcal Syrien Catholique
+ George Bakar, Exarchat Patriarcal Grec Melkite Catholique
P. Raphael Minassian, Exarchat Patriarcal Arménien Catholique.

 

Traduction du texte en français par le patriarcat latin de Jérusalem

 


 

Réactions à cet article sur le site de « Un écho d’Israël » 

 

  • > Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte

18 octobre 2006, par Jean Bertolini

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce document truffé de formules ambiguës. On nous parle de « trois religions et deux peuples » - une de ces formules-slogans que tout le monde répète sans y réfléchir, comme « les trois monothéismes », « l’esplanade des mosquées » ou « les trois religions du livre ». On y apprend que, « dans le plan même de Dieu, trois religions et deux peuples furent amenés à vivre ensemble dans cette ville » (heureux ceux qui ont le plan de Dieu dans leur poche comme celui du métro !), que Jérusalem est un haut lieu de la Révélation pour les musulmans (c’est nouveau), que « ses deux peuples sont les gardiens de sa sainteté » (pourquoi pas ses « trois religions » ?).

Les hiérarques ne peuvent « garder le silence face à ses souffrances présentes ». Il est trop facile de dire : « Que les Israéliens deviennent gentils et les Palestiniens le seront aussi. » Ont-ils pensé que s’il n’y avait pas eu autant de corps déchiquetés par les attentats-suicide, Jérusalem ne serait pas aujourd’hui déchirée par un mur ? Ils se disent soucieux de la paix et de la sécurité. Quelles solutions concrètes proposent-ils pour y parvenir ? Les casques bleus ? Soyons sérieux ! Il faudrait, paraît-il, placer Jérusalem sous contrôle international parce qu’il y vient du monde de partout ? À ce compte-là, il faudrait en faire autant pour beaucoup de lieux de la planète. Faut-il placer le Louvre sous contrôle international parce qu’on y vient d’Amérique et du Japon pour admirer la Joconde ? Internationaliser Lourdes ? Placer le mont Saint-Michel sous la surveillance de l’ONU ? Et que dire de la place Saint-Pierre, où la sécurité des foules cosmopolites est confiée à la seule responsabilité des carabiniers italiens ?

Personne ne niera que la situation de Jérusalem pose de graves questions, auxquelles on ne peut pas répondre à la légère, ni qu’Israël porte une responsabilité particulière, qui est un corollaire nécessaire de sa revendication de souveraineté. Mais pour aller au fond des choses, on se demande (ou plutôt, on ne se demande pas) si les auteurs de ce texte peuvent comprendre que la vocation universelle de Jérusalem ne contredit pas la permanence du lien entre la ville de David et le peuple juif encore vivant. Jérusalem peut-elle avoir, aujourd’hui, une signification universelle sans que son lien au peuple d’Israël se réduise à l’archéologie ? C’est en fait toute une conception de l’histoire du salut qui est en jeu, et qui renvoie à la question, perpétuellement censurée dans ce genre de documents : la vocation d’Israël appartient-elle au passé ou au présent ?

 

 

  • > Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte

12 octobre 2006

 

C’est drôle, cette déclaration faites par des personnalités ecclésiastiques, c’est peut être savant, moi je ne suis pas savante, aussi j’aimerais que ces personnes savantes m’expliquent pourquoi, partout, les chrétiens dans les pays de la troisième religion ne peuvent exister, construire d’église, même porter une petite croix, etc.... d. « Les droits de propriété, de garde et de culte que les différentes Eglises ont acquis à travers l’histoire doivent continuer, etc., etc ». Bien, et les Juifs ? Leur propriété est antérieure, et surtout leur droit de vivre comme ils veulent sur la terre de leurs ancêtres et de faire un mur pour se protéger, car ce texte me fait penser que les chrétiens, une fois de plus, ont les oreilles bouchées, la mémoire courte,ne pensent pas à leur prochain mais qu’ils n’oublient pas leur propriété. Le Juif est un bouc émissaire pour leur immense peur. Le MUR LE PLUS HIDEUX EST AUTOUR DU COEUR DES CHRETIENS.

Que les religieux évangélisent et laissent la défense aux civils. J’ai quelques fois honte d’être chrétienne.

 

  • > Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte

 

13 octobre 2006, par kohl, amitié judéo chrétienne de Nice

 

L’argument de l’antériorité ne tient pas, car, à ce titre, Jérusalem appartient aux polythéistes, ou aux adorateurs de BAAL. La déclaration des chefs des Eglises chrétiennes a le grand mérite de proposer des pistes de réflexion, ainsi que des solutions concrètes. Cette déclaration est basée sur l’idée que la connaissance de l’autre (compréhension) peut seule être un chemin vers la paix. C’est d’ailleurs la même démarche qu’effectuent les autorités israéliennes en matière d’éducation (voir l’article du lien : Nouveauté dans les lycées israéliens http://un-echo-israel.net/article.php3 ?id_article=3360 ) ; c’est un début, et je veux croire que l’ouverture vers l’islam suivra.

Salaam, chalom, paix et fraternité

 

  • > Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte

17 octobre 2006, par Nicolas Baguelin

 

Que je sache, aucun ecclésiastique ne parlait du statut international de Jérusalem lorsque la Vieille ville était sous souveraineté jordanienne ! Alors que, pourtant, l’accès aux lieux saints était pour le moins aussi compliqué que de franchir le mur actuel pour aller à Bethléem ! Bref, c’est bien beau de parler de statut international et de belles paroles de dialogue, mais pour moi il est clair qu’il s’agit d’une manoeuvre de plus pour tenter de soustraire Jérusalem à la souveraineté de l’Etat d’Israël.

Quant à la réaction de l’autre visiteur sur les baals, je crois qu’il y a erreur : Jérusalem s’est réellement développée à partir de David, qui en a fait sa capitale. Il y a donc un lien historique clair entre l’établissement d’un royaume israélite temporel et cette ville qui en est la capitale. Quant aux chrétiens, Jérusalem est, certes, la ville de la passion et de la résurrection de Jésus, mais depuis que nous "adorons le Père en Esprit et en Vérité" et non plus "sur cette montagne", comme Jésus le précise à la Samaritaine, il n’est pas question d’en faire la capitale d’un quelconque Etat chrétien (comme au temps des croisades). La prétention à une souveraineté chrétienne sur Jérusalem est ridicule. Seul l’accès aux lieux saints importe réellement pour notre foi. Il en est de même pour les musulmans, puisque, dans leur Coran, aucun verset ne mentionne nommément la capitale des Juifs. Seule une interprétation sur "al-Aqsa", le lieu le plus éloigné, qui a fait construire aux Ommeyades la mosquée du même nom à Jérusalem, permet la "récupération" de ce lieu par l’Islam. On ne peut refuser aux musulmans le droit de venir prier sur l’esplanade de leur superbe Dôme de la Roche (on aimerait bien pouvoir la visiter également, au passage), et donc comme les chrétiens, c’est d’un accès aux lieux saints dont il est question, pas de souveraineté.

D’ailleurs, si les chrétiens ont, un temps, fait de Jérusalem la capitale du royaume croisé, aucun royaume ni Etat musulman n’a jamais fait de Jérusalem sa capitale, y compris le dernier en date : la Jordanie.

Je ne doute pas qu’il y ait des problèmes à régler avec les Israéliens sur les questions d’accès aux lieux saints, mais ce qui est sûr, c’est que la production de textes tel que celui-ci sur l’internationalisation de Jérusalem ne peut être comprise, de leur point de vue, que comme une atteinte à leur souveraineté légitime, à leur identité profonde. Crispation qui risque de compliquer les problèmes.

Alors, soyons corrects avec notre foi et celle des Juifs et reconnaissons Jérusalem comme capitale de l’Etat juif, et tout sera plus clair pour un vrai dialogue.

 

  • > Document : déclaration des patriarches et chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem sur le statut de la Ville Sainte

13 octobre 2006

 

Il me semble que l’on parle de la Terre Sainte et de 3 religions après Abraham. Les polythéistes, les idolâtres (y compris Abram) ne sont ils pas devenus monothéistes ? Et… l’antériorité judaïque n’est pas valable, pourquoi "les biens acquis au cours de l’histoire" des non-juifs, devraient être pris en considération. Après tout qui se soucie aujourd’hui de St. Sophie. Inch Allah ! J’espérais qu’une "personne savante" m’expliquerait le principe du sens unique, en effet, il me semble que ce qui est bien pour les uns ne l’est pas pour les autres. Finalement, pour moi, je constate que " l’anti-juif " [antijudaïsme ?] de mon enfance est plus vivace que jamais, et malheureusement, l’apprenti-sorcier qui s’est mis en route. Personne ne semble en prendre la mesure et le devoir d’agir, dès maintenant. La peur d’oser dire ce que l’on en pense ne fait que l’aggraver, et surtout l’ignorance, les insinuations (irréfléchies ?). Pourquoi l’Eglise ne ferait-elle pas une semaine de prière pour le peuple du Christ ?

 

 

Mis en ligne le 20 octobre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org