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Éditorialistes
Menahem Macina

Pour accompagner les recommandations du CSA, M. Macina
25/12/2004

Mise à jour du 29 décembre 2004 : Modification du contenu des notes 2 et 3.

« Les trois jeunes gens qui, dans la nuit du 3 au 4 avril 2002, ont tenté d'incendier une synagogue à Montpellier, Morad, Djamel et Hakim… se sont défendus en avançant qu'ils avaient entendu parler d'une terrible nouvelle : "Les Israéliens brûlent des mosquées". Des gamins du coin assurent se souvenir d'avoir vu de telles images à la télévision. » (1)

Le CSA vient d'adresser à l'ensemble des services de télévision et de radio une recommandation très importante - et combien significative ! - relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France. On en lira le texte sur notre site, sous le titre "CSA: Vigilance dans la couverture des conflits internationaux". Il a paru utile de tenter de mettre en lumière à qui ou à quoi est dû ce changement de cap remarquable, de la part d'une institution qui faisait l'objet, depuis plus d'un an, de critiques sévères et souvent justifiées (2).

Un examen détaillé permet de mettre au jour les actions suivantes, listées ci-dessous dans l'ordre chronologique. Elles ne sont pas les seules, mais elles sont les plus représentatives et furent souvent les plus marquantes.

● Le 9 décembre 2003 (3), Le CRIF dénonce de nouveaux dérapages antisémites sur les ondes
(www.crif.org/index02.php?id=2079)
« Le CRIF proteste de la manière la plus solennelle contre les propos tenus par Dieudonné M'Bala et Tawfik Mathlouthi lors de l'émission "Francemed Politique", diffusée sur Radio Méditerranée le samedi 6 décembre 2003.
« Lors de cette émission, Dieudonné M'Bala et Tawfik Mathlouthi ont multiplié les dérapages antisémites, accusant notamment le judaïsme de s'opposer aux principes républicains de "liberté, égalité, fraternité" et les Juifs de se livrer à une "guerre" ainsi qu'à diverses "manipulations" au sein des médias.
« Durant plus d'une heure, les participants à l'émission ont alterné injures, diffamations et insinuations scandaleuses, tant à l'égard des Juifs que de la "société blanche judéo-chrétienne".
« Les propos tenus lors de cette émission confirment que, loin de chercher l'apaisement, Dieudonné persiste dans sa volonté de s'abriter derrière son métier « d'humoriste » pour attiser la haine raciale et se livrer notamment à des attaques contre la communauté juive.
« Le CRIF attire également l'attention du CSA sur la responsabilité de la station Radio Méditerranée, qui depuis plusieurs années, se livre régulièrement à des mises en cause violentes de la communauté juive.
« Le CRIF demande en conséquence au Conseil supérieur de l'audiovisuel de prendre enfin toutes les mesures dont il dispose et qui s'imposent, pour endiguer le flot montant de l'antisémitisme audiovisuel. »

● Le même jour (9 décembre 2003) (3), et en lien évident avec l'interpellation énergique du CRIF, le CSA adresse une sévère mise en garde à la direction du groupe France Télévisions :
« Le CSA considère, écrit son président, Dominique Baudis, que les propos de Dieudonné et son geste final, qui assimile l'Etat d'Israël au nazisme, sont inacceptables et ne peuvent être tolérés, même dans une émission humoristique. » ("Sévère mise en garde du CSA à France 3 sur l'affaire Dieudonné", AFP, 9 décembre 2003).

● Le 21 juillet 2004 : Action du CRIF pour empêcher la diffusion d'une série documentaire diffusée par la chaîne de télévision iranienne en langue arabe, Al-Alam,
(www.crif.org/index02.php?id=3362).
Au mois d'avril 2004, une série documentaire intitulée "A-Sameri wa-Saher" est présentée par la chaîne de télévision iranienne en langue arabe, Al-Alam. Cette émission est diffusée en France et dans pratiquement toute l'Europe par Eutelsat via son satellite Hotbird3.
Le documentaire est sous-titré en anglais. Plusieurs personnes -dont on ignore cependant le titre et la fonction- sont interviewées et s'expriment quelquefois en langue anglaise. Le commentaire est en langue arabe. Les personnes que l'on voit à l'écran parlent de l'influence des Juifs dans le cinéma et prétendent qu'Hollywood serait aux mains des Juifs. Grâce au cinéma ou à la télévision, les Juifs entreraient dans les foyers du monde entier pour pervertir les esprits, par le biais du sexe, de l'argent, du mensonge et/ou du féminisme. Et par ce biais, ils tenteraient ainsi de dominer le monde, tout cela profitant à Israël.
Le 11 mai 2004, le CRIF informe le Président du CSA du contenu de ce documentaire et lui adresse une copie de la série. Le ministre de la Culture et de la Communication est également joint et il est informé de la diffusion sur le territoire national d'une émission dont le contenu est exclusivement antisémite.
Le CSA procède au visionnage de la cassette et le 22 juin 2004, lors de son assemblée plénière, le CSA décide de saisir le procureur de la République, estimant que l'entité éditrice de la chaîne Al Alam est susceptible d'être pénalement sanctionnée sur le fondement des incriminations suivantes :
  • la diffusion de contenus susceptibles de constituer l'infraction d'incitation à la haine raciale, prévue et réprimée en application de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 ;

  • la diffusion de messages relevant de la contestation de crimes contre l'humanité, infraction prévue et réprimée aux termes de l'article 24 bis de la même loi.
Par ailleurs, la loi sur les communications électroniques et les services de communication audiovisuelle, dont la promulgation doit intervenir dans les prochains jours, permettra au CSA de demander au Conseil d'État qu'il ordonne à l'opérateur satellitaire de faire cesser sans délai, la diffusion de cette chaîne de télévision dont les programmes contreviennent à la prohibition de l'incitation à la haine ou à la violence pour des raisons d'appartenance à une religion ou une nationalité.
Marc Knobel

● 23 novembre 2004, déclaration du Président du CRIF Roger Cukierman, à propos de l'affaire Al-Manar :
www.crif.org/index02.php?id=3879
La décision du CSA de conventionner la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, équivaut à une autorisation officielle donnée par la France à la propagande antisémite.
Si le Comité interministériel de lutte contre l'antisémitisme a encore un sens, jamais sa convocation n'a été aussi urgente.
Nous aimerions connaître la position du président de la République sur la situation ainsi créée par le CSA.

● Le 29 novembre 2004, Roger Cukierman, président du CRIF, adresse la lettre suivante à Dominique Baudis, président du CSA :
(www.crif.org/index02.php?id=3925)
Monsieur le Président,

Je fais suite à votre courrier du 24 novembre dans lequel vous m'indiquiez notamment les obligations imposées par le CSA à la chaîne Al Manar.
Il n'a pas dû échapper au CSA que la chaîne Al Manar n'a pas tardé à violer les termes de la convention du 19 novembre 2004.
  1. En effet, dans la nuit le 23 novembre dernier, a été diffusée une doua', clip religieux, de sept minutes comportant une prière répétée en boucle dont les termes s'en prennent aux "associateurs" c'est à dire aux chrétiens, de la manière suivante :
    « Oh Oumma des musulmans, tiens bon, n'adore qu'un D.ieu Allah, il te donnera la victoire, c'est certain. Mène le djihad inlassablement et demande à D.ieu qu'il rende les ventres des mères stériles et qu'il assèche le sperme des pères afin que peu à peu les associateurs (c'est à dire les chrétiens, NDLR) et les mécréants disparaissent. »

  2. Le même jour, dans le cadre de l'émission «Sahafet al-Adou» (la presse de l'ennemi), commentant un article du journal israélien Haaretz faisant étant de l'augmentation des exportations israéliennes vers les pays arabes, il était indiqué :
    « L'ennemi traître et lâche exporte, avec sa marchandise, des maladies et des épidémies comme le Sida par exemple. »
Ce sont ainsi les dispositions de la convention qui ont été violées, par deux fois, par la chaîne Al-Manar et ce, quatre jours à peine après sa signature.
Vous avez vous-même indiqué que vous veilleriez au strict respect des termes de cette convention. […]
Je demande formellement au CSA de prendre immédiatement les sanctions qui s'imposent, c'est à dire le déconventionnement.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes meilleures salutations.

Roger Cukierman
Président

Cc : Présidence de la République, Monsieur Roch-Olivier Maistre
       Cabinet du Premier Ministre, Monsieur Michel Boyon

● À mettre également au compte du CRIF la pétition suivante, lancée en novembre 2004, qui a recueilli 22 000 signatures et a certainement pesé dans la décision de déconventionnement d'Al-Manar, prise par le CSA :
(www.crif.org/index02.php?id=3879)
« Les soussignés expriment leur indignation à l'annonce de la décision prise par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, le vendredi 19 novembre 2004, de conventionner la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar. Cette autorisation permet à Al-Manar, diffusée par satellite, d'émettre dans toute l'Europe.
« Cette chaîne s'est illustrée en diffusant des programmes racistes ou violemment antisémites, reprenant notamment les fantasmes moyenâgeux de crimes rituels.
« Les soussignés demandent aux pouvoirs publics de ne plus autoriser Al-Manar à diffuser sur le territoire français. »

● Enfin, toujours à propos d'Al-Manar, le Président du CRIF lui-même, Roger Cukierman, n'a pas hésité à exprimer dans le journal Le Monde du 1er décembre, une interpellation scandalisée, dont voici quelques extraits :
[Il s'adresse à la France]« Comment as-tu pu laisser le Conseil supérieur de l'audiovisuel accepter que Al-Manar devienne "media grata" en France et dans toute l'Europe ? Veux-tu pour nous, tes enfants, des télévisions de haine qui incitent à la violence et qui exaltent les kamikazes ? Veux-tu que les penseurs du Hezbollah éduquent nos enfants ?
« Pourquoi as-tu autorisé de telles horreurs alors que se réunit, chaque mois, un comité interministériel pour lutter contre l'antisémitisme ?
« Les membres du CSA ont-ils fait leur métier correctement ? Certainement oui, ils ont vu de quoi Al-Manar était capable…
« Les membres du CSA ont certainement dû céder aux pressions des pays qui parrainent le Hezbollah. Comment peux-tu accepter le principe même de telles pressions ? Pourquoi ne leur résistes-tu pas ? »

***

Un simple examen des faits montre, à l'évidence, que, même si d'autres organisations ont exprimé publiquement leur désaveu dans l'affaire du conventionnement d'Al-Manar (voir, en particulier, le Communiqué de l'UPJF), et si des associations, des groupes de pression et des sites, ont eux aussi, protesté à leur manière, c'est le CRIF qui se taille la part du lion dans la lutte contre les dérapages des médias audiovisuels.

Ce qui m'amène à la révision suivante - que personne n'est évidemment obligé de reprendre à son compte, même si je la rédige à la première personne du pluriel.

Depuis des années, nous sommes nombreux, humbles sites obscurs et sans gloire, à dénoncer plus ou moins bruyamment, plus ou moins adéquatement, le manque de réactivité, voire la passivité du CSA, face au traitement - souvent partisan et hostile à l'Etat d'Israël, du conflit proche-oriental par les médias audiovisuels, et nous avons souvent l'impression de prêcher dans le désert. Pire, certains d'entre nous ont fini par se considérer comme les dernières sentinelles de cette lutte inégale, ou à agir comme s'ils sont seuls en lice dans ce combat.

En réalité – pourquoi ne pas l'avouer ? - nos mini-batailles, nos pétitions, nos "J'accuse", nos "Lettre au président de la République", et autres manifestes météoritiques, bref, nos agitations plus ou moins débridées, parfois pathétiques, font désordre. Et outre que cela nous vaut parfois la risée, il n'est pas rare - même si peu d'entre nous en sommes conscients - que certaines de nos initiatives, plus ou moins volcaniques et mal contrôlées, causent de l'embarras aux dirigeants de grandes organisations juives, dont l'action, plus lente et surtout plus 'politique', est parfois perturbée par nos menées bruyantes.

Est-ce à dire qu'ait été inutile l'énorme élan d'énergie, issu de Juifs de la base, souvent en rupture avec les organisations– laïques ou religieuses –, certes, représentatives mais non forcément perçues par eux comme telles ? Je ne le crois pas.

Sur Internet depuis fin 1999 comme animateur de sites Web, j'ai assisté à la naissance, puis à la prolifération de nouveaux sites, que l'on peut qualifier de Juifs, défendant des valeurs juives et de plus en plus préoccupés par les violentes attaques politiques et médiatiques auxquelles est en butte l'Etat d'Israël. Et il m'apparaît que ce phénomène, souvent anarchique, voire sauvage, est comparable, toutes proportions gardées, au mouvement brownien.(4) Il semble obéir à des lois statistiques qui font que la somme des énergies individuelles qu'il exprime finit par induire des modifications significatives du comportement du groupe humain particulier, que sont les Juifs qui vivent dans les nations du monde. Il se pourrait même que cette mobilisation, aussi spontanée qu'anarchique, ait eu pour effet de dynamiser les organisations et les sites existants, voire généré entre eux une émulation bénéfique.

À la lumière de ce qui précède, il ne me paraît pas possible de nier que, même si la prise de conscience, que vient de faire le CSA, est la résultante de multiples facteurs, et que des petits sites, voire des individus,(5) ont sans doute joué un rôle dans ce résultat, la réussite du processus n'a été possible que grâce au rôle représentatif qu'ont joué certaines institutions juives – dont surtout le CRIF - et leurs dirigeants, qui font, à longueur d'année, un patient et efficace travail d'information et de sensibilisation des institutions dirigeantes et des instances politiques du pays.

Que ces considérations soient recevables ou non, le temps me paraît mûr pour une reconsidération de l'exercice anarchique d'initiatives locales et limitées, qui s'exercent souvent de manière turbulente et en contestation, implicite ou déclarée, avec les institutions juives, au lieu de coordonner leurs efforts avec ces dernières. Une synergie est possible sans qu'il soit nécessaire que les nombreux sites existants se sabordent ou deviennent des satellites de l'une ou l'autre nébuleuse institutionnelle. Il n'est même pas nécessaire de faire obédience à telle ou telle organisation représentative. Il suffit d'apporter sa pierre à l'édifice, de coaliser nos efforts au lieu de les disperser.

Chaque responsable de site fera comme il l'entend. Pour ma part, je m'efforcerai d'accompagner le changement de cap du CSA, et de suivre de près l'application des recommandations qu'il préconise. Je serai attentif aux initiatives des organisations-"locomotives" et travaillerai dans le même sens qu'elles, en ce qui concerne la France (6), non pour les imiter servilement, et encore moins pour chercher à m'en distinguer, par coquetterie ou point d'honneur, mais au contraire, pour contribuer à l'ampleur, à l'impact et à la représentativité des actions qu'elles entreprennent. Parallèlement, je ferai cause commune avec des organisations et des sites qui, sans avoir pour objet des problèmes spécifiques à notre nation, défendent des causes en harmonie avec des idéaux plus universels, qui sont également les nôtres en tant que Juifs.

Le leitmotiv de celles et ceux qui seraient disposés à adopter une telle attitude devrait être : « Non à l'émiettement et à la concurrence, oui à la cohésion et à la synergie. »

Pour le bien de notre peuple et de l'État d'Israël, et pour celui de la communauté humaine dans ce qu'elle a de respectable.

Menahem Macina

© upjf.org


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Notes

(1) Texte cité par Pierre-André Taguieff, dans son ouvrage de référence, Prêcheurs de haine. Traversée de la judéophobie planétaire. Voir "Taguieff, 'Prêcheurs de haine'. À lire absolument".

(2) A titre d'illustration, et pour nous limiter aux chaînes nationales, voir notre rubrique "France Télévisions et l'information hostile à Israël".

(3) Texte cité d'après Pierre-André Taguieff, Prêcheurs de haine, op. cit., p. 396.

(4) J'emploie cette comparaison par analogie et dans le même esprit que celui du texte suivant : « Le mouvement brownien des grains de pollen résulte des minuscules mais innombrables chocs avec les molécules du liquide, elles-mêmes sujettes à une agitation thermique désordonnée. Les grandeurs financières comme le prix d'une action cotée en Bourse fluctuent de façon analogue au mouvement brownien, sous l'effet cumulé des achats et ventes réalisés sur le marché par des opérateurs très nombreux. » (Voir "La bourse sans risque ?").

(5) Je pense en particulier à l'impact d'ouvrages d'auteurs comme Sylvain Attal, Georges Bensoussan (donné comme étant le véritable auteur des Territoires perdus de la République), Georges-Elia Sarfati, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnéro, Shmuel Trigano (entre autres, dans sa revue Observatoire du monde juif), Meir Waintrater (directeur de L'Arche), Clément Weill-Raynal, etc. Je pense également aux résultats de la Commission Stasi, qui a révélé l'ampleur, et parfois la férocité, de l'antisémitisme à l'école, et au rapport récent de Jean-Christophe Rufin, consacré à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Il ne faudrait pas négliger non plus l'influence de journalistes non juifs, tel Ivan Rioufol qui, dans son "Bloc-Notes" du 19 novembre 2004, dans Le Figaro, réagissait en ces termes à l'accusation d'empoisonnement d'Arafat par Israël, proférée sur les ondes d'Europe1 par Leïla Chahid, le 14 novembre : « Ce flagrant délit de manipulation de l'opinion n'est certainement pas une exclusivité palestinienne… Il a été avalisé par une grande partie des médias, qui n'ont pas cherché à dévoiler la manœuvre de propagande. » Il est – hélas ! - impossible de citer ici tous ceux et celles qui ont contribué à la prise de conscience, tant par les pouvoirs publics que par des instances intermédiaires, de la nécessité d'une vigilance, que le CSA prône aujourd'hui dans le domaine de l'audiovisuel.

(6) Je précise bien : en ce qui concerne la France. En effet, les internautes qui fréquentent régulièrement notre site ont pu remarquer qu'une grande partie des textes que nous mettons en ligne - et spécialement nos traductions, analyses, éditoriaux et articles d'opinion - traitent de problèmes et de situations qui dépassent largement le cadre national. Même si nous ne sommes pas seuls à assurer une couverture internationale des événements et des échos médiatiques relatifs au peuple juif, en général, et à Israël, en particulier, c'est devenu, au fil des années, la marque spécifique de notre site, et nous continuerons en ce sens.

Mis en ligne le 25 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.
Update du 29 déc. 2004 à 17h 41