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Israël (Société - mentalités)
Israël (diabolisation d')

Marie, "réfugiée palestinienne", Joseph Farah
10/01/2007

30 décembre 2006

 

Titre de l’original anglais : Joseph Farah, Mary, ’Palestinian refugee’, sur le site de WorldNet Daily.com

S’agissant de la politisation du récit de Noël, je croyais avoir tout vu. Mais la description erronée et éhontée que fait L’Independent, de Londres, de Marie comme étant une "réfugiée palestinienne" repasse un plat devenu proverbial.

 

Le récit que publie Johann Hari, le 23 décembre, commence ainsi :

 

« Dans deux jours, un tiers de l’humanité s’assemblera pour célébrer les douleurs de l’enfantement d’une réfugiée palestinienne à Bethléem – mais deux millénaires plus tard, dans une autre célèbre étable du centre ville, jonchée de décombres et sous blocus, une autre mère se retient de crier."

 

La narration continue à raconter l’histoire, qui remonte à cinq ans, d’une femme arabe qui affirme qu’on l’a empêchée d’entrer en Israël pour mettre au monde ses jumeaux, et qu’on l’a forcée, durant 20 minutes, à aller dans une autre direction, vers un hôpital arabe.

 

C’est surprenant, c’est étrange. C’est à vous couper le souffle ce qui passe pour du journalisme occidental au Moyen-Orient aujourd’hui.

 

Et tout d’abord, Marie était-elle « une réfugiée palestinienne » ? Non, Marie était une Juive, qui vivait sur le territoire occupé d’Israël. Elle ne cherchait pas à rejoindre un hôpital romain pour accoucher de son fils. Elle voyageait avec son mari de son domicile de Nazareth jusqu’à Bethléem, où les autorités romaines avaient décrété que les membres de la Maison de David, paieraient leurs impôts.

 

A ce propos, ni la région de Bethléem, ni Nazareth n’avaient jamais été considérés comme faisant partie de la Palestine, ou plus justement de la Philistie, jusqu’au temps de Marie, Joseph et Jésus. En fait, ce n’est que 100 ans plus tard que les Romains auraient l’idée d’appeler Israël du nom de Palestine, dans un effort pour faire oublier au monde que les Juifs avaient été massacrés et dispersés.

 

Il n’y avait ni Philistins ni Palestiniens alentour. On n’en avait plus entendu parler depuis plus de 500 ans.

 

C’est le comble de la stupidité.

 

Quels sont ces activistes anti-israéliens, que la presse occidentale envoie couvrir les événements du Moyen-Orient ? D’où viennent-ils ? Où ont-ils été formés ? Où ont-ils été éduqués ? Comment est-il possible qu’un tel radotage ait pu être publié ?

 

Que veulent les soi-disant Palestiniens ? Veulent-ils leur patrie propre ou non ? Il me semble qu’ils l’ont. Mais veulent-ils maintenant qu’on leur permette de se déplacer en Israël pour recevoir des soins médicaux ? Qu’est-ce qui ne va pas avec leurs hôpitaux à eux ? Pourquoi ne décident-ils pas d’acheter plus de médicaments et moins de fusils ?

 

Ne me comprenez pas de travers. Je ne reproche pas à la « Marie des temps modernes » de cette histoire de vouloir des soins de premier ordre en Israël. Et si Bethléem était restée sous autorité israélienne, c’est exactement ce que la population de Bethléem aurait eu. Mais les soi-disant Palestiniens voulaient leur pays à eux. Malheureusement pour eux, cela suppose des hôpitaux palestiniens aussi.

 

Les autorités palestiniennes demandent aussi qu’aucun Juif ne soit autorisé à vivre dans leurs territoires. Pourtant il est choquant de constater que les Arabes palestiniens soient incapables de pénétrer en Israël à toute heure du jour et de la nuit sans avoir à faire face à des points de contrôle et de sécurité.

 

Est-ce là une tragédie ?

 

Oui, ce l’est. Je préférerais de beaucoup voir ces pauvres Arabes vivre librement, comme c’était le cas sous le contrôle israélien. Mais pour l’amour du ciel, ils ont rejeté cette option avec une violence extrême et des actes terroristes.

 

Est–il sans importance que des gens non familiarisés avec la région comprennent ce contexte ? N’est-il pas important que des reporters qui assurent la couverture des événements de la région le comprennent ?

 

Appelons les choses par leur nom : c’est de la tromperie délibérée. C’est la pire forme de propagande. En d’autres temps, on appelait cela "agit-prop". Quel est le but ? Créer plus d’agitation, de haine, et de violence ? Le but de tels mensonges n’est-il pas de préserver leurs auteurs d’attaques terroristes ?

 

On ne peut que spéculer. Mais une chose est certaine : ce n’est pas du journalisme.

 

Dans un commentaire marginal, en tant que l’un des chrétiens auxquels se réfère le paragraphe introductif, je n’étais pas conscient qu’un tiers de l’humanité célébrait les douleurs de l’enfantement de Marie à Noël. Suis-je bête ! J’avais l’impression que nous célébrions la naissance du Sauveur.

 

Joseph Farah

 

© WorldNet Daily.com

 

 

Mis en ligne le 31 décembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org